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mercredi 8 janvier 2014

Concentration de la presse de gauche: Le Monde veut Le Nouvel Observateur

Un front socialiste des media menace la liberté de la presse 

Main basse des propriétaires du Monde sur Le Nouvel Observateur 
 

Le mythe dépasse la réalité depuis plusieurs années.
Il est communément admis que le grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres masque l’ampleur de la concentration dans la presse. Il est aussi donné à croire que les media sont en majorité intégrés à des groupes industriels de droite (Lagardère, Bouygues, Dassault, ...) qui dépendent économiquement par leurs marchés de l’Etat, donc du pouvoir politique. L'Humanité (PCF) dépend quant à lui des aides de l'Etat... Il apparaît de plus en plus clairement que cette présentation tendancieuse est carrément fausse. 

Le nouveau projet de concentration a fuité hier soir
"Les Echos" a appris que les trois propriétaires du journal socialiste Le Monde, Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse (ci-dessous à droite) sont sur le point de s’offrir l'hebdomadaire socialiste de Claude Perdriel, le propriétaire du groupe Nouvel Observateur (Le Nouvel Observateur, hebdomadaire de gauche d'information générale, Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique, Challenges, premier news magazine économique en France et le site internet Rue89.)

Le rachat devait se faire via la holding du Monde, LML (Le Monde Libre), détenue à parts égales par les trois hommes d’affaires multimillionnaires. Claude Perdriel devrait conserver 30 % du titre. Le Monde détient déjà 6% des actions du Nouvel Observateur.

Les acquéreurs potentiels sont des hommes d'affaires militants Au PS
Les socialistes au pouvoir mangent dans la main de ces riches militants.
Xavier Niel, 10e fortune de France : né en 1967, il est vice-président et directeur délégué de la maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, opérateur de téléphonie mobile. Mis en examen et placé en détention provisoire en mai 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses peep-shows, Xavier Niel a obtenu une ordonnance de non-lieu du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke en août 2005. Il est toutefois condamné en octobre 2006 à deux ans d'emprisonnement avec sursis et à 250 000 euros d'amende  pour recel d'abus de biens sociaux dans ce peep-show dont il était actionnaire.

Matthieu Pigasse, né en 1968, est directeur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe, mais est issu d'une famille de presse par son grand-oncle et son père. Son frère est directeur de la rédaction du magazine people Public.
Depuis son passage dans les cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, il est resté proche du Parti socialiste. Il est membre du conseil d'administration de la Fondation Jean-Jaurès, think tank du parti socialiste, ainsi que de la fondation pro-européenne EuropaNova. En 2007, il a fait partie des Gracques, l'un des groupes de pression de la gauche française. En 2007, le "banquier de gauche" conseille Ségolène Royal (financée par Pierre Bergé) et ne cache pas ses ambitions concernant un ministère en cas de victoire de la candidate socialiste à l'élection présidentielle. En 2009, il collabore avec Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et aussi Manuel Valls.
En 2005, Matthieu Pigasse organise la vente de Libération à Édouard de Rothschild. En 2009, il achète l'hebdomadaire culturel et politique Les Inrockuptibles, qui engagera Audrey Pulvar, alors concubine d'Arnaud Montebourg, ministre du "redressement productif". Il soutient aussi le site d'information Rue89 financièrement. En juin 2010, il prend le contrôle, avec Pierre Bergé et Xavier Niel du quotidien Le Monde.

Pierre Bergé, un homme d'affaires du luxe né en 1930, fut le compagnon du peintre Bernard Buffet et du couturier Yves Saint-Laurent. Il se trouve maintenant à la tête d'une fortune sous-évaluée à 120 millions d'euros
Dans les années 80, il se lie d’amitié avec le président François Mitterrand qu'il soutient, puis Ségolène Royal dont il finance la campagne présidentielle de 2007 et Vincent Peillon en 2009dans la création de son association L'espoir à gauche, dont le président est David Assouline, porte parole du PS, et le secrétaire général Patrick Mennucci, candidat socialiste à la mairie de Marseille.

Le site Internet Rue89, racheté il y a deux ans par " Le Nouvel Observateur ", fait partie du lot. Lorsqu'en décembre dernier l'industriel définit les contours de son projet de cession de son groupe de presse en difficultés, le site d'information "participatif" Rue89, propriété du groupe Perdriel, s'était mis en grève. Dans un texte publié sur Rue89 le 9 décembre 2013, Claude Perdriel estime que "l’indépendance éditoriale de Rue89 n’est pas menacée" et que "la réaction des journalistes de Rue89 est pour [lui] incompréhensible." La rédaction de Rue89 devait déménager avant l'été 2014 "Place de la Bourse, dans les locaux de l'Obs".

Pierre Bergé affirme qu’il n’est pas intéressé.

Manifestement, les trois protagonistes ne sont pas d’accord entre eux.
Ce matin, le co-propriétaire du Monde, Pierre Bergé (ci-contre, au centre), affirme au " Monde ": "je n’ai pas l’intention de le faire ".  
Claude Perdriel s’était dit prêt début décembre à céder le contrôle du "Nouvel Observateur ". Il avait adressé des appels du pied à Xavier Niel, patron de Free (ci-dessus à gauche), Jacques-Antoine Granjon, PDG de Ventesprivées.com, société dans laquelle le Qatar vient d'acquérir des parts,   et Jean-Louis Beffa, ex PDG de Saint-Gobain.

Plus que tout, Claude Perdriel souhaitait un rapprochement avec Le Monde , pour son magazine. Il y a trois ans, associé à Orange, il avait échoué à prendre le contrôle du quotidien du soir.

Hollande n'aime pas les riches, mais ce qui compte, c'est que les riches l'aiment...

dimanche 23 septembre 2012

Voilà maintenant que Montebourg ostracise la banque Lazard

Montebourg ne veut plus collaborer avec Matthieu Pigasse

Le ministre tente ainsi d'éviter toute accusation de conflits d'intérêts

Ebranlé, le ministre du redressement positif tente de redresser son image
La polémique autour du choix de cette banque, dirigée par l'employeur de sa concubine officielle, a secoué Nono.
Le ministre  Montebourg, a demandé à "faire cesser" toute collaboration de l’Etat avec la banque Lazard ..."à l’avenir", de manière à ne plus se retrouver en "difficulté", s'est-il justifié vendredi soir lors d’une émission vidéo de ... Mediapart.
"J’ai demandé à l’Agence des participations de l’Etat de faire cesser toute coopération, collaboration de manière à ne plus être en situation de paraître (...) influencé", a dit l'avocat-ministre, sans citer nommément la banque dirigée par Matthieu Pigasse, le patron des Inrockuptibles, un magazine français initialement consacré au rock, mais qui se mêle de tout, et qui vient, contre toute attente, d'embaucher la concubine du ministre, Audrey Pulvar, une journaliste -certes sur-médiatisée- mais surévaluée.

Une  polémique avait éclaté fin août suite au choix arbitraire - sans appel d'offres - par Bercy (où Montebourg a ses entrées) de la banque d’affaires Lazard comme conseil du gouvernement pour la création de la future Banque publique d’investissement (BPI).

VOIR et ENTENDRE l'entretien de Montebourg avec un autre comparse, également journaliste, sur le terrain ami du site Mediapart du trotskiste Edwy Plenel, Fabrice Arfi, connu pour son action offensive avec Fabrice Lhomme dans l'affaire Bettencourt:

"Bâtir une banque publique avec une banque privée me paraît problématique",  découvre-t-on soudain au gouvernement. Le ministre assure néanmoins que "le président de la République n’a pas décidé de refaire un appel d’offres, parce que l’appel d’offres avait été notifié", accuse Arnaud Montebourg, qui exonère le président qui n'aime ni les riches ni les banques, mais dirige ainsi la suspicion sur Pierre Moscovici, le locataire de Bercy.

Le redresseur positif se flatte d'avoir rétabli le droit

Désormais, "j’ai demandé au chef de service de l’Agence des participations de l’Etat (...) que l' ensemble des banques fassent l’objet d’un contrôle de conflit d’intérêt de manière à ce que je ne sois pas en situation de difficulté même politique parce que, là, je l’ai été politiquement". Que ne l'a-t-il fait plus tôt ?

S’agissant de la polémique, "c’est une affaire qui est réglée", a -t-il décidé souverainement, et qui lui a été "assez pénible", a-t-il ajouté dans un rictus de douleur.

Pour plus de crédibilité et satisfaire l'opinion, comme les sondages du couple Hollande-Ayrault, le mieux ne serait-il pas qu'Audrey Pulvar remette sa démission ?

mardi 4 septembre 2012

BPI: Pulvar, mal placée pour réfuter un "trafic d'influence" entre Montebourg et Pigasse

Témoignage désintéressé ou trafic d'influence d'une proche du pouvoir ?


L'avis de la salariée de Pigasse, concubine de Montebourg, a-t-il une quelconque valeur ?

L'indécente Audrey Pulvar, directrice du magazine de Matthieu Pigasse, également patron de la banque Lazard , monte au créneau dans l'affaire de la désignation par Moscovici de la banque d'affaires Lazard France comme conseil du gouvernement pour la future Banque publique d'investissement (BPI).

"
Il n'y a pas eu d'échange de bons procédés, ni de trafic d'influence entre mon compagnon et Mathieu Pigasse, les deux ne se connaissaient pas au moment où j'ai été embauchée, ils se sont rencontrés fortuitement quelques temps après, nous ne sommes pas des familiers", a-t-elle assuré lundi soir au Grand Journal sur Canal+. Une déclaration nulle et non avenue: est-il besoin d'être de passer ses vacances ensemble pour se rendre des petits services politiques ?

"Personnellement, je vais attaquer le Nouvel Obs' en diffamation", a-t-elle menacé, comme pour donner du poids à des propos inutiles de la part d'une partisane notoire.

Arnaud Montebourg, affecte maintenant surprise et regrets sur le choix de son rival au gouvernement, Pierre Moscovici.

VOIR et ENTENDRE cet exemple de concertation, de cohérence  et de solidarité gouvernementales:

Morale laïque ?
La journaliste pistonnée ne doit évidemment rien à son concubinage avec l'ancien numéro 3 de la primaire socialiste et ministre en exercice du Redressement productif", mais son ascension sidérale fait néanmoins jaser la presse, alors qu'elle ne s'est pas imposée par la profondeur documentaire, la pertinence intellectuelle ou l'indépendance idéologique de ses analyses dans l'émission de divertissement politique On n'est pas couchés de Ruquier. Son passage météorique aura laissé les traces de parti-pris éculés issus du microcosme, d'un sourire faux garni de vraies grosses dents et de doigts crochus qui auraient dû mettre en garde.  

Le Nouvel Observateur a osé laisser entendre que ce choix du gouvernement Ayrault pourrait ne pas être indépendant du fait que le patron de Lazard, M. Pigasse, a nommé en juillet Audrey Pulvar à la tête du magazine Les Inrockuptibles dont il est propriétaire.

jeudi 30 août 2012

Compromission de Montebourg et Moscovici avec la banque Lazard de Pigasse

Le gouvernement Ayrault fait appel à la finance
 
Bercy peut compter sur la banque d'affaires franco-américaine Lazard dans la création de la Banque publique d'investissement


Le milliardaire Matthieu Pigasse (photo), directeur général de la banque Lazard  - établissement privé - en France, va "accompagner" la BPI.

Or, actionnaire du journal Le Monde et aussi du Huffington Post dirigé par l'ex-Mme Dominique Strauss-Kahn, Pigasse qui est de surcroît le patron du magazine Les Inrockuptibles ce qui revêt une importance symbolique très forte : en tant que propriétaire des Inrocks, Matthieu Pigasse est l’employeur d’Audrey Pulvar, la compagne du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Alors que Le Nouvel Observateur attribue à Arnaud Montebourg un rôle clef dans cette décision, Bercy, qui a confirmé l'existence de cette mission, a tenté de démentir toute intervention du ministre du Redressement productif dans l'attribution de ce mandat.


Refaisons le film...

Pas de détails sur la composition de la mission

Au risque d'être soupçonnée de conflit d'intérêts, la banque Lazard, dirigée en France par Matthieu Pigasse, le patron de presse cumulard, va accompagner Bercy dans la création de la Banque publique d’investissement, en tant que "banque conseil", a confirmé le cabinet de Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances, jeudi 30 août en fin de matinée.

Audrey Pulvar a en effet été embauchée en temps que directrice éditoriale de l'hebdomadaire en juillet 2012.

Grillé par Pigasse dans le rachat de Libération, Le Nouvel Observateur a révélé l’information
Dans un article publié dans son édition du 30 août, il prête à Arnaud Montebourg un rôle clef dans l’attribution de cette mission à la banque Lazard.
La journaliste Odile Benyahia-Kouider écrit ainsi : " Matthieu Pigasse a obtenu d'Arnaud Montebourg (et de Pierre Moscovici) un mandat de conseil pour la création de la future Banque publique d’investissement."

Une décision qui a provoqué une réaction virulente d’Arnaud Montebourg, qui s'énervait contre Le Nouvel Observateur dans un tweet menaçant de jeudi, peu après huit du matin : "Informations fausses […], rumeurs désobligeantes."
Et réclamait leur démenti "immédiatement".

Le cabinet d'Arnaud Montebourg détaillait alors, renvoyant la balle à Pierre Moscovici : " Au ministère du Redressement productif, nous ne travaillons avec aucune banque pour la création de la Banque publique d'investissement.
Nous travaillons avec Oséo, avec les présidents de régions ...
Mais chez Pierre Moscovici, peut-être !"


Quelques plus tard, le cabinet de Pierre Moscovici confirme donc que la banque Lazard travaillera bien avec Bercy, infirmant, en creux, les propos tenus par Arnaurd Montebourg sur twitter.
Et le cabinet de Pierre Moscovici d'en endosse toute la responsabilité, assurant qu'il n'y "a rien d'extraordinaire" dans cette décision : " C'est l'Agence des participations de l'Etat (APE) qui est compétente et c’est elle qui a proposé de passer un contrat avec Lazard pour nous assister.
L'Etat fait régulièrement tourner les mandats, pour que ce ne soit pas toujours les mêmes banques qui interviennent.
Et la décision a été prise par Pierre Moscovici." 

Le gouvernement ne sera pas plus transparent
L’entourage de Pierre Moscovici n’a pas commenté les éventuels échanges entre les deux locataires de Bercy à ce sujet.

Et aucun détail n’a, pour l’instant, été donné quant à la composition de l’équipe de la banque Lazard qui conseillera Bercy, et de la présence, en son sein, de Matthieu Pigasse.

Le Président Hollande confirme-t-il ainsi qu'il n'aime vraiment pas les riches ?
En avril dernier, François Hollande, alors candidat socialiste à la présidentielle française, avait promis de "dominer la finance"...