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dimanche 18 octobre 2015

Salles de shoot: sept tonnes de cannabis saisies à Paris

L'appel d'air des salles de shoot

L'économie souterraine se porte bien

Les douanes françaises ont saisi plus de sept tonnes de cannabis 
dans la nuit de samedi à dimanche et dans le XVIe arrondissement de Paris, a annoncé le ministère des Finances.

A la suite d'investigations de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, les enquêteurs ont découvert 7,1 tonnes de résine de cannabis à bord de plusieurs véhicules, sans occupants, garés sur le boulevard Exelmans dans ce quartier cossu de la capitale, précisent le ministère des Finances et le secrétariat d'Etat au Budget dans un communiqué.

Les autorités saluent "une saisie historique." Et un trafic florissant ?

C'est la plus importante réalisée en France au cours des deux dernières années.
Une filière attractive ouverte aux scolaires: la presse publie les sommes astronomiques en jeu. "La valeur de la drogue appréhendée représente près de 15 millions d’euros sur le marché illicite des stupéfiants", ajoutent cette presse responsable. Des amateurs d'illicite ?

jeudi 11 juin 2015

Favorable aux salles de shoot, Marisol Touraine "en pétard" contre les élus de régions viticoles


Marisol Touraine "regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin" !
La loi Macron, plus fourre-tout que prévu

Les salles de shoot,
c'est pas pour les alcoolos
La ministre de la Santé a regretté que "la loi Macron serve à détricoter la loi Evin". Elle a laissé éclater sa "colère" après la modification par les députés  d'une disposition contrôlant la publicité pour l'alcool.

"Le vote de cette nuit est un coup dur porté à la santé publique. Je regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin", a déclaré la ministre à son arrivée au congrès de la Mutualité française à Nantes, en ajoutant son souhait que "la suite du débat parlementaire permette de rétablir la loi Evin". 


Le gouvernement ne contrôle plus rien 

Occupé à sauver le footballeur catalan de Matignon, l'exécutif s'est fait déborder à l'Assemblée. On savait le premier ministre envahi par l'ivresse du pouvoir qui conduit au fossé, comme ce fut le cas avec sa virée familiale à Berlin en jet gouvernementale aux frais de la princesse pour la finale de la Ligue des champions qui opposait la Juventus au Barça. 

Marisol Touraine a soutenu que "la loi Evin permet depuis 30 ans d'encadrer, et non pas d'interdire, la publicité pour l'alcool". "Cet équilibre entre les intérêts de santé publique et les intérêts économiques fonctionnait bien. Il ne fallait pas y toucher", a-t-elle estimé, en évoquant les "50.000 personnes qui meurent chaque année des conséquences d'une consommation excessive d'alcool", en dépit de la loi Evin.

La ministre Marisol Touraine n'a pas dissimulé son échec en souhaitant, lors du congrès de la Mutualité française à Nantes, que "la suite du débat parlementaire permette de rétablir la loi Evin". Lors d'une nouvelle lecture du projet de loi Macron en commissiondans la nuit de mercredi à jeudi, pour glisser subrepticement un renforcement du contrôle, les députés ont en effet modifié la loi Evin (1991), en refusant de revenir sur un amendement du Sénat distinguant information et publicité sur l'alcool. Le gouvernement avait demandé la suppression de cet amendement du sénateur Gérard César (Les Républicains, ex-UMP de Gironde).

A force d'ajouts et de retraits, souvent de nuit,
personne ne sait plus ce que contient ce flacon Macron.

samedi 5 juillet 2014

Départ du Tour de France, le samedi 5 juillet

Le 101e Tour de France comprendra 21 étapes sur une distance de 3.664 kilomètres





Pour  la deuxième fois depuis 2007, les coureurs s'élancent d'Angleterre le samedi 5 juillet et arrivent le dimanche 27 juillet 2014, à Alger Paris.



mardi 15 avril 2014

Libération incite à "se droguer avec modération"

Solution de bobos pour oublier la politique socialiste qui nous opprime 

"Droguez-vous avec modération"
Sociétal avant tout !
Récidive des irresponsables au pouvoir
La Une de Libération fait la promotion de l'usage raisonné des substances illégales, jouant ainsi ce lundi un rôle de support au gouvernement qui  n'a pas renoncé à ouvrir des salles de shoot

L'association des Parents contre la drogue met en garde contre la banalisation des drogues. Son président, Serge Lebigot, est également l'auteur des livres Cannabis: ce que les parents doivent savoir  dans lequel il met en garde contre les addictions qui touchent les jeunes : alcoolisation parfois rapide, heures passées devant les écrans d'ordinateur, drogues... 
Parmi ces dernières, le cannabis est souvent présenté comme une " drogue douce " aux vertus thérapeutiques. Or il n'en est rien, souligne Serge Lebigot, qui anime une association de parents engagée de longue date dans la lutte contre ce fléau. À travers un propos très accessible, l'auteur informe les parents sur les nombreux risques encourus par les jeunes, notamment au plan sanitaire. Nourri d'une véritable expérience de terrain et des drames, il explique comment se comporter face à un adolescent qui consomme du cannabis, mais ne pas le braquer et poursuivre le dialogue. 

Qui oserait prétendre que l'opinion ne se montre pas irritée par le laxisme en ce domaine? 
Dans les débats des municipales et lors des dernières élections, les électeurs ont exprimé leur désaveu de l'insécurité. Apolitique, l'association a alerté, tant Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, que Marisol Touraine, alors ministre de la Santé, sur la folie et l'incohérence de s'acharner à vouloir ouvrir une salle de shoot à Paris, avant sa généralisation en France. Elle n'a pas été écoutée, alors que l'exécutif clame sa volonté d'écoute et de concertation. 
La Mairie socialiste de Paris s'est portée volontaire, poussant le projet "à la hussarde". "Notre association a dû batailler ferme et n'est pas peu fière d'avoir contribué à faire triompher le droit républicain et à faire chuter ce projet."

Le gouvernement a-t-il renoncé à poursuivre sa politique de dépénalisation de toutes les drogues?

Deux informations, l'une passée inaperçue, l'autre encore non rendue publique, font craindre hélas le contraire et la duplicité du nouveau premier ministre.

Que la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDCA, ancienne MILDT, Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et la toxicomanie ) place sur le même pied d'égalité la dépendance au crack (cocaïne) et à l'héroïne et celle aux jeux vidéo, pourquoi pas à l'addiction au café ou au chocolat, en dit long sur la volonté de banalisation.
Dans la plus grande discrétion, Ayrault a signé un décret -pourtant passé au Journal officiel- pour changer le rôle de l'ex-MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie). Juste avant de se faire virer, le sombre Ayrault lui a  fait changer de nom pour devenir la MILDCA, Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Or, il ne s'agit pas d'une modification anodine et bénigne de terminologie. Derrière la modification du nom de cet organisme et derrière la révision du périmètre de ses attributions, il faut voir en réalité une modification profonde de l'approche de la lutte contre la drogueLe prosélytisme dont continuent de faire preuve certains cercles du pouvoir en faveur de la dépénalisation des drogues, à commencer par le cannabis, prouve aussi qu'au sommet de l'État on ne renonce pas aux salles de shoot.

Les groupes de pression sont en train de gagner la partie

La lutte contre la drogue est désormais réduite au niveau de n'importe quelle forme d'addiction, comme le jeu. 
Bien qu'il soit indéniable que la drogue est la plus destructrice des addictions, la MILDCA nie les terribles risques qu'elle crée par ses amalgames et banalisations, alors que sa mission est au contraire de les prévenir et de les combattre. Cette réorientation, en particulier sur "l'addiction aux jeux vidéo" écrite en toutes lettres dans sa nouvelle lettre de mission (addiction qu'au demeurant, le 1er mars 2012, l'Académie nationale de médecine a relativisée) est préoccupante pour tous les acteurs de la lutte contre le fléau de la drogue.

Le gouvernement renonce à jouer pas son rôle de protection sanitaire
Le tournant qu'il autorise trouve son origine dans le prosélytisme dont continuent de faire preuve certains cercles du pouvoir en faveur de la dépénalisation des drogues, à commencer par le cannabis.

Le recours de l'association des Parents contre la drogue n'a pas découragé le gouvernement  Puisqu'il ne peut ouvrir des salles de shoot par décret, il va le faire par la loi. Le projet de Marisol Touraine est d'écrire en toutes lettres cette "légalisation" dans un nouvel article L. 3121-1 au Code de la santé publique. C'est ce projet qui figure actuellement dans un avant-projet de loi dite "santé publique" (sic) qui est prévu d'être examiné quand les Français seront sur les routes des vacances, le 16 juillet prochain au Conseil des ministres, dans la torpeur de l'été. 
Au premier ministre, ancien premier flic de France, il est demandé de se positionner en retirant ce texte. La lutte contre la drogue doit être décrétée grande cause nationale.

mardi 6 août 2013

Salle de shoot : première victoire de l'association qui poursuit Ayrault pour excès de pouvoir

Le Conseil d'État déclare recevable la plainte de l'association Parents contre la drogue

La requête en annulation contre Ayrault suivra son cours

L'association Parents contre la drogue est reconnue dans son bon droit
Elle conteste la décision du Premier ministre de créer des salles de shoot et a franchi un premier pas dans sa plainte contre la décision du premier ministre d'autoriser la création d'une salle de shoot dans le Xe arrondissement de Paris.
Celle-ci est censée ouvrir ses portes à Paris, au 39, boulevard de la Chapelle. Le Conseil d'État a reconnu, le 26 juillet, que l'association est "recevable à agir" en justice. Même si la décision du Premier ministre en février dernier n'a été que "verbale", la justice pourra statuer sur la plainte pour "excès de pouvoir" de la décision du Premier ministre en date du 5 février 2013 d’autoriser une "salle de shoot" à Paris.

Deux autres plaintes sont en cours

2. Une plainte contre X auprès du Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Paris


3. Une plainte contre X auprès de la Cour de Justice de la République 
X peut être notamment Monsieur le Premier ministre, Jean-Marc AYRAULT, et Madame le ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine.


La décision du chef du gouvernement n'est pas de nature réglementaire, ont par ailleurs estimé les hauts magistrats. 
Elle n'aurait, selon l'association plaignante, "aucune habilitation juridique"
Le Conseil d'État a transmis le recours au tribunal administratif de Paris.

Plus d’informations sur la lutte contre la drogue
Le site drogues info service et la ligne téléphonique : 0.800.23.13.13. 
Un conseiller pourra vous orienter et vous orientera vers une structure d’aide.

Agissez en signant la PETITION !

lundi 22 octobre 2012

Salles de shoot : Touraine, partisane d'une expérimentation avant la fin de l'année

La méthode des petits pas de la sournoise Touraine


En Europe, plus de 80 salles de consommation de drogue ont ouvert depuis 1986.


Marisol Touraine a avoué son espoir de lancer en France l'expérimentation des salles de consommation de drogue, communément appelées les "salles de shoot", d'ici la fin de l'année 2012, en deux mois, à marche forcée, a indiqué dimanche la ministre de la Santé.

On touche là à l'héroïne et aux drogues injectables, et donc au sida, et non plus au cannabis ? 
Ces salles permettent aux toxicomanes de consommer leurs propres produits dans de bonnes conditions d'hygiène et sous supervision de personnels de santé. Elles sont actuellement illégales en France, mais existent dans près d'une dizaine de pays, dont la Suisse et l'Allemagne. 
Depuis vingt ans au stade de la querelle politique, la question a été relancée le mercredi 29 août par Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire de Paris chargé de la santé, également en pointe sur la dépénalisation du cannabis. Le député socialiste estime qu'il y a "urgence" à autoriser l'ouverture de salles de consommation de drogue dans la capitale. 

Le pouvoir de gauche compte sur la droite

"J'espère que des expérimentations pourront être annoncées avant la fin de l'année", a déclaré la ministre sur BFM TV, précisant que plusieurs municipalités "de droite comme de gauche" sont déjà "prêtes à s'engager" pour accueillir ce type de salles. Ainsi, à Marseille. 
En revanche, le député UMP et médecin Bernard Debré,  totalement opposé au projet, a indiqué le jeudi 30 août, sur Europe 1qu'"aux États-Unis et en Suisse, elles existent et elles ferment" à cause de"crimes et de drames".

La coalition socialo-écolo est divisée sur la question 
"Je suis en train de regarder les conditions dans lesquelles cela peut se faire", a encore commenté la ministre, soulignant que ce sujet ne devait pas être "partisan", mais avouant aussi qu'elle parle plus vite qu'elle n'agit, profitant du débat sur la dépénalisation du cannabis. Le PS, chassé par la porte sur le sujet,  tente d'entrer par la fenêtre.
"La salle parisienne pourrait recevoir entre 200 et 250 passages par jour et accueillerait des consommateurs de drogues par voie intraveineuse et par inhalation."
Lien Atlantico : "Drogues : une salle de shoot en vue à Paris"

L'UMP hostile au projet préfère la prévention de la toxicomanie

L'UMP s'est déclaré hostile à la création de type de «salle de shoot», prônant la prévention de la toxicomanie plutôt que son encadrement. "Ouvrir des salles de consommation de drogues, ce n'est pas lutter contre le fléau de la drogue, c'est banaliser l'usage et c'est légaliser la consommation des drogues les plus dures et cela aux frais des contribuables!", avait indiqué dans un communiqué diffusé fin août Camille Bedin, secrétaire nationale de l'UMP.

Le débat sur les "salles de shoot" avait été relancé cet été par le député socialiste et adjoint au maire de Paris Jean-Marie Le Guen qui avait demandé au gouvernement d'autoriser la création de salles d'injection de drogues, notamment "face à l'augmentation de la consommation d'héroïne".

La ministre de la santé a parallèlement réitéré, dimanche, la position du gouvernement contre une dépénalisation du cannabis. "Il faut être intraitable sur la loi, sur la règle et vis-à-vis des trafiquants", a-t-elle indiqué. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait dû rappeler à l'ordre, la semaine passée, le ministre de l'Education Vincent Peillon qui s'était déclaré favorable à un "débat" sur la dépénalisation du cannabis. Marisol Touraine s'est parallèlement déclarée partisane d'un "politique plus solide de prévention" pour détourner les jeunes générations des addictions, en particulier du cannabis.
Lien PaSiDupes

"Il faut être plus offensif en matière de santé publique et c'est la raison pour laquelle dans la loi de santé publique que le président de la République a annoncée pour l'année prochaine, il y aura des dispositions concernant les addictions", a indiqué la ministre sur BFM TV.


Une manoeuvre grossière du pouvoir

Les Pays-Bas, pays des coffee-shops, compte 37 salles de shoot, dans 25 villes. Chacune reçoit environ 24 usagers par jour, nettement moins que la moyenne européenne, établie autour de 90 toxicomanes. Les Pays-Bas sont l'un des rares Etats où ces centres sont ouverts aux ...fumeurs de cannabis.


L'opinion se fait intoxiquer
Les pays-Bas ferment leurs supermarchés de la drogue. A partir du 1er mai 2012, lils n'acceptent plus les clients étrangers. Le gouvernement néerlandais a fait voter une loi qui renforce le contrôle des bars à haschisch et qui restreint leur accès aux seuls résidents. L'objectif affiché, c'est d'éviter les nuisances du tourisme de la drogue. La question, c'est de savoir si le modèle hollandais amorce un virage en direction de l'Europe qui reste plus répressive malgré quelques cas de dépénalisation.

ENTENDRE ce témoignage sur les dangers de la proximité entre les drogues injectables et les drogues dites "douces":



Ce risque de promiscuité évoque celui, dénoncé, de la promiscuité carcérale
entre populations différentes, jeunes primo délinquants et récidivistes.

PLUS sur le gouvernement des associations
L'association internationale d'extrême gauche, Médecins du Monde (MDM) et l'association Gaïa-Paris (deux établissements médico-sociaux subventionnés dans le domaine de la prévention et du soin en addictologie et toxicomanie) ont présenté la semaine passée un projet de salle de consommation de drogue à Paris et indiqué espérer un feu vert rapide du gouvernement. 

Elisabeth Avril, directrice de Gaïa-Paris, a déclaré : "On attend vraiment le feu vert, ou même orange, du gouvernement pour finaliser le projet".

lundi 15 octobre 2012

Dépénalisation du cannabis: le ministre de l'Education relance le débat

Vincent Peillon ne se shoote pas qu'au buzz


Le ministre de Hollande se veut plus jeune que les élèves


Vincent Peillon,
le ravi du village socialiste

Il s'est mis au régime, a changé de look et a pris une femme jeune pour booster ses hormones de quinqua, mais pas que... Le ministre de l'Education nationale s'est déclaré favorable à une réflexion sur la dépénalisation du cannabis,  rouvrant ainsi un débat sulfureux qui dopera un temps sa cote sous les préaux des collèges et des lycées, dût-il diviser les Français et le gouvernement comme en juin dernier. 

Le cannabis, rideau de fumée opaque sur le fiasco de la gauche au pouvoir
Ce gouvernement n'en finit pas de ramer sur le sable de la dette publique, mais surfe allègrement sur les sujets sociétaux, comme s'ils n'avaient pas un coût: le mariage de personnes du même sexe ou la défiscalisation du cannabis.

La gauche socialo-écolo va de l'avant ...droit dans le mur 

Salle de "shoot"
La dépénalisation du cannabis serait le moyen de lutter contre les trafics dans les cités, aux dires de Peillon.

Le ministre de l'Education nationale a ajouté sur France Inter dimanche, qui a dit qu'il souhaite "que l'on puisse avancer sereinement" sur ce débat, n'a qu'à fumer un "tarpé", si la politique ne le fait pas planer, mais laisser nos enfants tranquilles et les protéger, plutôt que de transformer les sanctuaires de l'Education nationale en "salles de shoot"... 




Des salles de shoot à Marseille (sept 2012) ? par LCM

Fin août dernier, Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris et "responsable" des questions de santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, réclamait  l'ouverture de salles de shoot (c'est à dire de salles permettant aux drogués de consommer leurs produits en sécurité). 
Le député socialiste rappelle que " François Hollande avait fait part pendant la campagne présidentielle de son intérêt pour ce genre d'expérimentation". Après les propos de Mme Duflot sur le cannabis, et ceux de Le Guen et Hollande sur les salles de shoot, on ne peut qu'être inquiet face à ce risque de banalisation de la drogue. 
L'Etat laisse les automobilistes consommateurs excessifs d'alcool se tuer sur les routes, alors pourquoi ne pas permettre aux jeunes de se tuer aussi en salle de shoot, interroge les amateurs malins d'amalgames ? Et puis la télévision n'est-elle pas aussi banalement responsable de violences mortelles ?

La gauche socialo-écolo a pourtant déjà divisé le gouvernement socialiste au début du mois de juin, après une déclaration de Cécile Duflot, ministre EELV du Logement. 



Vincent Peillon met le souk dans le gouvernement


C'est un défi lancé au Premier ministre:  Jean-Marc Ayrault avait déjà dû intervenir pour clore le débat. "C'est un sujet majeur", maintient l'invité de "Tous Politiques" dimanche (France Inter/Le Monde/AFP). "Je vois maintenant quasiment tous les soirs sur nos chaînes de télévision des reportages pour montrer les trafics illicites de nos banlieues et le danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles." 

"Comme ministre de l'Éducation nationale, c'est un sujet qui concerne directement notre jeunesse. Il y a une économie parallèle dans ce pays, c'est l'économie de la drogue. Alors, on peut lutter par les moyens de la répression, je suis absolument pour", a-t-il avancé.

Il a aussi critiqué "les millions de bobos qui, paraît-il sont les mêmes qui font les commentaires, mais vont se servir dans ces proches banlieues". Le ministre faisait référence à un article publié dimanche par Le Parisien sur les clients "bobos" parisiens qui vont acheter leur cannabis à Saint-Ouen. La gauche réclame de la drogue pour tous !

Le ministre a d'ailleurs rappelé que Daniel Vaillant, ex-ministre socialiste de l'Intérieur avait lui-même rouvert le débat, en juin et au début du mois d'octobre, en évoquant une légalisation du cannabis à usage thérapeutique. "Je lui avais donné raison à l'époque, je le fais encore aujourd'hui. (...) Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui, pour moi, est d'ampleur", a encore jugé Vincent Peillon, en crise de la cinquantaine. 

L'UMP a aussitôt réagi à la "gauche pétard"



Sur Twitter, le député Lionnel Luca a dénoncé comme "invraisemblable et scandaleux que le ministre de l'Education défende la dépénalisation du cannabis." "Après la gauche caviar, la gauche pétard ?", lance-t-il aussi. 


François Baroin, ancien ministre de l'Economie, s'est pour sa part déclaré contre la dépénalisation du cannabis, ce lundi sur RTL. "C'est une drogue. Rester dans le champ de la pénalisation permet de créer une frontière", a-t-il rappelé. Pour lui, le débat est " irresponsable et inquiétant dans le souci de protéger nos jeunes. (...) C'est une question de responsabilité publique ". 


Jean-François Copé souligne quant à lui l'incongruité de cette prise de position d'un "ministre en charge de l'école de nos enfants.
Il "demande solennellement à François Hollande de trancher dans la journée", estimant pour sa part que la dépénalisation d'une drogue dite douce  est "inacceptable", considérant les avis défavorables de chercheurs qui juge le cannabis dangereux pour la santé physique, psychique et psychologique de ses adeptes pratiquants. 
VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé s'élever contre la proposition de dépénalisation par Peillon, sur France Info, ce matin:


V. Peillon cherche-t-il  à mettre les quartiers à feu et à sang ?

Compte-t-il amener les dealers au travail légal en période de fort chômage croissant ?  Les agences de Pôle Emploi en zones de non-droit sont-elles préparées à recevoir une demande accrue ? Croit-il vraiment - avec Daniel Vaillant - le moment approprié pour détruire les emplois de l'économie souterraine et recruter ainsi pour les emplois jeunes  d'avenir de Hollande ?