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dimanche 14 juillet 2019

14 Juillet 2019 : des sifflets poursuivent Macron dans sa descente des Champs-Elysées

Les forces de police ne peuvent empêcher les copieux sifflets de la colère au passage de Macron 

Le président-enfant était à son affaire à bord d’un 'command car'


Des « gilets jaunes » le 14 juillet à Paris.
Macron l'a bien descendue,
l'avenue des Champs-Elysées, pour sa revue militaire traditionnelle placée, dimanche, sous le signe de la coopération militaire européenne.

Des sifflets lui ont signifié haut et fort que les sondages mentent.

Des sifflets nourris, attribués à des Gilets jaunes, ont retenti sur le passage du chef de l'Etat, dont c'est le troisième défilé depuis son élection en mai 2017. 

La veille, quelques dizaines de manifestants, dont certains portaient des Gilets jaunes, avaient fait entendre leur mécontentement devant l'Hôtel de Brienne, qui abrite les bureaux de la ministre des Armées 
Résultat de recherche d'images pour "haie honneur general de villiers"
et où Macron prononçait un discours pour tenter d'apaiser le ressentiment des militaires à son encontre, depuis le limogeage du général de Villiers, chef d'Etat-Major des armées de 2014 à 2017, à qui ses hommes ont fait une haie d'honneur, photo ci-contre, un camouflet à l'adresse de Macron qui, le 13 juillet 2017? leur avait lancé " je suis votre chef, je suis votre chef !". "C'est la première fois qu'un président de la République fait une déclaration aussi brutale vis-à-vis de son chef d'Etat-Major des armées" (Pierre Servent, expert en stratégie militaire).

Lors du traditionnel discours aux armées, le 13 juillet 2019, jour anniversaire d'une de ses premières manifestations d'arrogance, le président Macron, réaffirma son intention de porter le budget de la Défense à 2 % du PIB d'ici 2025. Une requête du général de Villiers, pour 2022. On y est déjà, souligne la Cour des Comptes...  

Des dirigeants européens réunis
Des chefs d’Etat et de gouvernement européens, lors du défilé du 14 juillet, sur les Champs-Elysées.Après avoir ouvert vers 10h la revue des troupes sur la célèbre avenue parisienne au côté de son chef d'état-major (ou l'inverse !), le président a rejoint la tribune présidentielle place de la Concorde, où l'attendaient plusieurs dirigeants européens, dont Angela Merkel, ainsi que son épouse Brigitte Macron (bien qu'elle ne soit pas chef d'Etat), ainsi que les membres du gouvernement, dont François de Rugy qui avait mobilisé la veille les manifestants indignés à l'Hôtel de Brienne.
Outre la chancelière allemande, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, figuraient parmi les 11 invités européens de Macron la France.

VOIR et ENTENDRE
le compte-rendu de BFMTV, qui couvre avec des commentaires de partisans de Macron - les huées et sifflets "au début" de la descente des Champs-Elysées, tente de minimiser la chaîne commerciale

VOIR et ENTENDRE maintenant cette video qui donne de la séquence une version moins biaisée :
A noter aussi que des ballons jaunes ont été aperçus dans la foule. 
Eric Drouet, un des leaders du mouvement, a été "écarté" du public par les forces de police peu après 10h. Deux autres figures des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont également été interpellées vers 9h15 aux abords des Champs-Élysées, selon une source proche du dossier.
Résultat de recherche d'images pour "paris 14 JUILLET 2019 Champs Elysees  ballons jaunes"


Des figures du mouvement des Gilets jaunes ont été empêchées de célébrer la fête nationale
Rodrigues et Nicolle se sont fait rafler et embarquer dans des fourgons de police...


Un homme volant sur les Champs
Là, c'est Macron...
Le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata a offert un époustouflant spectacle "futuriste", selon les copieurs-colleurs de l'AFP (les paresseux de Le Monde, L'Express, le Huffington Post, Paris Match, qui n'hésitent pas à faire payer les articles plagiés sur l'agence de presse, ou ...BFMTV (mais qui date de l'ancien monde pré-macronien !) dimanche au traditionnel défilé du 14 juillet à Paris en volant debout, fusil en main, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus des Champs-Elysées sur son "Flyboard", un engin de son invention, en 2012 (retour de sept ans vers le futur...).

Macron annonce la création d'un commandement militaire de l'espace
Avec ce Flyboard, Macron s'y croit. Cette plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d'air, "va permettre de tester différentes utilisations, par exemple une plateforme logistique volante ou bien une plateforme d'assaut" pour les militaires, avait commenté plus tôt la ministre des Armées Florence Parly sur France Inter.
Dans son discours de l'Hôtel de Brienne à Paris, le président avait annoncé la création d'un commandement militaire français de l'espace dès septembre prochain. Le chef des Armées avait approuvé cette nouveauté "futuriste" de la "nouvelle doctrine spatiale militaire" proposée par la ministre des Armées, Florence Parly, évoquant les "nouvelles zones de confrontation" que sont "l'espace cyber ou l'espace exo-atmosphérique". Elle "permettra d'assurer notre défense de l'espace et par l'espace," avait-il garanti la veille.
"Pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l'espace sera créé" au sein de l'armée de l'Air qui "deviendra à terme l'armée de l'Air et de l'Espace", a-t-il précisé devant la communauté militaire.

Macron avait assuré l'an dernier vouloir doter la France d'
"une stratégie spatiale de défense",
Résultat de recherche d'images pour "Macron sur la lune"qui est désormais prête, a-t-il affirmé samedi.
"Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active", s'est engagé le chef de l'Etat, glissant toutefois que "des nouveaux investissements indispensables seront décidés". La Loi de programmation militaire française (LPM) 2019-2025 prévoit un budget de 3,6 milliards d'euros pour le spatial de défense. Le prix du diesel et les taxe vont s'envoler...
On ne le savait pas forcément; Macron est depuis longtemps sur orbite.

vendredi 21 juillet 2017

Castaner bave sur le général de Villiers, homme d'honneur

Violente attaque du porte-parole du gouvernement contre le général chef d'état-major démissionnaire

En service commandé après la crise de nerfs d'Emmanuel Macron


Le nouveau chef d'Etat-major accepte la laisse ?
contre le chef militaire des armées à la suite des coupes sombres budgétaires et la démission médiatisée du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, le chef de l’Etat a rencontré le défenseur des troupes dans un huis clos secret.

Parallèlement, dans un numéro grossier de duettistes, 
Résultat de recherche d'images pour "Christophe castaner"
Christophe Castaner, obscur collaborateur ministériel fabriqué par Emmanuel Macron comme porte-parole du gouvernement a, quant à lui, mené une charge violente contre le général démissionnaire. 

Le président jupitérien craint de conserver longtemps les stigmates de sa crise d'autoritarisme. Il envoie donc son collaborateur sur le front pour se tenir à l'arrière garde. Dans les colonnes du Figaro de ce vendredi 21 juillet, la Voix de son Maître, chargé des relations avec le Parlement, caillasse le général cinq étoiles sur son "comportement" et dénonce la communication faite autour de sa démission.

Le chef d’état-major a été déloyal dans sa communication, selon l'Elysée. Il a mis en scène sa démission, assure son porte-voix. Une agression qui fait suite à l'arbitraire présidentiel et qui stupéfait, vu le goût immodéré de l'adjudant de quartier pour les mises en scène et les coups de com' : s'il s'exhibe beaucoup, le petit chef se veut en revanche un président à "la parole rare" qui ne s'exprime qu' 'ex cathedra'. 
Sa crainte pathologique des indiscrétions de journalistes interpelle. Que cachent ce goût du secret et des huis-clos, cette crainte des media ? Ils n'ont que très peu de contacts avec ses communicants placés sous la houlette de Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye. Ainsi, lors du premier Conseil des ministres, journalistes et photographes ont-ils été pressés de quitter la cour d'honneur de l’Élysée, sans pouvoir, comme c'est l'usage, interroger et filmer les ministres à la sortie. Lors de son premier point de presse après le Conseil, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a d'ailleurs longuement confirmé que le président exige de ses ministres "confidentialité" et "discrétion" envers la presse.
Question comportement, les sociétés des journalistes d'une vingtaine de grands media ont fait part à Emmanuel Macron de leurs "inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle en train de se mettre en place" (AFP, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, France Info, France Inter, Libération, Mediapart, Le Parisien, Le Point, RFI, RTL, RMC, TF1, Télérama, Le Monde...) et Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, ont signé.
Christophe Castaner doit donc pallier les carences du comportement présidentiel.
Puisque le président veut pouvoir choisir les journalistes qui peuvent le suivre et recevoir sa parole "complexe", Castaner, parlant au nom du président, conduit le procès du général dans un contexte de verrouillage. "C’est son comportement qui a été inacceptable. On n’a jamais vu un Cema s’exprimer via un blog [pas plus qu'un président sur Twitter ?], ou faire du off avec des journalistes ou interpeller les candidats pendant la présidentielle, comme cela a été le cas. Il s’est comporté en poète revendicatif. On aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plus que ses commentaires budgétaires."

VOIR et ENTENDRE toutefois le candidat Macron s'expliquer avec véhémence 
sur un off malheureux à propos de Mohamed Saou sur BeurFM :

Lien PaSiDupes : Les laïcs reprochent à Macron sa complaisance envers l'islam radical

Contrairement aux analyses fines des décrypteurs de la presse, "son départ [celui du chef d'état-majot des Armées] n’a rien à voir avec son audition par la commission de la Défense", assure cependant Christophe Castaner faisant allusion à cette réunion à l’Assemblée nationale où le général annonçait qu’il n’allait pas se "laisser baiser par Bercy" après les annonces de coupes sombres dans le budget de nos troupes en opération sur plusieurs théâtres de guerre à l'étranger et de sécurisation de la population hexagonale exposée au terrorisme islamiste
Cette petite phrase, qu'un député anonyme avait fait fuiter dans la presse, avait provoqué une crise d'autorité chez le jeune Emmanuel Macron qui l’avait tancé devant les troupes, et donc humilié, rappelant 'je suis votre chef" et jugeant "pas dignes" les critiques sur le budget de la Défense. 
"Il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n'est pas le rôle du chef d'état-major, c'est le rôle de la ministre des Armées", avait martelé le souverain républicain sur le plateau du Vélo club lors de sa présence sur une étape du Tour de France, concluant : Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et à proposer au chef [politique] des armées qui est le président de la République. C'est comme ça que la République fonctionne bien."

VOIR et ENTENDRE Michèle Alliot-Marie, ancien (et première femme) ministre de la Défense, fournir les tenants et les aboutissants de cette affaire à Raphaëlle Duchemin, menton pointé, sur BFMacronTV :

VOIR et ENTENDRE la synthèse du général Desportes sur la question du "vol" de 850 millions aux Armées :

CV du général Desportes, à comparer avec le pedigree du verbeux CastanerSaint-Cyrien (1972-1974), issu de l'arme blindée et cavalerie, sa carrière a alterné affectations en unités de combat, en états-majors et diverses activités opérationnelles.Ingénieur, titulaire d'un DEA de sociologie, d'un DESS d'administration des entreprises (CAAE), docteur en histoire, le général de division Desportes est aussi breveté de l'École supérieure de guerre et diplômé de l'United States Army War College, équivalent du Centre des hautes études militaires pour l'armée de terre des États-Unis.
Attaché militaire près de l'ambassade de France aux États-Unis d'Amérique, puis conseiller défense du Secrétaire général de la défense nationale (SGDN), il fut ensuite directeur du Centre de doctrine et d'emploi des forces (CDEF) jusqu'en juillet 2008.
Vincent Desportes est aussi codirecteur avec Jean-Francois Phelizon de la collection 'Stratégies & doctrines' aux éditions Economica.
Le général Vincent Desportes a été à la tête du Collège interarmées de défense (CID), de 2008 jusqu'à l'été 2010.
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po et enseigne la stratégie à HEC. Conférencier international, il s'exprime sur les thèmes de la géostratégie, de la stratégie et du leadership. Il est régulièrement consulté par les pouvoirs publics et les grands media sur les affaires internationales et militaires.
Un conflit avec l’armée qui semble être la première vraie crise institutionnelle
Le successeur du chef d'état-major des Armées 
fait la leçon au président Macron
traversée par
le nouveau locataire de l’Elysée
qui, pour l’occasion, s’est attiré les foudres de tous les bords politiques. 
"Faute irresponsable, méthode humiliante, etc... : Emmanuel Macron essuie les critiques - exception faite du MoDem, par la bouche de Marc Fesneau, 46 ans, coupe de cheveux à la Donald Trump - depuis la démission de Pierre de Villiers. (sur CNews, Philippe Vigier est en fait Damien Abad, membre du parti Les Républicains).

jeudi 13 juillet 2017

"C'est moi le chef", lance Macron au chef d'état major des Armées

Macron rappelle à l'ordre le général de Villiers critique des réductions du budget des Armées 
Des coupes budgétaires conduisent le chef d'état-major des Armées à menacer de démissionner 

Les efforts budgétaires demandés à l'armée ne sont pas tenables, estime le général Pierre de Villiers.
Le président Macron n'a pas apprécié, mais il a néanmoins réagi jeudi 13 juillet en annonçant que le budget des Armées sera relevé dès 2018 afin d'engager une trajectoire permettant d'atteindre l'objectif d'un effort de défense à 2% du PIB en 2025. "Dès 2018, nous entamerons (une hausse)" du budget des Armées à "34,2 milliards d'euros" contre 32,6 milliards cette année -, a-t-il promis devant la communauté militaire à la veille du 14 juillet. 

Tentant de reprendre le dessus, il a estimé qu'il n'est "pas digne d'étaler certains débats sur la place publique". "Je suis votre chef", a martelé le président jupitérien, ajoutant n'avoir "besoin de nulle pression". Sans le nommer, l'hyper-président pointait le chef d'état-major des Armées, le général Pierre de Villiers, très remonté contre le train d'économies imposé à la défense, et qui n'a pas caché son irritation lors d'une réunion avec des députés. 
"Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées. Je sais les tenir et je n'ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire", a-t-il lancé, rappelant la "grande muette" au silence dans les rangs, mêmes supérieurs.
L'armée a  déjà "tout donné" et la situation n'est "pas tenable", a expliqué le général, auditionné mercredi devant la commission de la Défense à l'Assemblée nationale. "Je ne vais pas me faire baiser comme cela", a ajouté le général de Villiers, cité par plusieurs participants. Le chef d'état-major des Armées est réputé pour son franc-parler et sa responsabilité de défense du budget des armées face à Bercy. 
Résultat de recherche d'images pour "grande muette"
Devant les députés godillots, il a expliqué que, faute de moyens, l'armée française doit régulièrement annuler des opérations après parfois des mois de recherche sur le terrain. "J'ai entendu et vu un homme très en colère (..) Il était remonté contre les coupes budgétaires et considère qu'elles ne permettront pas à nos armées de fonctionner comme il se doit", a témoigné le député PS Luc Carvounas, trop heureux d'instrumentaliser les frictions entre l'exécutif LREM et l'Armée. 

En 2014,  avec les chefs d'état-major des trois armées (Air, Terre et Mer), Pierre de Villiers avait déjà mis sa démission dans la balance, devant la perspective de coupes budgétaires. Le ministre de la Défense de l'époque, Jean-Yves Le Drian, avait alors pris fait et cause pour ses troupes, tandis que sa 'successeuse' reste coite... 
Or, Les Echos rapporte que lors de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale de mercredi, il aurait une nouvelle fois laissé entendre qu'il pourrait démissionner. L'effort d'économie demandé à la défense en 2017 "est légitime, faisable sans attenter en rien à la sécurité de nos troupes, à nos commandes militaires," lui en effet opposé le chef de l'Etat.

Cacophonie au sommet de l'Etat : Macron contredit Philippe

Le gouvernement d'Edouard Philippe avait annoncé ces mesures d'économies dans le détail mercredi au moment même où le général de Villiers était officiellement reconduit dans ses fonctions pour un an. 
Le premier ministre a ainsi expliqué que les armées vont devoir assumer en 2017 le surcoût des opérations extérieures (850 millions d'euros) qui était jusqu'ici réparti entre les autres ministères au nom de l'effort collectif de défense. 
Concrètement, leur budget restera en apparence inchangé par rapport à celui voté par le Parlement en 2016 (32,7 milliards d'euros). Mais elles auront 850 millions de crédits en moins pour leurs programmes d'équipements. 
Image associée
Arme de dissuasion française
Elles ont pourtant besoin d'avions de ravitaillement en vol, d'hélicoptères et de blindés pour renouveler des matériels vieillissantsautant de moyens qui leur font cruellement défaut aujourd'hui sur des théâtres d'opérations grands comme l'Europe.

Dans les six mois qui restent
en 2017, les armées doivent trouver 850 millions d'euros. 
Ce n'est qu'en 2018 que la hausse du budget des Armées sera entamée : "34,2 milliards d'euros", progressivement: sur combien d'années ?