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samedi 19 septembre 2015

Macron s'en prend aux fonctionnaires: Hollande s'affole...

Emmanuel Macron s'attaque au statut des fonctionnaires 

Le statut de la fonction publique n'est plus "adéquat"

S'attaquer au statut des fonctionnaires ?
Depuis juin 2013, le pouvoir socialiste n'en démord pas  
C'est l'avis du ministre nommé par Hollande, président socialiste. 
Vendredi, le ministre de l’Économie de Manuel Valls (PS) a estimé que le  statut des fonctionnaires n'est plus "adapté au monde" tel qu'il est. 
Après la remise en cause des 35 heures, le terroriste Emmanuel Macron a lâché une nouvelle bombe. Celle-ci devrait provoquer de vives réactions à gauche. Invité le matin du vendredi 18 septembre par le think tank "En temps réel", qui associe universitaires, représentants du monde de l'entreprise, élus et acteurs de la société civile et qui travaille notamment sur les nouvelles mutations de la société française, le ministre de l'Economie a estimé que le statut de la fonction publique n'est plus "adéquat" car, selon lui et ses maîtres à penser, il ne serait pas "adapté au monde" là où il s'oriente. 

La justification de disposer d'un emploi garanti à vie sera de plus en plus difficile à défendre sur un certain nombre de missions qui ne le justifient plus, selon le ministre

Réduire les dépenses publiques devrait passer par une redéfinition des missions de l’État

Macron tient les fonctionnaires à l'oeil
Le ministre a en effet réagi sur le sujet de la réforme de l'Etat. 

Selon Macron, il serait très difficile de réduire davantage les dépenses publiques sans s'interroger sur les missions de l'Etat français. 
Des propos qui alimentent le florilège de cet été. En août, lors de l'université d'été du MEDEF, Emmanuel Macron avait alors estimé que la France sera  capable de réduire sa dépense publique à 50% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 contre 55,4% prévus pour cette année. La feuille de route de Macron est prête et elle n'est pas rédigée par la droite !...

L'onde de choc fait paniquer Hollande

Une opération en deux temps de l'Elysée
Macron n'a rien dit: on oublie ! La remise en cause du statut des fonctionnaires par Emmanuel Macron, c'est du passé. On dit désormais -comme à chaque fois- que l'attaque des fonctionnaires était censée rester 'off'..  

La question est toutefois posée de
savoir si le patron de Bercy parle à tort et à travers ou s'il a pris l'habitude de pratique à moindre frais des sondages auprès des lecteurs de la presse accréditée auprès de Bercy, au profit de... l'Elysée. La presse militante se substitue aux instituts de sondages: pas de financement, pas de dépense publique, pas d'affaire des sondages de l'Elysée...
François Hollande a donc rétropédalé sur les propos de son ministre, à l'occasion également programmée de la remise de décoration de chevalier de l'Ordre national du mérite, justement à un fonctionnaire,  Pierre Delmas, directeur départemental de la "cohésion sociale et de la protection des populations" en Corrèze...

Le président de la République s'est lancé dans une véritable ode à la fonction publique.

Voici son discours, semble-t-il adressé au récipiendaire, mais adressé à un Emmanuel Macron resté sur Paris :
"Vous êtes un fonctionnaire d’État, attaché à son département et, comme je le suis, attaché à son statut. Être fonctionnaire, servir l'intérêt général, avoir une mission de service public, s'engager par un acte volontaire, passer un concours, gravir des échelons, et être toujours capable d'évoluer, de servir les missions.

Car, être fonctionnaire, ce n'est pas être dans une position figée, ce n'est pas refuser la modernité. Être fonctionnaire, c'est au contraire être toujours capable d'anticiper, de prévoir et de servir.

C'est la raison pour laquelle le fonctionnaire a des droits, le statut, et des devoirs, et qu'il doit être capable en permanence de s'adapter et d'être au meilleur pour servir le public."
 
Les propos sont à nouveau ambigus et les fonctionnaires ont retenu qu'ils doivent se préparer à plus de mobilité, voire à une reconversion en cours de carrière.

Un participant du très loyal think-tank 'En temps réel' aurait donc fait fuiter les intentions du gouvernement confiée "en off" ? La règle de ces rencontres est pourtant de respecter la confidentialité des prises de parole. Les intérêts commerciaux de 'Challenges', puis de 'Les Echos' semblent encore avoir été servis par le "secret des sources". Mais, dans cette opération gouvernementale en collaboration avec la presse économique, c'est en fait surtout le pouvoir socialiste qui a bénéficié d'un sondage grandeur nature  avec ce ballon d'essai lancé entre amis. 

Le 18 septembre, en fin de journée, le ministre de l'Economie a contesté  l'usage fait  de "propos partiels"... 
"A aucun moment, je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait (...). Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée. Il ne peut y avoir aucune polémique à ce sujet."

On se souvient toutefois qu'alors en campagne pour la présidentielle de 2007, la candidate Ségolène Royal avait fustigé les professeurs à Angers et, en 2006, c'était déjà un 'off'...
VOIR et ENTENDRE la charge de Ségolène Royal contre les enseignants qui devraient, selon elle, passer 35 heures au collège :


L'actuelle ministre du gouvernement Valls avait alors demandé à ses auditeurs de ne pas crier l'information sur les toits. 
Elle se permettait aussi de discriminer entre l'ensemble de la profession et ceux qui trouvent le temps de donner des cours dans les entreprises privées de soutien scolaire. L'énarque socialiste ignorait superbement que les enseignants, des universitaires mal rémunérés, appartiennent aux classes moyennes et ont des enfants ou parents à charge, sans les privilèges fiscaux et avantages financiers (ex: emprunts bancaires à taux très réduits) des parlementaires ou des journalistes qui font des heures sup en sondages pour le gouvernement... En plus des avantages fiscaux spécifiques qui sont accordés aux porteurs de la carte de presse...

vendredi 25 avril 2014

Déficits publics: avertissement de S&P contre l'optimisme de la France

Avec des réserves, S&P confirme la note AA de la France
L'agence de notation Standard & Poor's n'a toujours pas relevé la note de la France
Vendredi 25 avril, l'agence n'a fait que confirmer la note de crédit long terme de la France à AA, avec une perspective qui reste stable, et la note à court terme à A-1+.


S&P veut même croire en une 
perspective "stable"
de cette notation pour les DEUX années à venir...

Selon S&P, le gouvernement "se démarque clairement" par ses efforts de réduction des dépenses, tandis qu'il "semble progresser dans la voie de réformes structurelles afin d'améliorer l'environnement des affaires"

Volontariste, l'agence se satisfait d'un engagement du gouvernement français à réduire le coût du travail et de la fiscalité des entreprises dans le but d'améliorer la compétitivité de l'économie.
S&P minimise donc la fronde d'une partie des députés à l'annonce, la semaine dernière, du Premier ministre Manuel Valls que la France réaliserait 50 milliards d'euros d'économies entre 2015 et 2017. Les frondeurs s'opposent à la perspective d'austérité consécutive au gel des prestations sociales mais sans renoncer aux recrutements de fonctionnaires promis par François Hollande. En ne prenant pas en compte le critère de cohérence, l'agence de notation suscite une interrogation sur son objectivité. 


Mais l'agence de notation juge toutefois que la France est trop optimiste sur la réduction du déficit.

La dette publique devrait en effet rester élevée au regard du PIB et continuer à croître jusqu'en 2017. "Nous prévoyons que le déficit public atteindra 3,8 % du PIB en 2014 et déclinera à 2,7 % en 2017."

Il est étrange que S&P croie les prévisions du gouvernement, selon lequel, le déficit devrait être de 3,8 % en 2014, 3 % en 2015, pour atteindre 1,3 % en 2017.

Le même jour, Fitch relève la perspective de l'Italie à stable
Plus optimiste sur la situation de os voisins transalpins, Fitch Ratings a relevé la perspective attachée à sa note de la dette souveraine de l'Italie de "négative" à "stable".
L'agence de notation ajoute que la note du pays est confirmée à "BBB+".
Fitch justifie sa décision en évoquant plusieurs facteurs, dont le fait qu'au second semestre 2013 l'Italie est sortie de sa plus longue récession depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale ou encore l'amélioration des conditions de financement dont jouit le pays depuis la mi-2012.

Contre la Russie, S&P confirme ses ingérences politiques

Dans le même temps, Standard & Poor's a en revanche sanctionné la Russie.
L'agence d'évaluation a en effet abaissé la note de solvabilité de la Russie de "BBB" à "BBB-"

Mieux, elle a maintenu sa perspective à "négative", en raison des tensions grandissantes entre la Russie et l'Ukraine.
"La situation géopolitique tendue entre la Russie et l'Ukraine pourrait voir des sorties supplémentaires significatives de capitaux étrangers comme nationaux de l'économie russe, et pourrait du coup fragiliser les perspectives déjà faibles de croissance", a estimé l'agence dans un communiqué.

S&P serait-elle partisane ?