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vendredi 14 septembre 2018

Emmanuel et Brigitte, marchands du temple de Marianne

Le culte de personnalité en vitrine de l'Elysée

Le président sera-t-il un (in)vendu ?

Mugs, t-shirts, montres... L'Élysée va vendre ses premiers produits dérivés
Les grotesques de l'Elysée
(visite interdite aux moins de 10 ans)
Des mugs avec la tête du président pour financer la rénovation de ses bâtiments, une double peine. L'Elysée va mettre en vente  une cinquantaine de produits dérivés, à partir de ce samedi 15 septembre.
Ce vide-grenier éphémère sera installé dans la cour du palais, ouverte au public à l'occasion des Journées du Patrimoine.
Si t'as pas 55 euros pour ça,
c'est que 'as raté ta vie...
Ces produits seront également disponibles sur un site internet de l'Elysée.
Dont des t-shirts "poudre de perlimpinpin", clin d'oeil du "nouveau monde" au langage archaïque pratiqué par la muse sexagénaire du président ringard. Ses lingettes usagées seront, dit-on, mises aux enchères.
Pour financer la rénovation de ses bâtiments, Macron va mettre en vente à partir de ce samedi 15 septembre une cinquantaine de produits dérivés. Des petites culottes de Brigitte ?

Une première gamme de 56 produits - dont 30 coûtent moins de 15 euros - est proposée en collaboration avec une vingtaine de fabricants français comme Le slip français du président (cabas et T-shirts siglés Président ou première dame), le chocolatier Pierre Hermé (macarons - ayant été arborés par Benalla ? - aux couleurs tricolores), Lip (montre aux insignes de l'Elysée) ou Si t'as pas 55 euros pour ça, c'est que 'as raté ta vie... (livrets de coloriage, ci-dessous)... 



Des boules à neige et à grêlons ?

Des cartes postales du Château ou de ...Némo
, le chien du couple présidentiel, sont également en vente. On trouve aussi des t-shirts avec des photos d'Emmanuel Macron célébrant l'un des buts français de la finale de la Coupe du monde en Russie, ainsi que d'autres qui reprennent ses expressions fameuses comme "Parce que c'est notre projet". 

Mais "J'assume" - qui pourrait faire fureur en boîte - n'est pas en rayon...

A partir de 2019, les sociétés sus-nommées pourront directement distribuer ces produits sous licence via leurs réseaux de boutiques ou à l'étranger. "Cette distribution plus large offrira un rayonnement toujours plus important à la marque, aux valeurs républicaines, à la culture française et à ses savoir-faire emblématiques", souligne l'Élysée. Ils n'ont pas envisagé qu'ils puisse être utilisés dans les soirées-pyjama ou Mardi-gras.


Pas d'impôts nouveaux, mais une taxe volontaire

Les finances de l'Etat sont dans un tel état de délabrement que, sur chaque produit vendu, la présidence touchera 12% du prix qui "sera affecté à des projets de restauration de l'Élysée", un ensemble de bâtiments vieux de 300 ans nécessitant remise aux normes ou rafraîchissement. "d
Jugés priorité nationale, des travaux ont commencé à l'été 2018. Le prochain chantier est celui de la salle des fêtes. Mais tout cela a un coût", est-il également expliqué sur le site.

L'Elysée rejoint ainsi le rang des grandes institutions qui exploitent déjà le filon des produits dérivés
, comme, outre Lourdes, l'Assemblée nationale, qui dispose d'une boutique à Paris et en ligne, ou l'ONU. 
La marque "Présidence française" avait déjà été déposée par l'Elysée en mars 2010, période de crise économique internationale, pour des objets comme les porte-clés, stylos ou timbres, mais avec un culte de la personnalité nettement moins outrageant.
Une réforme non annoncée...

mardi 14 novembre 2017

La République en Marche se vide, faute de démocratie au parti du Président

Le goutte-à-goutte des départs d'adhérents et d'élus est amorcé

Une centaine de militants et d'élus LREM annonce son abandon en marche

Ils vont quitter le mouvement à la veille du congrès de Lyon, le candidat unique de l'Elysée est assuré d'être élu délégué général du parti majoritaire. Les futurs démissionnaires sont pour la plupart de simples adhérents, mais aussi des élus, des animateurs de comités locaux ou encore des référents issus de toute la France.

Ils se surnomment les "100 démocrates". 
Résultat de recherche d'images pour "emmanuel drouin segré"Ces marcheurs déçus publient une tribune ("La démocratie n’est pas En Marche!"), ce mardi 14 novembre. Ils dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche, notamment pour choisir la nouvelle direction du parti. Parmi ces élus figurent la Finistérienne Tiphaine Beaulieu, présidente de la Confédération des Marcheurs de la République (ex-"Marcheurs en colère" qui, ces derniers mois, ont été "des lanceurs d'alerte"), et Emmanuel Drouin, ci-dessus, architecte et élu municipal de Segré (Maine-et-Loire). Lien

Extrait de la tribune des \"100 démocrates\" de LREM
En conséquence, ils annoncent leur départ du mouvement.


Les démissionnaires, par la voix de la militante Tiphaine Beaulieu, enseignante-formatrice en Travail social, ci-contre, estiment que "les nouveaux statuts" du parti, "avec une représentativité très affaiblie de la base militante, ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus".



Dès août 2017, En Marche! dénonça le "comportement pas constructif" d'une de ses adhérentes qui demandait déjà "de la transparence."  Devant la presse, Tiphaine Beaulieu avait en effet expliqué "ne pas comprendre pourquoi il y a cette opacité" au sein de la République en marche!. La direction répond à son adhérente, expliquant qu'elle "menace de contentieux sans que l'on sache ce qu'elle nous reproche".



A LREM, tous et toutes n'ont pas le droit de vote

L'élection arrangée, le samedi 18 novembre, du futur chef du parti est un scrutin réservé à 200 électeurs choisis parmi les 380.000 militants : l'immense majorité ne pourra pas voter, comme cela se fait dans les autres partis.

Seul un collège -d'élus, de cadres et 200 militants tirés au sort- est appelé à exprimer son choix ce samedi, avec un candidat unique, Christophe Castaner. 

Résultat de recherche d'images pour "Tiphaine Beaulieu LREM"
LREM "offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d'organisation digne de l'Ancien régime", dénoncent les démissionnaires. 
Lundi 13 novembre, la liste "En Marche Citoyens" a d'ailleurs demandé qu'un débat soit organisé "histoire que chacun puisse défendre ses arguments", rapporte RTL.


"Le parti est en état dépressif. Il est difficile d'être un parti de gouvernement, surtout quand vous n'avez qu'un an d'existence", oppose de son côté le député du Val-de-Marne Laurent Saint-Martin (think-tank de centre gauche 'En Temps Réel', présidé par Gilles de Margerie, "lieu de rencontre entre acteurs publics et privés soucieux de confronter leurs expériences et analyses des enjeux économiques de demain", avec Philippe Crouzier et Bernard Spitz), dans L'Opinion. Elu de 32 ans au poste de rapporteur général du budget, Laurent Saint-Martin s'était soumis à sa direction pour le céder à un PRG de 58 ans. 
Selon le quotidien, à peine 10% des militants seraient encore actifs.

Outre "une sorte de Politburo", les "100 démocrates" (seulement) déplorent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron (et de Brigitte, son épouse : comme au temps des Ceausescu ?). Ils ont le sentiment que leur avis ne compte plus et ont décidé de quitter en bloc le mouvement.


Un huissier remettra les lettres de démission des "100 démocrates" au siège du parti, vendredi 17 novembre.

mardi 13 juin 2017

Mélenchon dénonce le "culte de la personnalité" sur la personne de Macron

C'est un camarade des communistes qui le dit 

Jean-Luc Mélenchon a accusé Macron d'encourager un "culte de la personnalité" et "d'autocélébration" 






autour de sa petite personne depuis son élection, la jugeant "malsaine". 
"Son intérêt est que les choses se passent de la manière la plus suave possible, dans une ambiance d'autocélébration qui a frappé tout le monde et que je juge malsaine, parce que ce n'est pas bon, un tel culte de la personnalité", a déclaré le chef de La France insoumise, sur RTL.
"Depuis l'élection présidentielle, on a eu droit à toutes les variantes, 'Macron à la plage', 'Macron au ski', 'Macron ceci,' etc. et aucun débat", a-t-il observé.



Résultat de recherche d'images pour "Macron au marché du Touquet"
Tenue Vuitton de campagne

Envers du décor et moralisation de la comm'
"Ce n'est pas possible d'avoir des élections sans débat"



Ce mardi encore, le candidat parachuté à Marseille dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, face à Mme Versini, candidate REM, a en outre dénoncé "l'absence totale de débat national" avant les législatives.
Mélenchon a regretté ne pas avoir pu, avant les législatives, installer à temps dans le débat les grandes questions qui vont arriver", de la réforme du Code du travail et de "la transposition de l'état d'urgence dans le droit commun".

Répétant sa volonté d'incarner une "opposition humaniste" à l'Assemblée nationale, il a aussi dit ne pas craindre les futurs députés REM.
"Moi, ils me font pas peur les 400 de Macron, c'est le contraire, je me pourlèche", a-t-il défié, babines retroussées.

"Je connais la vie parlementaire. 400 bizuths qui arrivent, dont la plupart d'entre eux sont des CSP, qui sont habitués à la vie triomphante et glorieuse", ils "n'ont aucune espèce d'idée du monacat qu'est la vie de député", a ajouté le député européen, qui a également siégé au Sénat de 1986 à 2000, puis de 2004 à 2010.
Mélenchon n'a jamais été élu à l'Assemblée nationale.

mardi 29 novembre 2016

Les crimes de Fidel Castro ne sont pas un détail de l'Histoire

Raphaël Enthoven se penche sur les égarements de Mélenchon et du PCF

"Fidel est mort," titra L'Humanité, ré-écrivain de l'Histoire

"L’histoire
[l'Histoire?] retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle."
Fidel Castro, 12 octobre 1979
Et le quotidien - méprisant, bien que sous perfusion de l'Etat- d'attaquer bille en tête "la faune de tous les anti-castristes [qui] est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire [par la petite porte: la grande est marquée d'un H]. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende." Parmi les adulateurs athées, le culte stalinien de la personnalité n'est pas mort.  

"Je pleure. 
Dès potron minet, Mélenchon est allé 
se prosterner
à l'ambassade cubaine à Paris


Pour mesurer la dimension du personnage, il faut le contextualiser [une exception communiste, car la gauche ignore la contextualisation s'agissant de la droite au pouvoir dans la crise économique et financière internationale surmontée par le quinquennat Sarkozy]. Cuba est une petite île ; elle n’est pas un morceau de l’ex-empire soviétique qui s’acharne à survivre sous les tropiques. Les Etats-Unis sont intervenus plus de 190 fois en Amérique du sud, une seule expédition a échouée [la ré-écriture de l'Histoire fait également fi de l'orthographe grammaticale] celle de 1961 à Cuba: l’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, pour tenter de renverser Fidel Castro [dont l'organe officiel du PCF oublie de rappeler que Castro et ses guérilleros révolutionnaires ont pris le pouvoir par la force]. Les archives de la CIA l’attestent [référence inattendue !] : Fidel a été victime de plus de 600 tentatives d’assassinat de la part des Etats-Unis. Pendant 50 ans, il leur a tenu la tête haute. [Les opposants cubains éliminés par Castro n'ont pas eu cette chance...]

"Fidel est le libérateur, l’émancipateur, le fédérateur"
L'Huma est resté branché sur l'époque soviétique. "Il a permis l’affirmation d’une nation. Le castrisme naît d’une revendication d’indépendance nationale [le peuple a-t-il été libéré? De la famine et de l'oppression étatique?] ; la Révolution a été le fruit d’une histoire nationale. Fidel a en quelque sorte inventé Cuba. Il est donc historiquement le fondateur, le ciment, il porte une légitimité historique que nul ne lui conteste. [C'est à voir hors des murs du Comité central et des cellules communistes]

"Il y a eu à Cuba, c’est vrai, une forte personnalisation du pouvoir." 
Et l'Huma la justifie. "Ce serait le "résultat du charisme de cet homme exceptionnel et du rôle qu’il a joué dans le processus historique, de sa relation directe avec le peuple, de l’agression permanente des Etats-Unis.

Cuba a inventé des structures de "pouvoir populaire" Et cela fait donc peur.  "A Cuba, le parti unique est le produit de la Révolution, d’un processus long et conflictuel de la fusion des trois organisations révolutionnaires. A Cuba, c’est la Révolution qui a fait le parti, et non l’inverse [ce qui est une contre-vérité historique, puisque Castro a dû se rapprocher des communistes cubains, par nécessité, à la suite de son coup d'Etat: son mouvement n'avait ni légitimité ni implantation et a donc cherché à profiter de l'organisation très structurée du PC cubain. Le Parti Communiste Français est resté foncièrement, viscéralement, révolutionnaire quoi qu'il s'en défende depuis, notamment, qu'il s'est résolu, moribond, à une alliance avec le Parti de gauche, se fondant, faute de leader, dans le Front de gauche, sous la houlette de Mélenchon, candidat commun .à la présidentielle de 2017. Le PCF a entrepris une opération de blanchiment et, après s'être fait désigné sous le terme de "gauche radicale" en 2012, se refait une virginité sous l'appellation de "gauche de la gauche" en 2016. Preuve s'il en était besoin que, malgré sa déstalinisation apparente, puis le déclin de l'idéologie communiste, le discrédit progressif du matérialisme dialectique reste à accomplir].

L'internationale des dictateurs:
Castro Fidel et Raul avec Saddam Hussein
"S’il y a des hommes qui jouent des rôles irremplaçables, dans des processus historiques donnés, 
Fidel Castro est de ceux-là", affirme le journal d'extrême gauche.
"Hasta la victoria siempre, Comandante Fidel ! " En espagnol dans le texte du quotidien internationaliste idolâtre.

C'est pourtant une levée de boucliers socialistes qui a accueilli la'annonce différée de la mort du dictateur communiste

Est-elle motivée par la campagne présidentielle, alors que Hollande ou Lang se sont affichés au côté du dictateur ? 

VOIR et ENTENDRE 
le rappel à la décence du philosophe au candidat de l'extrême gauche
, le 28/11/2016 sur Europe 1 :
 

mardi 14 juillet 2015

Grossière campagne de propagande en faveur de Hollande et Valls

Les chefs de l'Etat et de gouvernement se lancent des fleurs mutuellement et la presse y ajoute sa touche de flagornerie

Manuel Valls se déclare fier "d'être au côté de François Hollande"

Manuel Valls a eu tendance à verser dans le culte de la personnalité, sur la chaîne publique France Inter, estimant que les efforts des membres de la zone euro pour maintenir la Grèce dans la zone euro doivent tout à François Hollande. "C'est le président de la République qui est en train de permettre un accord au niveau de l'Union européenne" a-t-il osé affirmer, au mépris de l'Italie et de Malte, comme de tous ceux qui n'ont d'autre priorité que de sauvegarder l'intégrité de l'eurogroupe, fût-elle apparente et incertaine. Et comme l'outrance le caractérise, le Catalan s’est dit fier -depuis Paris- "d'être au côté de François Hollande et de réussir aujourd'hui ce qui semblait impossible". L'avenir dira mercredi, à la suite de la grève des fonctionnaires grecs et des votes de ratification de l'accord par huit parlements de la zone euro, si la confiance est revenue en ce gouvernement grec d'extrême gauche dirigé par Tsipras, dont plusieurs ministres menacent de démissionner, après le renvoi de l'intransigeant idéologue Yanis Varoufakis, ex-ministre des Finances. 

Valls donne à croire que c'est celui qui fait l'annonce d'un compromis qui l'a réalisé. Le communicant de Matignon est persuadé que le peuple est tellement immature qu'il peut avaler n'importe quelle baliverne émise sur le ton de la gravité, comme l'annonce du locataire de l'Elysée depuis Bruxelles qu’un accord avait enfin été trouvé entre Athènes et ses créanciers. "Tout au long du week-end, on nous disait qu'il y aurait un échec, que la Grèce allait peut-être sortir de la zone euro, raconte le Premier ministre. Et si la Grèce reste dans la zone euro, ce sera grâce à la France et grâce à François Hollande". Exit Angela Merkel, celle qui, tout au long des négociations, été accusée d'imposer son point de vue.
Et l'accord sur le nucléaire, conclu au terme de 21 mois de négociations entre les grandes puissances et les Chiites d'Iran, c'est Hollande aussi ?

Hollande encense Valls



Si, lors de son traditionnel entretien du 14 juillet, le président a vigoureusement défendu son Premier ministre, c'est qu'il y a péril dans la demeure socialiste. "Quand on a un bon Premier ministre, on le garde", a-t-il lancé, sans rien dire de ce qui justifie un tel hommage, si ce n'est qu'il sert sa politique, si inefficace soit-elle. Cette louange floue vient précisément alors que certains dans la majorité commencent à en avoir soupé des crises et des échecs de Valls, du déficit du commerce extérieur à la courbe ascendante du chômage, en passant par l'envolée de la dette publique. Les déçus du changement attendu émettent l’idée d’un changement de chef du gouvernement, histoire de faire croire à une "nouvelle phase" du quinquennat et de dynamiser la campagne présidentielle que Hollande a engagée avec une succession serrée de visites en régions. "Manuel Valls a vocation à rester jusqu’à la fin du quinquennat", a-t-il riposté.

Selon Hollande, aucune faute socialiste comportementale ou politique n'est grave. Il a dû défendre son Premier ministre, attaqué pour avoir pris des libertés avec l'argent public en utilisant un jet gouvernemental à un déplacement familial à Berlin ou pour avoir parlé de "guerre de civilisation".
L’hommage du président à son binôme entre cependant en contradiction quasi-totale avec ses déclarations sur l’éventuel élargissement de la majorité, pour faire revenir les écologistes au gouvernement. Or, pour la majeure partie des dirigeants d’Europe Ecologie-Les Verts, Valls incarne la politique de rigueur et le social-libéralisme. Hollande sait parfaitement bien que la réaffirmation de son maintien à Matignon fait obstacle à leur retour. "Ceux qui veulent venir travailler sont les bienvenus, je ne vais pas aller les chercher", a-t-il donc lâché, non sans dédain, tout en dressant la liste des sujets sur lesquels les Verts devraient composer s’ils étaient au gouvernement, au premier rang desquels il cite opportunément la COP21 sur le changement climatique qui se déroulera à Paris fin novembre. "Face à cet enjeu-là ceux qui veulent donner leur concours sont les bienvenus, a expliqué le chef de l’Etat. Je ne vais pas faire de contrôle à l’entrée".

Avec leurs gros souliers

Depuis les attentats djihadistes meurtriers de janvier, tout est bon pour le  pouvoir à une instrumentalisation
A l'Elysée, on se déploie en "pédagogie" auprès de l'opinion, bien conscients que le temps consacré au dossier grec ces derniers jours peut être mal vécu par troubler une large partie des Français en difficultés. "Il va falloir que le président montre que la résolution de la crise grecque était importante pour la France et ses intérêts, explique un élu socialiste anonyme, comme il en existe tant, si tant est que celui-là existe vraiment. Mais le grand avantage pour lui, c'est qu'il revient de Bruxelles avec une victoire politique". Une victoire sans partage avec les 18 participants !

La presse socialiste se respecte bien peu
 
Michèle Cotta, dans lepoint.fr, applaudit quand le président socialiste n'hésite pas à utiliser le mot "patrie" au cours de son entretien du 14-Juillet consacré aux thèmes de la sécurité et de l'identité. Tout est donc résolument bon dans les propos du capitaine de pédalo "poussé par des vents favorables"... La journaliste évacue ainsi  la forte menace terroriste, le vol de munitions sur le site militaire de Miramas et les explosions jugées "malveillantes" sur le site pétrochimique de Berre-l'Etang, également dans les Bouches-du-Rhône, le matin du 14-Juillet. François Hollande appelle d'ailleurs les Français à "refuser la peur": la balle est donc dans leur camp... Doivent-ils creuser des abris dans leurs jardins, Pépère ne le précise pas...

Le magazine L'Express, en empathie avec les demandeurs d'emploi, ne trouve rien à redire à l'affirmation de Hollande selon lequel "la croissance est là", même si elle reste encore "trop faible"...


Le Parisien ne sourit même pas en estimant que "François Hollande se voit en président "audacieux." Dans la même veine, BFMTV titre aussi: "Dossier grec, Europe: Hollande, conquérant, savoure son 14-Juillet". Quiconque douterait de l'orchestration médiatique des bienfaits planétaires de Hollande peut lire les lignes de francetvinfo.fr qui a le sentiment, dans le même registre, que "François Hollande se veut combatif," sera convaincu de la circulation des éléments de langage officiels. 


Le Figaro est plus malicieux en titrant que "Hollande s'affiche en protecteur de la nation", ajoutant qu' "au cours de sa traditionnelle intervention du 14 juillet, le chef de l'État a voulu donner l'image d'un président protecteur contre les multiples menaces qui pèsent sur la France, Grèce, Iran, terrorisme, chômage..." L'amalgame du pire et du moins mauvais est osé.

En somme, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes socialistes possibles. Alors que la popularité de François Hollande est à 21% d'opinions positives, il tenter d'enfumer l'opinion.

Le sondage sur la question de savoir si l'accord conclu lundi matin à Bruxelles avec Athènes va "permettre à la Grèce de sortir de la crise qu'elle vit actuellement", n'est d'ailleurs pas relayé par cette presse. Les sondés se montrent franchement sceptiques. Si 31% répondent par l'affirmative (2% "oui certainement", 29% "oui probablement"), quelque 68% d'entre eux n'y croient pas (48% "non probablement pas", 20% "non certainement pas"). Tous les efforts de Hollande seraient-ils au bout du compte voués à l'échec? Un de plus. Nul ne veut l'imaginer pour l'heure.

Si l'exécutif se donne tant de mal pour paraître bon, c'est bien qu'il ne l'est pas.

 

vendredi 25 avril 2014

Taubira dément toute "subvention-éclair" à la Guyane

Taubira nie avoir favorisé ses électeurs, alors qu'elle se croyait sur le point de rendre son maroquin

L'information révélée par Le Point a irrité la ministre de la Justice 
Donnée partante de son ministère, Taubira a cru pouvoir débloquer une subvention de 86.000 euros  -en urgence- à une association guyanaise.  
"Faux !", rétorque le cabinet de la ministre, suite à cette initiative des dernières heures avant le remaniement. "La subvention la plus importante versée en 2013 a été faite au profit du Bureau d’aide aux victimes, pour un montant de 32.000 euros", conteste-t-on Place Vendôme. 

En outre, selon le cabinet de Taubira, aucune subvention n’a été versée depuis le mois de janvier 2014. L’administration de la Place Vendôme s’apprête en revanche à examiner les dossiers de demande de subvention émanant d’associations et d’organismes financés par le ministère de la Justice.

Au diable l'avarice !
 
Surtout avec l'argent du cochon de contribuable. En janvier 2013, à l’occasion des voeux de la garde des Sceaux, Christiane Taubira a fait diffuser un petit livret en couleurs, édité par la chancellerie sur papier glacé, intitulé "Changer la Justice, premières actions et perspectives". Or, seul un cliché sur les 30 que compte ce document ne montre pas la ministre. Les mauvaises langues y ont vu une propension de la ministre au culte de la personnalité, au moment où la rumeur la donnait déjà partante en mars 2014.
 
Ainsi, le graffeur C215 connu pour ses fresques murales a-t-il flatté l'ego de la ministre avec un pochoir visible sur un mur de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), en hommage à la ministre  "pour son courage et sa tolérance "

Dans cette plaquette de 20 pages à sa gloire, Christiane Taubira apparaît dès la première page pour détailler ensuite son action depuis son arrivée place Vendôme, souhaitant notamment un financement rénové de l'aide juridictionnelle...

La justice est "une priorité nationale pour le gouvernement", indique la plaquette, soulignant l'importance de la Guyanaise. En 2013, son budget avait été renforcé, de 4,3%, pour un montant global de 7,70 milliards d’euros, mais dont 82 millions d’euros ont été gelés dans le cadre des économies budgétaires. Taubira a néanmoins jugé que sa petite personne valait bien la dépense.  

Pourvu qu'
après les Européennes, elle ne soit pas à nouveau en partance.
Elle pourrait creuser les déficits publics...

mercredi 1 mai 2013

Hollande et ses dévots, ou le culte de la personnalité

Ces démocrates qui nous gouvernent

Le phare  de la politique internationale pour 2012


The Onion, journal satirique américain, est fier d'annoncer que le leader suprême de Corée du Nord, Kim Jong-un, 29 ans, a officiellement été nommé homme le plus sexy du monde vivant pour l'année 2012. Avec son superbe visage rond, son charme enfantin et son robuste châssis, ce Pyongyang de race est le rêve de toute femme devenu réalité. Kim a fait tomber le comité de rédaction en pâmoison: tant de charme, un sens impeccable de la mode, une coiffure courte et virile, et, bien sûr, ce fameux sourire, tout réuni en une seule personne bénie des dieux.

Depuis un an, Hollande c'est "François courage", selon Le Drian


Dans Le Monde, Françoise Fressoz est également admirative de la "gauche molle." 
Elle est sensible à son "apparente sérénité" dans la crise: "sans piquer de colère, dans un abord facile et une approche aimable"... Elle évoque "sa résilience à toute épreuve" (28/04/2013)

L'historien Jacques Julliard lui prête un "dessein prométhéen" de mettre fin à la crise.


Comme Kim Jong-un, le "capitaine de pédalo" est un grand chef de guerre: "Hollande arrive au Mali en vainqueur", lance Le Parisien-Aujourd’hui en France
Le plus louangeur des journaux régionaux est La Voix du Nord: "Dans l'affaire malienne, le président a agi en chef de guerre, digne héritier des grandes figures de la Ve république, le général de Gaulle en étendard". 
Le grand homme...
Le quotidien régional adresse un coup de chapeau à François Hollande qui "adopte-là un comportement mitterrandien dans l'exercice du pouvoir régalien de chef des armées. Quoiqu'on en pense [!], La Voix du Nord assure que les Français aiment ça. Depuis toujours". Et le journal de souligner que "jusqu'ici, l'intervention française est une réussite totale". A six vies humaines près. 
Bref la presse française réunit toutes les qualités de ses prédécesseurs dans une "fraise des bois".



Najat était-elle aux Mureaux ?
L'Expansion (L'Express) ose même les contre-vérités: "M. Hollande qui n'avait pas fait de déplacement dans le pays depuis sa visite dans son fief de Tulle, le 6 avril, quatre jours après les aveux dévastateurs de Jérôme Cahuzac, a assuré qu'il restait "en dialogue permanent avec les Français". A la fin de la visite, il a pris un bain de foule ce qui a permis à une centaine de personnes de l'acclamer," écrit-il le 30/04/2013. C'est faire passer à la trappe les déplacements annulés ou le grand couac de Dijon où il s'est fait interpeller  à plusieurs reprises.
Lien PaSiDupes: Propagande loupée de Hollande à Dijon: seuls les ravis peuvent l'approcher :"A Dijon : "M. Hollande, elles sont où vos promesses ?" 
Mais, de Corée du nord en France, les mythes font peu cas de la vérité.

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a appelé mercredi le chef de l'Etat, "François courage", pour avoir, selon lui, pris durant la première année de son mandat "l'ensemble des mesures qu'il fallait prendre" afin de redresser le pays.
Général vainqueur de toutes les batailles
"Je l'appelle François courage, parce qu'il a trouvé le pays dans une situation extrêmement dramatique, dans un endettement considérable, et il a pris l'ensemble des mesures qu'il fallait prendre face à cette situation d'une gravité extrême", a-t-il déclaré sur Europe 1.

Interrogé sur les sévères critiques qui se multiplient contre le chef de l'Etat, il a estimé que "lorsque l'on attaque systématiquement matin, midi et soir le président de la République, ça doit l'amener à des réactions affectives fortes", mais a-t-il dit, "il a la volonté, la détermination et le sang-froid".



Chef de guerre à cheval

Le 3 janvier 2012, une manifestation de soutien à la personne sacrée de Kim Jong-un réunit plusieurs dizaines de milliers de Nord-Coréens à Pyongyang. À l'occasion de son anniversaire, la télévision d'État nord-coréenne diffusa le 8 janvier 2012 un documentaire à sa gloire où il apparaissait aux commandes d'un tank pendant que le commentaire précisait "notre grand général Kim Jong-il (…) l'appelait le génie des génies en science militaire".

Nous n'avons pas encore tout vu !
Hollande, père de la Nation
ou gros "pèpère" du peuple
 ?"