POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est morosité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est morosité. Afficher tous les articles

dimanche 20 avril 2014

François Hollande a déjà démissionné

Le président qui en a marre: et nous, donc !

Alors qu'il faudrait redoubler d'efforts pour relancer l'activité du pays,
François Hollande est plus mou que jamais

"Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, 
ou aucune chance d'être réélu", a lancé Hollande à des salariés de vendredi 18,
peu après la constitution d'un "gouvernement de combat"


Son attitude défaitiste face aux réalités témoigne d'un refus de se battre. 
Avis de gros temps pour l’économie française. La croissance reste un thème de discours, mais reste de plus en plus insaisissable. Une sorte de rupture est apparue depuis l’automne comme si le pays s’acheminait lentement mais sûrement vers un début de récession. Certes, la consommation résiste encore et les grandes entreprises tournées vers l’international et dont la production est largement délocalisée, tirent leur épingle du jeu. Mais pour l’ensemble du tissu économique, la situation est de plus en plus difficile, comme en témoigne l’ampleur des destructions d’emplois depuis le quatrième trimestre de l’an dernier. 100 000 postes de travail ont ainsi disparu en 2012 et le mouvement se poursuit avec des prévisions pessimistes de l’Insee puisque le premier semestre 2013 pourrait enregistrer 75 000 pertes d’emploi supplémentaires, qui pourraient conduire le chômage à dépasser cette année la barre des 11%. Les carnets de commandes restent désespérément plats, tant le pessimisme est grand au sein des entreprises, surtout les petites qui restent l’arme au pied, 7% d’entre elles seulement envisageant de recruter du personnel dans les mois à venir.

François Hollande opère une reculade

au moment où il faudrait redoubler d’efforts en mobilisant les énergies pour relancer l’activité du pays
Il conforte la Commission européenne qui  prévoit aujourd'hui un déficit des finances publiques de 3,7% cette année, loin de l’objectif des 3% sur lequel le gouvernement s’était arcbouté pendant des mois. Au lieu de contester les chiffres de Bruxelles et de crédibiliser sa détermination verbale, le gouvernement en fait sa nouvelle référence. Une attitude défaitiste face aux réalités et qui témoigne d’un refus de se battre pour remonter le courant, alors qu'il ajoute de nouvelles dépenses publiques à celles qui continuent d’apparaître sournoisement, malgré ses appels à des économies sur le dos des Français et des coups de rabots souvent plus médiatiques que réels. 

Après Hollande, le déluge !

Dans cette atmosphère de renoncement, la morosité de la conjoncture pèse sur les rentrées fiscales, qui se révèlent déjà inférieures aux prévisions malgré les nouvelles hausses d’impôts -directs et indirects- annoncées. D’ici la fin de l’année, le manque à gagner pour le budget pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines de milliards supplémentaires. De sorte que le déficit global pourrait flirter avec les 4% du PIB. Avec les risques qui ne manqueraient pas de s’ensuivre sur son financement et une hausse inévitable des taux d’intérêt.

"Après moi, le déluge !"
(soit Louis XV, soit Mme Pompadour) 
Les Français ne consentent pas à des sacrifices qu'ils savent inutiles. Pour l’instant, l'Europe est divisée et la France profite de son indulgence patiente mais à bout. Le gouvernement kamikaze de Manuel Valls ne dispose d'aucune marge de manoeuvre et se trouve dans l'incapacité de proposer des remèdes efficaces. 
Pour conserver un niveau correct de popularité et préserver ses chances en 2017, Valls repoussera les réformes structurelles indispensables aux calendes grecques, car le découragement de la population et le laxisme de la majorité présidentielleambiant encouragent tous les groupes de pression, associations , réseaux et groupements d'intérêts qui profitent d’avantages particuliers, à durcir leurs positions pour maintenir le statu quo actuel. 
Et, face à une majorité qui se rebiffe,  ce n’est pas la menace de gouverner par ordonnance, au demeurant tout de suite désamorcée, qui permettra à un président dévalorisé dans l'opinion, au vu de sa chute dans les sondages, de s’attaquer au bunker si protégé de la dépense publique.

jeudi 23 janvier 2014

Les Français ne veulent-ils plus que des bonnes nouvelles dans les media ?

C'est du moins la consigne de l'Elysée...

Le journal La Croix a bien collaboré

Intoxication
A en croire La Croix, "une grande majorité de Français compte(nt) sur 'le rôle des media d’information' pour faire leur choix au moment des élections municipales et européennes du printemps." La presse revendique ainsi ouvertement le droit, l'obligation de service public, d'influencer le vote des Français, de violer leurs consciences, à leur demande ! De la mission pédagogique de la presse à la consigne de vote, il n'y a qu'un pas. 

Six Français sur dix estimeraient que trop de place est accordée aux mauvaises nouvelles, selon une enquête publiée dans "La Croix" qui incrimine les media plutôt que la presse. "Les personnes interrogées pour La Croix par TNS Sofres diversifient leurs sources d’information. Las du pessimisme ambiant, les Français souhaitent en outre entendre ou lire davantage de 'bonnes nouvelles', constructives et porteuses de sens." On croirait entendre les recommandations du service de presse de la présidence de la République...

En fait, l'Elysée estime qu'il faut leur offrir le bon côté des choses
Triomphe de la volonté
Ils ont besoin de positif autant que d'un exécutif en déficit de confiance pour relancer l'économie, notamment l'emploi. 61% des Français estiment que "les media" d'information laissent trop de place aux mauvaises nouvelles, selon le baromètre annuel de La Croix et TNS Sofres, publié jeudi 23 janvier.

L'enquête, réalisée chaque année, montre que
les Français accordent davantage de crédit aux media en 2014, et non à la presse institutionnelle. En tête, la radio reste le media qui enregistre la plus grande confiance (à 58%), devant la presse écrite (55%), la télévision (50%) et internet (37%, +2 points sur une année).

La Croix a également demandé aux sondés leur opinion sur le traitement de quelques grands événements de 2013. A en croire les personnes interrogées, les medi n'auraient pas assez parlé de l'entrée de la Croatie dans l'UE (ce qui paraît être en fait le cadet de leurs soucis) ou de l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites. Et trop abordé la question du mariage pour tous ou l'affaire LeonardaA la vérité, ces deux événements ont été particulièrement mal gérés par Hollande et ont tellemment plombé sa popularité que l'Elysée appelle la presse à occulter davantage ce qui nuit à l'image présidentielle.   

Jamais les organes de presse ne sont mis en cause

La Croix flatte certains de ses confrères, bien que les journaux ferment les uns après les autres et se concentrent, le groupe Le Monde des trois millionnaires Bergé, Niel et Pigasse s'étant offert le groupe Nouvel Observateur. "Comment se fait-il, par exemple, que la méfiance récurrente à l’égard de l’indépendance des journalistes ne se confirme pas davantage dans l’opinion des Français sur la qualité de l’information, jugée plutôt favorablement ?" prétend-il contre toute vraisemblance, avant de s'enhardir dans le mensonge: " 2014 marque même à ce titre un sensible progrès par rapport à 2013…" 

La Croix poursuit dans les contre-vérités
Selon La Croix, "à l’approche de scrutins électoraux, les téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs (de journaux sur papier comme de sites en ligne) assignent aux media une mission pédagogique, attendant des clefs de compréhension permettant à chaque citoyen de se forger son opinion." Faux ! Les Français veulent de l'information factuelle et dénient aux "media" la prétention de cette prétendue mission d'explication et de pédagogie.  Même caressés dans le sens du poil, les gens (à la différence des "citoyens"?) rejettent les analystes inféodés et les décrypteurs auto-proclamés, tous militants anonymes en mission de manipulation des masses. Les "clés" fournies par eux n'ouvrent que les serrures choisies par le pouvoir et les citoyens ne le savent que trop. Leur donner accès à un monde des bisounours en décalage avec leur quotidien ne ferait qu'accroître le malaise de la population en prise - et aux prises - avec les difficultés de la vraie vie. 

La Croix et TNS Sofres se trahissent
L'inquiétude des pouvoirs publics a dicté cette enquête à l'approche des échéances électorales. "Alors que, ces dernières semaines, une partie de la presse s’est repue d’ 'affaires' où le et les politique(s) n’étaient guère envisagés avec beaucoup de hauteur, cette injonction – ou du moins ce souhait – sonne comme une invitation à remettre les pendules à l’heure." Ainsi les méprisants manipulateurs prennent-ils de la hauteur pour déplacer les responsabilités: étrangement, les Hollande et Gayet ne sont nullement villipendés, à la différence de la presse, un part seulement d'eux-mêmes - une minorité obscène dont ils ne sont évidemment pas - celle qui pourtant informe les électeurs des turpitudes adolescentes des amateurs aux affaires de l'Etat.
Les coupables sont les lecteurs et non les acteurs ! On comprend qu'ils puissent donc se tourner vers l'Internet... "Ils sont en revanche 2 % de plus (10 %) à s’informer d’abord via les sites Internet des titres nationaux", entre 2013 et 2014, admet TNS Sofres. Mais l'Elysée a donc décidé d'y mettre bon ordre, on a compris au moins cela, "avec sérénité et détermination", comme dit l'autre à Matignon, de "remettre les pendules à l’heure"... 

La Croix exécute les desiderata de l'Elysée
Cette presse indépendante là s'exécute. "Notre baromètre a introduit  cette année [à la demande] une nouvelle question sur le désir d’ "information positive". Un désir élyséen... "61 % des Français déplorent que les media fassent trop de place aux mauvaises nouvelles. On est tenté de rapprocher ce résultat d’un autre enseignement du sondage. En effet, le traitement copieux de sujets tels que l’élection du pape François ou l’hommage mondial à Nelson Mandela est jugé "équilibré". 
La Croix et TNS Sofres poseraient donc les "bonnes" questions et tireraient les "bonnes" conclusions. "Nous serions donc enclins à rechercher une information constructive, riche de sens et portant à l’action courageuse plutôt qu’à la délectation morose ?" La presse qui s'était abandonnée à de méchantes habitudes partisanes pendant cinq années de droite doit être reprise en main, ordre de l'Elysée: finis l'insolence, l'impertinence et le dénigrement systématiques. Désormais, l'information devra être constructive, ordre d'en-haut ! 
Najat Vallaud-Belkacem y veillera, comme elle veille à ce que les papas prennent leur part de congé parental ou que les petits garçons des écoles apprennent à être des fillettes et les filles des mecs, en étroite concertation avec le ministre de l'Education, Vincent Peillon, qui les encadrera quatre jours et demi plutôt que quatre.

Et les jugements de valeur continuent. 
La Croix et TNS Sofres annoncent un tri (sélectif!) du bon grain de l'ivraie. "Ce qui n’empêche pas une autre partie de nous-mêmes de se jeter sur des "unes" moins "relevées", signe bien connu de notre ambiguïté face aux media"… Plus que jamais, la presse de gauche se promet donc de renforcer sa mission de discrimination vertueuse. La Croix amorce le retour de la "Bonne Presse". 
Il faudra plus que jamais distinguer la presse noble de la masse des bien- nommés "mass media"...

mercredi 10 août 2011

PS dépité: les notes française et britannique restent stables

Standard & Poor's juge stable la perspective des notes souveraines de la France



Les gouvernements sous le joug des agences de notation
, des experts sortis de nulle part et des observateurs véreux




S&P a déclassé les Etats-Unis de son triple A à AA+

Vendredi, cette agence de notation a assorti leur baisse de note souveraine d' une perspective négative , a déclaré Moritz Kraemer, cité par le quotidien économique allemand Handelsblatt.
" Nous signalons les risques que nous percevons par la perspective que nous attribuons ", a-t-il souligné. " Les agences de notation se voient en effet reprocher de ne pas avoir vu venir la crise économique et financière internationale. Les agences de notation ont d'ailleurs fait mieux en maintenant le niveau de notes des banques qui, dès 2007, avaient présenté comme sûrs leurs produits financiers à risques (subprimes).

Moritz Kraemer souligne en outre que "les Etats-Unis sont sous surveillance négative, et nous avons une perspective stable tant pour la France que pour la Grande-Bretagne, ce qui signale que du point de vue présent nous n'anticipons pas un abaissement dans les deux prochaines années. ".
Premier créancier des Etats-Unis, la Chine en profite pour fustiger la politique budgétaire inconsidérée d'Obama.

Le PS participe allégrement à la psychose

La délectation morose de l'opposition
Face à la panique des derniers jours, déclenchée par l'abaissement de la note de la dette américaine en fin de semaine dernière, le président français Comme les autres chefs d'Etat européens, avait envoyé un signal de sérénité, en poursuivant ses vacances tout en restant en alerte. Cédant en revanche à cette panique, mais affectant un soudain sens des responsabilités, les candidats en campagne pour la primaire de la prochaine présidentielle se sont exprimés avec gravité. Dans le public, le pire trouve toujours un meilleur écho que la sérénité.

=> La décadence américaine ouvre la voie à tous les amalgames

Réactions du PCF et du PRG à la dégradation du "tigre de papier"
=> Observateur passif, le PCF a livré une réaction pessimiste et aigre à cette dégradation par l'agence Standard and Poor's . " Il s'agit certes d'une première dans l'histoire des USA et la manoeuvre vise aussi à accréditer l'idée qu'aucune nation, pas même une des premières puissances mondiales n'est à l'abri. C'est surtout la confirmation que ce sont les marchés financiers qui commandent (...) Les répercussions sur l'économie mondiale vont être terribles et ce n'est pas une réunion du G7 qui mettra un terme à cette danse macabre, car plus les gouvernements et les Etats se plient à la loi des marchés et plus ces derniers en exigent. Il faut donc regarder ailleurs ! Vers une refonte complète des institutions financières internationales, une monnaie commune mondiale pour briser les reins de la spéculation financière, la taxation des transactions de capitaux et profits financiers et le pouvoir aux citoyens et pas aux marchés !"

-> Pour le commentateur Jean-Michel Baylet, président du PRG, candidat à la primaire socialiste, cette décision de Standard and Poor's frappant la dette à long terme des Etats-Unis " est un véritable défi lancé par les marchés financiers à la première puissance mondiale. Face à cette situation, inimaginable il y a encore quelques mois, les Etats doivent prendre la mesure du danger et réagir contre des spéculateurs qui n'attendent que de faire du profit sur leur faillite".

Les socialistes s'amusent à nous faire peur

Chacun défile devant les caméras pour ajouter une épaisse couche
Ils ont en commun de nous certifier qu'ils savent ce qu'ils faut faire, mieux que quiconque. Même qu'ils feraient, à la différence donc de leurs camarades socialistes européens aux affaires... -les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire.

=> Côté jardin, avec sa mine d'enterrement des mauvais jours, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius a assuré que " les socialistes sont des gens budgétairement sérieux ". A cela près que les dernières dévaluations françaises leur sont imputables

=> Très limité, le mono-maniaque Harlem Désir, patron par intérim du PS, a demandé mardi 9 août au gouvernement " des mesures immédiates de lutte contre les déficits", appelant à la suppression de " tous les cadeaux fiscaux aux plus favorisés" dès le projet de loi de finances (PLF) 2012. "

Du côté cour des candidats à la primaire
=> Si François Hollande est hostile à la "règle d'or", c'est aussi parce qu'il veut des actes immédiats: cette réforme "telle qu'elle a été votée par la majorité, est factice, puisque son application n'est pas prévue avant 2013", estime-t-il, suggérant que le gouvernement ne fait donc rien et que les déficits publics baissent, si peu soit-t-il au lieu d'augmenter, par l'action de Fillon du saint esprit. Il a proposé que le PLF 2012 comporte l'engagement de la France "à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% (de déficit public) en 2013".

=> Idem pour Ségol'haine Royal. Avec Manuel Valls, elle réclame des engagements dans le prochain budget. Ils se disent "prêts à discuter " avec le chef de l'Etat, mais à la condition que Nicolas Sarkozy ajoute notamment un volet à la règle d'or, celui d'une meilleure justice fiscale, en supprimant ...les niches fiscales, comme si leur nombre n'avait pas été déjà sensiblement réduit. Le gouvernement a d'ailleurs laissé entendre qu'il pourrait en supprimer de nouvelles, auquel cas les deux lascars s'en attribueraient le mérite.

=> Pour Martine Aubry, "
si on tient ses engagements en matière de désendettement, il n'y a pas besoin d'inscrire une 'règle d'or' dans la Constitution. Il vaut mieux faire, que dire
," polémique l'un de ses nombreux petits porte-parole, Olivier Dussopt, l'Ardéchois aux dents longues.

strong>=> Thuriféraire socialiste, Elie Cohen, économiste au CNRS, incarne à lui seul les postures politiciennes socialistes, pour l'heure particulièrement déplacées. Il juge que " les socialistes ont fait preuve de responsabilité en déclarant d'emblée que s'ils venaient au pouvoir ils tiendrait l'engagement de 3% (de déficit public) en 2013". Pour agir, il suffit pour lui de parler...

Jacques Attali, économiste, écrivain, éditorialiste, est un des fondateurs de Slate.fr dont il préside le conseil de surveillance. 'Gravement' sombre parmi les sinistres, il assure que si les hommes politiques se conduisent enfin en hommes d'Etat et prennent la mesure de la gravité de la situation, les solutions existent pour sortir l'Europe de la crise. Cette affirmation est reprise en boucle au PS.
Ainsi la morosité socialiste a-t-elle de beaux jours devant elle: quand ils sont Français, les socialistes la cultivent, tandis que leurs homologues grecs et espagnols basculent dans l'insolvabilité et peut-être aussi aux Etats-Unis, où la gestion des Démocrates a amené les agences de notation à dégrader leurs notes. Vont-ils se conduire "enfin en hommes d'Etat" ?...

On comprend dès lors que l'internationale socialiste unanime mettent maintenant les agences en cause.
En septembre 2010, la Communauté urbaine de Lille a manifesté sa crainte d'être notée par Standard & Poor's en refusant son évaluation financière. Le premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé que ce retrait n'a en rien altéré sa capacité d'emprunt, précisant que la communauté urbaine a désormais recours à l'emprunt bancaire.

Après le complot contre DSK et la rumeur contre la Ch'tite, le catastrophisme

=> < Aubry refuse l'évaluation financière de sa communauté urbaine
Dès juin, dans une tribune publiée sur le site internet de ...Libération, la candidate Aubry à la primaire socialiste pour 2012 jugeait que la Banque centrale européenne (BCE) "doit intervenir massivement sur le marché de la dette pour éviter l'implosion de la zone" euro. Pour elle, "la situation européenne prend aujourd'hui un tour extrêmement préoccupant".

=> Attali sape le moral des Français.
" Les marchés ne laissent aucun répit aux peuples aussi longtemps que les hommes politiques ne se conduisent pas en hommes d’Etat," assène le militant socialiste. Jacques-le-fataliste va jusqu'à poser la question qui alarme les populations: "Tous ruinés dans dix mois ?" Le pire trouve toujours plus d'écho que la sérénité dans le public.
A tout hasard, Attali met en garde
Dans sa version littéraire du "vent de révolte" attendu par la coquecigrue picto-charentaise, le dramaturge mitterrandien prévient: " Les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire
".

Jean-Michel Baylet, radical de gauche, fils de... et homme de presse lui-même, a encore pris la parole ce matin pour dire que ses alliés ont tous bien parlé, mais à cette différence près que Nicolas Sarkozy a fait. Et même qu'il a fait pour le mieux dans l'adversité. Le vilain petit canard va prendre un coup de bec de l'une ou l'autre des canes dominantes.

Les agences de notation ne prévoient pas de déclasser la France

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, appelle les gouvernements européens à agir sur les déficits budgétaires et la dette, notamment l'Espagne et la Grèce. En France, la situation mensuelle budgétaire s'est légèrement améliorée à fin juin.

L'intox ou info ? Les agences soufflent le chaud et le froid
Les bourses internationales font les montagnes russes. Les notes de la France et de la Grande Bretagne ne devraient pas être baissées au cours des deux prochaines années, a déclaré mardi 10 août le directeur des notations de l'agence Standard and Poor's en Europe. Paris et Londres bénéficient toujours d'une perspective stable sur leur triple A, a déclaré Moritz Kraemer.
Mais, concurrente de Standard & Poor's, l'agence de notation Fitch a d'abord maintenu la pression et estimé que l'incertitude en Europe affecte beaucoup la France. Mais aujourd'hui, en milieu d'après midi, Fitch a réaffirmé le triple A français avec perspective stable. Sur quelles bases nouvelles dont elle n'avait pas eu connaissance ?
Quant à Gary Jenkins, économiste à la banque d'investissement Evolution Securities, un brin amer que la France réussisse mieux que les USA, pourtant à l'origine de la crise des subprimes en 2007, il estimait mardi qu' "il est difficile d'imaginer qu'ayant dégradé les Etats-Unis, S&P ne dégrade pas aussi au moins un des autres membres du club triple A".

Concernant la France, Standard & Poor's reste positif

N'en déplaise au PS, la France tiendra ses engagements pour conserver cette note qui lui permet de se financer aux meilleures conditions sur les marchés financiers, a déclaré mardi matin la ministre du Budget Valérie Pécresse.
Mais la presse d'opposition évoque de moins bons ratios budgétaires de la France dans le groupe des "triple A" de la zone euro (France, Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande et Luxembourg).
Or, cette presse militante évite de souligner quelle est la tendance , car la courbe de la dette française est la plus favorable. Le déficit du budget de l'Etat français s'établit en effet à 61,3 milliards d'euros à fin juin contre 61,7 milliards un an plus tôt, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.


La France prépare déjà la rentrée

Le gouvernement a maintenant choisi de se réunir autour du président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre
, François Fillon: outre les ministres concernés, François Baroin, Valérie Pécresse et Jean Léonetti, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, est convié. La présence du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, souligne bien que la France n'envisage pas une réaction purement franco-française.
Paris veut montrer qu'il fera tout pour maintenir sa note « triple A », quitte à donner un nouveau tour de vis aux finances publiques. En ligne de mire, notamment, les quelques 500 niches fiscales. « Les arbitrages ne sont pas encore rendus à cette heure», assurait-on dans l'entourage du ministre du Budget, Valérie Pécresse. Le gouvernement, qui s'est engagé à les réduire de quelque 3 milliards d'euros par an en 2012 et 2013 après les avoir déjà rabotées de 11 milliards cette année, devrait aller au-delà encore. Sans entrer dans les détails, Valérie Pécresse a admis mardi sur RTL que l'exécutif était prêt à consentir «davantage d'efforts» pour contenir les déficits.

Les candidats socialistes en campagne "have a dream"

Ils rêvent que la note de la France soit abaissée avant l'ouverture de la campagne présidentielle ...

Et ils s'y emploient !
Ainsi, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, refuse le dialogue.
Le mardi 9 août, il a en effet affirmé son opposition de fond à l'adoption de la "règle d'or" budgétaire. Le projet de loi qui l'institue a été adopté par l'Assemblée et le Sénat avec les seules voix de la majorité. Sans le PS, le gouvernement ne pourra donc pas réunir la majorité des 3/5e requise au Congrès pour faire inscrire cette réforme dans la Constitution.
Radical (ou borné), le malfaisant Nono Montebourg argue que la règle d'or constituerait "la fin de la politique". "Approuver la règle d'or, c'est la victoire des marchés et la fin de la politique : les peuples perdent la liberté de faire autre chose que ce que les marchés ont décidé", a jugé le député de Saône-et-Loire. S'inscrivant dans une logique de conflit politique, l'aspirant président oppose une fin de non-recevoir au gouvernement. Dans l'intérêt de la France et des Français.


lundi 3 janvier 2011

Coupe du monde: les 'Bleus' seraient champions de ...pessimisme !

Les sondeurs, réseaux de manipulateurs citoyens de l'opinion ?
Yahoo! Actualités n'a vraiment pas peur du ridicule


Idéologie et militantisme mènent à l'indécence
Pour attirer le chaland grognon, Yahoo! titre "Etre Français, c'est l'enfer". Et certains s'en convainquent donc et se lamentent. Mais être Irakien ou nord Coréen serait le rêve. Et les mêmes s'en persuaderaient aisément, puisque l'opposition leur répète jour après jour. Nous avons pourtant les meilleurs systèmes de solidarité sociale et éducatif au monde, une culture que nous envie l'univers entier et les filles les plus belles de la planète, une gastronomie inégalée et, malgré une courtoisie et une arrogance que les étrangers nous laissent volontiers, on pourrait penser que les Français ont tout pour être heureux. Eh bien, non !
En guise de voeu de santé et de prospérité, un sondage BVA-Gallup réalisé dans 53 pays est venu nous détromper: "Les Français champions du monde du pessimisme en 2011"
Gallup, qui fournit des analyses à la Commission européenne, est une entreprise américaine.

La Grèce, l'Irlande et l'Espagne ont atteint le 36e dessous, ou l'approchent, quand ils échappent aux émeutes de la misère, mais les Français auraient aussi bien des raisons d'être moroses, selon BVA. Car le pire resterait à venir, puisqu'il nous a été épargné en 2010. Pour les Cassandre de BVA, il n'est pas concevable que l'année qui s'ouvre puisse être celle du redressement.
Les Bleus de la sélection de Ray Domenech BVA seraient 61% à déclarer que la nouvelle année sera synonyme de difficultés économiques, ce qui, admettons-le, est une question assez floue pour emporter l'adhésion des plus ronchons d'entre nous, contre 28% en moyenne dans le monde, 22% en Allemagne, 41% en Italie, 48% en Espagne et 52% au Royaume-Uni.
Les populations qui subissent un pouvoir anti-démocratique ou la guerre, seraient plus confiantes en l'avenir.

Le pessimisme des Français (et de BVA) a augmenté de dix points sur l'an dernier. Car les agriculteurs et les fonctionnaires qui ne se sont jusqu'ici jamais plaints, seraient aujourd'hui au bord de la crise de nerfs.

Les Français sont-ils à ce point indécents ?

Concernant leur situation personnelle, les Français interrogés disent craindre à 37% qu'elle se dégrade, ce qui place le pays dans le "Top 5" mondial des pessimistes, avant ...l'Afghanistan et ...l'Irak !

S'agissant de l'évolution du chômage, la France baignerait dans la "sinistrose", puisque 67% des personnes interrogées estiment qu'il va augmenter, ce qui inscrit la France à la troisième place du podium des pessimistes, avec (67%) derrière le Royaume Uni (74%), les Pakistanais (72%), mais devant les Russes (65%).
C'est tellement cohérent que l'Espagne socialiste arrive en tête avec 20,3% de chômeurs (deux fois plus que la France !), l'Autriche fermant la marche avec 3,8 % de sa population active inoccupée. L'Allemagne et la France affichent des taux inchangés de respectivement 6,9% et 10 %.

Comment se fait-il que cette pseudo étude paraît en ce début d'année, un mois après sa réalisation ?
Les sondeurs auraient-ils choisi une fin de mois (30 novembre au 1er décembre) pour conditionner leurs 979 sondés (âgés de 18 à ...65 ans et donc pas tous concernés!) ?

Rien de scientifique dans ces prises de température anonyme et à distance
Qui vérifie les chiffres des entreprises commerciales de sondages? Les socialistes Roland Dumas et Jacques Vergès peuvent-ils exiger leur recomptage ? Que le PS lui accorde quelque crédit, n'est-il pas le mauvais signe d'une intox ?

A l'inverse, l'Asie, l'Amérique du Sud et l'Afrique ont confiance dans leur avenir économique. Ainsi, les pays émergents et du tiers-monde, plus pauvres mais à forte croissance et moins gâtés, nous donnent une leçon d'optimisme: ils voient l'avenir avec confiance. Au Brésil, en Inde et en Chine, près de la moitié des sondés (49%), à condition qu'ils aient le téléphone, jugent que 2011 sera une année de prospérité économique.

Les entreprises françaises devraient-t-elles se délocaliser en Iran ou en Irak, et aller recruter des salariés heureux au Pakistan ou en Afghanistan ?

A savoir
Un sondage Gallup sur la sécurité en Algérie, pays où il fait bon vivre ?

Pour l'entreprise américaine, le pessimisme économique d'une population semble être indépendant de son sentiment de sécurité. A peine 39 % des Algériens affirment en effet se sentir en sécurité lorsqu'ils sortent la nuit dans les rues de leurs villes, ce qui ne les empêcherait donc pas de voir l'avenir en rose. Les pays qui se rapprochent le plus de l'Algérie sur cette question sont en réalité l'Afghanistan (37 %) et l'Irak (34 %), à savoir des pays qui sont encore déchirés par des guerres et des violences, mais dont les habitants ne broient pas pour autant du noir ! Peut-être (un peu) les femmes un peu tout de même ? Et Gallup peut-il garantir à l'irakienne Sakineh une année 2011 souriante
?
Dans une carrière de pierres, en pleine expansion économique ?

Le pessimisme est un luxe
C'est un droit acquis auquel la gauche et les syndicats français sont très attachés.

lundi 26 juillet 2010

L'opposition sape le moral des ménages

La crise est-elle seule responsable de la morosité ?

Les Français ne paient pas seulement les frais de la crise internationale

Les ménages français sont aussi pessimistes sur la situation économique en juillet qu'en juin, l'indicateur qui mesure leur moral s'est stabilisé 'à un bas niveau' (- 39 points), a annoncé jeudi 22 juillet l'INSEE. Mais l'indicateur qui mesure l'opinion des ménages sur la situation économique a baissé depuis le début de l'année, chutant de 9 points depuis janvier, selon l'Institut national de la statistique.
En juillet, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle se dégrade (- 2 points, à - 28) mais leur opinion sur leur situation financière personnelle future est stable, tout comme sur l'opportunité de faire des achats importants.
Comparé à juin, les ménages estiment plus difficile d'épargner en juillet alors qu'ils jugent le moment plus opportun pour le faire (+ 8 points). Selon eux, leur capacité à épargner dans les mois à venir se dégraderait (- 3 points). De même, les craintes des ménages vis-à-vis du chômage persistent selon l'INSEE.

Querelle aile gauche-aile droite du PS au détriment du pays

Lorsque, début mai 2010, François Fillon annonça la décision de geler les dépenses de l'État pendant trois ans, les socialistes intensifièrent leur dénonciation du «plan de rigueur» du gouvernement sur l'air du «on l'avait bien dit». «C'est un vrai coup de bambou qui tombe sur les Français (…), un plan de rigueur, un plan d'austérité, d'une sévérité sans précédent», déplora Benoît Hamon, le porte-parole officiel du PS, inconscient peut-être, mais plus sûrement ravi du coup qu'il pouvait porter au gouvernement, au détriment des Français.
Le premier ministre se préoccupe du moral des troupes et refuse de parler de rigueur, mais les socialistes -constructifs- trouvent leur plaisir dans la démoralisation des électeurs.

Le tir de mortier PS fera des victimes bien au-delà du gouvernement

=>
L'ancien ministre de l'Économie n'a pas tardé à se positionner face à Benoît Hamon.

Michel Sapin assura en effet qu'«il faut arrêter de jouer sur les mots car, en réalité, c'est une rigueur gigantesque qui est programmée».
=> Pour Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission des finances à l'Assemblée nationale, le premier ministre s'abrite derrière la crise grecque pour annoncer un plan de gel des dépenses publiques bâti depuis plusieurs mois. «Ce n'est que la confirmation, dans une mise en scène dramatisée, du programme de stabilité transmis par la France aux autorités communautaires en janvier, soit avant le début de la crise grecque», a dénoncé Jérôme Cahuzac dans Le Monde.

Et que propose invariablement le PS ?
Annuler le bouclier fiscal !

Claude Bartolone n'en démord pas sur France 2. «Je pense que le gouvernement devrait revenir sur les baisses fiscales qu'il a accordées pour essayer de faire face aux déficits plutôt que de donner l'impression qu'il veut redonner un nouveau tour de vis social».

Or, Bartolone est ce brillant gestionnaire qui a fait ses preuves à la présidence du CG socialiste de Seine-Saint-Denis en plombant lourdement le budget de son département avec des emprunts toxiques. Un joueur de poker de cette envergure est-il donc habilité à distribuer des conseils de bonne gouvernance ? Ce qu'il est parvenu à faire dans le 9 Cube doit être évité à la France.
Lire PaSiDupes

La démagogie socialiste autorise toutes les incohérences
Dans la majorité, on se gausse de l'attitude des socialistes qui votent le lundi le plan d'aide à la Grèce, mais qui dénoncent le vendredi les mesures gouvernementales pour éviter qu'une telle crise ne se produise en France. Au PS, on voit le piège et on tente de sauver la face en rappelant que si les parlementaires ont voté le plan d'aide, ils en ont dans le même temps dénoncé les contraintes, à savoir, la cure d'austérité imposée aux Grecs. Au PS, on sait tout faire: tout et son contraire.
Lire aussi PaSiDupes sur le problème que pose au PS l'Espagne socialiste dans la tourmente

Le PS boit et la France trinque


Ces prises de parole multiples mettent au jour la bataille entre l'aile gauche et l'aile droite du parti qui se joue Rue de Solferino. L'opinion ne réalise pas que le harcèlement du gouvernement préjudiciable à l'ensemble de la collectivité est en fait la résultante des luttes internes au PS pour la prise du pouvoir.

=> Quand les partisans de Dominique Strauss-Kahn évitent de hausser le ton contre un plan d'aide à la Grèce auquel le directeur général du FMI a largement contribué, les tenants d'un virage à gauche du PS ont du mal à retenir leurs coups.

Les Français cotisent pour la schizophrénie socialiste

Les sujets propres à renvoyer l'image d'un PS écartelé entre ses deux tendances ne manquent pas et entre ces deux camps, la tension est vive.
=> La participation en mai d'un représentant du PS au meeting unitaire de la gauche contre la réforme des retraites a provoqué un
coup de colère du maire socialiste de Quimper, Bernard Poignant. Il a dénoncé «une forme de schizophrénie de la direction du PS» : « J'entends à la fois une partie de la direction appeler Dominique Strauss-Kahn à sortir du FMI pour entrer dans la compétition présidentielle et, de l'autre côté, j'entends qu'une autre moitié de la direction participe à un meeting autour d'Olivier Besancenot Jusqu'à présent, Martine Aubry a réussi à naviguer entre deux eaux, mais les acteurs des primaires risquent fort de lui appuyer sur la tête.

Pince-mi et pince-moi sont dans un bateau
Quant aux Français dans la tempête, tandis que le PS sabote les canots de sauvetage, ils devront s'en remettre au maître nageur et aux bouées du gouvernement.

vendredi 26 septembre 2008

Le moral des Français gagne + 3 points en septembre, malgré les attaques de l’opposition

+ 8 points , leurs perspectives d'évolution du niveau de vie
L’opposition lasserait-elle l’opinion par ses attaques incessantes ?
Considérant la manipulation médiatique subie par l'opinion, jour après jour, les Français résistent bien et ne sont pas encore saisis de panique: les efforts de la presse militante sont encore restés vains... Pour combien de temps?

Avec un indicateur à -44, contre -47 en juillet, en hausse de trois points, le moral des ménages français reste en effet imperméable aux incitations à la morosité. Envers et contre tout, le moral des Français(es) s'est amélioré en septembre 2008 par rapport aux mois précédents, selon l'enquête mensuelle de conjoncture menée auprès des ménages par l'INSEE.

Selon l'INSEE, ces derniers mois, l'indicateur avait continuellement diminué, jusqu'à atteindre des niveaux jamais enregistrés depuis sa création en janvier 1987.
La hausse la plus nette en septembre concerne l'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France (+ 8 points : le solde passe de -59 à -51), tandis que la perception des ménages sur leur situation financière personnelle passée et future s'est améliorée modérément (respectivement +2 et +3 points).

Le solde sur l'opportunité de faire des achats importants en septembre est pour sa part quasiment stable (+1 point). Les ménages sont moins nombreux qu'en juillet à constater des hausses de prix et moins nombreux à en attendre.


Enquête réalisée par téléphone du 1er au 20 septembre auprès d'environ 2.000 ménages.

lundi 28 avril 2008

Bilan d’une seule année de Sarkozysme

Pour relativiser les critiques de la gauche
Alors que Nicolas Sarkozy va bientôt fêter sa première année à l'Elysée, le climat du pays, à en croire des sondages, serait à la morosité, voire à la déception. Pourtant, près de 50 % de ses 490 promesses de campagne ont été réalisées ou sont engagées. Ce chiffre provient du baromètre de la réforme réalisé par l'Institut Thomas-More dont Le Figaro Magazine a publié en exclusivité les principaux résultats sur les 13 réformes qui comptent. Ce pourcentage grimpe à plus de 56 % pour les 60 principales promesses, comme la réforme des régimes spéciaux de retraite, l'abaissement du bouclier fiscal à 50%, la création des peines planchers pour les multi-récidivistes, la fin de la carte scolaire, etc...
Ce décalage entre l'engagement des réformes et la perception par les Français de leur réalité, qui a de multiples causes, devrait s'estomper lors des trois mois à venir. Un grand nombre des réformes promises vont en effet se Concrétiser peu à peu : loi de modernisation du marché du travail, retraite après 41 annuités, réforme des institutions, loi de modernisation de l'économie... tous ces chantiers seront normalement menés à bien avant l'été et permettront à Nicolas Sarkozy de dire qu'il a mené en un peu plus d'un an « les plus vastes réformes depuis 1058».
1 – POUVOIR D’ACHAT
• Payer toutes les heures supplémentaires au moins 25 % déplus que les heures normales et les exonérer de toute charge sociale et de tout impôt. Cette mesure, qui devra être prise à la fin 2007 s'appliquera dans le secteur privé comme le secteur public..........................RÉALISÉE
• Supprimer, à l’été 2007, les droits de donation et de succession pour 90 à 95% des familles françaises.......................................................MODIFIÉE
• Augmenter de 25 % le minimum vieillesse…………………………………EN COURS
2 – EMPLOI et MARCHE du TRAVAIL
• Créer un contrat de travail unique: plus souple pour les entreprises et plus sécurisant pour les salariés car à durée indéterminée pour tous.............................................ABANDONNÉE
• Créer un Service public de l'emploi qui regroupera l'ANPE, l'Unédic, les maisons de l’emploi........................................................RÉALISÉE
• Supprimer le système des préretraites et permettre au salarié de rester au travail au-delà de l'âge de la retraite, si l'employeur et le salarié sont d'accord.............................EN COURS

3 – CROISSANCE et MODERNISATION DE L’ECONOMIE
• Supprimer l'imposition forfaitaire annuelle, réformer la taxe professionnelle, rapprocher
progressivement le taux de l'impôt sur les sociétés de la moyenne de l'UE à 15........EN COURS
• Introduire la possibilité pour ceux qui sont assujettis à l'ISF de déduire de cet impôt par exemple jusqu'à 50 000 euros à condition de l'investir dans les PME................. RÉALISÉE
• Baisser le taux de TVA en matière de restauration dans le cadre d'un accord global à définir..........................................................NON REALISEE

4 – RETRAITES , SECURITE SOCIALE, PROTECTION SOCIALE
• Réformer les régimes spéciaux de retraites.................................................RÉALISÉE
• Créer une franchise médicale sur les 10 ou 15 premiers euros de dépenses de santé à l'année qui se substituera au 1 euro forfaitaire…......................................................MODIFIÉE
• Verser une allocation familiale dès le premier enfant ………..............……………NON ABORDEE

5 – RECHERCHE, INNOVATION, ECONOMIE DE LA CONNAISSANCE
•Augmenter les dépenses liées à l'enseignement supérieur de 5 milliards d'euros d'id à 2012 et celles liées à la recherche de 15 milliards d'euros d'ici à 2012............................EN COURS
• Favoriser le développament des jeunes entreprises innovantes en biotechnologies, en dynamisant l'environnement fiscal et financier dans lequel elles évoluent............... RÉALISÉE
• S'opposer à la licence globale................................................................ RÉALISÉE

6 – ECOLE, UNIVERSITE
• Remplacer la carte scolaire par une obligation do mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs qui pèsera sur les établissements..................EN COURS
• Accorder un surcroît de rémunération aux enseignants volontaires pour faire du soutien scolaire ou s'occuper des études dirigées................................RÉALISÉE
• Créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements…EN COURS

7 – BANLIEUES et INTEGRATION
• Mettre en couvre une politique de discrimination positive sur des critères économiques et
sociaux.............................................................EN COURS
• Même en œuvre un plan Marshall pour les banlieues en investissant de l'argent pour l'édu-
cation, la formation, la rénovation urbaine, les services publics, les transports, l'activité éco-
nomique...........................................................MODIFIÉE
• Prévoir un plan d'urgence pour l'éducation qui divisera par deux 1e nombre d'élèves des éta- blissements les plus en difficulté......................................................... NON ABORDÉE

8 – IMMIGRATION et CODEVELOPPEMENT
• Maîtriser l'immigration en instaurant un plafond annuel d'immigration.................EN COURS
• Conditionner le regroupement familial au fait d'avoir un logement, un travail et un revenu
(sans prendre en compte les allocations familiales) permettant de faire vivre sa famille ………...............................................................RÉALISEE
• Refuser la régularisation globale des immigrés en situation irrégulière................. RÉALISÉE

9 – JUSTICE
• Instaurer des peines planchers pour les multirécidivistes dès l'été 2007................ REALISEE
• Entamer la réforme du droit pénal des mineurs à l'été 2007………..…………………………. RÉALISÉE
• Réformer la carte judiciaire permettant d'avoir des tribunaux plus gros, mieux organisés et des magistrats moins isolés..................................................................... REALISEE
10 - ENVIRONNEMENT
• Organiser un Grenelle du développement durable. ……………………………………....……….REALISEE
• Instaurer une TVA à taux réduit sur les produits propres ………………………........……….EN COURS
• S'engager fortement dans la recherche sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération
………………………………………………………….....…NON ABORDEE

11 – BUDGET et REFORME de l’ETAT
• Ramener la dette en dessous de 60% du PIB d'ici à 2012 et réduire le déficit…..NON ABORDÉE
• Ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux des 450 000 qui partiront à la retraite d’ici à 2012. La moitié des gains de productivité seront rendus aux fonctionnaires sous forme d'augmentation de leur pouvoir d'achat......................................................EN COURS
• Fusionner les services d'impôts et de comptabilité....................................... RÉALISÉE

12 – INSTITUTIONS
• Ouvrir le gouvernement à des personnalités qui ne font pas partie de la majorité. REALISEE
• Limiter le nombre de mandats du président de la République par une révision constitutionnelle ……………..................................................................... EN COURS
• La révision constilutionnelle devra autoriser le Président à se présenter devant le Parlement ..............................................................EN COURS

13 – EUROPE
• Faire adopter le traité simplifié par voie parlementaire ………………………………………...REALISEE
• S'opposer à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne…………………………..….ABANDONNEE
• Rouvrir le dossier de la PAC pour garantir l'indépendance alimentaire, la sécurité sanitaire, le respect de l'environnement et un revenu décent pour les agriculteurs...................EN COURS