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lundi 14 octobre 2013

"Brignoles n'est pas la France", estime le ...Premier ministre socialiste

Les opposants à Hollande ne sont pas Français

Pour ce gouvernement, tous les Français ne sont pas égaux


Faut-il tirer des conclusions nationales sur le FN et l’électorat français à partir de la cantonale partielle de Brignoles remportées par le parti de Marine Le Pen ?
Pour Jean-Marc Ayrault, ce serait une erreur. Et le Premier sinistre met en garde les commentateurs: ceux qui le font, ou l’écrivent, se trompent. 

"Je rappelle que Brignoles n’est pas la France. 

Il ne faut pas généraliser le résultat du FN à Brignoles"
Depuis Matignon ce lundi 14 octobre, le Premier ministre a réagi à l’élection de frontiste Laurent Lopez à la cantonale de Brignoles. Il a assuré que la situation de ce canton varois n’est pas révélatrice d’une tendance plus globale.

MA Dalton
M.-A. Carlotti
"Il serait trop hâtif de se lancer dans ce genre de commentaires. Malheureusement, je l’ai entendu et lu." 

Le raisonnement de Ayrault: pourquoi les opposants de Brignoles sont des étrangers à la république 
"Je vous rappelle que dans ce canton, François Hollande est arrivé troisième au premier tour de l’élection présidentielle avec environ 20% des voix. Donc ce n’est pas la France."

Il aurait néanmoins des raisons de se féliciter de la mobilisation des "électeurs républicains" et du "Front républicain"
Celui-ci n’est, selon lui, ni en cause ni enterré..  

Ayrault dénonce en revanche "la responsabilité des dirigeants de l’UMP" dans la montée du vote FN :
"Ils n’ont pas levé le petit doigt pour défendre leur candidate. Il ne faut pas qu’ils s’étonnent que les électeurs les fuient pour aller directement vers ce parti."
MA Carlotti, alors sous tutelle
de Jean-Noël Guérini
"Le Premier ministre verra Marie-Arlette Carlotti cette semaine comme prévu, il lui redira qu’elle a toute sa place au sein du gouvernement", selon l’un des conseillers du Premier ministre. C'est toute la valeur accordée à la base et elle est capable de se maintenir, malgré la claque adressée par les militants et sympathisants socialistes, dimanche.

A la primaire PS de Marseille, les apparatchiks ont soutenu MA Carlotti
Leur candidate a été éliminée au premier tour, laissant la place à un autre gros mou et à la candidate de Jean-Noël Guérini...

Les étrangers sont-ils de meilleurs Français que les Varois ?

lundi 7 octobre 2013

Brignoles, le canton qui préfère l'extrême droite à l'extrême gauche

Le conseiller général communiste sera-t-il remplacé par un frontiste ?

Quand le repoussoir attire les déçus de la gauche
Mélenchon voit son voeu réalisé !
Ce texte a été initialement publié sur le blog de Laurent Bouvet qui, aussi bizarre que cela puisse paraître, est professeur de science politique à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et enseignant à Sciences Po Paris. La faiblesse de son argumentaire et son parti-pris conduisent PaSiDupes à revisiter son propos qu'on peine à qualifier d'analyse.

Le Parti socialiste possède un sens infaillible du timing. 
Une grande réunion publique, regroupant dirigeants, ministres et experts, était en effet organisée samedi 5 octobre au gymnase Japy à Paris sur le thème "La République face aux extrémismes", alors même que le débat médiatique relancé par Marine Le Pen quelques jours plus tôt  battait son plein sur le fait de savoir si le Front national est un "parti d'extrême droite". [N'aurait-il pas mieux valu remettre en question l'évaluation socialiste des extrêmes au profit des staliniens ?]
Et ce, tout juste un jour avant le premier tour de la cantonale partielle de Brignoles, [où l'issue était à nouveau incertaine et] qui a vu l'élimination de la gauche du second tour et le FN qualifié face à l'UMP avec 40% des voix. [Et plus, si Bouvet voulait bien pousser l'honnêteté intellectuelle et arithmétique jusqu'à additionner les voix du dissident à celles du candidat officiel du FN: 9,1 % + 40,4 % ne font-ils pas, à dire vrai, 49,5% ?]

Les différents orateurs du meeting de Japy ont d'ailleurs tous constaté, prenant leur courage à deux mains, que le FN était bel et bien un parti d'extrême droite. [Ce qui n'effarouche plus aucun électeur qui  désormais se sait berné et pressuré par la "gauche sociale". Les anathèmes et amalgames successifs de la majorité présidentielle ne facilitent d'ailleurs pas la tâche de l'UMP: mais ne serait-ce pas le noble objectif poursuivi par les vertueux] Le PS pour appuyer ce constat a même édité des badges -oui, des badges!- rappelant la chose aux quelques citoyens inattentifs auxquels ça avait échappé. [Ce qui est pour Bouvet une évidence ne l'est visiblement pas pour la Rue de Solférino]

Signe s'il en est qu'il s'agit de mobiliser le parti en vue du désormais incontournable "combat culturel" contre le FN... ['désormais' est-il un gag rhétorique?] Rien d'étonnant à cela rétorqueront les observateurs les plus aigus de la vie socialiste puisque c'est Harlem Désir lui-même ['soi-même', à l'Université...], spécialiste ès-qualité [et mono-maniaque] de cette mobilisation contre le FN depuis 30 ans, qui est aujourd'hui le premier secrétaire [impuissant et grotesque] du PS.

Evidemment pour Brignoles, la mobilisation générale ayant été décrétée le samedi après-midi dans le XIe arrondissement de Paris
elle n'a pas pu produire ses effets dès le dimanche dans le Var -même avec l'aide des "moyens 2.0" du "combat culturel". [A la vérité, l'obsession socialiste n'est pas aussi nouvelle que Laurent Bouvet peut bien le penser: ressasser à  chaque déclaration les exclusions, accusations et insultes que les scrutins narguent ici et là sont-ils la bonne manière de s'opposer en républicains, quand par ailleurs on accepte des alliances avec des totalitaires honteux des goulags et coupables des génocides polonais ou cambodgiens?]   Les badges ne sont visiblement pas parvenus à temps aux militants socialistes qui faisaient campagne sur place pour le candidat communiste qu'ils soutenaient. [Ces badges auraient-ils fait la différence? L'échec de la majorité présidentielle serait-il une simple erreur stratégique d'amateurs? Le jeu personnel d'Europe Ecologie-les Verts ne serait-il pas plutôt responsable de la défaite de la coalition PS-PC, comme la candidature de Christiane Taubira avait causé l'élimination de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002 ? Ce que Slate veut démontrer en publiant Bouvet est dérisoire!]

Heureusement, au PS, on sait se rassurer [est-ce en effet 'heureux'?]: à Brignoles, comme à Villeneuve-sur-Lot ou dans les deux circonscriptions des Français de l’étranger qui étaient détenues par la gauche [une litote pour dire qu'elle a été battue et ça, c'est 'heureux'] et qui ont connu des législatives partielles ces derniers mois [toutes aussi défavorables, rappelons-le], le cas est à chaque fois particulier. Aucune généralisation possible, aucune responsabilité collective. Lors des prochains scrutins, les cas particuliers seront très nombreux… [Tous les échecs à venir sont par avance excusés et justifiés, comme le fait M. Boutih lors de l'émission C dans l'air de ce soir: la démocratie donne le rythme]

Malheureusement, ce refus de regarder en face les résultats se fracassera dans quelques mois sur le mur de la réalité électorale. 
En mars prochain lors des municipales, puis en juin aux Européennes et en 2015 lors des élections départementales et régionales, ces cas si particuliers dont on nous explique rue de Solferino qu’il ne faut pas en tirer de leçons d’ensemble, seront si nombreux qu’il sera impossible alors de dresser la liste des fauteurs de défaite comme on se plaît généralement à le faire. [Bouvet en Cassandre omet simplement de préciser que le président Mitterrand (PS) est celui qui a initié la montée du FN dans les années 80, pour entraver le RPR, l'UMP d'aujourd'hui] 

L’entêtement des électeurs à se détourner des candidats de gauche
  
[ce jugement inouï du professeur Bouvet fait peu de cas de la souveraineté populaire: est-ce le fond de son enseignement à Science Po?] se donnera alors pour ce qu’il est: massif et profond. [Bouvet a récemment publié Le Sens du peuple. La gauche, la démocratie, le populisme: ça fait envie!] Le FN gagnera cette fois directement malgré les triangulaires, les appels au "front républicain" et… la distribution de badges du PS. [Après la dénonciation par H. Désir, secrétaire général désigné du PS, d'un "esprit munichois" chez les dirigeants de l'opposition, un "front républicain" a-t-il un sens?]

Il sera temps alors, pour l’innombrable cohorte de spécialistes du combat trentenaire contre le FN que comptent le PS et la gauche, de nous expliquer comment ils en sont arrivés là, comment ce combat d’une vie politique, la leur, a pu échouer aussi lourdement, à hauteur de leur cynisme et de leur inconsistance. [Il se trouve que Delapierre, Parti de Gauche, voit en Valls "l'extrême droite du mouvement socialiste"...]

Bien sûr, ils feront à nouveau tourner leurs vieux moulins à prière pour expliquer que le FN est d’extrême droite, que ce sont la droite et les médias qui sont responsables. Ils accuseront aussi, une fois de plus, le peuple d’avoir mal voté [n'est-il pas "entêté"?] ou de n’avoir pas voté pour eux. Leurs journaux se couvriront d’éditoriaux à coup de "No pasarán" et autres "Enclos" pour dire leur impuissant aveuglement en même temps que leur haine des électeurs fautifs [encore majoritairement français et massivement abstentionniste, par dégoût du pouvoir politicien qu'incarne F. Hollande]. Ils cloueront à nouveau au pilori ceux qui auront osé leur tenir tête. Comme d’habitude. [aux Français tentés par le vote FN, Malek Boutih disait "chiche!" ce soir]

Mais cette fois ceux-là seront vaincus, clairement, nettement et espérons-le définitivement, leur défaite électorale révélant enfin leur défaite politique de longue date. Une autre histoire pourra peut-être dès lors commencer. [Bouvet serait-il partisan du "coup de balai" au PS dont Mélenchon menaçait l'UMP ?]

Laurent Bouvet et PaSiDupes

Cantonale partielle de Brignoles: la gauche éliminée au premier tour appelle à faire barrage

Face à face FN et UMP au second tour, 
PS et PCF en spectateurs groggy

Le candidat du Front national Laurent Lopez est arrivé ce dimanche en tête
 
des suffrages de l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var) avec 40,40% des voix. 

Il affrontera l'UMP Catherine Delzers
 au second tour,
tandis que la gauche est éliminée

Maire communiste de Brignoles depuis 2008, le conseiller général du canton (1998-2011) et (2012-2013), n'en est pas revenu.
Le tribunal administratif de Toulon avait annulé l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var) de juillet dernier, qui avait vu le communiste Claude Gilardo l'emporter de seulement 13 voix face au FN Jean-Paul Dispard. Les électeurs devaient donc se rendre aux urnes une troisième fois. L'élection contestée de juillet faisait déjà suite à une précédente annulation du scrutin de mars 2011. Cette fois-là, c'était Claude Gilardo qui, battu de 5 voix, avait introduit un recours devant la justice administrative, et obtenu gain de cause. C’est "la victoire du camp des républicains", avait clamé Gilardo (PCF), escorté de sa suppléante, Djamila Mehidi.

Ce sera donc un duel 100% à droite. 
Le candidat du Front national Laurent Lopez est arrivé en tête ce dimanche du premier tour de l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var), avec un score de 40,40%. Il affrontera au second tour, le 13 octobre, la candidate UMP Catherine Delzers, qui termine deuxième avec 20,80% des voix

VOIR et ENTENDRE la présentation et la profession de foi de Catherine Delzers (UMP); Arrivée en deuxième position avec 20,8 % des voix, dans ce canton gagné par la gauche en 2012, elle appelle à la mobilisation:


La gauche est sèchement laminée: le candidat communiste, Laurent Carratala, soutenu par le Parti socialiste, n'a recueilli que 14,60% des voix. "Le conseiller général sortant Claude Gilardo, communiste, ayant décidé de ne pas se représenter, il était logique que nous ayons un candidat à la prochaine élection cantonale".


La candidate écolo radicale (Europe-Ecologie-Les Verts, EELV)  avait refusé de s'allier avec la coalition PS-PC, mais Magda Igyarto-Arnoult ne totalise  que 8,9% des suffrages. "La démarche d'Europe Ecologie est vraiment différente" de celle du PS , explique celle qui ne devait être que la suppléante de Pascal Noël.

A noter également le bon score d'un autre candidat d'extrême-droite dissident, Jean-Paul Dispard: 9,1%. Au total, l'extrême-droite a réuni donc 49% des voix dans ce canton. 
"Dès le premier tour, le Front national prouve sa capacité à rassembler nos compatriotes autour de son candidat, tandis que les partis du système sont littéralement boudés et défiés", s'est réjouit le FN dans un communiqué. 

Mais l'abstention a été particulièrement élevée pour ce scrutin: 66,65% des Brignolais ont boudé les urnes. 

Le PS et le PC appellent à voter UMP

Le Parti socialiste appelle au front républicain. Il n'a pas présenté de candidat pour soutenir la candidature communiste, mais paie au prix fort la volonté de ses alliés altermondialistes au gouvernement, Duflot et Canfin (EELV), de jouer leur propre carte, fusse au détriment de la gauche: histoire de mettre une nouvelle fois en garde contre leur capacité de nuisance... "Ce résultat doit sonner comme un sévère avertissement pour tous les partis de gauche: lorsque le Front national est fort, la division produira souvent le même résultat. La conséquence est simple: au second tour les électeurs n'ont le choix qu'entre l'UMP et le FN", écrit avec amertume le PS dans un communiqué. "Dans cette situation, comme il l'a toujours fait, le PS appelle à faire barrage au FN dimanche prochain lors du second tour", poursuit le parti de Harlem Désir. 

Le Parti communiste
, lui, se montre bien plus amer. Certes, il appelle ses électeurs "à faire barrage à l'extrême-droite" mais dénonce clairement "la division à gauche provoquée par la candidate d'EELV et encouragée par de trop nombreux socialistes locaux". "Même si le second tour aurait été difficile, EELV porte la responsabilité de la seule présence de l'UMP et du FN", écrit le parti dans un communiqué accusateur.
Lien Le Point : Le PCF a dénoncé "la division à gauche provoquée par la candidate d'EEL", qui "prive [son] candidat, prive la gauche, de l'accès au deuxième tour".
VOIR et ENTENDRE les déclarations  de certains candidats à BFMTV:

Le succès du FN est un coup de semonce des électeurs au gouvernement

"Un sévère avertissement pour tous les partis de gauche"
le Front national "prouve sa capacité à rassembler nos compatriotes autour de son candidat tandis que les partis du système sont littéralement boudés et défiés," selon Steeve Briois, secrétaire général du FN. "Les habitants du canton de Brignoles auront le choix suivant à faire pour le second tour : Laurent Lopez, qui incarnera l'opposition réelle au sein du Conseil général du Var et rassemble dès le premier tour deux fois plus d'électeurs qu'un candidat UMP", écrit-il dans un communiqué.

"La gauche est éliminée dès le premier tour de l'élection cantonale partielle de Brignoles.
Ce résultat doit sonner comme un sévère avertissement pour tous les partis de gauche : lorsque le Front national est fort, la division produira souvent le même résultat. La conséquence est simple : au second tour les électeurs n'ont le choix qu'entre l'UMP et le FN", écrit le PS dans un communiqué.

Montebourg appelle à voter UMP
De son côté, le ministre du Redressement productif  de l'Industrie en berne a appelé à voter UMP face au FN. "Le Front national, c'est un extrémisme dans toutes les solutions", a estimé Arnaud Montebourg sur BFM-TV. Schizophrène du gouvernement, le gracieux mauvais perdant fielleux assure que sa présidente Marine Le Pen "va danser la valse avec les extrémistes de droite d'Autriche."
Le ministre socialiste allié du PCF aurait-il zappé de sa mémoire sélective le Pacte germano-soviétique  -ou Pacte Molotov-Ribbentrop- signés entre le IIIe Reich et l'URSS en 1939, en présence de Staline...