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mardi 7 janvier 2020

Le texte du projet de réforme des retraites est déjà entre les mains du Conseil d'Etat, révèle un ministre

Les syndicats convoqués mardi matin pour la reprise des négociations, en présence du premier ministre, se font-ils mener en bateau ? 

Toujours dans le flou et non chiffré, le projet de loi sur la réforme des retraites a déjà été rédigé et envoyé au Conseil d'Etat

Ce 6 janvier, Marc Fesnau, ministre auprès du premier ministre, en charge des Relations avec le Parlement a annoncé que le projet de loi était quasiment rédigé: seuls subsisteraient quelques blancs.  Cette confidence du centriste (MoDem) risque de jeter de l'huile sur le feu des négociations qui reprennent ce matin au ministère du Travail, sous la tutelle, cette fois, de Muriel Pénicaud, jusqu'ici tenue éloignée des discussions, tant son empreinte sur la loi Travail, passée à coups de 49.3 sent le soufre.

Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesnau, a lâché cette bombe lundi 4 janvier : le projet de loi sur la réforme des retraites est déjà rédigé et envoyé au Conseil d'Etat.
Le ministre a lâché sur Sud Radio qu' "un texte est parti au Conseil d'Etat afin d'amender, corriger, apporter des compléments et de l'étoffer", a-t-il expliqué, révélant ainsi le désarroi de Macron cornérisé par les syndicats et en quête d'idées pour débloquer la situation qu'il a lui-même verrouillée

Seuls quelques membres du gouvernement étaient au courant de la procédure qui s'est déroulée la semaine dernière. 
Les syndicats sont maintenant aux cent coups, à la veille du mardi 7 janvier, jour attendu de la reprise des contacts officiels et médiatisés concernant la pénibilité et le travail des seniors, et alors que l'intersyndicale opposée à la réforme Macron est déjà mobilisée pour une journée de grèves nationales le jeudi 11.
Yves Veyrier, secrétaire général de FO monte au créneau : "C'est bien la démonstration que ces discussions n'ont rien à voir avec le texte de la réforme qui, sans doute, devait être déjà écrit avant les vacances", rapporte le Parisien.

Les syndicats se sentent trahis

Comme à FO, la CFE-CGC dénonce le cynisme de Macron. 
En charge du dossier des retraites, Pierre Roger oppose une détermination renforcée: "S'ils espèrent, avec cette annonce, passer le message aux gens qu'il ne sert plus à rien de manifester, ils se trompent. Cela ne changera rien à notre détermination contre un projet qui n'est même pas financé et va avoir pour conséquence à terme la baisse des pensions !". 

Si les organisations syndicales ne contiennent pas leur colère, c'est également parce que la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) va recevoir le texte du projet de loi avant eux. 

Le gouvernement se défend de tout mépris à l'encontre des syndicats.
L'envoi du texte en Conseil d'Etat ne "signifie en aucun cas que les négociations qui s'ouvrent ne serviraient à rien. Le texte n'est pas figé", tente d'expliquer une source gouvernementale anonyme. 
Il est toujours possible de rédiger "une lettre rectificative", pour modifier ou compléter un projet de loi, avant sa présentation en Conseil des ministres, le 24 janvier prochain, et son examen par l'Assemblée nationale, en février, se justifient les manipulateurs.

jeudi 14 novembre 2019

Les députés votent une hausse controversée du budget de l'Elysée

Le budget de l'Elysée ne cesse d'augmenter 

105 millions d'euros, c'est la dotation dédiée à la présidence de la République pour 2020 


Soit une hausse de plus de deux millions d'euros par rapport à 2019.
L'augmentation est de 2,2% par rapport à 2019. Mais, dans la nuit du mardi 12 novembre, l'Assemblée nationale à majorité présidentielle a voté cette hausse, soit une augmentation de 2,136 millions d'euros par rapport à 2019. La dotation allouée à la présidence de la République atteindra ainsi 105,316 millions d'euros l'an prochain.

Cette hausse s'expliquerait, selon la presse aux ordres, notamment par un périmètre budgétaire élargi, avec l'intégration des dépenses des gendarmes et policiers affectés à la sécurité de la présidence. Jusqu'à présent, celles-ci étaient rattachées au budget du ministère de l'Intérieur, a indiqué la majorité. "Un certain nombre de dépenses sont liées à des investissements en termes de télécommunication, de sécurité et de numérique", a raconté le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, MoDem, un mouvement bien connu pour son respect de l'argent public, comme on le voit dans les poursuites dont le parti de Bayrou est l'objet, pour des emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés affectés au parti, présumés certes, mais à l'origine de trois démissions de ministres, Bayrou, Sarnez et Goulard.

A périmètre constant, la hausse du budget est de 628.000 euros, ce qui change tout, d'après la rapporteure Patricia Lemoine (UDI-Agir). Parmi les crédits qui augmentent, ceux des déplacements présidentiels prévus en 2020 (+4%), avec les sommets du G7 aux Etats-Unis en juin, du G20 en Arabie saoudite en novembre et un déplacement en Polynésie française. 
L'immobilisation de l'avion présidentiel pendant trois mois pour maintenance pourrait également générer des coûts supplémentaires.

Pour l'opposition, une hausse dans "l'opacité"

L'opposition de droite comme de gauche a dénoncé l'augmentation du budget. Maxime Minot (député LR de l'Oise, 32 ans) a dénoncé une "opacité" et "insincérité" autour de cette augmentation du budget, tandis que Christine Pires Beaune (PS) a fustigé la "grande vie du premier des Français"
Le ministre Marc Fesneau a regretté des "caricatures", "sans discernement", qui ne rendent "pas service à la démocratie".

Dans un communiqué, le spécialiste PS du train de vie de l'Etat, l'ancien député René Dosière (PS) s'en est pris au rapport de la commission des finances réalisé par Patricia Lemoine (UDI), y voyant "un copié-collé de la présentation officielle du budget", une "régression, pour ne pas dire plus, du contrôle parlementaire sur le budget de l'Elysée".

VOIR et ENTENDRE
la version de Capital, propriété de Prisma Media, comme Gala ou Voici :

mercredi 10 avril 2019

Privatisation d'Aéroport de Paris: "Une erreur stratégique majeure", selon Vallaud (PS)

Vallaud, un ancien collabo de Hollande aux hémisphères cérébraux déconnectés

Initiative inédite des oppositions rassemblées pour le recours à un "référendum d'initiative partagée" (RIP) contre la privatisation d'ADP

Autour de Vallaud, sont rassemblés Peu (PCF) et Carrez (LR),
Ravier (RN) et Coquerel (LFI), Vigier (ex-UDI) ou  Rabault (PS) 
Le porte-parole des députés PS l'a justifiée par la nécessité de combattre "une imbécilité" et une "erreur stratégique majeure" parce qu'Aéroports de Paris n'est pas une entreprise comme les autres", a expliqué le député des Landes sur France 2, Boris Vallaud, ce mercredi. 
Le Groupe ADP a dégagé 610 millions d'euros de bénéfice net en 2018, pour près de 4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Alors que 185 signatures sont requises pour un "RIP", procédure jusqu'ici inédite depuis son introduction dans la Constitution en 2008, les parlementaires se sont unis de l'extrême gauche à l'extrême droite pour déposer une proposition de loi référendaire avec 218 signataires, issus de 11 groupes dans les deux chambres.

"En responsabilité, les parlementaires, sénateurs et députés qui se sont unis ont convenu que c'était une singularité dans l'alliance mais qu'enfin il y avait un intérêt supérieur, que c'était un service public d'intérêt national et que nous ne pouvions pas laisser se commettre l'irrémédiable, parce qu'il n'y a pas de machine arrière", a expliqué B. Vallaud, l'époux de l'ex-ministre Vallaud-Belkacem.

"Nous n'avons aucun doute" sur le fait d'obtenir la validation du Conseil constitutionnel, "et le gouvernement aura neuf mois pour récolter le soutien de 10% du corps électoral", a-t-il poursuivi, reconnaissant que "c'est beaucoup", mais jugeant que "l'opinion majoritaire est au maintien de ADP dans le giron public".

Ministre MoDem en charge des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau a ironisé  sur "un coup politique" et une "alliance de circonstance" entre oppositions, estimant sur Public Sénat qu''"il y a quelque chose de détonnant et d'étonnant dans la photo hier de gens qui à peu près sur rien, ne pensent la même chose".

"Que LR fasse front uni avec LFI, je ne savais pas que je verrais ça dans ma vie politique", a abondé une autre ministre MoDem, aux Collectivités territoriales, Jacqueline Gourault sur RTL.

L'ancien ministre de l'Industrie et maire de Nice Christian Estrosi (LR) dénonce une privatisation d'ADP en forme de braderie, et réclame un "bon prix". "C'est tout à fait scandaleux. On ne peut pas vendre 10 milliards d'euros Aéroports de Paris, alors que, pour moi, il en vaut 4 ou 5 fois plus", s'est-il indigné sur RMC/BFMTV.

En débat depuis plus de six mois au Parlement, le projet de loi Pacte - Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises - prévoit de supprimer l'obligation pour l'Etat de détenir la majorité du capital d'ADP (actuellement 50,63%). Depuis la première lecture en octobre, cette privatisation est devenue, après son rejet au Sénat, la principale pomme de discorde, certains pointant un "cadeau à Vinci", qui ne cache pas son intérêt. 

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a lui défendu son projet de concession durant 70 ans comme la meilleure façon de garantir le développement de ce "fleuron".

Marlène Schiappa, la plaie et le sel du gouvernement

La ministre de l'égalité des genres a encore mis son grain de sel où ça fait mal.
Elle a avancé un argument étonnant pour défendre cette privatisation : "Est-ce que cela fait partie des missions de l’Etat et des services publics de gérer la partie centre commercial et baux de luxe des aéroports ? Je n’en suis pas certaine." Du coup, selon la commère du gouvernement, ce ne serait plus le devoir de l'Etat de veiller sur ses frontières...


La Madelon de Macron s'est encore crashée: le groupe international ADP déploie en effet des activités autrement plus variées que n'imagine la secrétaire d’Etat :
il possède les plus gros aéroports français : Roissy-Charles-de-Gaulle (72,2 millions de passagers), Orly (33,1 millions de passagers), Le Bourget et une dizaine d’aérodromes ;

c’est le premier propriétaire foncier d’Ile-de-France, grâce aux 6 686 hectares des aéroports, dont 411 hectares sont disponibles. Il détient aussi plus d’un million de mètres carrés de bâtiments, hangars, hôtels, bureaux, etc. ;

il dispose d’une filiale dans la téléphonie (Hub One) ;

il a fortement développé sa participation dans le capital de nombreux aéroports internationaux, soit directement (Zagreb, Santiago, Amman, Maurice, etc.), soit par le groupe TAV Airport (Istanbul Atatürk, Antalya, Izmir, etc.) ;

ces aéroports sont aussi des centres commerciaux importants, avec 386 boutiques et services, qui ont rapporté, à eux seuls, 1 milliard d’euros en 2018 ; 
et enfin, plusieurs de ses aéroports sont des frontières avec l'étranger, hors Union européenne.

Son activité commerciale, certes lucrative, est donc loin d’être la seule mission d’ADP, qui génère un chiffre d’affaires de près de 4,5 milliards d’euros – la plus grande part provient des activités aéronautiques en France (1,89 milliard)

Par ailleurs, le fait de rapporter de l’argent à l’Etat fait partie des missions de l’Agence des participations de l’Etat : avec des bénéfices de plusieurs centaines de millions d’euros par an (610 en 2018), ADP répond à l’objectif de "la valorisation dans la durée du patrimoine des Français". 
Quant à l’argument sur les "missions essentielles de l’Etat", il est contredit par les actuels investissements de la puissance publique. Outre les secteurs-clés comme l’énergie (EDF, Engie), le transport public (SNCF, RATP), La Poste ou la Banque de France, l’Etat détient des parts d’un opérateur de communication (Orange), d’un constructeur automobile (Renault) ou aéronautique (l'européen Airbus), d’un chantier naval (Naval Group, ex-DCNS), du marché de Rungis (Semmaris), des casinos, de plusieurs ports maritimes… 
Sans compter les diverses participations de la Caisse des dépôts dans l’immobilier, les forêts ou les stations de ski.

Vallaud, c'est ballot, a juste des trous de mémoire...


La privatisation de l'aéroport de Toulouse, validée par Macron, ministre de l'Economie, est un "échec" à ne pas répéter, juge la Cour des comptes.
La vente des parts de l’Etat dans l’aéroport Toulouse-Blagnac à une société aux capitaux étrangers, la Chine, c’est le contre-exemple d’une opération réussie selon la Cour des comptesDans un rapport à la commission des Finances de l’Assemblée nationale sur "le processus de privatisation des aéroports de Toulouse, Lyon et Nice", les magistrats financiers taclent la décision prise en décembre 2014 de céder 49,99 % du capital à Casil Europe, pour 308 millions d’eurosLe repreneur, qui détient désormais 49,9 % d'ATB, est une holding française, Casil Europe, qui est formée de deux sociétés chinoises de Hong Kong. 


Vallaud, Macron et Ganzer, de droite à gauche,
condisciples à l'ENA, fabrique de hauts-fonctionnaires irrécupérables
Or, qui sont les co-responsables de cet échec reproduit à Lyon et à Nice sur le modèle de Toulouse? Le secrétaire général adjoint de la présidence de la République sous Hollande qui n'est autre que Boris Vallaud. Et qui était ministre de l'Economie ? Macron (26 août 2014 – 30 août 2016) !
Côté opposants, une information circule attribuant au président Emmanuel Macron un conflit d’intérêts, en mettant en cause le président de la branche française de la banque chargée de l’organisation de l’opération de privatisation… Là encore, un argument à suivre.

Macron s’est résolu à vendre la participation de l'Etat (50,63 %) dans les ex-Aéroports de Paris. Le groupe Vinci se verrait bien prendre le contrôle d’ADP: avaler ADP ferait de Vinci non seulement le numéro un mondial du BTP mais aussi le premier groupe aéroportuaire.

vendredi 8 mars 2019

Schiappa veut attacher son nom à une loi sur la PMA

La féministe fait le forcing sur la "PMA pour toutes"? affirmant qu'elle sera débattue "avant l'été"

La loi ne saurait attendre, a affirmé Schiappa, vendredi matin
 

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a accordé un entretien au quotidien du groupe LVMH, Le Parisien, vendredi 8 mars.  Marlène Schiappa a annoncé qu'il n'y aura pas de report des débats sur l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui a la main sur le calendrier parlementaire, a déclaré que la PMA pour toutes serait mise à l’agenda avant cet été, a-t-elle expliqué, soulignant que c'est sa parole qui compte. Il tiendra cet engagement du président de la République, a encore ajouté Marlène Schiappa dans cet entretien.

Officiellement, le nouveau calendrier est pour l’instant maintenu. 
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Devoir citoyen
La loi doit être présentée en Conseil des ministres avant l’été, puis examinée au Parlement d’ici la fin de l’année. Mais ce calendrier est soumis aux aléas  du grand débat national - et à la volonté du prince : Macron veut le prolonger à son profit, puisqu'il est l'alibi à sa campagne des Européennes  - et des mesures qu'il s'agira de faire voter pour lui donner enfin du sens. Les observateurs prévoient donc un embouteillage parlementaire qui impatiente la militante. 

Le calendrier sera en effet arbitré entre le grand débat national qui se termine le 15 mars et les élections européennes, le 26 mai 2019.

Schiappa veut-t-elle à empêcher un rétropédalage gouvernemental ? 

Des pancartes en faveur de la PMA lors de la Gay pride de Paris le 29 juin 2013.Quatre jours plus tôt, une source gouvernementale anonyme indiquait lundi 4 mars que la révision de la loi de bioéthique, qui intègre l'extension de la PMA, serait "probablement reportée". Initialement prévue au Parlement avant fin 2018, cette loi a déjà été repoussée une première fois, en raison de l'encombrement du calendrier parlementaire.

L'exécutif entretient l'incertitude sur le report.
Jean-Louis Touraine, député LREM (73 ans) et rapporteur de la mission d'information sur la révision de la loi de la bioéthique, tergiverse cet ancien socialiste. "Je ne pense pas qu'il y ait de report; je n'ai pas été informé d'un report authentique. Marlène Schiappa et Agnès Buzyn m'ont dit qu'il n'y avait pas de report significatif", barguigne ce franc-maçon, membre du Grand Orient de France ("maître" au sein de la loge 'Les amis choisis'). "Le projet de loi doit être déposé en conseil des ministres en juin prochain avant une analyse à l'Assemblée nationale soit en juillet, soit en septembre. Une ou deux semaines de décalage en fonction de l'encombrement de l'agenda, mais pas de report véritable", poursuit le rapporteur.
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Le professeur Touraine déclare : "J’oscille entre l’athéisme et l’agnostisme. Je suis entré en franc-maçonnerie, au Grand Orient, sur le tard.", précise-t-il. Et, dans les loges, ce Touraine, sans parenté avec Marisol Touraine, a déjà largement exposé ses opinions mortifères qui sont, au demeurant, celles affichées par toutes les obédiences maçonniques de par le monde.
Pour compléter le tableau, ce médecin milite pour la mort provoquée: il est le président du groupe d’études "Fin de vie" à l’Assemblée nationale et porte-voix de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD).
Or, initialement prévue au Parlement avant fin 2018, la révision de loi de bioéthique a été repoussée une première fois, déjà en raison de l'encombrement du calendrier parlementaire, selon le gouvernement. 
Lundi 4 mars, Marc Fesneau, le ministre en charge des Relations avec le Parlement, a fixé"un horizon de douze mois" pour une adoption définitive par les parlementaires. "Ce n'est pas repoussé en tant que tel", a-t-il atermoyé sur LCI. "On verra en termes de calendrier, mais ce sera fin d'année 2019, deuxième semestre 2019, et si ça déborde, ça déborde", a-t-il lancé.

En septembre, Gérard Collomb avait recadré Schiappa
L'élargissement de la PMA n'est pas une priorité, selon lui.
Les hommes seraient bientôt réduits à des banques de sperme où s'opéreraient à volonté des retraits à vue. Ce n'est pas de la marchandisation, mais ce serait de la traite.
Il est plus urgent de s‘attaquer au chômage en France que d‘ouvrir à toutes les femmes l‘aide médicale à la procréation, avait expliqué le ministre de l'Intérieur.

mardi 16 octobre 2018

Hier, ces nouveaux ministres de Macron tapaient encore sur ...Macron

Le pire de l'ancien monde est de retour

Franck Riester, Marc Fesneau, Didier Guillaume récompensés pour leur critiquesou opportunistes réduits au silence

En 15 jours d'attente de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale, par communiqué et la 3° en moins de 18 mois, ce mardi,
certains media ont eut le temps de sortir de leurs archives de vieilles déclarations de Didier Guillaume, Marc Fesneau et Franck Riester

Et elles ne manquent pas de sel.
Ce nouveau gouvernement compte ainsi huit nouveaux entrants, parmi lesquels trois qui avaient des mots très cruels pour l'auteur de leur promotion : l'ex-Républicain Franck Riester, nommé ministre de la Culture, le chef de file des députés MoDem Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement, et le sénateur ex-socialiste Didier Guillaume qui remplace Stéphane Travert à l'Agriculture, pour tenter de rallier les écologistes. D'un bord politique différent d'Emmanuel Macron, pour deux d'entre eux, les trois hommes avaient épinglé le chef de l'Etat. 

Quand Didier Guillaume voulait qu'Emmanuel Macron participe à la primaire de gauche.
En novembre 2016, alors futur directeur de campagne de Manuel Valls, Didier Guillaume avait aligné Emmanuel Macron pour son refus de se soumettre à la primaire de gauche.lors de la campagne présidentielle,  "S'il était si sûr de lui, il l'aurait gagné", estimait-il, comme le relève Le Huffpost.
Le vainqueur de la primaire fera plus de voix que de personnes aux meetings d'Emmanuel Macron", raillait également le socialiste en janvier 2017.

Le sénateur de la Drôme n'en est pas à son premier "volte-face", relève le site d'informations. 
En janvier 2018, celui qui présidait le groupe socialiste au Sénat depuis 2014 avait annoncé son départ de la vie politique, pour prendre la tête du comité d'organisation chargé de piloter la coupe du monde 2023 de rugby, avant de changer d'avis, de planter les sportifs et de revenir au Sénat, au groupe du Rassemblement démocratique et social européen.

Quand Marc Fesneau émettait des doutes sur la politique de Macron à Bercy

Centriste proche de François Bayrou, le nouveau ministre des Relations avec le Parlement n'a pas toujours été sur la même ligne qu'Emmanuel Macron, surtout lorsqu'il était ministre de l'Economie (2014-2016). Il était notamment de ceux qui considérait que la loi Macron n'était pas "une révolution".
Fesneau a changé son fusil d'épaule en 2017, quand le MoDem s'est allié au candidat En Marche! pour les présidentielles. Après la victoire d'Emmanuel Macron, Marc Fesneau, a été élu député du Loir-et-Cher, soutenu par le parti présidentiel, grâce à un accord d'appareils.

Quand Franck Riester ne pariait pas un seul fifrelin sur Macron, un candidat "flou"

ncien cadre des Républicains,
 le député de Seine-et-Marne, Franck Riester est devenu soutien "constructif" de la majorité après l'élection d'Emmanuel Macron, en tant que chef de file du parti juppéiste 'Agir' à l'Assemblée. 

Mais avant ce revirement de situation et de veste, le garagiste devenu ministre de la ...Culture ne roulait pas pour le locataire de Bercy : il lui cassait sa caisse. Selon lui, la démission du ministère de l'Economie était "logique vu son bilan catastrophique comme conseiller et ministre de l'Economie".
"Emmanuel Macron c'est plutôt flou. Sa grande loi, on en retient la libéralisation des bus. Ce n'est pas extraordinaire", constatait-il par ailleurs fin octobre 2016.

Remaniement : aucune surprise après quinze jours d'arrêt d'urgence du char de l'Etat

Quinze jours pour finir par un jeu  de chaises musicales

Aucune tête nouvelle dans le "nouveau monde" macronien

Un joueur de poker à l'Intérieur et un garagiste à la Culture
Le nouveau gouvernement a été publié en catimini ce mardi 16 octobre. Les services de l'Elysée ont dévoilé les nouveaux noms à 9h30. C'est à Christophe Castaner qu'échoue le ministère de l'Intérieur, tandis que Françoise Nyssen, visée par une enquête, est remplacée par Franck Riester à la Culture.

Dans son communiqué, l'Elysée évoque "une équipe renouvelée mais dont le mandat politique reste le même".

Les entrants ne sont pas des faces inconnus et les grands perdantes sont la société civile et les femmes 

Les nouveaux venus ou nouveaux nommés du gouvernement sont :

  • Christophe Castaner, qui devient ministre de l’Intérieur
  • Franck Riester, proche de Juppé ('Agir'), nommé ministre de la Culture
  • Didier Guillaume, ex-PS vallsien, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Jacqueline Gourault, poids lourd du MoDem, ancienne "madame Corse" du gouvernement, prend la tête du ministère de la Cohésion des Territoires
  • Marc Fesneau, MoDem, qui devient ministre auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement

Les sortis

  • Françoise Nyssen, qui quitte le ministère de la Culture
  • Jacques Mézard, anciennement à la Cohésion des territoires
  • Stéphane Travert, jusqu'alors ministre de l’Agriculture


Un remaniement a minima qui laisse présager un changement de gouvernement après les européennes du printemps.