Voici le compte-rendu de l'AFP qui tronque l'échange
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| Convocation de Gilles, un ami d'enfance de Bagnères-de-Bigorre, pour la photo du "bain de foule", "à bâtons rompus"... |
Voyons donc quel est l'"éclairage" de l'AFP :
"Le chef de l'Etat a déambulé dans les rues de Bagnères-de-Bigorre, s'autorisant plusieurs discussions à bâtons rompus avec des passants.
VOIR et ENTENDRE comment l'intolérant Macron s'irrite et se braque quand son interlocuteur ne se satisfait pas de ses généralités et assertions sur la réforme des retraites endossée par Delevoye :
On observe que Macron fait à son interlocuteur un procès d'intention.
"Il faut améliorer la situation sociale des gens"
BFMTV précise la question posée que l'AFP occulte, sans aucune considération pour l'inconnu. Mais la chaîne Macron-friendly l'assortit d'un commentaire qui tient plus de l'a priori que du décryptage de l'interpellation du jeune homme, "comme en écho au mouvement des gilets jaunes."
L'AFP écrit "Le chef de l'Etat a déambulé dans les rues de Bagnères-de-Bigorre". Déambuler signifie aller au hasard des rues, marcher sans but précis. Est-ce le terme approprié quand la ville est bouclée, les identités des passants contrôlées, l'accès au président, réservé aux amis d'enfance, et l'itinéraire,repéré et sécurisé une semaine à l'avance, puis parcouru à distance de la foule et sous escorte de gardes du corps ?
France Info ose ce compte-rendu béat, intitulé "Emmanuel Macron va à la rencontre des Français" :
BFMTV a d'abord proposé cette séquence en direct. Or, elle montrait une rue déserte conduisant à cette fenêtre et le président seul, ses gardes du corps à distance et hors du champs de la caméra.![]() |
| Scène de "bain de foule" expurgée de la vidéo du direct de BFMTV |
Intrigante, la boursouflure qui apparaît de dos, à hauteur de la ceinture du président...
"La scène était devenue rare."
Sans autre commentaire de l'AFP qui se garde d'irriter l'Elysée par un rappel de ses précédents déplacements de nuit (Le Puy-en-Velay, notamment) ou des derniers cris d'hostilité de la foule du 14 Juillet, sur les Champs-Elysées, encore en 2019.
"Profitant de l'occasion pour aborder plusieurs sujets d'actualité"?
Une contre-vérité, car ce sont en fait des "réponses" en langue de bois à des questions ni suggérées, ni désirées.
"Le président de la République a défendu le projet de réforme des retraites." En vérité, il a répliqué en des termes flous et consensuels qui masquent la réalité des dommages collatéraux de cette réforme. Plus graves, des promesses de progrès social : "beaucoup plus de justice"...















