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jeudi 6 octobre 2016

Les gauchos intellos disent non aux Jeux de 2024

Non à la candidature de Paris aux Jeux de 2024 !
Hors du sport populaire point de salut ?

Alors que le dépôt de la deuxième partie du dossier de candidature pour les Jeux de 2024 est attendu pour le 7 octobre 2016, des pisse-froid d'associations et des intellectuels cérébraux dénoncent une opération de communication lancée à grands frais par la mairie de Paris.
Le coût de la candidature aux JO 2024 (frais de candidature à verser au CIO, déplacements, plans de communication, honoraires des cabinets de consultants, frais généraux, etc.) est aujourd’hui estimé à 60 millions d’euros dans le cadre d’un "budget évolutif" pouvant aller jusqu’à 100 millions en fonction des besoins. Après la défection de Boston et de Hambourg, la nouvelle maire de Rome, Virginia Raggi, vient de refuser de soutenir une candidature italienne qu’elle juge "irresponsable" en disant "non aux Jeux du béton, non aux cathédrales dans le désert !"
Si l’Euro 2016 a coûté plus de deux milliards d’euros à l’État et aux collectivités territoriales pour rénover des grands stades privatisés et sécuriser les fans zones de l’UEFA au détriment de projets sociaux essentiels, notamment du fait du terrorisme, l’organisation des Jeux pourrait grever encore plus les finances publiques mobilisées dans des constructions sportives sans réelle (?) utilité sociale pour la majorité de la population. Compte tenu de l’augmentation massive du chômage, de l’exclusion, de la précarité et de la pauvreté en France (6 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres), et dans un contexte marqué par des mesures d’austérité qui frappent tous les secteurs de la vie publique, nous estimons qu’il y a d’autres priorités qu’une candidature dispendieuse aux JO, font savoir les experts en obstructions en tout genre des comptables pour qui seule est prise en cimpte la colonne dépenses.

L’explosion systématique des budgets prévisionnels

A l’heure où l’Etat se désengage des missions qui lui incombent, un abondement exceptionnel de 10 millions d’euros pour assurer le bon fonctionnement du Groupement d’intérêt public "Paris 2024" a déjà été débloqué. Si la ville de Paris était choisie par le CIO en septembre 2017, 3 milliards de fonds publics seraient encore versés dans un budget prévisionnel global de 6,2 milliards d’euros.
Paris (coalition de gauche) et le Conseil régional d’Ile-de-France (coalition droite et centre) ont ainsi promis de verser 145 millions d’euros chacun pour rénover des infrastructures sportives essentiellement réservées au haut niveau, sélectionner une élite, avec émulation des jeunes, et modernisation des transports en vue d’accueillir les touristes, sans retombées sur l'ensemble de la population, à en croire les grincheux.
Or, il faut s’attendre à une augmentation considérable des dépenses, font-ils valoir, sans envisager la moindre valorisation des tissus sportifs et économiques. Pour quasiment tous les Jeux, les budgets prévisionnels ont en effet explosé (Athènes : +109% de dépassement, 11,1 milliards; Pékin : +1130%, 32 milliards ; Londres : +127%, 11 milliards; Rio : +247%, 33 milliards, selon Le Monde et Wladimir Andreff, 25 février 2015). Pour les JO de Tokyo 2020, le budget de construction dépasse actuellement les 4 milliards d’euros pour une prévision initiale de 1,3 milliard (AFP, 28 septembre 2016).
Tandis que le CIO est exonéré d’impôts et que les retombées économiques bénéficient majoritairement à ses partenaires commerciaux, avec la complicité de la presse qui réclames toujours plus de rentrées publicitaires, les populations sont obligées de supporter le poids de la dette pendant plusieurs années, comme ce fut le cas pour Grenoble en 1968 et Albertville en 1992. Mais aussi pour acheter 15 TGV.
Alors que l’hôpital public, le logement social, les transports en commun, l’éducation, la recherche scientifique, la culture subissent des restrictions budgétaires régulières, nul ne peut sérieusement espérer que l’opération de prestige olympique offre une réponse réaliste à la crise globale. Ce sont néanmouns les mêmes qui réclament une politique de grands travaux publics...

Rien ne trouve grâce aux yeux des empoisonneurs de l'espace public.

De l’emploi des "travailleurs jetables"
Les édifices olympiques bâtis en un temps record sous l’égide de "lois olympiques" d’exception, mobilisent toujours une majorité de "travailleurs jetables" et d’intérimaires, quand ce ne sont pas, comme à Pékin, à Sotchi ou à Rio, des migrants ou des personnes déshéritées traités comme des esclaves, selon les spécialistes de l'amalgame, quelles que soient les différences de législations sociales des pays choisis. Les emplois créés, prétendument durables, disparaissent à la fin des Jeux et sont synonymes de précarité et de dumping salarial, insistent-il, les intellos à vision périphérique.
Le mouvement olympique n’hésite d’ailleurs pas à utiliser les petites mains des bénévoles pour encadrer ses opérations de propagande (scolaires, jeunes sportifs, étudiants, dirigeants sportifs), accusent-ils encore. Le modèle des "commis agiles" au service des "missions olympiques" accompagne ainsi le démantèlement progressif du droit au travail.
Or, le gouvernement actuel remet déjà en cause les droits fondamentaux des salariés au nom de la "flexibilité du marché de l’emploi" et de la "simplification" du code du travail, tandis que l’appel aux travailleurs détachés se répand (chantiers de la COP 21, Université d’été de la Rochelle, etc.). La globalisation et le mondialisé ne font pas bon ménage.
La spéculation immobilière engendrée et nourrie par la réalisation d’infrastructures olympiques luxueuses va une nouvelle fois toucher les quartiers populaires, maintiennent les obsédés archaïques de la lutte des classes du siècle passé.
Le chaos qu'ils annoncent frappera le prix du foncier et de l’immobilier, loyers et impôts locaux, alimentant la gentrification et enrichissant les actionnaires des groupes BTP et des promoteurs, au détriment du logement social et des classes populaires déjà frappés par la crise du logement, promettent-ils.
Au nom du gigantisme olympique, les multinationales du béton armé n’hésiteront pas à saccager des patrimoines naturels et culturels (les Serres d’Auteuil, entre autres, seront délabrées en raison de l’agrandissement de Roland-Garros), ni à laisser, comme pour tous les Jeux dits «verts», un bilan énergétique désastreux (empreinte carbone de plusieurs millions de tonnes pour chaque JO, gaspillage, pollution des cours d’eau, bétonnage massif, etc.), décrivent les Cassandre.
La concentration de millions de touristes et la multiplication des déplacements ne feront qu’amplifier les "pics de pollution" dans la capitale et ses banlieues déjà saturées par les embouteillages, alors que les maladies respiratoires, en hausse constante, nécessitent une prise en charge qui coûte près de 2 milliards d’euros par an à l’État. Et ce n'est pas tout...

Le coût de la surveillance
Le sécuritaire n'échappe pas à ce tableau. Dans un contexte de tensions internationales et de démultiplication des attentats (origine non précisée: étonnament?) en France et en Europe, des Jeux à Paris qui rassembleront des milliers d’individus dans des espaces restreints (l'Euro 2016 n'a-t-il pas fourni un contre-exemple ?), risquent de devenir des cibles potentielles pour des attentats islamistes. Pour protéger les sites olympiques, le déploiement d’un imposant arsenal policier et militaire, déjà à flux tendus depuis des mois et des mois, sera nécessaire au détriment d’autres missions de sécurité publique. Au nom de la "fête olympique", faudra-t-il alors accepter comme lors de l’Euro 2016 le quadrillage de l’espace public, la surveillance électronique généralisée, la restriction des libertés fondamentales ? Loin d’être un "rassemblement pacifique des peuples", comme le clame l’idéologie olympique, les Jeux vont occasionner une surveillance de masse aux coûts exorbitants, redoutent les internationalistes...

Les décisions qui concernent l’avenir des citoyens ne doivent pas être confiées aux hiérarques du CIO

Dans leur procès d'intentions, les intellos d'extrême gauche les soupçonnent de ne choisir le vainqueur de leur course aux enchères qu’en fonction de leurs propres intérêts et de ceux de leurs partenaires commerciaux (Mc Donald’s et Coca-Cola notamment). Anti-libéraux, les signataires? Pour toutes ces raisons, nous appelons les élus, les responsables politiques, associatifs et syndicaux, ainsi que tous les citoyens à refuser cet indécent gaspillage financier, économique et écologique qui ne bénéficiera qu’à la multinationale du CIO, souvent impliquée dans divers scandales d’affairisme et de corruption.
 
Signataires
Droit Au Logement; Fédération Sud éducation; Gilles Bataillon, directeur d’études à l’EHESS; Patrick Baudry, professeur de sociologie à l’Université Bordeaux III; Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, membre du collectif Malgré tout; Jean Bilard, professeur émérite de psychologie à l’Université Montpellier I; Gérard Bras, ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie, président de l’Université Populaire des Hauts-de-Seine; Denis Collin, philosophe; Christian Godin, philosophe; Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à l’Université Paris Ouest Nanterre; Françoise Hache-Bissette, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris-Saclay; Claude Javeau, professeur émérite de sociologie de l’Université Libre de Bruxelles; Catherine Louveau, professeure émérite de sociologie à l’Université Paris Sud UFRSTAPS; Robert Misrahi, professeur émérite de philosophie éthique à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne; Laetitia Petit, maître de conférences en psychologie clinique à l’Université Aix-Marseille; Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique aux Universités Paris I et Toulouse II; Daniel Salvatore Schiffer, philosophe, professeur de philosophie de l’art à l’École Supérieure de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, porte-parole francophone du Comité International contre la Peine de Mort; Danielle Simonnet, conseillère de Paris, coordinatrice du Parti de Gauche; Pierre-André Taguieff, philosophe et politologue, directeur de recherche au CNRS; Patrick Tort, directeur de l’Institut Charles Darwin International; Yves Vargas, Philosophe. Jean-Marie Brohm professeur émérite de sociologie à l’Université Montpellier III , Fabien Ollier directeur de publication de la revue 'Quel Sport ?'

lundi 11 juillet 2016

Euro 2016 : Karim Benzema félicite ses amis portugais de leur victoire sur les Bleus

Karim Benzema a bien mérité sa place parmi les Bleus au Mondial 2018...

Karim Benzema ne s'est pas fait regretter durant cet Euro 2016


L'équipe de France a gagné en cohésion et sérénité tout au long de cette compétition. Didier Deschamps avait préféré exclure de sa liste des 23 ce joueur empêtré dans plusieurs affaires judiciaires, dont  celle de la sex-tape de Valbuena (photo ci-dessous à droite).
Une non-sélection qui a rapidement été applaudie, d'autant que le joueur du Real Madrid a polémiqué sur le sélectionneur qui aurait cédé " sous la pression d'une partie raciste de la France ", pro et anti Benzema s'écharpant sur les réseaux sociaux et via les media.



Benzema prend la pose 
avec deux ténors du barreau, 
maître Eric Dupond-Moretti (à droite) 
et maître Sylvain Cormier (à gauche)
Dès le début de la compétition, le travail de fond de Didier Deschamps a été salué et les tensions se sont calmées, tandis que Karim Benzema s'affichait en vacances  au soleil. Sur son compte Instagram, il a toutefois posté une photo de lui devant la télé lors du premier match de la France.

Sur Twitter, Benzema a souligné sa déception après la défaite de la France en finale de cet Euro: " Déçu pour nos bleus... Vous avez tout donné !!! Merci #AllezLesBleus " 
Antoine Griezmann, le héros de l'Euro,
ici avec Cristiano Ronaldo,
a relégué Benzema au rayon des antiquités
Mais le footballeur a aussi tenu à féliciter le Portugal, nouveaux champions d'Europe, et surtout Cristiano Ronaldo et Pepe. Dans un mélange de portugais et d'espagnol, il a tweeté : " Félicitations à la sélection du Portugal. Félicitations à mes amis Cristiano et Pepe ". Une satisfaction de la victoire de l'équipe adverse qui ne passe pas pour certains.
Un message de félicitations qui n’a pas fait l’unanimité.


Ce soutien apparent des Bleus ne trompe personne
Parabéns @selecaoportugal  Parabéns mis amigos !!! @Cristiano @officialpepe
— Karim Benzema (@Benzema) 10 juillet 2016

D'ailleurs absent au Stade de France

Benzema était  en revanche très présent sur les réseaux sociaux
Car les internautes, et surtout ses congénères - notamment musulmans -, ne se sont pas trompés sur la duplicité de ses tweets:
L'ironie des points d'exclamations est-elle assez limpide ? 




dimanche 3 juillet 2016

Mouvement de panique dans la "fan zone" de la tour Eiffel

Les terroristes étaient des farceurs avec pétards

Un mouvement de foule a fait plusieurs blessés, alors que les spectateurs suivaient la deuxième mi-temps du match Allemagne-Italie


Ce mouvement de panique a secoué la "fan zone" de la tour Eiffel dans la soirée du samedi 2 juillet, à Paris. Alors que les spectateurs suivaient la deuxième mi-temps de ce quart de finale de l'Euro 2016, des pétards ont explosé, rapporte Le Parisien, faisant craindre le pire aux milliers de personnes réunies devant l'écran géant.

Le mouvement de panique a été provoqué par des pétards. Plusieurs personnes ont été blessées, selon nos informations. Une personne pourrait être gravement blessée. Les secours soignent des entorses ou des foulures.



Les secours ont pris en charge 121 spectateurs, selon le Parisien. Dix-huit personnes ont été évacués dans divers hôpitaux parisiens.

"Beaucoup d'entorses et de foulures"
"Croyant sans doute à un attentat, les supporteurs se sont alors mis à courir dans tous les sens et plusieurs dizaines d'entre eux ont été piétinés", précise le quotidien. "Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie, écrit une jeune femme sur Twitter. J'ai été renversée et quasiment piétinée ! Heureusement que c'était une fausse alerte."

Never been so scared at the Fan zone in Paris! Knocked over and almost trampled on! Thankfully a false alarm
Des paires de chaussures ont également été abandonnées sur la Fanzone qui s'est considérablement vidée.
Sur Twitter, un témoin évoque "beaucoup d'entorses et de foulures mais aussi des blessures plus graves", montrant une infirmerie "débordée". Les issues de secours de la "fan zone" ont été ouvertes et les spectateurs ont pu être évacués. Ce  a également causé des dégâts matériels. Des barrières de sécurité, des palissades et des tentes ont été détériorés.




jeudi 23 juin 2016

Euro 2016: Hollande (et Fabius) continuent-ils de soutenir l'Ukraine, Kiev et ses néo-nazis ?

Des tatouages nazis de supporteurs ukrainiens filmés dans les tribunes à Lyon 

Torses nus arborant des tatouages de croix gammées,
Des supporteurs ukrainiens dans les tribunes du Parc OL,
lors du match contre l'Irlande du Nord.



des supporteurs ukrainiens ont été filmés par la télévision jeudi au cours du match contre l'Irlande du Nord. L'UEFA n'avait pas encore réagi. 
Jeudi, lors de l’interruption du match entre l’Ukraine et l’Irlande du Nord à Lyon, cette image diffusée par les chaînes de télévision a été repérée par des internautes. Au moins deux d’entre eux arborent sur le haut du corps des tatouages de svastikas, sortes de croix gammées, considérées comme un symbole nazi dans les pays d’Europe de l’Est.  

Le règlement édicté par l’UEFA pour les stades de l’Euro précise qu’est interdit "tout matériel injurieux, raciste, xénophobe, sexiste, religieux, politique ou illicite", ainsi que l’expression et la diffusion de messages du même type. Les tatouages tels que portent ces Ukrainiens, parfois sanctionnés dans les stades de football pour motif d’"exhibition de signes nazis", contreviennent à ce règlement. "Bien sûr que des symboles extrémistes comme la svastika sont officiellement interdits dans les Championnats d’Europe, rapelle Rafal Pankowski, ancien coordinateur du projet Respect et Diversité pour l’UEFA à l’Euro 2012 et membre de l’association de lutte contre le racisme Never Again.

Ces amis ukrainiens de Hollande auraient dû repérés et expulsés du stade.
Il n'est pas avéré que la police les a interpellés.
"Si l’UEFA réagit, l’Ukraine pourrait même être punie d’une sanction financière." Six spotters ukrainiens, ces policiers chargés d'assister leurs homologues français pour repérer les supporteurs fauteurs de trouble venus de leur pays, sont en effet présents en France durant l'Euro de foot. 
Pour l’instant, l'UEFA n'a pas communiqué officiellement.

L'Euro 2016 en France est-il en train de devenir le championnat d'Europe des dérapages des supporteurs ?

Une intolérable banalisation s'installe jour après jour.
Des brèves échauffourées ont éclaté dans la tribune hongroise du stade Vélodrome à Marseille avant le coup d'envoi d'Islande-Hongrie. Deux groupes de fans hongrois, séparés par une simple rambarde, ont voulu se rejoindre, ce que les stadiers ont refusé. Un échange de coups s'en est suivi et l'intervention des CRS a été nécessaire pour ramener le calme. Puis, pour parachever le tout, le bref allumage d'un fumigène en tribune, alors qu'ils sont interdits dans les stades. Surtout, un groupe de supporteurs hongrois a été photographié (ci-dessus) faisant un salut nazi en tribunes.

Après les bagarres entre hooligans russes et anglais à Marseille. 20 Russes, dont l'ultranationaliste Alexandre Chpryguine, font l'objet d'arrêtés de reconduite à la frontière pour "trouble à l'ordre public". Au total, 43 Russes avaient été interpellés mardi dans leur car à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), puis placés en garde à vue.
Trois ont été jugés et condamnés à 12, 18 et 24 mois de prison ferme après avoir été reconnus sur des images de vidéosurveillance, lors de violentes "chasses aux Anglais" lors du Russie-Angleterre sur le Vieux-Port. Le parquet a estimé que, parmi les 20 autres expulsés samedi, se trouvent des hooligans violents et extrêmement préparés.

Supporteurs ukrainiens  arborant (au centre) des tatouages néonazis 
lors de la rencontre contre l'Irlande du Nord.





L'allumage de fumigènes en tribune est également interdit dans les stades.
Lundi, l'UEFA doit juger la Croatie et la Turquie pour des jets de fumigènes par leurs supporteurs en plein match.

vendredi 17 juin 2016

Euro 2016: un bras d'honneur de Paul Pogba à la presse fait polémique

Une polémique orchestrée par une presse vengeresse

Les Bleus ont joué avec les nerfs des spectateurs

en ne prenant le meilleur  sur l’Albanie qu'à la 89e minute mercredi soir (2-0). Pays hôte de l'Euro 2016, la France se qualifie pour les huitièmes de finale, mais les journaux français font toutefois polémique sur une image de ce deuxième match des Bleus dans la compétition. Après le but de Dimitri Payet, le deuxième du match donc, Paul Pogba aurait fait un geste assimilé à un bras d’honneur en direction de la tribune de presse. Les media ne veulent pas croire qu'il leur était destiné, mais s'en offusquent néanmoins comme jamais auparavant, tant ils sont habituellement prompts à l'indulgence.

La première prestation de Paul Pogba à l'Euro, face à la Roumanie, fut en dessous de ce qu'on pouvait attendre d'un joueur aussi talentueux. Lors de la deuxième rencontre face à l'Albanie, Didier Deschamps n'a d'ailleurs pas hésité à le laisser sur le banc des remplaçants, au même titre qu'Antoine Griezmann. En deuxième période, Pogba a été beaucoup plus convaincant. La victoire des Bleus acquise, dans des conditions stressantes, pendant les arrêts de jeu, le joueur a donné libre cours à son amertume avec le geste de défi à la presse.

Sur RMC, en exclusivité, Mino Raiola, le célèbre agent du joueur français (également celui de Romelu Lukaku), a insisté sur le fait qu'il s'agissait "d'un mouvement pris hors de son contexte" et que "c’était une danse avec ses frères et ses amis, à la sortie du terrain." Soit !

VOIR et ENTENDRE 
italo-néerlandais Mino Raiola - également agent du suédois Zlatan Ibrahimović - appeler à arrêter les "conneries":


En France, les détenteurs de droits se refusent à diffuser la scène à l'antenne

Détentrice des droits pour la Belgique, la RTBF a fourni les éléments d'information, diffusant les images afin de permettre à chacun de se forger sa propre opinion. Le joueur, l'entraîneur des Bleus et les ayants-droits condescendront peut-être à s'expliquer lors d'une prochaine conférence de presse.

La séquence diffusée par la RTBF fait apparaître le geste Pogba dans sa totalité.
Dans une séquence filmée après le but de Dimitri Payet (ci-contre à droite), dont un extrait avait filtré mercredi soir, Paul Pogba semblait faire un bras d'honneur. La vidéo publiée par la RTBF permet de préciser la réalité du bras d'honneur de Paul Pogba, effectué après le but du Réunionnais Dimitri Payet, mercredi soir. 

BeIN Sports 
n'a pas souhaité rendre publique la séquence
, dont le réseau de télévision à péage avait connaissance, filmée par une caméra amateure

VOIR et ENTENDRE
si Pogba a, ou non, fait de bras d'honneur à la presse:

"La décision avait été prise de ne pas diffuser les images «pour ne pas créer de polémiques inutiles"assure Florent Houzot, le directeur de la rédaction de beIN Sports. Les images, issues du dispositif mis en place par l'UEFA, étaient mises à disposition de beIN, mais également de TF1 – qui n'a pas non plus diffusé la séquence. Les ordres venaient-ils du gouvernement, via la FFF ? En effetdes chaînes étrangères n'ont pas eu la même retenue. Ainsi la RTBF, codiffuseur belge de la compétition, a décidé de publier les images pour la première fois. "On a eu ces images par Liwex, un service que peuvent s’offrir contre paiement supplémentaire les détenteurs de droits, a précisé Michel Lecomte, directeur des sports du média belge. Mon équipe à Paris a vu la mention du geste dans un des descriptifs fournis dans la base de données. Ils m’ont demandé si on pouvait le faire. J’ai dit oui, mais en insistant sur la nécessité de remettre dans le contexte.

VOIR et ENTENDRE  aussi les témoignages du franco-malien N'golo (N'Golo) Kanté et du franco-camerounais Samuel Umtiti:


Bras d'honneur de Pogba : les Bleus bottent en... par leparisien

Nicolas Anelka prend la défense de Paul Pogba

Un soutien dont Pogba se serait bien passé.

Le bad boy du football français a pris le parti de Paul Pogba, suite à la diffusion une vidéo de la vidéo postée sur les réseaux sociaux jeudi.

Faisant la leçon aux journalistes français, l'ancien joueur d'Arsenal lance: "si vous aimez l'équipe de France, si vous aimez la France et les joueurs, essayez d'aider les joueurs en difficulté; arrêtez de les tailler, quand on aime quelqu'un, on cache ses défauts". N'a-t-il pas vu la video avant de se mettre en scène ?


Et le supporteur modèle de tacler les media 
Et ça, ce n'est pas une 'quenelle' d'Anelka:
 il retrousse ses manches courtes ?
"Quand c'est pas un tel [Untel] qui est venu en claquettes aux repas [l'entraîneur Didier Deschamps a rappelé Pogba parce qu’il portait des claquettes à la cantine] et qui fait les gros titres... on s'en fout de ça ! Quand c'est pas l'autre brioche qui parle à la télé  et qui taille le joueur de l'équipe de France alors qu'il a un litige avec lui...[sans critique déplacée sur le physique (!), il ferait référence au journaliste de Canal Plus, Pierre Ménès, qui avait émis des réserves sur la valeur réelle du Guyanais Florent Malouda du moment]" La qualité de l'expression est celle du footballeur moyen...

"Aujourd'hui, c'est une polémique sur un joueur de l'équipe de France (Pogba) qui a fait soi-disant un bras d'honneur, poursuit-il. On s'en fout en vérité de ça. L'équipe de France a joué deux matches, deux victoires, 6 points, c'est tout, c'est le principal non ?", insiste le bourrin.  

L
'ex-attaquant tricolore règle des comptes. 
Anelka à la mosquée
"Pour revenir sur la presse française: vous êtes pas fatigués de créer la polémique à chaque fois, sérieux ? 2010, c'était vous; 2012 c'est encore vous, 2016 aussi", insiste cet innocent de tout, ex-joueur de Chelsea, dont la dernière pige de joueur, à 37 ans, s'est déroulée en Inde.
En 2010, le Martiniquais Anelka avait insulté son sélectionneur, Raymond Domenech à la mi-temps d'un match de la Coupe du monde. Les autres Bleus avaient alors fait grève de l'entraînement 
pour lui - scandale sans précédent - alors qu'il avait été exclu pour ce dérapage. 
En 2012, le franco-algérien Samir Nasri avait insulté des journalistes à deux reprises pendant l'Euro et avait été sanctionné par la fédération.
En 2016, c'est cette fois, Pogba, Français né de parents guinéens, qui a été filmé en flagrant délit de geste équivoque lors du match de l'Euro contre l'Albanie. Le joueur de la Juventus a démenti fermement avoir fait un bras d'honneur.
Par chance, Didier Deschamps a évité de mettre Benzema au milieu de ce grand n'importe quoi...