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jeudi 5 novembre 2015

Impopularité de Hollande: la descente aux enfers continue

Même sa com, intrusive, est une catastrophe

Son omniprésence sature les media et la cote de confiance du président de la République continue à baisser.

Tous les efforts de François Hollande sont ressentis comme une agressionet ne parviennent pas à enrayer sa chute dans le baromètre TNS Sofres. Depuis la rentrée, le chef de l'État a multiplié les déplacements et les interventions pour distribuer des promesses et des millions, mais les Français n'adhèrent pas à la méthode Coué qu'il pratique, affichant à la fois sa proximité avec les Français et sa conviction que son tango politique va finir un jour par porter ses fruits. 
Dix-huit visites à travers la France depuis septembre, du Havre à Marseille et de La Courneuve à Vandœuvre-lès-Nancy, n'ont pas fait chavirer la population. Autant de prises de parole thématiques auxquelles s'ajoutent les entretiens ciblés au magazine Le Chasseur français ou la chaîne de télévision pour enfants Gulli. Une campagne des Régionales déguisée qui ne trompe personne et irrite, car inéquitable et coûteuse, sur les deniers de l'Etat et le dos des contribuables, notamment les retraités et les personnes seules, brutalement ponctionnées.
Le président François n'est pas le roi thaumaturge qu'il croitLe saint roi Robert guérissait, dit-on, les lépreux. Louis VI touchait aussi les écrouelles, mais nous ne sommes plus au XIIe siècle et n'est pas non plus saint Louis qui veut. La parole de Hollande est démonétisée.
Les Français n'accordent plus aucun crédit à ce que peut dire ou faire le président de la République. 

Ils ne tombent plus dans le panneau de ses opérations de communication montées de toutes pièces par l'Élysée, comme cette visite présentée comme improvisée à une retraitée de Vandœuvre et qui s'est avérée minutieusement préparée, comme l'a relevé BFMTV. Cerises sur le flan de ses coups de mentons de politique étrangère, des avancées et reculs de politique intérieure, tout ça pour des échecs chargés en exaspération et en ressentiment de ses victimes, tracassées sur la route, malmenées par une justice et une presse d'idéologues, matraquées par un fisc partial, surendettées sur plusieurs générations et privées de croissance et d'emploi.

Avec une cote de confiance à 15 %, François Hollande retrouve son niveau d'avant les attentats de janvier. 
C'était bien la peine de terroriser la population avec le risque djihadiste créé en France plus que partout ailleurs dans le monde, par une politique d'ingérence et d'esbroufe. Une année de perdue à de la com vide de contenu et de sens, déconnectée des réalités quotidiennes et dépourvues de vision. La liste est longue des trucages et subterfuges qui ont fait perdre du temps et reculer la France.  Hollande n'aura pas su profiter plus de quelques semaines de la hausse inespérée de sa cote de confiance générée par les rassemblements antiterroristes du 11 janvier.

L'entourage du président tente de se convaincre qu'il n'y a pas d'hostilité à son égard. 
"Je ne sens pas de Hollande bashing, se persuade un anonyme parmi ses proches. Les gens hésitent, posent des questions mais ne sont pas hostiles." Pourtant, avec 82 % de Français qui ne lui font pas confiance, difficile d'imaginer qu'il n'y a pas de colère envers un chef de l'État qui, de l'avis de cet ami, n'est pas plus soucieux que ça à un mois des régionales qui s'annoncent perdues pour la gauche: "Il faudrait un cataclysme pour qu'il s'inquiète!" C'est bien le drame des Français, singulièrement celui de ceux - avec la presse partisane - qui l'ont porté aux plus hautes responsabilités, le sachant mou et sans expérience, en toute connaissance de cause et alors que la crise sévissait depuis quatre années. 




La fuite en avant de Hollande ne laisse rien présager de bon

Le retour des couacs ministériels et des critiques sur l'amateurisme gouvernemental trahissent la fébrilité de l'exécutif. Et deux reproches contre le gouvernement Ayrault ont resurgi cette semaine. Pire pour Hollande qui comptait faire passer l'idée qu'il baissait les impôts, l'affaire des retraités qui ont vu leur taxe foncière en hausse a gommé tous les efforts du gouvernement.


Il devrait surtout s'inquiéter d'une comparaison: en novembre 2010, la cote de Nicolas Sarkozy s'établissait à 26 % (11 points de mieux que lui). En mai 2011, elle était à son plus bas, 20 % (le plus bas de Hollande était à 13 % en décembre 2014). Et enfin, en avril 2012, un mois avant la présidentielle, l'ancien président était remonté à 33 %. Malgré une cote finalement plus élevée que celle de Hollande, Sarkozy a été battu. De quoi l'inquiéter ou au moins préoccuper ses troupes…


mardi 3 novembre 2015

Valls juge "sérieux" le comportement "pathétique" de Hollande chez Lucette

Libération prend fait et cause pour la mascarade présidentielle de Vandoeuvre

Suite à l'égarement de Hollande, le premier ministre -à côté de la plaque- riposte par  la  polémique

Valls dénonce les propos "pas responsables" (sic) de Sarkozy sur l'autorité de l'Etat
En affirmant dans un entretien au Parisien qu'il n'y a "plus d'autorité de l'Etat en France," c'est Nicolas Sarkozy qui n'est pas "sérieux", selon le Premier ministre qui a perdu le sens des réalités, du respect et de l'obligation de vérité qu'avec  Hollande il doit aux Français
La révélation d'une mise en scène grotesque par le service de la com de l'Elysée d'une rencontre qui se voulait "inopinée" entre le président de la République et une infirmière retraitée proche de la mairie socialiste de Vandoeuvre-les-Nancy n'a pas ramené le premier ministre à la raison.
VOIR et ENTENDRE les aveux de l'infirmière retraitée, instrumentalisée par l'Elysée:

Manuel Valls avec aplomb et une insolence incompatible avec la fonction qu'il occupe a prononcé des paroles offensives et offensantes en arrivant à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre agresse Christian Jacob à l'Assemblée

Valls élude la tromperie de l'opinion pour s'en prendre à la personne de ses détracteurs.
 VOIR et ENTENDRE  la question au gouvernement du président du groupe LR-Centre et la réponse indécente de Manuel Valls (version tronquée de BFM TV):

VOIR et ENTENDRE un Valls premier ministre qui ne sait visiblement plus de quoi il est question (version non expurgée des insultes de Valls) et qui répond à tort et à travers au président du groupe Les Républicains, lui adressant des insultes publiques:

           

Accablé par la confiance aveugle que le président sexagénaire accorde à l'inconséquent Gaspard Gantzer, le premier ministre s'est à nouveau retranché parmi ses vieilles lunes. 

Il a en effet détourné la question: "Dire qu'il n'y a pas d'autorité de l'Etat quand soi-même on a affaibli pendant des années l'Etat, en supprimant 13.000 postes de policiers et de gendarmes, en baissant les moyens du ministère de l'Intérieur - c'est-à-dire des forces de l'ordre -, en supprimant des centaines de postes de magistrats... Dire qu'il n'y a plus d'autorité de l'Etat quand soi-même, tous les jours, on remet en cause l'indépendance de la justice, ça n'est pas sérieux et pas responsable", a déclaré Valls.

VOIR et ENTENDRE le laïus d'un chef de gouvernement à la dérive:

Le monde à l'envers de la mauvaise foi est au pouvoir.

vendredi 13 septembre 2013

Bruno Gilles réagit à la publication des chiffres de la délinquance par le journal Le Figaro

Le faux dur Manuel Valls enfin démasqué !

Tirer la gueule n'enraille pas la délinquance
Le sénateur UMP, maire des 4ème et 5ème arrondissements de Marseille, Bruno Gilles, décrypte le maquillage médiatique 

"Un an de postures, un an de discours, un an de fermeté proclamée, un an de gesticulations n’ont pas suffi à rendre crédible l’action de Manuel Valls, complètement impuissant devant la délinquance qui explose aussi dans les chiffres dévoilés par le journal le Figaro.

Depuis août 2012, c’est une augmentation de 2,9% des atteintes à l’intégrité physique, de 10,4% des violences sexuelles, de 3,5% des atteintes aux biens et de 9,3 % des cambriolages en France

Ces chiffres nous prouvent que la « com’ sur mesure » du ministre de l’Intérieur ne suffit pas pour lutter contre l’insécurité.

Manuel Valls voulait entrer dans le costume de Nicolas Sarkozy, il n’a réussi qu’à enfiler les pantoufles d’un Daniel Vaillant de la grande époque où la sécurité des Français n’était pas la priorité des socialistes.

Les messages de laxisme de Christiane Taubira ont sans doute pesé dans la balance de cette voyoucratie à qui l’on pardonne tout et que l’on ne met plus en prison.

Démasqué, Manuel Valls ne peut plus annoncer un soi-disant pacte national pour mieux rejeter la faute sur les élus locaux, comme il le fait à Marseille avec Jean-Claude Gaudin.

Il doit tirer les conséquences de son échec immédiatement."

Le Pacs entre voyoucratie et  inaptocratie dessert la démocratie.

 

mercredi 28 août 2013

Retraites : comment berner les Français avec la participation de la presse

Matignon et l'Elysée ont manigancé l'annonce,
 en secret des ministres

Le Premier ministre et le président de la République ont décidé ensemble d'accélérer l'annonce de la réforme des retraites pour en garder la maîtrise. 

Europe 1 nous en dit un peu plus sur la confiance au sein de l'exécutif 

Dès lundi soir, au terme du premier jour de concertation, François Hollande et Jean-Marc Ayrault conviennent par téléphone qu'il faut se dévoiler sans attendre. Ils jugent habile de profiter de l'effet produit par les rencontres avec les partenaires sociaux:
le MEDEF et FO hostiles à leur arrivée à Matignon sont en effet ressortis alignés sur le gouvernement, comme une vulgaire CFDT. François Hollande et Jean-Marc Ayrault considèrent donc qu'il leur faut profiter de leur avantage et avancer l'annonce : attendre reviendrait à prendre le risque de voir les arbitrages sortir par petits bouts dans la presse, via des fuites des syndicats.

Tenir les ministres concernés à l’écart
Matignon s'est méfié des ministres du Travail et des Affaires sociales et ils n'ont pas été immédiatement informés de la décision d’accélérer le mouvement. Ses collaborateurs ont été tenus dans l'ignorance que le Premier ministre annoncerait la réforme le soir même sur le perron de Matignon.
Michel Sapin prévoyait, par exemple, d'aller écouter le discours de François Hollande aux ambassadeurs lorsqu'il a reçu un SMS mardi à la mi-journée le convoquant à Matignon l'après-midi même. 
Quelques heures avant le dénouement, personne n'avait été mis au parfum dans l'entourage de Marisol Touraine. 

La primeur de l'annonce aux députés PS 

Mardi en fin d'après-midi,  
le Premier ministre a profité de l'occasion d'une conférence téléphonique avec des députés socialistes pour leur donner la primeur des annonces. 
Quelques minutes plus tard, à 19 heures, il rendait ses arbitrages publics... à temps pour les journaux télévisés du soir.

Depuis, les syndicats et partis politiques ont largement fait entendre leur mécontentement, mais malgré leurs promesses de dialogue, de concertation et de franchise, le couple Hollande-Ayrault les avait bien roulés dans la farine et c'est pourquoi ils se croisent sur tous les plateaux pour dire, mais un peu tard, leur amertume.

mercredi 14 août 2013

Frère Rebsamen fait tinter les oreilles de Valls et Hollande

François Rebsamen tacle Manuel Valls sur sa com invasive

Le sénateur-maire de Dijon  a commenté dans la presse dominicale l'hyper-activité estivale du ministre de l'Intérieur.
Un jugement lourd de sens 
Quand Le Journal du dimanche (JDD) lui demande si Manuel Valls "en fait trop cet été", François Rebsamen a une réponse toute en sous-entendus : "Disons qu'il sait être au service de sa popularité." 
Une formule assassine que le frère franc-maçon tempère aussitôt
 "C'est sa méthode et, visiblement, elle lui réussit plutôt bien." Ce n'est pas la première fois que ce proche de François Hollande villipende le ministre de l'Intérieur. 
En mai, après les émeutes qui avaient suivi la victoire du PSG, propriété du Qatar, au Trocadéro, François Rebsamen avait renvoyé dos à dos le club et la Place Beauvau. "Peut-être [les] deux", avait-il répondu à Public Sénat qui lui demandait qui était responsable des exactions.
VOIR et ENTENDRE ce compte-rendu des débordements de scènes de guérilla urbaine par des hooligans des quartiers, d'abord au Trocadéro, puis sur les Champs-Elysées:


Allusion à ceux qui ne cachent pas leurs ambitions de remplacer Jean-Marc Ayrault
Le sénateur-maire de Dijon dit aujourd'hui : "Il y a un Premier ministre, la succession n'est pas ouverte." 

Rebsamen commente également la tournée estivale de Hollande 

L'ancien secrétaire national du Parti socialiste nommé au congrès de Brest, estime que la tournée du président, placée sous le signe de l'emploi, "ce n'est pas sa tournée qui fera reculer le chômage, il le sait bien. Mais sa présence forte montre sa volonté.
À propos d'un potentiel risque si la courbe du chômage ne s'inverse pas comme le président l'a promis, François Rebsamen assure que le chef de l'État "sait le risque qu'il a pris".

Sur la politique du gouvernement, François Rebsamen fait un mea culpa au nom des socialistes
"Après dix ans loin du pouvoir et avec des ministres jeunes n'ayant pas tous l'expérience de l'État, il a fallu du temps pour se roder.
Et le sénateur-maire de lancer un message : "Nous avons péché dès le début par l'absence de pédagogie sur la situation de notre pays. [...] Ce serait bien que les ministres et le PS le fassent davantage."

Devoir de mémoire


samedi 22 juin 2013

Femen, secte et agence de com

Exclusif: une infiltrée chez les Femen

Valeurs actuelles, par Fabrice Madouas, Mickaël Fonton

Exclusif. Iseul fait partie des "Antigones"

Cette jeune étudiante en droit a infiltré le mouvement des Femen pendant deux mois. Récit d’une immersion dans un système qui tient de la secte et de l’agence de com.

"Beaucoup de personnes dans mon entourage désapprouvaient les actions des Femen, mais personne ne faisait rien. J’ai voulu m’engager. Les voir de près, pouvoir en parler". Jeune étudiante en droit de 21 ans, Iseul – un prénom d’emprunt – a rejoint les Femen début avril. "Je les ai d’abord contactées pour leur dire que je voulais participer à leur lutte. Pas de réponse. J’ai alors décidé d’aller les voir, en prétextant une demande d’autographe. Je me suis présentée au Lavoir Moderne Parisien, un ancien squat qu’elles occupent, dans le quartier de la Goutte-d’Or. Quand Oksana, l’une des Ukrainiennes fondatrices du mouvement, m’a signé mon autographe, je me suis lancée, je lui ai dit que je voulais les rejoindre. Elle ne m’a pas posé de questions, elle m’a simplement répondu : "Viens demain à l’entraînement". »

Car les Femen s’entraînent. Tous les samedis, les "soldates" - une vingtaine de jeunes filles –passent plus de deux heures à améliorer leur résistance physique et à intégrer les modes d’actions des féministes ukrainiennes. Iseul a participé à six de ces séances. "On court en rond en criant des slogans comme 'Pope no more', 'In gay we trust' ou 'Topless Jihad !', raconte-t-elle. On fait des pompes, des abdos. On apprend aussi comment obtenir des photos spectaculaires : comment tomber au sol, comment disposer les bras, comment se comporter avec les policiers…" Sur le terrain, l’intervention de la police est un moment-clé. Les militantes ont ordre de demeurer sur le "théâtre d’opération" jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. "Inna [Chevtchenko, la fondatrice] le répète sans cesse : la police n’est pas notre ennemi mais un partenaire, un moyen de faire des images, du bruit médiatique."

Cette obsession de l’image est depuis le départ, en Ukraine, au cœur de la mécanique des Femen

Leurs entraînements hebdomadaires au Lavoir Moderne sont toujours filmés et ouverts aux journalistes.
"Alors que je venais de participer à mon premier entraînement, que je ne connaissais donc personne, et que personne ou presque ne me connaissait, j’ai dû m’exprimer face à une télévision flamande voir la vidéo, dire pourquoi je menais ce combat, etc. C’était insensé ", raconte Iseul. Être prête à parler, à se montrer, à se dénuder. "Elles ont besoin de visages et de paires de seins. Comme ce n’est pas facile de se mettre nues, une sélection s’installe entre les filles qui sont prêtes à le faire, qui pourront donc participer aux actions, et les autres, qui quittent alors le mouvement ou sont cantonnées à des tâches administratives."

Comme de nombreuses organisations militantes, les Femen fonctionnent sur le principe des cercles concentriques. 
Il y a d’abord les milliers de sympathisantes, essentiellement actives sur les réseaux sociaux, outil indispensable à tout mouvement de ce type, mais sans réelle proximité. Les militantes actives constituent le deuxième cercle, beaucoup plus restreint : une vingtaine de jeunes femmes. Enfin, au cœur du dispositif, se trouve le premier cercle, formé par deux des fondatrices ukrainiennes, Inna et Oksana, et trois Françaises. Ces cinq personnes maintiennent un contact permanent avec la "base" restée en Ukraine, qui constitue encore la tête pensante du mouvement, mais elles communiquent très peu avec le second cercle. " Il n’y a pas de dialogue, ni d’échanges d’infos, explique Iseul. Pour une militante, c’est presque angoissant. On ne sait pas ce qui se prépare, ou seulement au dernier moment. Le mouvement est très hiérarchisé et très opaque."

Un combat pour quelles idées ? 


"Ce qui m’a le plus surpris, raconte Iseul,c’est précisément qu’on ne parle pas beaucoup d’idées. Rien à voir avec le féminisme intello auquel on est habitué en France. Elles sont beaucoup plus dans l’action." Et de décrire une ambiance où le narcissisme, amplifié par la nécessité d’exposer son corps et le désir d’être à l’affiche, les querelles d’ego et l’autoritarisme presque militaire des meneuses supplantent largement tout débat. 

Du reste certaines idées vont de soi ; elles font partie du manifeste du groupe ou des questions systématiquement posées aux nouvelles candidates : êtes-vous prêtes à lutter contre la prostitution, contre les dictatures, contre l’Église [et non l'islam?] ? "Les fondatrices reprochent aux Françaises d’être trop bourgeoises. Elles éprouvent une véritable haine pour ceux qu’elles considèrent comme leurs ennemis", explique Iseul qui pense que cette violence, théâtrale, peut aussi s’expliquer par l’histoire personnelle de certaines de ces Femen.

Pour les approcher, Iseul s’était créé sur Facebook un profil de féministe plus vrai que nature, y glissant notamment des photos où elle posait, seins nus, avec sur son ventre un message de soutien à Amina, une militante tunisienne. Un passeport presque suffisant. Hormis un chèque d’inscription ("que par chance j’ai pu régler en liquide") et un entretien sommaire, on ne lui a pas demandé de prouver son identité. "En fait, on ne pose pas de questions sur le passé, sur les parcours. On est dans le présent, dans la préparation des actions à venir ou le débriefing des actions menées." 
Des militantes françaises elle a pu dessiner le profil. "Il y avait des profs, une pigiste, des intermittentes, des filles qui avaient connu la prostitution, aussi… Mues par un désir d’un engagement un peu nouveau, un peu punk, avec une prise de risque. Des filles qui cherchent une certaine reconnaissance, ou qui s’ennuient", analyse-t-elle. Dans cet état d’esprit, le lien de confiance établi, ou pas, avec les leaders du mouvement, joue un rôle décisif. L’organisation du mouvement repose plus sur l’affect, le don de soi ("On demande aux militantes les plus actives d’emménager au Lavoir, de tout quitter") que sur une organisation rationnelle.

Se définissant comme "une catholique normale", rentrée dans le mouvement précisément en réaction au "traitement médiatique trop indulgent", de l’épisode des Femen à Notre-Dame, Iseul a pu juger de près la complaisance de la majorité des médias. "Ce qui est significatif, raconte-t-elle, c’est que la cote médiatique des Femen a grimpé après les actions anti-Civitas ou anti-catho, mais a subi un coup d’arrêt après l’affaire du drapeau brûlé devant la Grande Mosquée de Paris". 

Pour Iseul, l’infiltration a pris fin ce samedi, à 15 heures. "J’étais sur le point de participer à une action sur le terrain, explique-t-elle. Éthiquement, je ne voulais pas. On n’a que sa personne à offrir aux Femen. J’y ai passé près de deux mois, parce que je voulais voir. Cela suffit." Alors qu’elle participait à l’entraînement ce samedi, Iseul a quitté le groupe et décidé de faire connaître sa démarche au public : elle a révélé son appartenance aux "Antigones", un rassemblement de jeunes femmes qui ont conduit cet après-midi une première action spectaculaire contre les Femen, devant le Lavoir moderne. Un mouvement qui affirme que "la femme a sa dignité [qui] ne passe ni par l’exhibitionnisme, ni par l’hystérie".

Article VA du 27 Mai 2013 (photos 3 et 4 ajoutées)

vendredi 13 avril 2012

Mélenchon n'est pas contre le culte de la personnalité

Le candidat de la gauche totalitaire renoue avec le stalinisme


Mélenchon fustige les blondes

"Monsieur Mélenchon est une  fausse blonde " (ci-contre à droite) qui veut hyperboliser ses propos avinés de  café du commerce " tout en voulant tel un dindon se faire admirer de la basse-cour." (Michel Ciardi)

Le candidat a pris la grosse tête à la mesure de sa percée dans les sondages de la présidentielle 2012. 
Naturellement méprisant, il avait déjà tendance à agresser tous ceux qui, par la contestation de ses propos à l'emporte-pièce  ou leur simple présence à moins de trois pas, insultent sa vue. Le patron du Parti de gauche et candidat du Front de gauche ne s'est-il pas donné pour mission "de libérer les media" en traitant par exemple le journaliste de France 2, David Pujadas, de "salaud" et de "larbin" ? C'était  le 21 avril 2009, devant les caméras du journaliste et documentariste Pierre Carles, lors du tournage de Fin de concession, un documentaire sur les médias programmé pour sortir le 27 octobre. Le député européen, ancien sénateur socialiste, assistait à l'interview par Pujadas du syndicaliste de Continental Xavier Mathieu, après le saccage de la sous-préfecture de Compiègne.
Lien PaSiDupes : "Mélenchon insulte grave media et journalistes" 

L’intolérance à la critique des partisans du candidat du Front de Gauche nous ramène de l'autre côté du rideau de fer, mais aussi bien au temps où Jean-Paul Sartre et Yves Montant s'accommodaient parfaitement des dictatures soviétiques partout dans le monde. Les camarades supportent toujours aussi mal la contestation en 2012, à moins de deux semaines du premier tour, alors que Mélenchon dispute la place de " troisième homme " à Marine Le Pen (FN).
Sur Twitter, à l’interview de Daniel Cohn-Bendit dans Le Monde, dans laquelle l’eurodéputé écolo s’en prend avec son langage direct habituel au discours de Jean-Luc Mélenchon, sous le titre provocateur : « La vie, ce n’est pas aussi simple qu’un discours de Mélenchon ».
Sa  faconde et sa culture, son sens de la répartie et sa longue expérience des estrades le placent au-dessus de la mêlée, mais la montée supposée du nombre des intentions de vote en sa faveur a exalté le bateleur qui s'abandonne désormais à l'ivresse des cîmes. Ce qu'on lui prête d'intelligence ne l'a pas alerté sur les risques de la grossièreté qu'il imagine populaire ou de l'insulte qu'il juge sociale. Sa vulgarité exulte et accable quiconque ne lui  marque pas la déférence qui lui est due, en tant que champion de l'extrême gauche, redresseur du parti communiste en voie de disparition. 

Il ne s'en prend plus seulement aux journalistes mais aussi aux blondes.

VOIR et ENTENDRE Mélenchon  insulter un étudiant de sciences po en journalisme, stagiaire au site Slate (Le Monde, pro-Hollande, PS):
Slate propose un script de l'échange,  en sorte d'apprécier à sa juste valeur le style du candidat ex-professeur de philosophie: lien




Mélenchon papote avec la candidate du FN, Marine Le Pen, à Lille
VOIR et ENTENDRE l'échange aigre entre les deux bêtes de la scène politique:



Mélenchon s'en prend aux méthodes de la journaliste Valérie Trierweiler
.

France 2 évoque l'"ascension des néo-populistes" et le dessin provocateur de Plantu. Le candidat des communistes  nous fait alors un numéro d'indignation, sa "colère juste" à lui !
ENTENDRE la fureur du candidat des communistes contre la journaliste de Direct 8, la concubine du candidat socialiste:



Les blondes ne sont pas rancunières

Une fausse blonde niaiseuse chante son amour pour Mélenchon ! 
Victoire Passage, fan "stal" 2012, aurait le candidat Front de gauche dans la peau. Elle lui déclare sa flamme au candidat des communistes qui met son coeur à feu et à sang: les communistes du monde nous ont plutôt enseigné l'inverse, mais Mélenchon a la tête à l'envers. 
Cette 'daube' de variété bat sur leur terrain tous les lip-dubs qui nous ont jusqu'ici atterrés. Il fallait du texte en effet pour chanter les louanges du tribun et du charme juvénile pour flatter le vieux barbon.
La rime est riche, mais ne le répétez pas dans les meetings, ça pourrait faire capoter la relation Mélenchon-Hollande, dès leur seconde rencontre : "Moi je m'appelle Victoire, j'suis ton plus bel espoir; toi tu t'appelles Jean-Luc et ça c'est ton truc".  Il vaut mieux sortir couvert: "Oh Jean-Luc je suis ta Bastille, tu es un musicien qui fait jouer ses mains sur un morceau de moi".
Le clip est non dénué de cet humour ringard du siècle passé, mais la chanson de Victoire Passage, d'un mauvais goût assumé, fait une entrée remarquée dans la campagne présidentielle. Le peuple des travailleurs s'y reconnaîtrait...

VOIR et ENTENDRE le chef d'oeuvre de propagande communiste à la nord-coréenne:






Une campagne médiatique orchestrée à destination des jeunes débiles
Il faudrait croire que Victoire Passage "kiffe grave" Mélenchon et c'est déjà en soi bien peu crédible. Mais on découvre aussi qu'un mannequin, Rebecca Carlborn, utilise sur Internet la même photo de profil Facebook de Victoire Passage. Ce 'model' de la société de consommation possède également un tumblr et un compte Twitter.
Les jeunes sont vraiment pris pour des nuls.  :-((
"Prends le pouvoir sur moi Jean-Luc Melenchon", susurre une godiche décolorée au sexagénaire. Du n'importe quoi !


Le culte de la personnalité revisité par Mélenchon

Une agence de com' derrière le "buzz"

Tweeté dans la journée par le compte de campagne de Jean-Luc Mélenchon, le clip n’aurait pas pour autant été commandé par le Front de gauche. Arnauld Champremier-Trigano, directeur de la communication du Front de Gauche a indiqué au Lab d'Europe 1 que la jeune femme ne "travaille malheureusement pas" avec eux. "Nous ne savons pas d'où cela vient. Nous avons passé quelques coups de téléphone, mais on ne voit pas qui a pu faire ça, probablement une agence, vu la bonne qualité de la réalisation", assure-t-il.
En effet, l'agence de communication Idénium est en charge de la promotion de la vidéo et dit vouloir "faire le buzz", "comme La chanson du dimanche par le passé". Marie-George Buffet a-t-elle bien fait de se retirer des voitures ?


Mélenchon nous ramène soixante ans en arrière

Ce à quoi Nikita Khrouchtchev, secrétaire du Parti communiste de l'Union soviétique,  avait voulu  mettre un terme au XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique, en 1956, Mélenchon le restaure en 2012..

Ce culte correspond en effet à l'adulation excessive d'un chef d'État dans un régime totalitaire.
Dans l'émission politique Dimanche + d'Anne-Sophie Lapix sur Canal +, le candidat du Front de Gauche a dû répliquer à ses détracteurs qui l'accusent de nourrir un culte de la personnalité. "On ne crie pas mon nom dans le meeting, les gens crient "Résistance", a rétorqué avec aplomb  le candidat des communistes à la présidentielle, peu soucieux de crédibilité.


Le totalitarisme de Mélenchon fait peur

Rappelons que, sur son blog, Jean-Luc Mélenchon s'est aussi attaqué à un journaliste du très socialiste Nouvel Observateur qui avait eu le malheur de commettre un portrait de celui qui voulait conduire la gauche de la gauche à la présidentielle. Mélenchon promettait que "des sanctions seront prises" contre "le journal de la gauche Rolex" et contre "le baba cool en guenilles de luxe" qui a osé signer "une coulée de fiel".
Lien PaSiDupes : "Le Front de gauche, la promesse de la haine dans nos Régions "

L’intolérance à la critique des partisans du candidat du Front de Gauche nous ramène de l'autre côté du rideau de fer, mais aussi bien au temps où Jean-Paul Sartre et Yves Montant s'accommodaient parfaitement des dictatures soviétiques partout dans le monde. Les camarades supportent toujours aussi mal la contestation en 2012, à moins de deux semaines du premier tour, alors que Mélenchon dispute la place de " troisième homme " à Marine Le Pen (FN).
Sur Twitter, l’eurodéputé écolo  Daniel Cohn-Bendit a accordé un entretien au journal hollandien dans Le Monde, dans laquelle s’en prend avec son langage direct habituel au discours de Jean-Luc Mélenchon, sous le titre provocateur : " La vie, ce n’est pas aussi simple qu’un discours de Mélenchon ". Pour Rue 89 (Nouvel Observateur) Pierre Haski a aussitôt twitté pour qualifier le conflit entre ces hommes du passé: "Cohn-Bendit vs Melenchon, c'est le match libertaire vs staliniens de mai 68 qui revient au galop !"
Jean-Luc Mélenchon a lui-même répondu à Daniel Cohn-Bendit sur France Inter, en accusant l’ancien leader étudiant de Mai 68 d’être le spécialiste des " coups de poignards dans le dos ".
VOIR et ENTENDRE le frère ennemi:



Rue 89 accuse aussi Jean-Luc Mélenchon d'avoir censuré  " Le Petit Journal " de la chaîne socialiste Canal+ à Metz. Le stalinien rencontrait l’extrémiste allemand Oskar Lafontaine et de nombreux journalistes de la presse invitée à le médiatiser au côté d'un collectif de chômeurs. Mais, coupable d’avoir  " tordu la réalité »" en couvrant un précédent déplacement du candidat, l’équipe du Front de Gauche multipliant les mensonges s’était vengée et Canal+  avait été empêchée de filmer.

Et la "gauche folle" et la "gauche molle" stigmatisée par Gro-Eva Joly se rencontreront dans l'entre-deux tours pour envisager de gouverner "tous ensemble !": c'est donc la crise politique interne assurée, ajoutée à la crise de la dette.
Lien PaSiDupes :"Parti de Gauche – Mélenchon attaque sur tous les fronts " 

Les journalistes menacés du 'goulag' ?
Le leader du Parti de Gauche a fait parler de lui en traitant de "perruche" la journaliste de TF1, Laurence Ferrari, ajoutant Arlette Chabot et Anne-Sophie Lapix à sa volière.
"Voilà que j’entends trois perruches et son métronome (Michel Denisot) qui s’en prennent à moi. L’une (Arlette Chabot) est assez sotte pour montrer une dédicace que je lui avais envoyée avec un peu d’humour mais elle n’en a aucun ! Et voilà que les vaches sacrées sont troublées dans leurs ruminations si on leur donne des choses qui les contrarient. Il s'étouffe en citant Madame Ferrari qui ose observer qu' “il n’y a ni idées, ni programme”. On est pas obligé de lire, je suis d’accord: il n’y a pas de pages à colorier dans mon livre !" a lancé le politicien, avec mépris.



Avec Mélenchon, tout peut arriver



Un ancien trotskiste,
candidat des communistes:
mdr



Il rétorquera que nous ne comprenons décidément rien et, d'un revers méprisant de la main, nous enverra nous faire voir, mais voilà toutefois un clip à sa gloire qui cautionne une France "blonde aux yeux bleus", interprétée de surcroît par une Suédoise...
De quoi le discréditer auprès des pro-palestiniens et musulmans de tous poils et origines ?

Autour de Mélenchon, le climat se tend toujours plus
Cet ancien de l'OCI, Organisation communiste internationaliste, courant trotskiste d'obédience lambertiste,  auquel appartint aussi Lionel Jospin, accuse Omar Djellil, proche du FN, d'avoir giflé la candidate FdG aux législatives, Marie Batoux. Les avis sont toutefois partagés: lien
Lien La Provence : "LA campagne des législatives s'envenime du centre au nord de Marseille" qui parallèlement évoque une échauffourée qui a opposé des colleurs d'affiche du député socialiste Henri Jibrayel et du candidat écologiste Karim Zéribi.

VOIR et ENTENDRE le révisionniste Jean-Luc Mélenchon nier les caractères d'origine des Gaulois, suggérant l'idée qu'ils étaient crépus et noirs de peau:



Le candidat François Hollande ne nie-t-il pas aussi l'existence de communistes en France ?
Au quotidien britannique The Guardian, à la mi-février, il est allé tenir des propos qui ont choqué la " gauche de la gauche ", avant sa visite  à Londres aux travaillistes:
" Aujourd’hui il n’y a pas de communistes en France... La gauche a gouverné pendant quinze ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir. "
Alors pourquoi tout ce bruit autour d'une entité ?
"Qu’ils s’en aillent tous !" ,  hurle Jean-Luc Mélenchon ? A soixante ans, qu'il ouvre donc la voie.