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mercredi 13 juillet 2016

Cyclothymique, Valls passe de la colère au rire

Le pouvoir aux abois affecte assurance et insouciance

Valls-le-
bipolaire passe des vociférations au fou rire 


Ministres désinvoltes, mains dans les poches:
les comiques Valls, Kanner et Le Guen
Le premier ministre a changé de stratégie: ce mercredi, à la sortie du Conseil des ministres, il a traversé la cour de l'Elysée une main dans la poche, comme un Bleu battu à l'Euro 2016 et, à l'Assemblée, il ne contre-attaque plus lui même et envoie au front les seconds couteaux. L'"homme fort" de l'exécutif est véritablement devenu le "ptit zizi" pointé par les agriculteurs à leur Salon. 

Quand est-il donc lui-même, dans ses crises ou dans ses fous rires? En fait, l'excès le caractérise, quelle que soit l'extrémité qu'il atteigne, le paroxysme de l'accès de colère ou le rire nerveux et surjoué, car il était jaune son rire du 13 juillet au Palais Bourbon. 

Alors l'atmosphère était-elle donc à ce point décontractée, à la veille des vacances, et l'état de la France tellement florissant, que le chef du gouvernement donne ainsi le ton de la légèreté et de l'insouciance ?

Autre hystérique, Christiane Taubira avait déjà été prise d'un fou rire provoqué par le geste d'un député d'opposition auquel seul un esprit  équivoque ou un être frustré pouvait accorder une connotation sexuelleEn l'occurrence, encore l'évocation d'un petit zizi ! Une Garde des Sceaux obsédée, c'est peu banal dans l'exercice de ses fonctions.
 Ce mercredi 13 juillet, le Premier ministre était fixé à son banc comme la moule à son rocher. Visage impassible, voire un peu crispé comme souvent, il écoute les questions qui défilent sur la politique économique, sécuritaire , de santé... Décidé à laisser glisser. 

La spontanéité n'est en revanche pas le fort de Valls. Il a d'ailleurs fourni ce mercredi une nouvelle illustration de son affectation et de son penchant pour la théâtralité. Mais n'est pas Premier prix du Conservatoire qui veut. Le premier ministre est passé d'un extrême à l'autre et de la colère rituelle au rire surprise, pendant la réponse à une question désarmante du député Arnaud Viala.

Peu avant 16h00, le député Les Républicains (LR) interpella le premier ministre sur... la cohésion de l'équipe gouvernementale, suite au cavalier seul du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron qui donne des meetings où il fustige l'action de Hollande et Valls, se positionnant comme un possible rival du président sortant. Le député décrit la "cacophonie":
"Face aux Français, un ministre en exercice de votre gouvernement fustige les mesures que vous leur imposés contre leur gré, et va jusqu'à qualifier la loi Travail, encore chaude de son passage au 49.3, de texte du passé. Et, face aux Français, un ministre en exercice, en dénonçant un à un tous les choix auxquels il a pris part dans votre gouvernement, atteste ainsi de votre absence totale de cap pour le pays."
De l'art de mettre le doigt là où ça fait mal. A plusieurs reprises, Manuel Valls, visiblement abattu, fait d'ailleurs la moue des vierges effarouchées. Va-t-il encore disjoncter et monter dans les tours? Non, il semble manquer de jus. Il abandonne donc au bourrin qui sert de secrétaire d'État aux relations avec le Parlement le soin de défendre l'action controversée de l'exécutif.

Comme Taubira, il s'attrape le nez...
Or, après quelques secondes, Valls vire d'attitude et explose soudain ...de rire. 
En effet, Jean-Marie Le Guen se moque ostensiblement de l'opposition, refusant de répondre sur le fond au député et se livrant à un salmigondis indigeste de raillerie et de mépris dont il a le secret: la pilule indigeste du Dr Le Guen !
"Monsieur le député, nous sommes dans une séance de questions d'actualité qui touche bientôt à la fin de cette session et, indiscutablement, un certain nombre d'entre nous ont besoin de vacances. J'espère que vous serez dans une situation où tout ce que vous aviez sur le cœur ne viendra pas à ce point troubler les propos qui sont les vôtres car je les ai trouvés légèrement décousus et j'ai quelques difficultés à essayer de centrer ma réponse." Le Guen aurait-il déjà arrosé la fin de la session parlementaire, par anticipation ?

VOIR et ENTENDRE l'irascible Jean-Marie Le Guen se laisser emporter par une diarrhée verbale acide, filante à l'envi et chargée en ironie et en aigreurs, face aux échecs du pouvoir, au chaos gouvernemental et à l'impopularité de l'exécutif:

On notera d'une part que, selon le binaire et sectaire secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, les membres du gouvernement, à la différence des parlementaires, n'ont pas besoin de vacances...
Ne souhaitant pas répondre sur le franc-tireur Emmanuel Macron, le secrétaire d'État se fiche ostensiblement de la représentation nationale et provoque l'hilarité de Valls... 
Le fou rire provocateur du premier ministre gagne d'abord Michou Sapin évidemment, rejoint par le corvéable Patrick Kanner et le féal Jean-Vincent Placé qui embrayent sur le rire affecté de leur premier ministre exemplaire: quand le roi rit, la Cour rit ! 
Il flotte un petit air de Corée du Nord...

mardi 21 juillet 2015

Face à la colère des éleveurs, le gouvernement se met au travail

Hollande et Valls ont mis un mois à se mobiliser

Pour que le gouvernement prenne en compte la détresse des éleveurs, 
Face à la colère des éleveurs, le gouvernement prépare un plan d'urgence
Le gouvernement finit par se manifester
il aura fallu qu'ils fassent éclater leur colère et étendent leurs blocages à travers la France. Hollande avait commencé par se défausser sur la grande distribution, pour qu'elle réduise ses marges sur la viande, et sur les consommateurs pour qu'ils paient plus cher la viande d'origine nationale -sans garantie de qualité supérieure et sans considération pour le maintien de leur pouvoir d'achat. 
Pépère a finalement annoncé la présentation mercredi d'un plan d'urgence en Conseil des ministres -après un mois de turbulencesSigne de l'apathie de son ministre Stéphane Le Foll, "c'est le président François Hollande soi-même qui monte en première ligne," selon la presse militante qui ne s'indigne nullement de la responsabilité du pouvoir socialiste dans la dégradation du secteur agricole.

Sur ce dossier -ouvert samedi- que le pouvoir a laissé pourrir pendant trois jours, jusqu'à mardi, 
le Premier ministre s'est finalement mobilisé

Plutôt que d'impliquer ses services, Manuel Valls a moralisé la question en appelant à "la responsabilité de chacun", en particulier aux "industriels" et à la "grande distribution", pour agir sur les prix et donner un coup de pouce aux éleveurs en colère.

Et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, a finalement décidé de céder en se déplaçant à Caen dans l'après-midi. Il avait initialement refusé de se rendre en Normandie, principal foyer de mobilisation des éleveurs, préférant les recevoir jeudi à Paris, après quatre jours et une réunion sur les filières d'élevage à Matignonrestant droit dans ses bottes immaculées.
La remise d'un rapport, très attendu mercredi à 17h00, sur les prix de la viande bovine a également été avancée de 24 heures. Il sera présenté mardi soir au ministre par un médiateur indépendant.

On ne peut pas plus "indépendant" que ce médiateur. Il a pour nom Francis Amand. 
C'est un administrateur de l’Institut national de la statistique (INSEE) -qui dépend du ministère de l'Economie et des études économiques- avant de rejoindre la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes... au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Francis Amand est actuellement chef du service de la régulation et de la sécurité à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), au ministère de... l’Économie, des Finances et de l’Emploi. Les propos du pouvoir sont-ils crédibles ?

Sur le terrain, les éleveurs normands ont étendu leurs blocages et leurs tracteurs bloquent l'accès à Caen et Evreux, au Mont Saint-Michel et aux ponts de Normandie et de Tancarville. Les manifestants ont aussi élevé des barrages sur plusieurs routes ou autoroutes de la région. 
Et les actions se sont propagées à d'autres régions. 
En Bretagne, des blocages s'organisaient à Saint-Malo et un autre a été signalé à Brest. 
Dans le Sud-Ouest, une vingtaine de producteurs laitiers bloquaient l'accès à la grotte de Lascaux 2, avec cinq tracteurs et deux bennes.
En Picardie, quelque 130 manifestants paralysaient tous les principaux axes de la commune d'Abbeville depuis mardi matin, selon une porte-parole de la FDSEA. Tandis qu'à Amiens, la circulation était également très perturbée, notamment sur la rocade nord, par environ 300 manifestants. "Ca peut durer de façon illimitée", a prévenu la porte-parole.

Le problème des prix du lait et de la viande, trop bas pour couvrir leurs coûts de production, doit être réglé au niveau "national", a insisté mardi le très désinvolte Stéphane Le Foll, entant d'expliquer ainsi son refus initial d'aller en Normandie, qui a justifié un "tir nourri de critiques de l'opposition" que la presse a peu relayé. C'est ainsi que l'ancien ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire (Les Républicains), a observé un signe de "mépris".
Des mesures seront dévoilées en Conseil des ministres. Bruno Le Maire salue la démarche qui vient toutefois un peu tard, après un mois d'actions syndicales.
"C'est une réaction tardive qui traduit le mépris du gouvernement pour les paysans français" (Bruno Le Maire)
"Ça fait des semaines que l'on sait que l'agriculture française est dans une situation dramatique, déplore-t-il. C'est une réaction tardive qui traduit le mépris du gouvernement pour les paysans français". Le député normand n'a pas craint, quant à lui, d'aller à leur rencontre lundi.

Mais surtout,
il espère que "ce plan d'urgence sera à la hauteur des attentes des paysans et qu'il ne s'agira pas simplement de bonnes paroles mais d'actes et décisions fortes. Les paysans en ont besoin."

Une quinzaine de mesures "d'urgence" attendues un mois


Le gouvernement pourrait opter pour des mesures de désendettement des exploitations (un milliard d'euros de dettes cumulées selon la FNSEA) en prenant à sa charge une partie des intérêts. "Il va falloir sortir le chéquier dans la mesure du possible", juge le président de la FNB (fédération des éleveurs bovins) Jean-Pierre Fleury. Et quand c'est l'Etat qui prend quoi que ce soit en charge, ce ne sont pas -comme chacun sait-  les contribuables qui paient... 

Stéphane Le Foll a estimé récemment que 10% des élevages, ou 22.000 exploitations, étaient au bord du gouffre: ça lui en touche une sans faire bouger l'autre !
Thomas Diemer, le patron des Jeunes Agriculteurs (JA),  attend "des annonces fortes sur l'endettement et une mise au pas des acteurs de la filière qui ont refusé de s'engager sur les hausses de prix". Mais si certaines mesures peuvent être bienvenues, elles ne sont pas la première revendication des éleveurs, rappelle la FNSEA.
"Des mesures d'urgence, c'est pas ça qui va sauver l'élevage", a commenté Samuel Bidert, secrétaire général adjoint de la FDSEA du Calvados. "On veut des mesures sur le long terme pour structurer la filière et l'augmentation immédiate des prix", a-t-il ajouté, tandis que la Confédération paysanne reste très en retrait.

Le rapport du médiateur "indépendant-maison" sera scruté de très près 

Ce rapport vise à stigmatiser celui qui, de la grande distribution ou des industriels des abattoirs, manque à l'accord passé le 17 juin pour augmenter les prix d'achat de la viande bovine. Les professionnels s'étaient engagés à les augmenter de 5 centimes par semaine jusqu'à atteindre 4,50 euros le kilo. On en est loin: les prix n'ont gagné que 7 centimes au total.
Pour Thomas Diemer, "le rapport du médiateur n'est pas une fin en soi, mais il va nous aider à cibler plus finement les opérateurs en cause". 
Les éleveurs en détresse n'ont donc pas l'intention de lâcher prise sans garanties et les opérations devraient se poursuivre la nuit prochaine contre les mauvais joueurs.

lundi 13 octobre 2014

Cartons rouges de Bartolone aux ministres "désinvoltes" à l'Assemblée

Le pouvoir législatif entend contrôler les comportements de l'exécutif à l'Assemblée

Le président de l'Assemblée nationale s'est inquiété de la désacralisation du politique


Le virus Ebola provoque l'hilarité
des ministres Fleur Pellerin
et Bernard Cazeneuve
Le gardien du temple s'est indigné du spectacle offert aux caméras de deux ministres s'esclaffant à l'Assemblée pendant la réponse de la ministre de la Santé à l'inquiétude du pays  sur le virus Ebola. 

Sur le plateau du Petit journal de Canal+, pour une émission qui   était dédiée à ce dignitaire socialiste, Claude Bartolone a fustigé  Fleur Pellerin et Bernard Cazeneuve, sur le banc des ministres de l'Assemblée nationale, riant aux éclats, alors que leur collègue Marisol Touraine tentait d'endiguer la montée de l'hystérie provoquée dans la population par le risque que fait courir le virus Ebola.


2011: les députés socialistes violent ici le réglement de l'Assemblée qui interdit de brandir des panneaux en séance

L'occupant du perchoir s'est en fait ému d'une
irresponsabilité assez classique chez les ministres - quand ils ne sont pas assoupis ou occupés à une partie de Scrabble - qui se rendent aux séances de questions au gouvernement comme à la récréation. 
En réaction à cette image (n°1 ci-dessus), le garde-chiourme tacle ceux qui "désacralisent la fonction". "Ils ne se rendent pas compte", déplore le sexagénaire. "L'Assemblée nationale est là pour voter la loi, contrôler le gouvernement, mais la République a aussi besoin de sacré", analyse Claude Bartolone. "Une attitude aussi désinvolte, ce n'est pas bon", tranche-t-il.

Désacralisation de l'institution parlementaire?
Thomas Thévenoud (PS), à gauche, et
Jérôme Guedj (PS), à droite,
en plein travail à l'Assemblée

Voir Pellerin et Cazeneuve en action:

Claude Bartolone a admis avoir été blessé de ne pas devenir premier ministre,
lors du dernier changement de gouvernement.
Invité à compléter une phrase, Claude Bartolone a pris une petite vengeance mesquine, glissant que "Manuel Valls occupe la place que j'aurais pu avoir", a-t-il dit complétant avec le verbe "pouvoir" dans ce qui était à l'origine un texte à trou. 

Bartolone s'ennuie au Palais Bourbon
Pendant plusieurs mois, il a été écrit que Claude Bartolone menait campagne pour être en pole position à l'heure de remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon. Ce qu'il a d'abord nié, sans pour autant écarter fermement cette possibilité, avant de passer aux aveux...


vendredi 21 février 2014

Ukraine : sans Fabius, se profile une issue diplomatique au conflit ukrainien

Fabius part en Chine et Ianoukovitch annonce une présidentielle anticipée

La presse hexagonale dépeint Fabius en diplomate de premier rang !
Fabius et BHL:
tous à poil ?
Le ministre des Affaires étrangères de François Hollande est apparu partout à Kiev ces derniers jours, pour, dit-on, tenter de régler la crise ukrainienne, à lui tout seul, semble-t-il, si on en croyait cette presse nationale qui nous intoxique de bobards.
Laurent Fabius a fait savoir qu'il passe la nuit à Kiev. Initialement, le ministre des Affaires étrangères ne devait rester que quelques heures, car la capitale ukrainienne est à feu et à sang après l’assaut donné par la police contre les insurgés. Alors que les deux autres émissaires de l’Union européenne, Frank-Walter Steinmeier et Radoslaw Sikorski, sont simplement mentionnés, bien que, du fait de leur histoire et de leur proximité, l'Allemagne et la Pologne pèsent quant à eux d'un poids réel dans les pourparlers,  il est précisé que "c’est pour régler cette crise que le ministre français s'y est rendu"

Laurent Fabius s'exprime beaucoup pour ne rien dire.
Les objectifs sont clairs, à défaut d’être simples, déclare-t-il. "C’est d’abord d’arrêter les massacres. Il y a une trêve qui a été décidée cette nuit (jeudi soir), mais enfin elle va durer vraisemblablement le temps de notre visite, mais après, on n’en sait rien", a prévenu, non sans pessimisme, le ministre arrivé jeudi matin. 
Interrogé par Europe 1, le ministre des Affaires étrangères, "accompagné par ses homologues allemand et polonais", selon Le Figaro, a ajouté qu'il faut ensuite " annoncer (au pouvoir) qu’il va y avoir des sanctions ciblées qui vont être prises qui touchent les visas, qui touchent les portefeuilles, les avoirs." Rien donc qui puisse faire bouger les lignes.
"Et puis discuter des moyens de trouver une issue politique. Pour ma part, je pense qu’il n’y a pas d’autre issue politique que d’aller aux élections. Quand il y a une situation aussi bloquée, il faut retourner vers le peuple", a-t-il insisté, enfonçant des portes ouvertes, comme ce fut le cas lors des "printemps arabes", avec le succès que l'ont sait.
Ces propos creux du ministre plein de lui-même n'étaient d'ailleurs pas une information, puisqu'elle avait été annoncée en  début soirée par le premier ministre polonais, Donald Tusk: le président Ianoukovitch a accepté la perspective d’un scrutin en 2014.
Fabius, en simple observateur
Et quand les angles obtus du "triangle de Weimar", cette trilatérale née au lendemain de la chute du mur de Berlin, sont sortis de leur bras de fer long de quatre heures (six heures, selon d'autres) au palais présidentiel avec le chef de l'État ukrainien Viktor IanoukovitchLaurent Fabius a fait de l'esbroufe, refusant de répondre aux journalistes, "pour des questions de sécurité, car il y a des tirs", a-t-il dramatisé. En vérité, le chef de la diplomatie française a  laissé l'impression de celui qui ne semble pas au fait des négociations.
Il a en effet fallu que ce soit Vladimir Klitschko qui fasse savoir que le premier projet d'accord avait été rejeté. Fabius n'est-il pas pourtant proche de cette figure du mouvement contestataire? Le ministre feu-follet qui devait rester à Kiev une nuit de plus, a préféré prendre un avion pour la Chine.

L'UMP dénonce la "désinvolture" de Fabius, qui a quitté la table des négociations à Kiev pour Pékin

Alain Lamassoure et Pierre Lellouche dénoncent la légèreté du ministre des Affaires étrangères.

Dès 
mercredi, Pierre Lellouche a fustigé  le furet du Quai d'Orsay
. 
Alors que les affrontements redoublaient de violence sur la place de l'Indépendance de Kiev, l'ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes du gouvernement Fillon lâchait sur Europe 1: "François Hollande aurait pu se réveiller la semaine dernière, cela aurait évité 25 morts"
Le député UMP reproche en outre à Laurent Fabius de ne s'être jamais déplacé en Ukraine depuis le début de la crise

Laurent Fabius a quitté la capitale ukrainienne aux alentours de minuit  jeudi soir, après des "négociations intenses et difficiles", selon ses propres mots. 
En dépit de "véritables scènes de guérilla urbaine" (i-télé, groupe Canal+), de "carnages" (France Info), du "bain de sang" (Le Monde) sur la Maïdan de Kiev, l'indispensable chef de la diplomatie française avait préféré passer en Chine, privant les émissaires européens de sa présence efficace: il était attendu à Pékin dès ...jeudi pour préparer la visite en France en mars du président Xi Jinping. Le Quai d'Orsay a justifié cette désertion par une présence "non négociable" de Laurent Fabius en Chine. "Le ministre a des engagements, un programme de visites en Chine, il va être reçu par le président chinois, donc il ne pouvait pas reculer son départ", indique Romain Nadal, le porte-parole du ministère.

"L'objectif aurait dû être de mener la médiation jusqu'au bout"
Ce vendredi matin, Pierre Lellouche a déploré le départ de Laurent Fabius. "Une des choses curieuses de ce matin, c'est que Fabius soit en Chine et pas à Moscou", a-t-il estimé sur France inter, regrettant que la France "laisse l'Allemagne gérer cette partie de l'Europe". "On n'avait même pas envoyé un ministre en Ukraine depuis trois mois (…) Comme disait Winston Churchill: trop peu, trop tard. On aurait dû agir avant", a ajouté le député de Paris.

Alain Lamassoure a condamné la "désinvolture" de Laurent Fabius.
Sur France Info, le député européen et autre ancien ministre UMP des Affaires européennes a estimé  que "l'objectif numéro un, ça aurait dû être de mettre fin au bain de sang, et le numéro deux de mener la médiation jusqu'au bout".

Sur i-télé, Rachida Dati a fait des propositions
L'ancienne garde des Sceaux a d'abord salué "l'excellente initiative, notamment de la France, d'aller à Kiev pour essayer de négocier avec le pouvoir ukrainien". Puis, la vice-présidente de l'UMP, a suggéré de "convoquer un conseil européen" et "que François Hollande appelle Poutine ou qu'il se rende peut-être à Moscou", afin "que l'Union européenne, la Russie et l'Ukraine soient à la même table".

Le représentant de la "patrie des droits de l'homme" suit de loin le travail de ses confrères. 
"Il est en permanence en liaison avec ses homologues allemand et polonais, se défend le Quai d'Orsay qui assure qu' "il est pleinement mobilisé par cette négociation"... 
Vendredi matin, le ministre n'a pas tardé à parler depuis Pékin, livrant, ses impressions sur l'avancée du processus. "Tant que les choses ne sont pas effectivement faites, il faut rester très prudent", a-t-il grincé sur Europe 1, alors que la présidence ukrainienne venait d'annoncer la signature imminente d'un accord...
C'est bien la peine que Lolo fasse son BHL...

samedi 9 novembre 2013

L'acteur Jean-Luc Bideau dresse les portraits de Jamel Debbouze et Eric et Ramzy

Acteur du TNP et sociétaire de la Comédie française, il n'a aucune tendresse pour les trois mariolles

Insupportables, impossibles, chiants, gamins, lourds...

Ne sont-ils pas assortis ?
Ces qualificatifs ne suffisent pas à Jean-Luc Bideau pour décrire Jamel Debbouze, Eric Judor et Ramzy Bédia. Morceaux choisis de l'entretien choc que l'acteur suisse a donné au site Street Press.

Ne lui parlez surtout pas de la bande à Jamel Debbouze... 
Les révélations que vient de faire Jean-Luc Bideau ne surprendront personne: l'acteur de Louis Malle ou dit enfin tout haut ce que pensent d'autres tout bas, sans avoir le droit de le dire. l'humoriste ne va pas avoir envie de le revoir. Souvenez-vous Jean-Luc Bideau c’était le grand professeur loufoque. Le Docteur Strauss partageait l’affiche avec trois infirmiers, pas encore très connus à l'époque :Jamel Debbouze, Eric et Ramzy. Il a joué quatre ans aux côtés de ces enfants terribles et aujourd’hui il les balance.

Jean-Luc Bideau ne trouve pas de motifs d'apprécier ses anciens compagnons de série sur Canal+. Il garde, en effet, un très très mauvais souvenir des tournages de la sitcom créée par Abd-el-Kader Aoun et réalisée par Peter Kassovitz, Édouard Molinaro, entre autres. Jouer avec les trois individus était, selon lui, absolument affreux. Il explique: "Je me demandais comment faisaient les réalisateurs pour les supporter". Et d'expliquer : "Les mecs étaient impossibles. Ils arrivaient le lundi et jetaient leurs feuilles en l’air : 'Merdique, merdique, merdique, merdique'. On voyait les mecs qui avaient passé la nuit à écrire les scénarios qui blêmissaient… Terrifiant. On a eu énormément de réalisateurs. Ils se cassaient, car ils n’en pouvaient plus. Et les invités aussi !" Mouss Diouf ou Philippe Khorsand ne sont plus de ce monde pour en témoigner.

Et le respect, bordel !

Mais l'acteur sociétaire de la Comédie française dit tout et ses déclarations risquent de mettre le mari de Mélissa Theuriau en crise, avec le soutien des Ruquier et autres du même acabit. 

Il justifie son indignation
"Jamel avait pris sa sœur pour être habilleuse, mais elle était incapable de coudre… Il avait un autre frère, Momo, qu’il avait nommé producteur qui ne faisait que des conneries"…
L'acteur de Bertrand Tavernier poursuit 
Eric et Ramzy
"Moi j’ai demandé à réduire mon nombre d’épisodes. Je n’en pouvais plus, c’était insupportable. Ça commençait vraiment à être chiant. Ils déconnaient les trois ensemble avec un univers qui est à eux et qui n’est pas le mien. A un moment donné, ça va ! Et puis le rythme…. Tout allait tellement vite, il y avait 5 caméras. Pour gagner du pognon et faire chaque épisode au plus vite ! Le problème c’était d’être au même niveau d’énergie que les trois. Terrible ! Ils sont terribles ces gars ! Mais tout le temps, tout le temps ! Ça instaure un climat… "

Omar Sy ne relève pas le niveau
Omar Sy a beau avoir été élu personnalité préférée des FrançaisJean-Luc Bideau n'en a pas une haute idée.  "Et Intouchables ! Ce mec, … nul avec ses téléphones à Canal [dans le SAV des émissions avec Fred Testot] ! Nul ! J’ai un copain réalisateur qui l’a eu en casting… Il a fait une impro et il s’est fait jeter ! Et là, tout d’un coup, il est magnifique. Et maintenant, il est habillé en X-Men aux Etats-Unis !" Avec lui, les César ne sortent pas grandis.

Jean-Luc Moreau règle aussi ses comptes avec les trois lascars
 

A 68 ans, Jean-Luc Moreau évoque sa carrière dans son livre "J'y étais!". Et si le comédien et metteur en scène revient sur ses bons moments avec les vrais comédiens, comme Annie Girardot, Isabelle Adjani ou encore Pierre Arditi,  lui non plus n'hésite cependant pas à critiquer les parasites du spectacle, comme  Jamel Debbouze et le duo d'humoristes, Eric et Ramzy. Jean-Luc Moreau, qui les a dirigés dans la série "H" estime que les chevilles des jeunes comiques ont gonflé en même temps que leurs salaires et inversement à leur intellect. 

"Naguère débutants normalement payés, ils étaient devenus des stars grassement rémunérées, avec des exigences", écrit-il. "Ça les avait rendus particulièrement impertinents, éclatés du soir au matin, rivalisant de caprices... Des sales gosses, quoi".  

En lui-même, Debbouze est odieux, tel qu'en spectacle
. 
Il y a quelques jours, l'insolent Debbouze se posait en victime, demandant à Alain Delon dans une vidéo : "Pourquoi tu ne nous aimes pas (référence aux propos de l'acteur sur le FN) ?". 
Debbouzze devrait en fait s'interroger sur l'ampleur du phénomène de saturation, voire de rejet qu'il suscite, avec ses deux comparses...

vendredi 19 avril 2013

Assemblée: censure de l'incident consécutif aux provocations de l'entourage de Taubira

Bartolone coupe le son et l’image à l’Assemblée nationale !

Le projet 
 du "mariage" pour tous de Hollande ne cesse de secouer le pays

Les provocations gouvernementales mettent l’Assemblée nationale en ébullition. 

Les députés en ont assez de se faire mépriser: ils en viennent aux mains mais à huis-clos ! 
Des élus de la République n'ont pas supporté que la représentation nationale soit raillée par une majorité arrogante et méprisante - "désinvolte", selon les députés - qui fait régner la loi du plus fort au mépris des textes et des personnes



Les faits banalisés par A. Lepetit et évacués par la presse officielle
Assis au banc des ministres derrière la garde des Sceaux, Christiane Taubira, le directeur des Affaires civiles, Laurent Vallée, a  failli à son devoir de réserve en exprimant des moqueries. Il doit quitter le ministère pour rejoindre le secrétariat général de Canal + dans quelques jours. "Il se foutait de notre gueule, ça crevait les yeux !" dénoncent  les députés UMP.
On attend les sanctions promises par Bartolone. 

Le "choc de transparence" est un autre mensonge de Hollande
Le président PS du Palais Bourbon, Claude Bartolone, ne veut pas de preuves
Bras d'honneur respectueux
du Verts Nono Mamère, EELV
Bartolone a fait interrompre la retransmission sur écrans du débat consacré cette nuit au projet de loi sur la filiation homosexuels, alors qu’ "un incident opposait, dans les travées de l’hémicycle, une vingtaine de députés de l’UMP à des membres du gouvernement installés au premier rang", lit-on dans lexpress.fr. Les provocateurs étaient en vérité des conseillers du clan Taubira au comportement insolent à l'image de celui de leur odieuse patronne cyclothymique.

A l'attention d'Annick Lepetit
qui se dit affligée par
les violences physiques !
Cachez ce pugilat que je ne saurais voir ! "Comme dans la plus belle (sic) tradition des pays totalitaires", lit-on encore sur le site indiqué, indépendamment des documents photos en date de juin 2006, ci-contre ! 
A l'Assemblée,
H. Emmanuelli (PS),
mentor de Benoît Hamon
On a donc coupé images et son, si bien que "cette algarade, – digne de bien peu d’intérêt", selon ce contributeur supérieur, a subitement disparu des écrans radars. Seuls quelques journalistes et photographes présents ont assisté à la scène. Les photos ne devraient pas manquer, suggère donc ce témoin.
Au moment où la République s’enorgueillit de faire œuvre de clarté, de limpidité et de transparence, en déshabillant les patrimoines des membres du gouvernement et des édiles de la nation, le premier d’entre eux, à l’Assemblée Nationale, verrouille son petit monde et décide de laver son linge sale en famille. L’Assemblée n’est-elle pas le lieu de la représentation nationale et à ce titre, un lieu ouvert ?   

Bartolone réclame des sanctions mais avoue ne rien savoir !







Plusieurs députés de l'opposition ont failli en venir aux mains, cette nuit à l'Assemblée, en plein débat sur le projet de loi sur la filiation homosexuelle. 


Doigt d'honneur
du sournois B. Hamon

Le président PS prend parti en accusant les victimes des provocations de l'entourage de la ministre de la Justice

Claude Bartolone banalise les causes pour s'apesantir sur les conséquences qu'il veut exploiter. 
Il ne compte pas en rester là...
Mais certaines images d'archives affaiblissent sa position offensive...