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mercredi 3 mai 2017

65% de l'électorat de la France insoumise rejettent le vote Macron et optent pour l’abstention ou le vote blanc

Les partisans de Mélenchon optent pour l’abstention ou le vote blanc

Seuls 34,83% des militants de "La France insoumise" se sont prononcés pour un vote Emmanuel Macron 

La France insoumise est fermement déterminée à ne pas voter Emmanuel Macron. 
Parmi ceux qui ont participé à la consultation de l'entre-deux-tours lancée par Jean-Luc Mélenchon en vue du second tour de l'élection présidentielle, seuls 34,83% des 243.128 militants se sont prononcés en faveur d'un vote pour le candidat En Marche! dimanche. 
La consultation a rassemblé plus de la moitié des 430.000 inscrits de lafranceinsoumise.fr. 

Les plus de 65% restant se partagent entre le vote blanc ou nul (36,12%) et l'abstention (29,05%)

Jean-Luc Mélenchon a refusé de faire passer une consigne de vote lui-même. 
"Je ne suis pas un gourou, je ne suis pas un guide", a-t-il expliqué vendredi, tout en se prononçant fermement contre le Front national et Marine Le Pen. 

"Soyez une personne libre."
Ni Macron ni Le Pen. "Il ne s’agissait pas de déterminer une consigne de vote mais d’organiser la prise de parole des insoumis.es au sujet de leurs choix de second tour", rappelle encore la plateforme militante. 
Pendant que Marine Le Pen drague ouvertement les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, comme ceux de la droite républicaine, pour tenter de faire mentir les sondages défavorables, le vote FN est écarté au nom de "l’attachement profond de la France insoumise aux principes d’égalité, de liberté et de fraternité".


Résultat de la consultation de la  : 36,12% pour un vote blanc/nul ; 34,83% pour un vote Macron ; 29,05% pour l'abstention.

Drapeau tricolore d'un genre très spécial pour ces patriotes



Mélenchon sur la même ligne que Marine Le Pen contre Macron

Via une vidéo postée sur son compte Twitter, vendredi,
Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de La France insoumise à mettre "les querelles et les divergences de côté" et à "faire barrage à Emmanuel Macron" au second tour de la présidentielle.

mercredi 25 février 2015

Exit la volonté du peuple: Matignon soumet ses députés PS à la discipline du bureau national

Les représentants socialistes de la nation perdent leur liberté de vote

La direction du PS appelle le pouvoir législatif à la soumission


Le bureau national du Parti socialiste s’est réuni mardi pour envisager des sanctions contre les rebelles sur son aile gauche. Les termes "unité", "concertation", "cohésion" et "obligations" figurent dans sa résolution. Echaudé par le psychodrame de la loi Macron et du recours au 49.3 pour court-circuiter les "frondeurs" qui menaçaient de ne pas la voter, le premier secrétaire ne dissimule pas sa fureur et sa volonté de sécuriser le PS et de remettre de l'ordre dans les rangs: "C'est la démonstration du non-respect de notre vie interne,"  a grondé le brutal. "Je suis tétanisé", ricane dans la foulée un député.

D'ailleurs, le PS décide finalement de... ne pas choisir entre soutien au gouvernement et soutien aux frondeurs. "Le PS doit se ressaisir", écrit en préambule le premier secrétaire, qui estime que "le manque de respect, de fraternité ou tout simplement de camaraderie a atteint un niveau intolérable". S'ensuit un exercice d'équilibriste.

Au final, la mise en garde adressée aux "frondeurs" ne fait référence à aucune sanction de la révolte des socio-démocrates de la semaine dernière. 
"Etre dans un groupe parlementaire signifie qu’une fois que le groupe parlementaire a pris position après débats et vote, il faut le respecter", a affirmé, à l’antenne de RFI le 25 février, le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, ancien conseiller politique de Jean Glavany au ministère de l'Agriculture et de la Pêche (1998-2002) et actuel président du Conseil général de la Drôme depuis 2004. Il a annoncé qu’il ne se représentera pas aux élections départementales de mars prochain. Les républicains auront toute liberté de ne pas élire son candidat, Gérard Chaumontet (à droite), vice-président du département de la Drôme chargé de l'économie.

Pas de sanctions mais "des consignes de vote"

L'effet Charlie ? Finie la liberté d'expression des parlementaires socialistes: l'organe du parti les rappelle à "leurs obligations" et leur imposera ses "consignes de vote". Confronté au "vent de révolte" de "frondeurs" socialistes contre la Loi Macron qui a été adopté en force et, sans vote, avec recours à l'article 49.3 par le Premier ministre, l'exécutif a senti passer le "vent du boulet."
VOIR et ENTENDRE qui pensait en que le 49.3 est "une violation des droits du Parlement, une brutalité, un déni de démocratie, une manière de freiner ou d'empêcher la mobilisation", le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui en 2006, s'en prenait alors au premier ministre Dominique de Villepin, lequel avait choisi d'engager la responsabilité de son gouvernement sur le Contrat première embauche (CPE) en ayant recours au 49.3.


Coup de force interne: silence dans les rangs !

Une mise au pas au nom de la règle de "l’unité de vote de leur groupe": le bureau national du Parti socialiste donnera maintenant "ses consignes sur les textes après audition du gouvernement". Et si les consignes ne sont pas respectées ? Le bureau prévient que "tout manquement aura les conséquences prévues par les règles internes". Un rappel au règlement justifié par "la cohésion qui ne discute pas".

Le premier secrétaire coopté du "politburo" PS s'est dit satisfait d'un vote interne qui n'a pas donné lieu à une seule voix contre. "C'est un signe positif, encourageant," a estimé l'ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis. La résolution a été votée par 29 voix pour, neuf abstentions et trois non participation au vote.

Le bureau national met son grand malaise sur la place publique


Une direction du parti assise entre deux chaises 
Les petits soldats du PS devront marcher au pas cadencé par le parti, mais s'il y a bien eu un rappel à l’ordre, c'est "un geste... pour les frondeurs", selon France Info !
"Il n'y a pas eu de division interne", commente le premier secrétaire du Parti socialiste.

 Dans sa résolution, le bureau national penche du côté "frondeurs"
Il a en effet concédé une circonstance atténuante aux députés qui ont critiqué le projet de loi Macron. Le bureau a avoué qu'il a été mis devant le fait accompli sur le nombre de dimanches ouverts au commerce. 
Le bureau réclame même un réexamen de ses propositions en seconde lecture. C'est un geste en faveur de ceux et celles qui veulent débattre et qui n'a pas échappé à Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice et membre de l'aile gauche du PS.
"Jean-Christophe Cambadélis a bien rappelé qu'un certain nombre de nos propositions faites au nom du bureau national n'avaient pas été prises en compte et qu'il souhaite qu'en deuxième lecture, ça puisse être entendu." 

VOIR et ENTENDRE quelques réactions au "caporalisme" (J.Guedj) de l'exécutif socialiste:



Nul ne sait sur quel pied danse le "frondeur" Jean-Marc Germain...
Tandis que Didier Guillaume fait valoir qu' "un parti politique n'est pas une association, c’est un endroit où on vote des lois," le député (PS, Seine-et-Marne) Eduardo Rihan-Cypel a ajouté sur Sud Radio: "Un parti, ce n’est pas un club de boules." Tous sont-ils donc satisfaits du déroulé du bureau national? L'élu originaire du pays de Lula se félicite en tout cas de "la restauration de l’autorité et le maintien de l’unité du PS". N'en déplaise à Valls, "les sanctions n’étaient pas l’objet du BN", a-t-il même assuré en avalant son petit quatre-heures... 
Le député PS des Hauts-de-Seine assurait devant Nicolas Beytout sur le plateau de l'Opinion, il y a quinze jours: "On a appris à être un parti de gouvernement mais pas au gouvernement." 

Le 25 février 2015 Jean-Marc Germain, était l'invité de Guillaume Durand sur LCI
"oui mais à condition qu'on garde quand même la possibilité pour un député d'avoir une liberté de vote et de conscience...il s'agit pas que ça se répète, il s'agit de vérifier que ça ne porte pas atteinte à la majorité."

Il fait aussi des aveux intéressants sur d'autres sujets

"Au fond, ça arrange les consommateurs de pouvoir aller faire ses courses le dimanche n'importe où." 

Autre remarque savoureuse sur les ressources sémantiques des parlementaires: "En 36, quand on a fait les congés payés,on n'a pas dit 'ça va vous empêcher de travailler pendant les vacances', on a appelé ça du ' temps libre'."




"Une deuxième question. Dans nos démocraties, qui doit avoir le dernier mot, le gouvernement ou le parlement? Dans toutes les démocraties du monde, à l'exception de la nôtre, c'est le parlement qui a le dernier mot. Regardez Obama, c'est un régime présidentiel. Quand il a voulu relever le plafond de la dette, il a proposé neuf budgets avant d'en faire accepter un." (...) "Est-ce qu'on dit qu'Obama est un président faible?"
"Parlons un peu des arrières pensées depuis le début de cette expérience à gauche." "Il faudrait que vous viviez de l'intérieur le parlement. Est-ce qu'on a parlé une seule fois de l'opportunité de passer de 5 à 2 dimanches ? Ce débat, il était interdit, interdit oui, et pourquoi est-ce que c'est monsieur Macron qui devrait avoir le dernier mot ? Le parlement a envoyé des dizaines de rapports, des rapports qui ont été commandés par toutes les majorités.(...)  Il y a régulièrement les mêmes rapports disant que ça ne créera pas d'emplois d'augmenter le nombre de dimanches (...) et ça détruira les petits commerces
"Il faut qu'on mette de la méthode mais l'élément central de cette méthode, c'est il faut un nouveau contrat de majorité, puisqu'on peut pas tout à fait faire ce qu'on avait dit. On a fait beaucoup de choses qu'on avait promises et maintenant on a une nouvelle page à écrire."  
"Tout ça sur papier avec des écologistes, avec des radicaux de gauche." "Si on a l'impression qu'il n'entendait pas l'intérieur du PS, ceux parmi les leaders du PS, Arnaud Montebourg  et Benoît Hamon, ils ont soutenu l'arrivée de Manuel Valls comme premier ministre."

Autres contre-vérités ou velléités...
Tout le monde à genoux...
"Parce qu'on savait qu'on allait arriver au pouvoir, on avait travaillé pour que chaque mesure qu'on propose soit financée, pour que ce soit adapté à la crise qu'on avait vécue [et surtout niée !], notamment cette emprise de la finance sur l'économie qui, quelque part, l'a étouffée. (...) Par exemple sur la loi bancaire, on a dû aller plus loin sans faire n'importe quoi: faut pas tuer les banques françaises."
"On n'a qu'à baisser l'impôt sur les sociétés, pour les entreprises qui investissent, l'augmenter sur celles qui versent des dividendes: c'est une proposition simple pour relancer l'investissement." 

jeudi 23 janvier 2014

Les Français ne veulent-ils plus que des bonnes nouvelles dans les media ?

C'est du moins la consigne de l'Elysée...

Le journal La Croix a bien collaboré

Intoxication
A en croire La Croix, "une grande majorité de Français compte(nt) sur 'le rôle des media d’information' pour faire leur choix au moment des élections municipales et européennes du printemps." La presse revendique ainsi ouvertement le droit, l'obligation de service public, d'influencer le vote des Français, de violer leurs consciences, à leur demande ! De la mission pédagogique de la presse à la consigne de vote, il n'y a qu'un pas. 

Six Français sur dix estimeraient que trop de place est accordée aux mauvaises nouvelles, selon une enquête publiée dans "La Croix" qui incrimine les media plutôt que la presse. "Les personnes interrogées pour La Croix par TNS Sofres diversifient leurs sources d’information. Las du pessimisme ambiant, les Français souhaitent en outre entendre ou lire davantage de 'bonnes nouvelles', constructives et porteuses de sens." On croirait entendre les recommandations du service de presse de la présidence de la République...

En fait, l'Elysée estime qu'il faut leur offrir le bon côté des choses
Triomphe de la volonté
Ils ont besoin de positif autant que d'un exécutif en déficit de confiance pour relancer l'économie, notamment l'emploi. 61% des Français estiment que "les media" d'information laissent trop de place aux mauvaises nouvelles, selon le baromètre annuel de La Croix et TNS Sofres, publié jeudi 23 janvier.

L'enquête, réalisée chaque année, montre que
les Français accordent davantage de crédit aux media en 2014, et non à la presse institutionnelle. En tête, la radio reste le media qui enregistre la plus grande confiance (à 58%), devant la presse écrite (55%), la télévision (50%) et internet (37%, +2 points sur une année).

La Croix a également demandé aux sondés leur opinion sur le traitement de quelques grands événements de 2013. A en croire les personnes interrogées, les medi n'auraient pas assez parlé de l'entrée de la Croatie dans l'UE (ce qui paraît être en fait le cadet de leurs soucis) ou de l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites. Et trop abordé la question du mariage pour tous ou l'affaire LeonardaA la vérité, ces deux événements ont été particulièrement mal gérés par Hollande et ont tellemment plombé sa popularité que l'Elysée appelle la presse à occulter davantage ce qui nuit à l'image présidentielle.   

Jamais les organes de presse ne sont mis en cause

La Croix flatte certains de ses confrères, bien que les journaux ferment les uns après les autres et se concentrent, le groupe Le Monde des trois millionnaires Bergé, Niel et Pigasse s'étant offert le groupe Nouvel Observateur. "Comment se fait-il, par exemple, que la méfiance récurrente à l’égard de l’indépendance des journalistes ne se confirme pas davantage dans l’opinion des Français sur la qualité de l’information, jugée plutôt favorablement ?" prétend-il contre toute vraisemblance, avant de s'enhardir dans le mensonge: " 2014 marque même à ce titre un sensible progrès par rapport à 2013…" 

La Croix poursuit dans les contre-vérités
Selon La Croix, "à l’approche de scrutins électoraux, les téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs (de journaux sur papier comme de sites en ligne) assignent aux media une mission pédagogique, attendant des clefs de compréhension permettant à chaque citoyen de se forger son opinion." Faux ! Les Français veulent de l'information factuelle et dénient aux "media" la prétention de cette prétendue mission d'explication et de pédagogie.  Même caressés dans le sens du poil, les gens (à la différence des "citoyens"?) rejettent les analystes inféodés et les décrypteurs auto-proclamés, tous militants anonymes en mission de manipulation des masses. Les "clés" fournies par eux n'ouvrent que les serrures choisies par le pouvoir et les citoyens ne le savent que trop. Leur donner accès à un monde des bisounours en décalage avec leur quotidien ne ferait qu'accroître le malaise de la population en prise - et aux prises - avec les difficultés de la vraie vie. 

La Croix et TNS Sofres se trahissent
L'inquiétude des pouvoirs publics a dicté cette enquête à l'approche des échéances électorales. "Alors que, ces dernières semaines, une partie de la presse s’est repue d’ 'affaires' où le et les politique(s) n’étaient guère envisagés avec beaucoup de hauteur, cette injonction – ou du moins ce souhait – sonne comme une invitation à remettre les pendules à l’heure." Ainsi les méprisants manipulateurs prennent-ils de la hauteur pour déplacer les responsabilités: étrangement, les Hollande et Gayet ne sont nullement villipendés, à la différence de la presse, un part seulement d'eux-mêmes - une minorité obscène dont ils ne sont évidemment pas - celle qui pourtant informe les électeurs des turpitudes adolescentes des amateurs aux affaires de l'Etat.
Les coupables sont les lecteurs et non les acteurs ! On comprend qu'ils puissent donc se tourner vers l'Internet... "Ils sont en revanche 2 % de plus (10 %) à s’informer d’abord via les sites Internet des titres nationaux", entre 2013 et 2014, admet TNS Sofres. Mais l'Elysée a donc décidé d'y mettre bon ordre, on a compris au moins cela, "avec sérénité et détermination", comme dit l'autre à Matignon, de "remettre les pendules à l’heure"... 

La Croix exécute les desiderata de l'Elysée
Cette presse indépendante là s'exécute. "Notre baromètre a introduit  cette année [à la demande] une nouvelle question sur le désir d’ "information positive". Un désir élyséen... "61 % des Français déplorent que les media fassent trop de place aux mauvaises nouvelles. On est tenté de rapprocher ce résultat d’un autre enseignement du sondage. En effet, le traitement copieux de sujets tels que l’élection du pape François ou l’hommage mondial à Nelson Mandela est jugé "équilibré". 
La Croix et TNS Sofres poseraient donc les "bonnes" questions et tireraient les "bonnes" conclusions. "Nous serions donc enclins à rechercher une information constructive, riche de sens et portant à l’action courageuse plutôt qu’à la délectation morose ?" La presse qui s'était abandonnée à de méchantes habitudes partisanes pendant cinq années de droite doit être reprise en main, ordre de l'Elysée: finis l'insolence, l'impertinence et le dénigrement systématiques. Désormais, l'information devra être constructive, ordre d'en-haut ! 
Najat Vallaud-Belkacem y veillera, comme elle veille à ce que les papas prennent leur part de congé parental ou que les petits garçons des écoles apprennent à être des fillettes et les filles des mecs, en étroite concertation avec le ministre de l'Education, Vincent Peillon, qui les encadrera quatre jours et demi plutôt que quatre.

Et les jugements de valeur continuent. 
La Croix et TNS Sofres annoncent un tri (sélectif!) du bon grain de l'ivraie. "Ce qui n’empêche pas une autre partie de nous-mêmes de se jeter sur des "unes" moins "relevées", signe bien connu de notre ambiguïté face aux media"… Plus que jamais, la presse de gauche se promet donc de renforcer sa mission de discrimination vertueuse. La Croix amorce le retour de la "Bonne Presse". 
Il faudra plus que jamais distinguer la presse noble de la masse des bien- nommés "mass media"...

mardi 1 mai 2012

Marine Le Pen (FN) ne donne pas de consigne de vote à la présidentielle


Hollande s'est d'ailleurs replié sur sa gauche



Marine Le Pen, 3e au premier tour;
célèbre Jeanne d'Arc
place de l'Opéra



 
Second tour: Marine Le Pen laisse ses électeurs choisir

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a annoncé mardi qu'elle votera blanc, au second tour de la présidentielle, et a laissé ses électeurs choisir entre les deux finalistes.

"Je n'accorderai ni confiance ni mandat à ces deux candidats (Nicolas Sarkozy et François Hollande)... Dimanche, je voterai blanc", a-t-elle déclaré devant ses troupes place de l'Opéra, à l'issue du traditionnel défilé parisien du 1er mai en honneur à Jeanne d'Arc.
Hollande a estimé que le FN a récupéré Jeanne d'Arc
L'humoriste de la gauche a commenté finement que "elle n'y est pour rien..."

"C'est à l'aune du mépris" de la droite comme de la gauche, "que j'ai fait mon choix.
Chacun d'entre vous, chacun d'entre nous fera le sien (...) C'est de notre avenir commun dont nous parlons, vous êtes des citoyens libres et vous voterez selon votre conscience, librement !", a lancé le "troisième homme" du premier tour, devant Mélenchon  pourtant crédité e la troisième position par les sondeurs militants. Quant aux sympathisants FN, ils criaient "kif kif" à propos des deux finalistes.

"Certains espèrent dans un semblant de patriotisme de droite, certains croient encore dans un certain semblant d'égalité et de fraternité de gauche. Je crois moi qu'il ne reste plus que l'illusion d'une certaine droite et l'illusion d'une certaine gauche. A titre personnel, je me détournerai de ces mirages", a insisté la patronne frontiste.
"J'aime trop mon pays, je vous aime trop pour vous engager sur une voie dont je sais pertinemment qu'elle représente un faux espoir, une nouvelle déception. Ces deux-là sont les représentants d'élites politiques qui défendent leurs intérêts propres", a-t-elle encore dit.

Saluant dans un discours d'une heure "l'extraordinaire réussite" que représente son score de 17,9% au premier tour, Marine Le Pen a jugé que "le peuple a fait exploser le bipartisme siamois patiemment construit".

"Près de 20% des Français ont brisé cette prison de la fausse alternance... Rien ne sera plus comme avant", a-t-elle lancé.

"Il n'y a plus de droite ni gauche. Ces deux faces du même système sont en train de se disqualifier, l'UMP aujourd'hui, le PS dans quelques mois (...) Nous sommes le rassemblement national, nous sommes le parti de la réconciliation de tous les Français", a poursuivi Marine Le Pen.


Marine Le Pen a également adressé ses piques à l'U.E.

Elle a ironisé sur le choix offert aux Français, résumé par ces questions "qui de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy appliquera le plus servilement la politique de rigueur ? ", "qui des deux se soumettra le mieux aux instructions de la troïka FMI-BCE-Commission européenne ?".
"Il n'y a plus d'élection présidentielle, elle s'est terminée ce 22 avril, (...) nous assistons maintenant à un concours de recrutement, à un entretien d'embauche pour engager un directeur des opérations de la BCE sous tutelle du FMI".
"Le 6 mai", a-t-elle ajouté, "ce ne sera pas un président qui sera élu, c'est un simple employé de la BCE, un sous-gouverneur des finances de Bruxelles, chargé d'appliquer les décisions de la Commission, et sans discuter encore, avec, permettez moi, compte rendu régulier à l'Allemagne de Mme Merkel".

François Hollande a annoncé sa volonté de ressusciter la gauche plurielle
Après avoir compâti sur leur sort, le candidat de la gauche s'est vite détourné des électeurs du FN. 
Pourtant, à Limoges, si Gro-Eva Joly (2,26%) était présente, Mélenchion (11% de communistes) était absent...

Le "changement maintenant", ce n'est donc rien d'autre que le retour aux années  1997-2002, celles du gouvernement Jospin. 
Enthousiasmant ?
Hollande annonce ainsi le retour des vieux rossignols: la Ch'tite Brochen-Aubry à Matignon ? 

Autant d'indices qui devraient booster les indécis de droite,  le 6 mai...


jeudi 13 octobre 2011

Arnaud Montebourg a la haine tenace envers F. Hollande et Martine Brochen-Aubry

Nono fuit ses responsabilités: il ne donnera pas de consigne de vote

Arnaud Montebourg ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour de la primaire d'investiture socialiste, qui opposera dimanche François Hollande à Martine Aubry, a déclaré jeudi l'un de ses porte-parole.
" Il ne donnera pas de consigne de vote, c'est la ligne directrice qu'il a depuis le début. A titre personnel, c'est à lui d'apprécier s'il souhaite faire part de son vote", a expliqué Géraud Guibert.

Le député de Saône-et-Loire avait créé la surprise au premier tour de la primaire, dimanche dernier, en recueillant 17,2% des suffrages.
La vraie surprise aurait été qu'il prît parti, car aucun des deux "impétrants" ne satisfait aux exigences du socialiste radical.
Sa préférence va en effet à Mélenchon !
Lien PaSiDupes

Le matamore a déjà renoncé

Il prétendait poser ses conditions et disait conditionner sa décision à la prise en compte par les deux candidats de ses thèmes de campagne (mise sous tutelle des banques, lutte contre la corruption, démondialisation...) et au débat télévisé qui les a opposés mercredi soir.

L'honorable site internet de Libération a encore fait de l'intox
Il a prêté à Arnaud Montebourg l'intention de soutenir François Hollande, "à titre personnel".
Le "troisième homme" de la primaire a dû démentir Libération sur Twitter : " Je suis surpris qu'on me prête une décision de soutien à l'un ou l'autre des candidats, que je n'ai pas prise ".


VOIR et ENTENDRE
l'arbitre de fortune:

mardi 11 mars 2008

Le PS ne veut pas du MoDem à Paris, mais l’accepte à Lille ou Marseille.

Le MoDem se vend au plus offrant mais ne trouve pas toujours acquéreur.
Les Ségollande nous refont le coup des divisions pour emporter le morceau dans tous les cas de figures. Ils sont de nouveau complémentaires. De même qu’à la Présidentielle, Sa Cynique Majesté Royal avait prétendu faire « cavalier seul » avec toute la logistique du PS mise à disposition par son concubin, de même aux municipales, son ex-concubin recommande-t-il des ententes locales, tandis que Désirdavenir Royal réclame un accord national, puisqu’elle se croit un destin national et travaille à sa propre carrière. A eux deux, ils ont toujours raison… Mais toujours tort, aussi !
Mais François Bayrou n’a jamais su prendre ses responsabilités.
Il a toujours été sous l’emprise des femmes : après la syndicaliste Monique Vuaillat (SNES-FSU) au ministère, la cheftaine des Guides, Marielle de Sarnez, en fait ce qu’elle veut au MoDem. Il a donc « décidé » de ne pas décider… Le MoDem ne donnera pas de consigne nationale de vote;
Bayrou ne sera ni lié personnellement à Sa Cynique Majesté Royal, ni responsable du passif du MoDem. Il ne revendiquera que l’actif, si toutefois sa carrière politique ne s’enlise pas à Pau..

Au cas par cas, des alliances contre nature
A Toulouse ou à Pau et Marseille, la droite aurait pactisé avec le MoDem, mais devant l’opinion, celui-ci, avec moins de 4% au plan national, veut d’autant plus donner l’illusion d’être maître du jeu. C’est oui à l’un, mais non aux deux autres : c’est la nouvelle politique, à la tête du client ! Le MoDem fera voter UMP à Metz, Nevers et Toulouse, mais ni à Pau, Aix-en-Provence ou Marseille . L’électeur comprendra peut-être…
A Marseille ou à Lille, en revanche, pour le PS et les Verts, le MoDem ne sent pas trop mauvais: faut-il qu’ils en aient besoin et ne soient pas trop regardants… Jean-Luc Bennahmias, un ancien trotskiste de la LCR, avait viré au Vert, mais n’a pas trouvé à se faire élire chez les écolos politiques, alors il s’est fait MoDem, où il a bien du mal. Difficile d’être MoDem ! En passant au rose, l’ex- trotskiste devenu Verts orangé est menacé de contravention par la population des électeurs.

Mais à trop se faire désirer, il peut aussi se faire refouler.
Ainsi, à Paris, le PS n’a pas besoin de Bayrou et ne veut pas s’en encombrer. Il n’est pas preneur et préfère le billet Verts qui rejette le ticket Orange, qui ne peut plus virer au bleu. Marielle de Sarnez, la MoDem locale, à force de baver sur tous, ne trouve pas de parti assez bon pour elle: ici les socialistes et là les Verts, tous l’accusent de la rage.
Si la lecture du message de l’opposition n’est pas lisible à l’échelon national, c’est qu’il est pour le moins brouillé! Et bien qu’il prétende avoir un rôle de rééquilibrage des forces politiques, le MoDem ne maîtrise rien.

Or, le vote sanction du gouvernement annoncé avant le scrutin par la presse dite dévouée à Sarkozy n’a pas eu lieu.
S’il fallait s’en convaincre, il suffirait de souligner qu’un rapport de 48 contre 46 au premier tour ne permet en rien de préjuger du second.
De plus, seulement 4 sur 23 ministres ou secrétaires d’Etat candidats au premier tour sont en mauvaise posture : ces résultats montrent que les Français ne sont pas mécontents de leur gouvernement et que la propagande de la gauche en faveur d’un vote sanction est un échec.

Et qui est-ce qui persiste à y voir un vote sanction et à réclamer, en vain, un accord national ? C’est Désirdavenir Royal… «Vous ne me déstabiliserez pas !», assure-t-elle.
Même pas déstabilisée par un vote sanction des alliances contre nature ?