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mardi 14 novembre 2017

La République en Marche se vide, faute de démocratie au parti du Président

Le goutte-à-goutte des départs d'adhérents et d'élus est amorcé

Une centaine de militants et d'élus LREM annonce son abandon en marche

Ils vont quitter le mouvement à la veille du congrès de Lyon, le candidat unique de l'Elysée est assuré d'être élu délégué général du parti majoritaire. Les futurs démissionnaires sont pour la plupart de simples adhérents, mais aussi des élus, des animateurs de comités locaux ou encore des référents issus de toute la France.

Ils se surnomment les "100 démocrates". 
Résultat de recherche d'images pour "emmanuel drouin segré"Ces marcheurs déçus publient une tribune ("La démocratie n’est pas En Marche!"), ce mardi 14 novembre. Ils dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche, notamment pour choisir la nouvelle direction du parti. Parmi ces élus figurent la Finistérienne Tiphaine Beaulieu, présidente de la Confédération des Marcheurs de la République (ex-"Marcheurs en colère" qui, ces derniers mois, ont été "des lanceurs d'alerte"), et Emmanuel Drouin, ci-dessus, architecte et élu municipal de Segré (Maine-et-Loire). Lien

Extrait de la tribune des \"100 démocrates\" de LREM
En conséquence, ils annoncent leur départ du mouvement.


Les démissionnaires, par la voix de la militante Tiphaine Beaulieu, enseignante-formatrice en Travail social, ci-contre, estiment que "les nouveaux statuts" du parti, "avec une représentativité très affaiblie de la base militante, ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus".



Dès août 2017, En Marche! dénonça le "comportement pas constructif" d'une de ses adhérentes qui demandait déjà "de la transparence."  Devant la presse, Tiphaine Beaulieu avait en effet expliqué "ne pas comprendre pourquoi il y a cette opacité" au sein de la République en marche!. La direction répond à son adhérente, expliquant qu'elle "menace de contentieux sans que l'on sache ce qu'elle nous reproche".



A LREM, tous et toutes n'ont pas le droit de vote

L'élection arrangée, le samedi 18 novembre, du futur chef du parti est un scrutin réservé à 200 électeurs choisis parmi les 380.000 militants : l'immense majorité ne pourra pas voter, comme cela se fait dans les autres partis.

Seul un collège -d'élus, de cadres et 200 militants tirés au sort- est appelé à exprimer son choix ce samedi, avec un candidat unique, Christophe Castaner. 

Résultat de recherche d'images pour "Tiphaine Beaulieu LREM"
LREM "offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d'organisation digne de l'Ancien régime", dénoncent les démissionnaires. 
Lundi 13 novembre, la liste "En Marche Citoyens" a d'ailleurs demandé qu'un débat soit organisé "histoire que chacun puisse défendre ses arguments", rapporte RTL.


"Le parti est en état dépressif. Il est difficile d'être un parti de gouvernement, surtout quand vous n'avez qu'un an d'existence", oppose de son côté le député du Val-de-Marne Laurent Saint-Martin (think-tank de centre gauche 'En Temps Réel', présidé par Gilles de Margerie, "lieu de rencontre entre acteurs publics et privés soucieux de confronter leurs expériences et analyses des enjeux économiques de demain", avec Philippe Crouzier et Bernard Spitz), dans L'Opinion. Elu de 32 ans au poste de rapporteur général du budget, Laurent Saint-Martin s'était soumis à sa direction pour le céder à un PRG de 58 ans. 
Selon le quotidien, à peine 10% des militants seraient encore actifs.

Outre "une sorte de Politburo", les "100 démocrates" (seulement) déplorent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron (et de Brigitte, son épouse : comme au temps des Ceausescu ?). Ils ont le sentiment que leur avis ne compte plus et ont décidé de quitter en bloc le mouvement.


Un huissier remettra les lettres de démission des "100 démocrates" au siège du parti, vendredi 17 novembre.

samedi 19 septembre 2015

Macron s'en prend aux fonctionnaires: Hollande s'affole...

Emmanuel Macron s'attaque au statut des fonctionnaires 

Le statut de la fonction publique n'est plus "adéquat"

S'attaquer au statut des fonctionnaires ?
Depuis juin 2013, le pouvoir socialiste n'en démord pas  
C'est l'avis du ministre nommé par Hollande, président socialiste. 
Vendredi, le ministre de l’Économie de Manuel Valls (PS) a estimé que le  statut des fonctionnaires n'est plus "adapté au monde" tel qu'il est. 
Après la remise en cause des 35 heures, le terroriste Emmanuel Macron a lâché une nouvelle bombe. Celle-ci devrait provoquer de vives réactions à gauche. Invité le matin du vendredi 18 septembre par le think tank "En temps réel", qui associe universitaires, représentants du monde de l'entreprise, élus et acteurs de la société civile et qui travaille notamment sur les nouvelles mutations de la société française, le ministre de l'Economie a estimé que le statut de la fonction publique n'est plus "adéquat" car, selon lui et ses maîtres à penser, il ne serait pas "adapté au monde" là où il s'oriente. 

La justification de disposer d'un emploi garanti à vie sera de plus en plus difficile à défendre sur un certain nombre de missions qui ne le justifient plus, selon le ministre

Réduire les dépenses publiques devrait passer par une redéfinition des missions de l’État

Macron tient les fonctionnaires à l'oeil
Le ministre a en effet réagi sur le sujet de la réforme de l'Etat. 

Selon Macron, il serait très difficile de réduire davantage les dépenses publiques sans s'interroger sur les missions de l'Etat français. 
Des propos qui alimentent le florilège de cet été. En août, lors de l'université d'été du MEDEF, Emmanuel Macron avait alors estimé que la France sera  capable de réduire sa dépense publique à 50% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 contre 55,4% prévus pour cette année. La feuille de route de Macron est prête et elle n'est pas rédigée par la droite !...

L'onde de choc fait paniquer Hollande

Une opération en deux temps de l'Elysée
Macron n'a rien dit: on oublie ! La remise en cause du statut des fonctionnaires par Emmanuel Macron, c'est du passé. On dit désormais -comme à chaque fois- que l'attaque des fonctionnaires était censée rester 'off'..  

La question est toutefois posée de
savoir si le patron de Bercy parle à tort et à travers ou s'il a pris l'habitude de pratique à moindre frais des sondages auprès des lecteurs de la presse accréditée auprès de Bercy, au profit de... l'Elysée. La presse militante se substitue aux instituts de sondages: pas de financement, pas de dépense publique, pas d'affaire des sondages de l'Elysée...
François Hollande a donc rétropédalé sur les propos de son ministre, à l'occasion également programmée de la remise de décoration de chevalier de l'Ordre national du mérite, justement à un fonctionnaire,  Pierre Delmas, directeur départemental de la "cohésion sociale et de la protection des populations" en Corrèze...

Le président de la République s'est lancé dans une véritable ode à la fonction publique.

Voici son discours, semble-t-il adressé au récipiendaire, mais adressé à un Emmanuel Macron resté sur Paris :
"Vous êtes un fonctionnaire d’État, attaché à son département et, comme je le suis, attaché à son statut. Être fonctionnaire, servir l'intérêt général, avoir une mission de service public, s'engager par un acte volontaire, passer un concours, gravir des échelons, et être toujours capable d'évoluer, de servir les missions.

Car, être fonctionnaire, ce n'est pas être dans une position figée, ce n'est pas refuser la modernité. Être fonctionnaire, c'est au contraire être toujours capable d'anticiper, de prévoir et de servir.

C'est la raison pour laquelle le fonctionnaire a des droits, le statut, et des devoirs, et qu'il doit être capable en permanence de s'adapter et d'être au meilleur pour servir le public."
 
Les propos sont à nouveau ambigus et les fonctionnaires ont retenu qu'ils doivent se préparer à plus de mobilité, voire à une reconversion en cours de carrière.

Un participant du très loyal think-tank 'En temps réel' aurait donc fait fuiter les intentions du gouvernement confiée "en off" ? La règle de ces rencontres est pourtant de respecter la confidentialité des prises de parole. Les intérêts commerciaux de 'Challenges', puis de 'Les Echos' semblent encore avoir été servis par le "secret des sources". Mais, dans cette opération gouvernementale en collaboration avec la presse économique, c'est en fait surtout le pouvoir socialiste qui a bénéficié d'un sondage grandeur nature  avec ce ballon d'essai lancé entre amis. 

Le 18 septembre, en fin de journée, le ministre de l'Economie a contesté  l'usage fait  de "propos partiels"... 
"A aucun moment, je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait (...). Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée. Il ne peut y avoir aucune polémique à ce sujet."

On se souvient toutefois qu'alors en campagne pour la présidentielle de 2007, la candidate Ségolène Royal avait fustigé les professeurs à Angers et, en 2006, c'était déjà un 'off'...
VOIR et ENTENDRE la charge de Ségolène Royal contre les enseignants qui devraient, selon elle, passer 35 heures au collège :


L'actuelle ministre du gouvernement Valls avait alors demandé à ses auditeurs de ne pas crier l'information sur les toits. 
Elle se permettait aussi de discriminer entre l'ensemble de la profession et ceux qui trouvent le temps de donner des cours dans les entreprises privées de soutien scolaire. L'énarque socialiste ignorait superbement que les enseignants, des universitaires mal rémunérés, appartiennent aux classes moyennes et ont des enfants ou parents à charge, sans les privilèges fiscaux et avantages financiers (ex: emprunts bancaires à taux très réduits) des parlementaires ou des journalistes qui font des heures sup en sondages pour le gouvernement... En plus des avantages fiscaux spécifiques qui sont accordés aux porteurs de la carte de presse...