Elle s'affolle d'avoir favorisé la progression du Front national
La Voix du Nord, dévoué à la baronne PS de Lille, admet deux des trois raisons qu'a Marine Le Pen de se réjouir. Non seulement un nombre impressionnant de ses candidats se sont qualifiés pour le deuxième tour dans quelque 400 cantons, mais comme prévu, cette poussée que la gauche a encouragée, s'est faite au détriment de l'UMP qui doit réfléchir au message à adresser à ses électeurs pour le deuxième tour.
Ce qui ravit le FN ne réjouit pas le PS
Dans ce bastion régional socialiste, le premier secrétaire PS, Martine Brochen-Aubry, a réussi à instrumentaliser le vote frontiste au premier tour contre la majorité républicaine, mais est prise de panique au second à l'idée d'affronter celle qu'elle a nourrit dans son sein.
La liberté de vote UMP met le PS face à ses responsabilités
Bien que laïque, mais féministe avant tout, Mme Brochen n'a pas ménagé ses efforts pour privilégier la communauté musulmane. Bilan:les indigènes de la république nordiste ont rappelé, dans les urnes, la maire de Lille au devoir de mémoire. Elle doit aujourd'hui assumer le régime de privilèges qu'elle a instaurés au profit d'une communauté contre l'autre, fermant ses piscines aux lillois pour assurer l'intimité des femmes musulmanes.
A droite, la liberté n'est pas bridée
Le débat des désistements s'est ouvert dans la majorité au soir du 1er tour.
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'est prononcé pour la « liberté de choix ».
Ce matin, le président de la République a décrypté les prises de positions contre ce « ni-ni ». Elles ne traduiront « rien d'autre que la volonté de se construire une personnalité sur le dos de sa famille politique », a-t-il prévenu.
Les avis sont partagés et chacun exprime ses préférences librement
Après Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet, Gérard Larcher estime que le « front républicain » doit prévaloir.
Quant à Jean-Louis Borloo, il a appelé à « faire barrage au FN »: le président du Parti radical valoisien a estimé que le PS et le FN ne peuvent être mis sur un même pied. A temps où il était ministre de Sarkozy, la presse vertueuse de gauche lui a construit une réputation de poivrot, mais il en redemande.
Dans l' "UMPS", le FN apprend à distinguer l'UMP du PS
Le PS a pilonné l'exécutif, ses tirs ont épargné le FN, lequel se dresse aujourd'hui contre lui dans la fumée du 1er tour.
Ce qui ne sera pas réglé entre eux aux cantonales pourra-t-il l'être à la présidentielle ?
De la meilleure façon possible, le PS -et singulièrement Martine Brochen-Aubry- ont ouvert le 20 mars la campgne de 2012. L'électorat frontiste gardera suffisamment longtemps le second tour de la cantonale en mémoire, et qu'il espère convaincre de revenir à lui d'ici à l'année prochaine. En rompant le pacte républicain qui a jusqu'à présent toujours prévalu entre les partis de gouvernement contre le Front national, la gauche devra payer un retour sur investissement en faveur du FN en 2011.
Le Front de gauche a ébranlé le front républicain
Mélenchon-le-fêlé (Front de gauche, PCF et Parti de gauche) et l'hystérique Duflot ont le front de contester l'hégémonie du PS.
Trop de fronts tue le Front
Le front altermondialiste Europe Ecologie-Les Verts a le front de participer au "front républicain", mais a déjà annoncé qu'il affronterait le PS à chaque fois que possible. C'est ce qui s'appelle suivre sa conscience (?) dans le secret de l'isoloir...

