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jeudi 1 février 2018

"Départs volontaires" : le gouvernement a un plan pour la fonction publique

La "société civile" macronienne s'en prend aux fonctionnaires

Gérald Darmanin en a fait l'annonce dans le cadre de la future réforme de l'Etat
Philippe attend les fonctionnaires comme au coin d'un bois


L'exécutif veut étendre "largement" dans la fonction publique le recours aux contractuels
et travaille à un plan de départ volontaires pour les fonctionnaires dans le cadre de l'objectif présidentiel de suppression de 120.000 postes, ont annoncé, ce jeudi 1er février, le premier ministre Edouard Philippe et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics.

Une "grande concertation" va être ouverte en février entre le gouvernement et les syndicats de la fonction publique
, a annoncé Edouard Philippe au terme d'un comité interministériel. Cette concertation doit courir sur l'ensemble de 2018, précise Gérald Darmanin, ancien UMP, qui en sera chargé avec le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt, ex-PS marqué à son aile gauche.

L'exécutif veut étendre "largement" le recours aux contractuels ne bénéficiant pas de l'emploi à vie
et développer davantage la rémunération au "mérite", a ajouté Edouard Philippe, lors d'un discours devant la presse, après la réunion d'une quinzaine de ministres.

Outre ces deux dossiers traditionnellement sensibles, la discussion doit également porter sur deux autres chantiers délicats la simplification des instances représentatives du personnel et l'accompagnement des départs ou des reconversions dans la fonction publique.

"Adapter le statut de la fonction publique"

Résultat de recherche d'images pour "departs volontaires"La surprise est venue de Gérald Darmanin qui est empêtré dans une affaire de viol, certes occultée par plusieurs affaires de meurtres qui semblent davantage motiver la presse que les violences faites aux femmes  : le ministre a annoncé qu'un "plan de départs volontaires" allait être discuté avec les organisations syndicales, parmi les projets de réforme de l'Etat.
Il s'agit, selon le ministre, d'"imaginer avec les agents publics un plan de départs volontaires pour ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l'Etat".
"Il ne s'agit pas de faire un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment. Il s'agit d'adapter nos services publics et de le faire avec et pour les agents publics", a affirmé Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse. 
Dans le projet du gouvernement, les possibilités de recourir aux contrats plutôt qu'au statut de fonctionnaire "seront largement étendues, notamment pour les métiers ne relevant pas d'une spécificité propre au service public", a annoncé le Premier ministre.

"Ce qui est en jeu, c'est d'adapter le statut de la fonction publique, de l'assouplir, de faire en sorte qu'il puisse redevenir un cadre efficace pour l'action publique", a-t-il plaidé.

Le premier ministre a par ailleurs confirmé une réforme évoquée par Emmanuel Macron il y a dix jours : deux ans après leur sortie de l'école de la haute fonction publique, les diplômés de l'ENA issus des grands corps les plus prestigieux, seront désormais affectés, aux "projets prioritaires" de l'exécutif, en administration centrale ou territoriale.

samedi 19 septembre 2015

Macron s'en prend aux fonctionnaires: Hollande s'affole...

Emmanuel Macron s'attaque au statut des fonctionnaires 

Le statut de la fonction publique n'est plus "adéquat"

S'attaquer au statut des fonctionnaires ?
Depuis juin 2013, le pouvoir socialiste n'en démord pas  
C'est l'avis du ministre nommé par Hollande, président socialiste. 
Vendredi, le ministre de l’Économie de Manuel Valls (PS) a estimé que le  statut des fonctionnaires n'est plus "adapté au monde" tel qu'il est. 
Après la remise en cause des 35 heures, le terroriste Emmanuel Macron a lâché une nouvelle bombe. Celle-ci devrait provoquer de vives réactions à gauche. Invité le matin du vendredi 18 septembre par le think tank "En temps réel", qui associe universitaires, représentants du monde de l'entreprise, élus et acteurs de la société civile et qui travaille notamment sur les nouvelles mutations de la société française, le ministre de l'Economie a estimé que le statut de la fonction publique n'est plus "adéquat" car, selon lui et ses maîtres à penser, il ne serait pas "adapté au monde" là où il s'oriente. 

La justification de disposer d'un emploi garanti à vie sera de plus en plus difficile à défendre sur un certain nombre de missions qui ne le justifient plus, selon le ministre

Réduire les dépenses publiques devrait passer par une redéfinition des missions de l’État

Macron tient les fonctionnaires à l'oeil
Le ministre a en effet réagi sur le sujet de la réforme de l'Etat. 

Selon Macron, il serait très difficile de réduire davantage les dépenses publiques sans s'interroger sur les missions de l'Etat français. 
Des propos qui alimentent le florilège de cet été. En août, lors de l'université d'été du MEDEF, Emmanuel Macron avait alors estimé que la France sera  capable de réduire sa dépense publique à 50% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 contre 55,4% prévus pour cette année. La feuille de route de Macron est prête et elle n'est pas rédigée par la droite !...

L'onde de choc fait paniquer Hollande

Une opération en deux temps de l'Elysée
Macron n'a rien dit: on oublie ! La remise en cause du statut des fonctionnaires par Emmanuel Macron, c'est du passé. On dit désormais -comme à chaque fois- que l'attaque des fonctionnaires était censée rester 'off'..  

La question est toutefois posée de
savoir si le patron de Bercy parle à tort et à travers ou s'il a pris l'habitude de pratique à moindre frais des sondages auprès des lecteurs de la presse accréditée auprès de Bercy, au profit de... l'Elysée. La presse militante se substitue aux instituts de sondages: pas de financement, pas de dépense publique, pas d'affaire des sondages de l'Elysée...
François Hollande a donc rétropédalé sur les propos de son ministre, à l'occasion également programmée de la remise de décoration de chevalier de l'Ordre national du mérite, justement à un fonctionnaire,  Pierre Delmas, directeur départemental de la "cohésion sociale et de la protection des populations" en Corrèze...

Le président de la République s'est lancé dans une véritable ode à la fonction publique.

Voici son discours, semble-t-il adressé au récipiendaire, mais adressé à un Emmanuel Macron resté sur Paris :
"Vous êtes un fonctionnaire d’État, attaché à son département et, comme je le suis, attaché à son statut. Être fonctionnaire, servir l'intérêt général, avoir une mission de service public, s'engager par un acte volontaire, passer un concours, gravir des échelons, et être toujours capable d'évoluer, de servir les missions.

Car, être fonctionnaire, ce n'est pas être dans une position figée, ce n'est pas refuser la modernité. Être fonctionnaire, c'est au contraire être toujours capable d'anticiper, de prévoir et de servir.

C'est la raison pour laquelle le fonctionnaire a des droits, le statut, et des devoirs, et qu'il doit être capable en permanence de s'adapter et d'être au meilleur pour servir le public."
 
Les propos sont à nouveau ambigus et les fonctionnaires ont retenu qu'ils doivent se préparer à plus de mobilité, voire à une reconversion en cours de carrière.

Un participant du très loyal think-tank 'En temps réel' aurait donc fait fuiter les intentions du gouvernement confiée "en off" ? La règle de ces rencontres est pourtant de respecter la confidentialité des prises de parole. Les intérêts commerciaux de 'Challenges', puis de 'Les Echos' semblent encore avoir été servis par le "secret des sources". Mais, dans cette opération gouvernementale en collaboration avec la presse économique, c'est en fait surtout le pouvoir socialiste qui a bénéficié d'un sondage grandeur nature  avec ce ballon d'essai lancé entre amis. 

Le 18 septembre, en fin de journée, le ministre de l'Economie a contesté  l'usage fait  de "propos partiels"... 
"A aucun moment, je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait (...). Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée. Il ne peut y avoir aucune polémique à ce sujet."

On se souvient toutefois qu'alors en campagne pour la présidentielle de 2007, la candidate Ségolène Royal avait fustigé les professeurs à Angers et, en 2006, c'était déjà un 'off'...
VOIR et ENTENDRE la charge de Ségolène Royal contre les enseignants qui devraient, selon elle, passer 35 heures au collège :


L'actuelle ministre du gouvernement Valls avait alors demandé à ses auditeurs de ne pas crier l'information sur les toits. 
Elle se permettait aussi de discriminer entre l'ensemble de la profession et ceux qui trouvent le temps de donner des cours dans les entreprises privées de soutien scolaire. L'énarque socialiste ignorait superbement que les enseignants, des universitaires mal rémunérés, appartiennent aux classes moyennes et ont des enfants ou parents à charge, sans les privilèges fiscaux et avantages financiers (ex: emprunts bancaires à taux très réduits) des parlementaires ou des journalistes qui font des heures sup en sondages pour le gouvernement... En plus des avantages fiscaux spécifiques qui sont accordés aux porteurs de la carte de presse...

samedi 5 avril 2008

Qui dit‘réforme’ de l’Etat ne dit pas ‘rigueur’

Sarkozy explique la différence entre ‘réforme’ et rigueur’ à la gauche
Le plan Sarkozy de réforme de l’Etat n’est pas ce que croit la gauche conservatrice.
Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, fait de la pédagogie. Dans un discours sur la
réforme de l'Etat, il a déclaré aujourd'hui samedi qu'il présentait un plan de "réforme" et non de "rigueur".
Qu’est-ce qui est à l’origine de tout : la poule qui pond l’œuf ou l’œuf qui donne une poule? En matière de déficit public, nous tenons la réponse. "Je le dis et je le répète, ce ne sont pas les économies qui feront la réforme, c'est la réforme qui permettra les économies"."C'est la différence entre la rigueur et la réforme", a ajouté le Président de la République.
La génération montante de socialistes sera-t-elle mieux apte à faire le distingo?
Elle devrait logiquement apprécier de ne pas porter seule le fardeau du déficit public accumulé sur ses épaules depuis plusieurs gouvernements de soixante-huitards et d'ex-révolutionnaires trotskistes assagis et embourgeoisés, sans que les gouvernements de gauche ne trouvent la charge trop lourde pour leurs enfants...