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mardi 20 mai 2014

Jamel Debbouze, maître à penser de Hollande

L'improvisateur de l'Elysée s'offre un cours à la finale d'un trophée d'improvisation
Jamel Debbouze a composé son jury d'amateurs du gouvernement
Lors de la finale du Trophée d’impro
de la Fondation Culture & Diversité,
et de la compagnie Déclic Théâtre,
lundi 19 mai 2014, à Paris 10e
 ...en impro !

François Hollande présidait ce jury, entouré d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, et de Benoît Hamon, ministre de l'éducation nationale, lundi 19 mai, pour la finale du Trophée national inter-collèges de matchs d'improvisation, au théâtre le Comedia à Paris.


L'improvisation, nouvelle option du baccalauréat ?
Devant plus de ...trois cents collégiens (selon les chiffres du ministère de l'Intérieur?), le président de la République a souhaité que l'improvisation théâtrale soit "développée et stimulée" et a annoncé qu'il demanderait "que l'option théâtre puisse être encouragée dès le collège", comme si cela n'existait pas déjà !. 

Une visite confidentielle non inscrite à son agenda officiel

Cette visite à trois n'était pas annoncée, de peur des manifestants. Le 7 février, François Hollande avait déjà assisté à Trappes (Yvelines) à un match d'improvisation théâtrale et avait alors promis qu'il se rendrait à la finale. "Promesse tenue", s'est félicité Marc Ladreit de Lacharrière, créateur de la Fondation Culture et Diversité, co-organisatrice du Trophée inter-collèges, avec la compagnie Déclic Théâtre de Trappes, qui avait assuré la formation et la promotion du comique franco-marocain. Le Monde s'extasia alors en choeur avec le farfadet, titrant "Jamel Debbouze : "Hollande à Trappes, c'est énorme ' "
Parce qu'il dit "avoir pu faire partie de la société et passer la barrière du périph' grâce à l'impro", Jamel Debbouze use désormais de sa cote médiatique pour faire travailler les autres en s'efforçant de "convaincre les élites" de développer des ateliers de tchatche dans les collèges. Pour l'heure, seules cinq villes (Paris, Lille, Bordeaux, Rochefort, Trappes) participent au trophée. 

Benoît Hamon, inapte à l'impro sur l'impro présidentielle



Pris de court par cette impro de Hollande lors de la remise du prix, gagnée cette année par Bordeaux, "On va travailler sur le sujet et réfléchir à une offre structurée sur le temps périscolaire," a-t-il embrayé. Et d'admettre: "Quant à l'option théâtre dès le collège, tout est à faire" à sa connaissance, car rien,selon lui n'a existé avant lui...

Après deux années, l'éducation artistique et culturelle reste "le grand projet" de son ministère, assure toujours Aurélie Filippetti, du fait de la réduction des crédits budgétaires de son ministère"Notre objectif est de généraliser dans toutes les écoles [aux frais des municipalités] des pratiques artistiques parmi lesquelles l'improvisation théâtrale." Bref, le chantier est dans les cartons.


Et on ressort les intermittents du spectacle 


Les ateliers d'impro et l'organisation du trophée national créent un besoin superflu d'intermittents du spectacleMélanie Lemoine, qui a succédé depuis l'automne 2013 à Alain Degois, à la tête du Déclic Théâtre, a profité de cette présence gouvernementale pour faire avancer son dossier rappelant que le dossier de l'intermittence est actuellement malmenée. "On compte sur votre soutien", a-t-elle insisté. Et un peu sur celui des contribuables accessoirement pressurés d'impôts...

A l'issue de la petite fête de fin d'année, Aurélie Filippetti a sorti de sa manche la médaille de chevalier des Arts et Lettres à Alain Degois, dit "Papy ", après un vibrant hommage pour sa carrière et son militantisme. "Grâce à des gens comme vous, des murs tombent entre la culture traditionnelle et les jeunes des quartiers", a souligné la ministre qui ne passe pas pour une bâtisseuse...


La marque d'Alain Degois dans les collèges de Trappes est-elle positive ? 
Elle a constitué un tremplin pour Jamel Debbouze, Sophia Aram (libellé), Arnaud Tsamère…  
Nouvel essor de la culture progressiste et subventionnée


samedi 9 novembre 2013

L'acteur Jean-Luc Bideau dresse les portraits de Jamel Debbouze et Eric et Ramzy

Acteur du TNP et sociétaire de la Comédie française, il n'a aucune tendresse pour les trois mariolles

Insupportables, impossibles, chiants, gamins, lourds...

Ne sont-ils pas assortis ?
Ces qualificatifs ne suffisent pas à Jean-Luc Bideau pour décrire Jamel Debbouze, Eric Judor et Ramzy Bédia. Morceaux choisis de l'entretien choc que l'acteur suisse a donné au site Street Press.

Ne lui parlez surtout pas de la bande à Jamel Debbouze... 
Les révélations que vient de faire Jean-Luc Bideau ne surprendront personne: l'acteur de Louis Malle ou dit enfin tout haut ce que pensent d'autres tout bas, sans avoir le droit de le dire. l'humoriste ne va pas avoir envie de le revoir. Souvenez-vous Jean-Luc Bideau c’était le grand professeur loufoque. Le Docteur Strauss partageait l’affiche avec trois infirmiers, pas encore très connus à l'époque :Jamel Debbouze, Eric et Ramzy. Il a joué quatre ans aux côtés de ces enfants terribles et aujourd’hui il les balance.

Jean-Luc Bideau ne trouve pas de motifs d'apprécier ses anciens compagnons de série sur Canal+. Il garde, en effet, un très très mauvais souvenir des tournages de la sitcom créée par Abd-el-Kader Aoun et réalisée par Peter Kassovitz, Édouard Molinaro, entre autres. Jouer avec les trois individus était, selon lui, absolument affreux. Il explique: "Je me demandais comment faisaient les réalisateurs pour les supporter". Et d'expliquer : "Les mecs étaient impossibles. Ils arrivaient le lundi et jetaient leurs feuilles en l’air : 'Merdique, merdique, merdique, merdique'. On voyait les mecs qui avaient passé la nuit à écrire les scénarios qui blêmissaient… Terrifiant. On a eu énormément de réalisateurs. Ils se cassaient, car ils n’en pouvaient plus. Et les invités aussi !" Mouss Diouf ou Philippe Khorsand ne sont plus de ce monde pour en témoigner.

Et le respect, bordel !

Mais l'acteur sociétaire de la Comédie française dit tout et ses déclarations risquent de mettre le mari de Mélissa Theuriau en crise, avec le soutien des Ruquier et autres du même acabit. 

Il justifie son indignation
"Jamel avait pris sa sœur pour être habilleuse, mais elle était incapable de coudre… Il avait un autre frère, Momo, qu’il avait nommé producteur qui ne faisait que des conneries"…
L'acteur de Bertrand Tavernier poursuit 
Eric et Ramzy
"Moi j’ai demandé à réduire mon nombre d’épisodes. Je n’en pouvais plus, c’était insupportable. Ça commençait vraiment à être chiant. Ils déconnaient les trois ensemble avec un univers qui est à eux et qui n’est pas le mien. A un moment donné, ça va ! Et puis le rythme…. Tout allait tellement vite, il y avait 5 caméras. Pour gagner du pognon et faire chaque épisode au plus vite ! Le problème c’était d’être au même niveau d’énergie que les trois. Terrible ! Ils sont terribles ces gars ! Mais tout le temps, tout le temps ! Ça instaure un climat… "

Omar Sy ne relève pas le niveau
Omar Sy a beau avoir été élu personnalité préférée des FrançaisJean-Luc Bideau n'en a pas une haute idée.  "Et Intouchables ! Ce mec, … nul avec ses téléphones à Canal [dans le SAV des émissions avec Fred Testot] ! Nul ! J’ai un copain réalisateur qui l’a eu en casting… Il a fait une impro et il s’est fait jeter ! Et là, tout d’un coup, il est magnifique. Et maintenant, il est habillé en X-Men aux Etats-Unis !" Avec lui, les César ne sortent pas grandis.

Jean-Luc Moreau règle aussi ses comptes avec les trois lascars
 

A 68 ans, Jean-Luc Moreau évoque sa carrière dans son livre "J'y étais!". Et si le comédien et metteur en scène revient sur ses bons moments avec les vrais comédiens, comme Annie Girardot, Isabelle Adjani ou encore Pierre Arditi,  lui non plus n'hésite cependant pas à critiquer les parasites du spectacle, comme  Jamel Debbouze et le duo d'humoristes, Eric et Ramzy. Jean-Luc Moreau, qui les a dirigés dans la série "H" estime que les chevilles des jeunes comiques ont gonflé en même temps que leurs salaires et inversement à leur intellect. 

"Naguère débutants normalement payés, ils étaient devenus des stars grassement rémunérées, avec des exigences", écrit-il. "Ça les avait rendus particulièrement impertinents, éclatés du soir au matin, rivalisant de caprices... Des sales gosses, quoi".  

En lui-même, Debbouze est odieux, tel qu'en spectacle
. 
Il y a quelques jours, l'insolent Debbouze se posait en victime, demandant à Alain Delon dans une vidéo : "Pourquoi tu ne nous aimes pas (référence aux propos de l'acteur sur le FN) ?". 
Debbouzze devrait en fait s'interroger sur l'ampleur du phénomène de saturation, voire de rejet qu'il suscite, avec ses deux comparses...