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dimanche 14 juillet 2019

14 Juillet 2019 : des sifflets poursuivent Macron dans sa descente des Champs-Elysées

Les forces de police ne peuvent empêcher les copieux sifflets de la colère au passage de Macron 

Le président-enfant était à son affaire à bord d’un 'command car'


Des « gilets jaunes » le 14 juillet à Paris.
Macron l'a bien descendue,
l'avenue des Champs-Elysées, pour sa revue militaire traditionnelle placée, dimanche, sous le signe de la coopération militaire européenne.

Des sifflets lui ont signifié haut et fort que les sondages mentent.

Des sifflets nourris, attribués à des Gilets jaunes, ont retenti sur le passage du chef de l'Etat, dont c'est le troisième défilé depuis son élection en mai 2017. 

La veille, quelques dizaines de manifestants, dont certains portaient des Gilets jaunes, avaient fait entendre leur mécontentement devant l'Hôtel de Brienne, qui abrite les bureaux de la ministre des Armées 
Résultat de recherche d'images pour "haie honneur general de villiers"
et où Macron prononçait un discours pour tenter d'apaiser le ressentiment des militaires à son encontre, depuis le limogeage du général de Villiers, chef d'Etat-Major des armées de 2014 à 2017, à qui ses hommes ont fait une haie d'honneur, photo ci-contre, un camouflet à l'adresse de Macron qui, le 13 juillet 2017? leur avait lancé " je suis votre chef, je suis votre chef !". "C'est la première fois qu'un président de la République fait une déclaration aussi brutale vis-à-vis de son chef d'Etat-Major des armées" (Pierre Servent, expert en stratégie militaire).

Lors du traditionnel discours aux armées, le 13 juillet 2019, jour anniversaire d'une de ses premières manifestations d'arrogance, le président Macron, réaffirma son intention de porter le budget de la Défense à 2 % du PIB d'ici 2025. Une requête du général de Villiers, pour 2022. On y est déjà, souligne la Cour des Comptes...  

Des dirigeants européens réunis
Des chefs d’Etat et de gouvernement européens, lors du défilé du 14 juillet, sur les Champs-Elysées.Après avoir ouvert vers 10h la revue des troupes sur la célèbre avenue parisienne au côté de son chef d'état-major (ou l'inverse !), le président a rejoint la tribune présidentielle place de la Concorde, où l'attendaient plusieurs dirigeants européens, dont Angela Merkel, ainsi que son épouse Brigitte Macron (bien qu'elle ne soit pas chef d'Etat), ainsi que les membres du gouvernement, dont François de Rugy qui avait mobilisé la veille les manifestants indignés à l'Hôtel de Brienne.
Outre la chancelière allemande, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, figuraient parmi les 11 invités européens de Macron la France.

VOIR et ENTENDRE
le compte-rendu de BFMTV, qui couvre avec des commentaires de partisans de Macron - les huées et sifflets "au début" de la descente des Champs-Elysées, tente de minimiser la chaîne commerciale

VOIR et ENTENDRE maintenant cette video qui donne de la séquence une version moins biaisée :
A noter aussi que des ballons jaunes ont été aperçus dans la foule. 
Eric Drouet, un des leaders du mouvement, a été "écarté" du public par les forces de police peu après 10h. Deux autres figures des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont également été interpellées vers 9h15 aux abords des Champs-Élysées, selon une source proche du dossier.
Résultat de recherche d'images pour "paris 14 JUILLET 2019 Champs Elysees  ballons jaunes"


Des figures du mouvement des Gilets jaunes ont été empêchées de célébrer la fête nationale
Rodrigues et Nicolle se sont fait rafler et embarquer dans des fourgons de police...


Un homme volant sur les Champs
Là, c'est Macron...
Le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata a offert un époustouflant spectacle "futuriste", selon les copieurs-colleurs de l'AFP (les paresseux de Le Monde, L'Express, le Huffington Post, Paris Match, qui n'hésitent pas à faire payer les articles plagiés sur l'agence de presse, ou ...BFMTV (mais qui date de l'ancien monde pré-macronien !) dimanche au traditionnel défilé du 14 juillet à Paris en volant debout, fusil en main, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus des Champs-Elysées sur son "Flyboard", un engin de son invention, en 2012 (retour de sept ans vers le futur...).

Macron annonce la création d'un commandement militaire de l'espace
Avec ce Flyboard, Macron s'y croit. Cette plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d'air, "va permettre de tester différentes utilisations, par exemple une plateforme logistique volante ou bien une plateforme d'assaut" pour les militaires, avait commenté plus tôt la ministre des Armées Florence Parly sur France Inter.
Dans son discours de l'Hôtel de Brienne à Paris, le président avait annoncé la création d'un commandement militaire français de l'espace dès septembre prochain. Le chef des Armées avait approuvé cette nouveauté "futuriste" de la "nouvelle doctrine spatiale militaire" proposée par la ministre des Armées, Florence Parly, évoquant les "nouvelles zones de confrontation" que sont "l'espace cyber ou l'espace exo-atmosphérique". Elle "permettra d'assurer notre défense de l'espace et par l'espace," avait-il garanti la veille.
"Pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l'espace sera créé" au sein de l'armée de l'Air qui "deviendra à terme l'armée de l'Air et de l'Espace", a-t-il précisé devant la communauté militaire.

Macron avait assuré l'an dernier vouloir doter la France d'
"une stratégie spatiale de défense",
Résultat de recherche d'images pour "Macron sur la lune"qui est désormais prête, a-t-il affirmé samedi.
"Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active", s'est engagé le chef de l'Etat, glissant toutefois que "des nouveaux investissements indispensables seront décidés". La Loi de programmation militaire française (LPM) 2019-2025 prévoit un budget de 3,6 milliards d'euros pour le spatial de défense. Le prix du diesel et les taxe vont s'envoler...
On ne le savait pas forcément; Macron est depuis longtemps sur orbite.

samedi 16 mars 2019

Acte XVIII : le mouvement des Gilets jaunes n'est pas mort

Le mépris du pouvoir et des media a produit de violents heurts en marge de l'acte XVIII des gilets jaunes

L'Elysée, sa presse et ses sondeurs nous ont trompés

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Ils nous avaient rebattu les oreilles avec un "essoufflement" du mouvement,
mais le 18e samedi de mobilisation des Gilets jaunes a été marqué par un forte hausse de la participation : au moins 10.000 manifestants étaient présents dans la capitale, reconnaît le gouvernement, soit quatre fois plus que le samedi précédent, si on en croit les estimations officielles. C'est ainsi que l'Etat macronien s'est laissé prendre à ses propres mensonges et que les manifestants avaient face à eux un demi policier par personne... 

Le méprisant Macron était tellement confiant qu'il skiait dans les Pyrénées.
Les branquignols du gouvernement sont restés sourds aux annonces d'un samedi chaud pour l'anniversaire du quatrième mois de mobilisation. Ils étaient donc impréparés à un regain pourtant prévisible des violences, surtout sur les Champs-Elysées et place de l'Etoile. La "marche du siècle" pour le climat - qui a le même jour réuni environ 50.000 personnes - avait mobilisé, inutilement, des effectifs policiers en surnombre parce que l'événement se déroulait sous le regard inquiet du monde entier. C'est au final le spectacle d'un Paris en état d'insurrection qui a effaré la planète !
PaSiDupes attire l'attention du lecteur sur la stratégie manichéenne des chaînes d'information en continu, puis de la presse écrite consistant à opposer des images et des compte-rendus de bobos écolos et d'ultras, extrême gauche anti-capitaliste et anarchiste, visant à assimiler les Gilets jaunes aux casseurs.
A 10h10 précises, plusieurs centaines de manifestants entament leur marche. Stéph, appareil photo au cou et gilet jaune en bandoulière, est venu de Drancy (Seine-Saint-Denis) : "Pour beaucoup de monde, cette journée est importante. Les rassemblements ont fonctionné. Normalement, dans les gares, nous ne sommes pas beaucoup." Aux abords du cortège la mobilisation policière est faible. Devant les derniers groupes à partir de la gare, un SDF demande des cigarettes. Etonné. "Vous manifestez encore les gilets Jaunes ? Contre le gouvernement toujours… Bah, bon courage, moi je viens de me lever."
La marche grossit à vue d’œil. Le rythme est rapide. L’acte 18 promet. Forat, la trentaine est venu du 18e arrondissement de Paris. D’origine syrienne, le jeune homme s’étonne du peu de forces de police sur le tracé. "Il faut éviter tout débordement et mouvement de foule. Arriver à faire front, à faire bloc." Plusieurs milliers de personnes traversent la rue de Maubeuge et marchent vers les Champs-Elysées. 
Sur la route, un rassemblement du PCF s’attire quelques lazzis, mais surtout de francs applaudissements. Le poing levé, André Chassaigne entonne "l’Internationale", repris par des gilets jaunes qui défilent.

Jean-Luc, 77 ans, est venu de Saint-Leu-la-Foret (Val-d’Oise). Avec son petit bonnet marin sur la tête, il colle des autocollants caricaturant Emmanuel Macron. Malgré sa petite retraite, il n’est pas la pour l’argent mais pour "[ses] enfants, pour les jeunes". "Le plus important aujourd’hui, c’est de réussir à berner la police. On dirait que ça marche." Quelques pétards retentissent. Parmi les manifestants venus du Nord, de l’Est et de la région parisienne, beaucoup de jeunes hommes ont le visage masqué.

A 10h45, une vingtaine d’arrestations ont déjà eu lieu. 
Les différentes marches convergent vers les Champs-Elysées. Place de l’Etoile, les premiers affrontements durent déjà depuis quelques minutes. L’Arc de Triomphe se distingue à peine dans le nuage épais de lacrymogène.

11h00 - Gare du Nord : "Le plus important aujourd’hui, c’est de berner la police"
Dans les travées de la gare du Nord, une centaine de gilets jaunes et de cheminots prennent le café. Convergence des luttes et regain de mobilisation au programme. Les rendez-vous stratégiques dans différents points de la capitale ont porté leur fruit. 

11h30. Premiers heurts place de l’Etoile


12h00 - Christophe Castaner traite les casseurs d'"assassins"!

Alors que la matinée de l’acte XVIII est déjà marqué par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner estime dans un tweet que des "professionnels de la casse" ont "infiltré" les cortèges pour "semer le chaos à Paris"
Suite à l’incendie qui a ravagé les locaux de la Banque Tarneaud ,avenue Franklin Roosevelt, près des Champs-Élysées, Christophe Castaner n’a pas hésité à qualifier les incendiaires d’ "assassins". D’après lui, ni le terme de "manifestants", ni même celui de "casseurs" n’est adéquat pour caractériser ces individus.
Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur a déclaré aux sénateurs que 
plus de 13.000 tirs de LBD ont été enregistrés 
depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, le 17 novembre,
faisant 2.200 blessés, éborgnés ou amputés
La préfecture annonçait déjà 44 interpellations sur la capitale peu après midi.

12h40. "Marche du climat, marche du siècle ou marche des gilets jaunes, c’est le même combat"

Sur les Champs-Elysées, la situation est tendue. Les manifestants tentent de tenir position malgré le déluge de gaz lacrymogènes. Les rues perpendiculaires à l’avenue, comme la rue Washington et la rue Pierre Charon, sont bloquées par les forces de l’ordre : impossible d'y entrer pour rejoindre les Champs-Elysées. 

Une barricade est montée à la hâte par les manifestants les plus expérimentés. Malgré les panneaux de bois de protection, la banque HSBC est prise pour cible par les trotskistes anti-capitalistes. Même destin pour la boutique Hugo Boss. 

Un incendie prend au milieu de l’avenue. Les flammes montent dans le ciel et ravivent la mobilisation des manifestants, forcés de reculer : le vent ramène le gaz lacrymogène sur le gros de la foule pacifiste. 

Aux alentours de midi, un nouveau groupe de plusieurs centaines de manifestants forcent l'accès aux Champs. La foule est en liesse. Parmi eux Arno et Matteo, deux lycéens d’à peine 16 ans, mais bien équipés : masque sur les yeux et drapeau français à la main. "Marche du climat, marche du siècle ou marche des gilets jaunes, c’est le même combat."

13h00 - Des boutiques mises à sac sur les Champs-Elysées

Pendant la descente des Champs-Elysées, les casseurs se font plaisir. Après la mise à sac de la boutique Hugo Boss, c’est celle de Louis Vuitton - marque étendard du groupe LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault, lequel a apporté son soutien à Emmanuel Macron, au second tour de l'élection présidentielle française de 2017, et qui habille Brigitte Macron - qui est désormais prise pour cible. 
Pour Kamel, cette violence se justifie. Elle serait motivée par les violences policières sur ordres de Macron et Castaner. "Qu’on s’attaque à des abribus, c’est con, parce que ça appartient à tout le monde. C’est à nous, le peuple ! Qu’ils cassent des boutiques de bourges, ça ne me dérange pas." 

Pendant ce temps, c’est un kiosque de presse qui est à son tour visé et aussi le parti-pris des journalistes la presse. Les vitres volent en éclat et sont détruites à coups de pieds. Un homme y allume le feu sous les cris de "Tout le monde déteste BFM"
Face aux casseurs, la police tire au LBD (lanceur de balles de défense).

13h20 - 7 à 8.000 manifestants à midi à Paris, selon l’Intérieur

Entre 7 et 8.000 personnes manifestaient à la mi-journée samedi à Paris à l’occasion de l’acte XVIII des gilets jaunes "ce qui en fait une petite manifestation", n'a pas hésiter à déclarer Christophe Castaner. Le ministre de l’Intérieur l’a affirmé au cours d’une visite à la préfecture de police de Paris, qui indiquait avoir déjà procédé à 64 interpellations.

A 13h20 - Le rassemblement des Champs-Elysées est éclaté. 

Les camions de la gendarmerie ont repris l’avenue. Environ 3.000 manifestants sont bloqués. D'autres manifestants sont dirigés par la police vers les rues perpendiculaires aux Champs.

Les kiosques à journaux qui se consument dans les flammes sont le symbole de la défiance des Français à l'encontre des journalistes militants qui participent à la désinformation imposée par l'Elysée. "C’est malheureux", déplore une vieille dame. 
A coté d’elle, une jeune femme sort de la cohue. "C’est pire que le 1er décembre. Mais Macron ne veut rien entendre ! Jusqu’où va-t-il falloir aller pour que l’on nous écoute ?", hurle une manifestante les yeux rouges de lacrymo. 
Place de l’Etoile et plus bas de l’avenue, des affrontements tendus ont lieu. 
Au milieu du chaos, les pompiers éteignent - sous protection policière - les multiples feux allumés le long de l’avenue. 
Le restaurant Le Fouquet’s a été saccagé (photo ci-dessous).

13h35. La marche pour le climat s’est élancée vers République

"On est au cœur de deux jours qui vont marquer la mobilisation pour la justice sociale et climatique", raconte la sono après quelques chansons du groupe écolo Kalune. La marche pour le climat est partie de la place du Trocadéro (l’un de ses quatre points de départ) sous un soleil intermittent de printemps. Aux cris désormais connus de "Fin du monde, fin du mois, c’est pour nous le même combat", quelques milliers de gilets jaunes et militants contre le réchauffement climatique cherchent à concrétiser la convergence des mouvements. En tête de cortège, où l’on voit côte à côte le réalisateur Cyril Dion, l'ex-ministre du Logement de Hollande et activiste EELV Cécile Duflot (recyclée à Oxfam) et le gilet jaune François Boulo, les militants d’Alternatiba se griment en jaune et insistent sur la cohérence de leur mouvement avec celui des gilets jaunes.
Une revendication partagée par le gros des manifestants. Pour Vincent, graphiste indépendant à Aulnay-sous-Bois et qui a participé à douze actes des gilets jaunes, la convergence est une évidence. "Les problèmes sociaux et les problèmes environnementaux vont de pair, il ne faut pas culpabiliser les citoyens mais viser les grosses entreprises. Arrêter d’arroser des golfs dans le désert et les paquebots qui font le tour du monde." Interrogé sur les violences des Champs-Elysées, alors que la manifestation passe la place de l’Etoile et les effluves de gaz lacrymogènes des affrontements récents, il répond qu’il refuse la "criminalisation d’une violence qui a été montée en épingle et qui n’est que la réaction à une violence qui dure depuis des années et qui forcément fait que la colère déborde".

13h50 - "C’est pire que le 1er décembre. Mais Macron ne veut rien entendre !"

En images. Acte XVIII des gilets jaunes : les Champs-Élysées saccagés

14h20 - Marche pour le climat


Vers Opéra. La marche pour le climat 

14h45. Au milieu des Champs, c’est Fouquet’s pour tout le monde
Les affrontements ont marqué l'avenue des Champs-Elysées. La marque canadienne Tara Jarmon, qui avait accueilli il y a quelques jours une collecte pour les femmes SDF, n’a pas été épargnée par les casseurs. Les mannequins de la vitrine habillés de robe d’été sont sur le sol de la boutique. 

Non protégées, les vitrines Lacoste et Longchamp ont volé en éclats, tandis que des dizaines de fioles de sérum physiologique jonchent le sol : elles sont utiles pour apaiser les effets des gaz lacrymogènes dans les yeux. "A Paris, ça bouge plus, estiment Geoffrey et Thomas, qui sont venus de Saint-Etienne. Il faut de la violence pour se faire entendre." Jusqu'à La Mongie...


Au milieu de l’avenue, c’est Fouquet’s pour tout le monde. Trois dames ont disposé une table de la brasserie saccagée en fin de matinée. Elles font mine de consulter la carte. "Il était bien Sarko, assis là-dessus", dit un homme en tâtant le coussinet des fauteuils. 
"Qui sème la misère récolte la colère", chante un groupe de gilets jaunes. 
Malgré les violences et les affrontements, les manifestants restent et remontent même en direction de l’arc de Triomphe. Aux abords de l’Etoile, les plus affamés se jettent sur un stand de streetfood. C’est l’heure du déjeuner et malgré les nuages répétés de gaz lacrymo, rien ne semble pouvoir arrêter les merguez de griller. 
Face au stand, la boutique Cartier est la cible des casseurs. Des gilets jaunes tentent d'arrêter les casseurs anticapitalistes. Sans succès.

15h15 - Les heurts reprennent sur les Champs-Elysées


15h45. Glucksmann, le candidat aux Européennes, et Faure (PS) s’affichent à la marche pour le climat


La marche pour le climat peut aussi servir de coup de com'. Place de l’Opéra, on a ainsi vu s’afficher côte à côte le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, et le fondateur de 'Place publique', Raphaël Glucksmann. Tout sauf un hasard : quelques heures plus tôt, le PS a désigné Glucksmann tête de liste pour les prochaines élections européennes. 

16h00 - Trente personnes en garde à vue

La préfecture de police peut maintenant se flatter d'une centaine d'interpellations à Paris, et trente personnes placées en garde à vue, selon le Parquet de Paris. 
En marge des incidents qui ont émaillé la zone, un important incendie s’est déclaré dans un immeuble situé près des Champs-Elysées, boulevard Roosevelt. Onze blessés légers sont à déplorer.
Le ministère de l’Intérieur annonce 14.500 personnes mobilisées pour l’acte XVIII  des gilets jaunes, à 14 heures dans toute la France.

16h30. La marche pour le climat converge vers République


Dans le cortège de la marche pour le climat, à Paris. 

17h. Le Fouquet's brûle; Edouard Philippe se déplace pour pallier l'absence de Macron

De très nombreux magasins continuent d'être mis à sac sur les Champs-Elysées ce samedi après-midi. Le Fouquet's, pillé plus tôt dans la journée, est maintenant incendié. Les affrontements avec les forces de l'ordre font rage : tirs, grenades, fumée.
Au même moment, à quelques mètres de là, le Premier ministre Edouard Philippe s'est fendu d'une visite aux forces de l'ordre pour les féliciter. «Merci pour ce que vous faites», a dit le chef du gouvernement à plusieurs responsables policiers dans le quartier des Champs-Elysées. «C’est absolument nécessaire dans ces circonstances exceptionnelles», a renchéri le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui l’accompagnait.
Le Fouquet's en flammes

17h30. Environ 50 000 participants à la marche pour le climat

On connaît désormais les différentes estimations du nombre de participants à la "marche du siècle", la marche pour le climat organisée à Paris ce samedi après-midi. Le comptage indépendant réalisé par le cabinet Occurrence pour plusieurs media monte à 45.000 manifestants, contre 36.000 pour la préfecture de police et 107.000 pour les organisateurs. 
Les chiffres sont grossis à des fins d'image à l'international, pensez-vous? En fait, la presse nationale n'a d'autre souci avoué que de creuser l'écart entre les deux manifestations du jour... Et cela d'autant que les sympathisants des Gilets jaunes étaient nettement plus nombreux que prévu.

lundi 16 juillet 2018

Mondial 2018 : une finale victorieuse émaillée d'incidents violents en France

Une deuxième étoile ternie par la bêtise ou la méchanceté de quelques-uns

Dans la soirée, la fête a tourné court sur les Champs-Elysées et ailleurs




France-Croatie : des voitures endommagées à Paris pendant la finale de la coupe du monde
Un bar de l'avenue Bosquet, non-loin du Champ-de-Mars à paris où était diffusé le match, a également été la cible de destructions.

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A Paris, quelques casseurs ont perturbé la fête. Voitures défoncées, voire brûlées, magasins pillés... Des incidents ont eu lieu dans les rues de la capitale, mais également dans d'autres villes de France, comme Lyon ou Rouen. Le point sur la situation à minuit.

En fin de soirée, l'atmosphère s'est alourdie sur les Champs-Elysées où une ambiance "bon enfant" régnait depuis la victoire des Bleus face à la Croatie. Mais c'était sans compter la présence d'extrémistes anarcho-révolutionnairess...

Affrontements entre casseurs et CRS

Des casseurs ont lancé à partir de 23 heures des projectiles, comme des bouteilles, sur les forces de l'ordre, qui ont répondu avec des tirs de gaz lacrymogènes, témoigne le journaliste Jean-Baptiste Semerdjian sur Twitter.

«Affrontements entre casseurs et CRS. Les gens fuient par les rues adjacentes», témoigne un autre de nos journalistes, Paul Carcenac, présent sur place, avant de remarquer que les affrontements se déplaçaient vers l'Arc de Triomphe.

Une autre journaliste, Sophie de Ravinel, affirme qu'une famille a été visée par une bouteille vide en verre. "Ce n'est plus trop l'heure des familles", ajoute-t-elle.

Elle mentionne des "mortiers". 
"C'est pénible ces mortiers. Ça t'explose les oreilles. Pas mal de jeunes autour de l'Etoile cherchent les autorités, policiers, gendarmes et pompiers, qui se sentent comme assiégés. C'est l'heure des vandales", témoigne-t-elle.

Un homme a été gravement blessé lors d'une violente rixe opposant une vingtaine de personnes. L'incident s'est déroulé aux alentours de 21h10 à l'angle de l'avenue Marceau et des Champs-Élysées. Sept personnes ont été interpellées à Paris, selon un bilan provisoire.

Des magasins pillés

Des incidents confirmés par plusieurs autres journalistes. Selon l'AFP, une trentaine de jeunes ont notamment caillassé et pillé le Drugstore Publicis des Champs.

"La fête est gâchée à cause d'une poignée de casseurs, des minables", s'est indignée Jeanne d'Hauteserre, la maire du VIIIe arrondissement, sur Twitter.

L'Intermarché de l'Avenue de la Grande Armée a Paris a lui aussi été pillé par des malveillants. La journaliste Sophie de Tarlé rapporte également une scène de pillage dans un Franprix du boulevard Haussmann.

Un bar de l'avenue Bosquet, à Paris, non-loin du Champ-de-Mars où était diffusé le match, a également été la cible de destructions.

Des véhicules détruits

Des voitures ont également été sévèrement endommagées dans la capitale. Le journaliste Jean-Marc de Jaeger a ainsi vu une voiture brûler boulevard de la Madeleine.

De nombreuses voitures ont été endommagées. On ne dispose pas encore de chiffres. Exemple d'une Autolib détruite par un groupe de jeunes...


Toujours à Paris, la journaliste Caroline Piquet a observé des "vitres cassées" sur la ligne 13 du métro parisien. Les voyageurs ont dû descendre à la station Liège.

Les pompiers ont également été visés par des supporteurs, selon France 3.

Des incidents ont également eu lieu en province. 

A Rouen, deux journalistes ont ainsi été frappés parce qu'ils filmaient une rixe...

PaSiDupesTexte du Tweet


A Grenoble, les forces de l'ordre ont été la cible de jets de projectiles, selon Le Dauphiné Libéré. Policiers et gendarmes ont ensuite répliqué en lançant des gaz lacrymogènes. Des poubelles ont été incendiées, des vitres d'abribus brisées et une trentaines de voitures renversées.

A Lyon, place Bellecour, "la fête n'aura été que de courte durée", selon un journaliste de TF1 présent sur place. "Jets de projectiles contre gaz lacrymogènes quelques minutes après la remise de la Coupe du Monde...", explique Yannis Matisse sur Twitter.