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jeudi 9 juin 2016

Euro 2016 : des failles dans l'embauche des agents de sécurité

L'émission "Pièces à conviction" a fait le constat et BFMTV au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France


Durant l'Euro, ce seront des agents de sécurité privée qui assureront la surveillance à l'entrée des fan-zones. 
Comment sont-ils recrutés ? Qui vérifie leur formation et leur carte professionnelle ? Peut-on se faire embaucher sans être contrôlé ? "Pièces à conviction" du 8 juin a tenté l'expérience.

Pour être embauché par une société de sécurité, il faut normalement être contrôlé par le Cnaps (Conseil national des activités privées de sécurité). Cet organisme public vérifie les identités judiciaires des candidats. Si quelqu'un est fiché par la police, il sera normalement écarté et n'obtiendra pas sa carte professionnelle.

Peut-on contourner cette procédure ? Arnaud, le stagiaire de "Pièces à conviction", tente l'expérience. Il s'est procuré une vraie carte professionnelle. En quelques minutes, il parvient à se fabriquer un faux document : pour les terroristes que ça intéresse, il a lui suffit de changer le nom inscrit pour mettre le sien. Il décroche alors un rendez-vous dans une agence de sécurité et s'y présente avec sa carte falsifiée, un CV et des expériences professionnelles inventés de toutes pièces.

Embauché avec une fausse carte professionnelle
L'entretien est succinct et les vérifications inexistantes. Le responsable de l'agence de sécurité ne semble pas examiner avec attention le CV d'Arnaud… Quelques jours plus tard, avec sa fausse carte, Arnaud est embauché. Il peut désormais travailler sur l'Euro 2016. La société de sécurité n'a pas vérifié l'authenticité de sa carte professionnelle. Comment s'assurer que tous ceux qui travailleront dès le 10 juin sur les fan-zones ne sont pas inscrits au fichier des personnes recherchées ?

VOIR et ENTENDRE cet extrait de "Sécurité : faut-il avoir peur de l'Euro 2016 ?", vu dans "Pièces à conviction" sur France 3,  le 8 juin: 

Euro 2016 : le dispositif de sécurité du Stade de France "a cédé", admet le préfet
Plusieurs départs de feu dans la tribune réservée aux fans olympiens

Après les débordements du samedi 21 mai dans les tribunes du Stade de France lors de PSG-OM, Philippe Galli, préfet de Seine-Saint-Denis a concédé un échec et promis du changement.
Un mur de deux mètres de haut autour du Stade de France et un triple contrôle des spectateurs mis en place lors de la finale de la Coupe de France PSG-OM (4-2) devait condamner l'accès du stade sans être fouillé des pieds à la tête, assurait le préfet de Seine-Saint-Denis avant la rencontre. Devant le nombre de fumigènes allumés durant la rencontre dans l’antre dionysienne, Philippe Galli, interrogé ce lundi sur Europe 1, était placé devant le fait accompli.
Les réseaux sociaux se sont faits l’écho en images de plusieurs départs de feu dans les tribunes, dès le coup de sifflet final et il a dès lors fallu que BFMTV, 'première chaîne' d'intox fasse état de "quelques sièges calcinés", et que les autorités, par la voix du commissaire Antoine Boutonnet, patron de la lutte anti-hooligan en France, annoncent des sanctions.
"Le dispositif sera recalibré"
"Les fouilles n'ont pas été effectuées comme elles auraient dû l'être (…) et des objets sont passés au-dessus de la barrière ou au moment de la fouille, a admis le préfet à trois semaines du début de l’Euro 2016 (10 juin-10 juillet). Le dispositif a cédé sur un certain nombre de points auxquels on va remédier. Le dispositif sera recalibré."

Des failles de sécurité constatées au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France

La finale de Coupe de France, qui devait être une simple répétition générale au niveau sécuritaire en vue de l'Euro 2016, a été un fiasco. 
La rencontre entre l'OM et le PSG a été le théâtre de nombreux ratés, suscitant une inquiétude particulière dans les rangs du gouvernement. Certaines constatations faites samedi dernier au Stade de France appellent légitimement à la vigilance. Outre des fumigènes et des débuts d'incendies dans les tribunes, on a aussi retrouvé des casques de motos, des bouteilles en verre et des tuyaux en PVC, révélant que le dispositif n'était pas au point pour l'Euro. 

Des violences ont par ailleurs éclaté à la fin du match, obligeant les forces de police à user de gaz lacrymogènes. 
VOIR et ENTENDRE l'émission Grand Angle  du lundi 23 mai 2016, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV, avec Florent Germain, correspondant de RMC Sport à Marseille, et Stanislas Gaudon, délégué du syndicat Alliance Police Nationale:
VOIR et ENTENDRE aussi ce reportage de Public Sénat:

lundi 25 avril 2016

Etat d’urgence : vers une république des "colonels"

L'exécutif socialiste  a voulu prolonger l’état d’urgence de deux mois de plus 

Le pouvoir PS veut faire durer l’état d’urgence

Instauré en France au soir des attentats islamistes du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, il est prolongé de deux mois à compter du 26 mai, a annoncé Manuel Valls mercredi 20 avril au micro de France Info. Le premier ministre a estimé qu’ "au vu de la menace", l’exécutif souhaite que la sécurité soit maximale pour l’Euro de football, qui se déroulera du 10 juin au 10 juillet, et le Tour de France, du 2 au 24 juillet.
Le mouvement d’occupation Nuit debout, à Paris et en province, n’a en revanche  pas été jugé comme un problème pour l’état d’urgence, a assuré Manuel Valls. "Aucune manifestation, aucun événement public n’a été interdit [en dehors de la COP 21], a-t-il expliqué. Nous pouvons assurer la sécurité des Français, en tout cas mettre tous les moyens pour assurer leur sécurité, et en même temps organiser des événements."
François Fillon s'est à l'inverse dit "choqué" par le mouvement Nuit debout, " toléré" en plein état d’urgence.

"L’état d’urgence ne peut pas être un état permanent, mais à l’occasion de ces grandes manifestations, nous avons considéré qu’il fallait prolonger cet état d’urgence pour assurer pleinement la sécurité" des Français. Et des étrangers ? La mesure a été présentée par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, mercredi 20 en Conseil des ministres.
Le texte  a été transmis au Conseil d’Etat, puis au Parlement, qui doit voter.

La prolongation de l'état d'urgence jusqu'à l'Euro fait toujours polémique

L’état d’urgence a déjà été prolongé à deux reprises, le 19 novembre, puis le 16 février.

L'état d'urgence pendant l'Euro "ne serait pas forcément un bon message", avait admis François Hollande en janvier dernier.
Mais nous y sommes: le président français craint de prendre le risque de lever l'état d'exception et d'être accusé de laxisme sur ce sujet également en cas de nouvel attentat.

Le gouvernement l'assure : il veut en sortir, mais pas sans avoir d'abord renforcé la loi. L'exécutif compte sur le projet de réforme pénale, toujours en discussion au Parlement.

En attendant, les oppositions jugent cette nouvelle prolongation inappropriée

Les altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts, la gauche du PS et l'extrême gauche dénoncent une mise en danger des libertés publiques et individuelles.
L'écologiste Noël Mamère et l'ex-socialiste Pouria Amirshahi y voient chez les anxieux un moyen de faire "perdurer un état général de peur collective".


A droite, le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, député LR,  regrette "l'amateurisme du gouvernement", incapable à ses yeux d'anticiper l'Euro et le Tour de France.

Eric Woerth, secrétaire général des Républicains, Eric Woerth estime qu'il faut savoir mettre fin à cet état d'urgence qu'il juge d'ailleurs
incompatible avec les fan-zones prévus pendant l'Euro.

La prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 26 juillet sera soumise au Parlement.

Vu l'imprévoyance du pouvoir, l'opposition devrait la voter, comme elle l'a déjà fait par deux fois.