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mardi 29 novembre 2016

Macron et Montebourg appellent Valls à la démission

Macron et Montebourg associent leurs voix contre Valls  

Le Premier ministre a expliqué qu'il n'exclut pas d'être candidat à la primaire de la gauche. 


Baisse les yeux, François !
Même contre Hollande, président en exercice. 
Ses opposants demandent donc à l'infidèle de démissionner, puisque Hollande n'a pas encore laissé la place. Une situation politique d'exception, de type putsch, couplée à une exception constitutionnelle dans laquelle les têtes de l'exécutif feraient campagne l'un contre l'autre sur la place publique dans l'exercice de leurs fonctions. Son entourage laisse en effet courir la rumeur selon laquelle François Hollande se lancera dans la course début décembre. 

Un président de la République face à son Premier ministre.
"Je prendrai ma décision en conscience", a lâché Brutus dans le JDD. Jusqu'alors en France, aucun chef de gouvernement n'avait défié un chef de l'Etat en exercice. 
De nombreuses voix s'élèvent depuis pour appeler au départ de Manuel Valls. "Des ministres outrés, notamment," ont appelé le président pour lui demander le départ de son second, révèle Le Parisien. Des appels discrets remplacés dimanche soir par un appel solennel. 

Une situation "pas tenable": l'un des deux est de trop 

Manuel Valls "est déjà allé trop loin," explique Emmanuel Macron sur France 2 dimanche soir. "Quand on est Premier ministre d'un pays dont on dit chaque jour qu'il est dans une situation historiquement grave, on ne tient pas ces propos sur le président de la République", a déploré l'ex-ministre de François Hollande et tout juste déclaré candidat à la présidentielle. L'ex-patron de Bercy l'engage à "prendre ses responsabilités". 
Ancien protégé de François Hollande, Emmanuel Macron, estimant que le climat à la tête de l'Etat n'est "pas tenable", se défend de toute vengeance, bien que, comme d'autres ministres, il ait été souvent recadré par un premier ministre autoritaire et cassant.

Macron se cite en exemple à Valls. 
"Quand j'ai eu des désaccords, je les ai exprimés et j'ai pris mes responsabilités en quittant le gouvernement", insiste le fondateur du mouvement En Marche !, qui a cédé son poste de ministre de l'Economie fin août.

Arnaud Montebourg estime que Valls doit être démis pour forfaiture

Il s'était déjà interrogé sur l'avenir de Manuel Valls à Matignon. Interrogé sur France 2 sur cette rivalité, le candidat à la primaire de la gauche a estimé que "cela doit cesser (...) dans l'intérêt du pays et y compris dans l'intérêt de la gauche". "On ne peut pas être à la fois Premier ministre et candidat à la primaire", insiste l'ancien ministre du Redressement productif manqué. "Cela veut dire qu'il y a une bataille politique au sommet de l'Etat", analyse-t-il. 

"Qu'il présente sa candidature à la primaire et, dans ce cas-là, qu'il présente sa démission." "Il devrait aller au bout de sa visible et éphémère exaspération", taclait déjà il y a plusieurs semaines Arnaud Montebourg qui, lui, avait claqué la porte du gouvernement en 2014 après une série de différends sur plusieurs sujets avec le locataire de Matignon. 
"Dans ce couteau qui a déchiré la gauche, entre la déchéance de nationalité, la loi Travail, le coup de force du 49-3 au Parlement, je me demande qui était la lame ou le manche de François Hollande ou Manuel Valls", interroge-t-il. 
Aucun arbitrage n'est possible: le plus mou se retirera.

vendredi 22 avril 2016

Le ministre Emmanuel Macron s'affranchit du président François Hollande

Macron veut être calife à la place du calife Hollande

Leurs routes se séparent


Macron multiplie les petites phrases qui déplaisent à Hollande.
Après une critique de l’ISF mercredi, le ministre de l’Economie, s’est exprimé sur sa relation avec François Hollande jeudi.
Le ministre de l’Economie prend de plus en plus ses distances avec le chef de l’Etat et le point de rupture semble atteint.

Pour preuve, cette visite d’usine, jeudi, où François Hollande n’a cessé de surveiller Emmanuel Macron du coin de l'oeil, pendant que son ministre profitait de sa popularité en répondant aux sollicitations en tous genres des salariés.


Macron trace sa route

"Emmanuel Macron ne croit plus en les chances de François Hollande pour 2017."
Le jeune ministre de l'Economie devance Manuel Valls, Martine Aubry et François Hollande et il se voit en candidat providentiel.

Il est en effet la personnalité de gauche préférée des Français pour l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Viavoice pour
Libération, publié jeudi 21 avril.A la question, "pour 2017, chacune des personnalités suivantes serait-elle d'après vous un bon président de la République ?", Emmanuel Macron arrive en tête avec 38% devant le Premier ministre Manuel Valls (28%) et Martine Aubry (21%). François Hollande, lui, obtient 11%.
C’est un homme pressé, à l’énergie et à l’ambition débordante", observe Nathalie Saint-Cricq, en direct sur le plateau de France 2.


Emmanuel Macron pourrait préparer sa sortie du gouvernement,
où il irrite de plus en plus ses collègues, Manuel Valls en tête.
Le déplacement présidentiel de ce jeudi 21 avril au côté du chef de l'État visait à montrer un esprit collectif, mais Emmanuel Macron a fait sa petite visite personnelle et a discuté de son côté avec le PDG et les salariés de l'entreprise. L'image est furtive, mais symbolique d'un François Hollande et Emmanuel Macron qui arrivent dans la même voiture devait faire taire la rumeur. L'opération de communication n'a fonctionné que quelques minutes. Très vite, le trublion du gouvernement s'est dissocié du groupe présidentiel, se tenant à l'écart jusqu'à provoquer l'ordre du chef de l'État: "Allez me chercher Emmanuel Macron" !
Sur le qui vive, François Hollande avait du mal à cacher son agacement et botta en touche lorsqu'on l'interrogea sur son ministre. "Le sujet, c'est l'emploi, c'est le seul sujet", assura-t-il.

L'omniprésence, la popularité et la liberté de ton d'Emmanuel Macron irrite de plus en plus au sein du gouvernement.
Certains lui reprochent de ne pas jouer collectif. "On est là, on a travaillé ensemble collectivement pour cet investissement", assure quant à lui Emmanuel Macron face aux caméras. 

Ce comportement autonome du ministre alimente un peu plus chaque jour les suspicions sur ses intentions pour les présidentielles de 2017.

Son indépendance et sa liberté de ton irritent au sein du gouvernement

Emmanuel Macron fait sa petite visite personnelle en assurant face aux caméras qu' "on est là, on a travaillé ensemble collectivement pour cet investissement".

Or, le 8 mai, il sera au côté du maire Les Républicains d'Orléans pour la fête de Jeanne d'Arc. Au programme, un discours et un bain de foule. Emmanuel Macron compte bien jouer sa partition jusqu'au bout.

lundi 13 octobre 2014

Cartons rouges de Bartolone aux ministres "désinvoltes" à l'Assemblée

Le pouvoir législatif entend contrôler les comportements de l'exécutif à l'Assemblée

Le président de l'Assemblée nationale s'est inquiété de la désacralisation du politique


Le virus Ebola provoque l'hilarité
des ministres Fleur Pellerin
et Bernard Cazeneuve
Le gardien du temple s'est indigné du spectacle offert aux caméras de deux ministres s'esclaffant à l'Assemblée pendant la réponse de la ministre de la Santé à l'inquiétude du pays  sur le virus Ebola. 

Sur le plateau du Petit journal de Canal+, pour une émission qui   était dédiée à ce dignitaire socialiste, Claude Bartolone a fustigé  Fleur Pellerin et Bernard Cazeneuve, sur le banc des ministres de l'Assemblée nationale, riant aux éclats, alors que leur collègue Marisol Touraine tentait d'endiguer la montée de l'hystérie provoquée dans la population par le risque que fait courir le virus Ebola.


2011: les députés socialistes violent ici le réglement de l'Assemblée qui interdit de brandir des panneaux en séance

L'occupant du perchoir s'est en fait ému d'une
irresponsabilité assez classique chez les ministres - quand ils ne sont pas assoupis ou occupés à une partie de Scrabble - qui se rendent aux séances de questions au gouvernement comme à la récréation. 
En réaction à cette image (n°1 ci-dessus), le garde-chiourme tacle ceux qui "désacralisent la fonction". "Ils ne se rendent pas compte", déplore le sexagénaire. "L'Assemblée nationale est là pour voter la loi, contrôler le gouvernement, mais la République a aussi besoin de sacré", analyse Claude Bartolone. "Une attitude aussi désinvolte, ce n'est pas bon", tranche-t-il.

Désacralisation de l'institution parlementaire?
Thomas Thévenoud (PS), à gauche, et
Jérôme Guedj (PS), à droite,
en plein travail à l'Assemblée

Voir Pellerin et Cazeneuve en action:

Claude Bartolone a admis avoir été blessé de ne pas devenir premier ministre,
lors du dernier changement de gouvernement.
Invité à compléter une phrase, Claude Bartolone a pris une petite vengeance mesquine, glissant que "Manuel Valls occupe la place que j'aurais pu avoir", a-t-il dit complétant avec le verbe "pouvoir" dans ce qui était à l'origine un texte à trou. 

Bartolone s'ennuie au Palais Bourbon
Pendant plusieurs mois, il a été écrit que Claude Bartolone menait campagne pour être en pole position à l'heure de remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon. Ce qu'il a d'abord nié, sans pour autant écarter fermement cette possibilité, avant de passer aux aveux...