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mercredi 7 décembre 2016

2017 : Manuel Valls se défend d'avoir poussé Hollande à l'abandon

Valls a dû réfuter les accusations de pressions au renoncement de François Hollande 

Le matamore catalan a pourtant multiplié les sorties fracassantes dans les media 

Sur le plateau de France 2 ce mardi, Manuel Valls dément formellement... et se contredit.
"Son choix, qu'il faut respecter, est un choix mûri de longue durée'', assure Manuel Valls sur le plateau de France 2 ce mardi soir.

Pour sa première apparition télévisée depuis l'annonce de sa candidature à la primaire de la gauche, Manuel Valls a souhaité riposter aux accusations selon lesquelles il est responsable du renoncement de François Hollande.''Vous croyez un seul instant que celui qui, avec Bernard Cazeneuve et moi-même, s'est retrouvé confronté au terrorisme -qui a sauvé ce pays du terrorisme - confronté aux attaques que nous avons subies, vous croyez un seul instant que celui qui a décidé que nos armées, décision difficile, lourde devait intervenir au Mali, au Sahel puis en Irak et en Syrie, vous croyez un seul instant que le chef de l'État François Hollande se fait imposer une décision de renoncement de candidature, comme ça, en quelques jours ?'', conteste-t-il, et comme si, sans le "bras cassés" de l'Elysée, les services de police et les armées ne savaient pas faire le job. 
''Il a pris cette décision en son âme et conscience'', insiste encore Manuel Valls. 

Manuel Valls se félicite pourtant d'avoir ouvert les yeux de François Hollande sur ses chances de victoire, comme l'attestent des propos rapportés par le Canard Enchaîné du 7 décembre. ''S'il n'y avait pas eu mon interview au JDD, est ce qu'il aurait réalisé l'état dans lequel il était ? Moi, je n'ai jamais rien fait pour empêcher Hollande d'être candidat. J'ai, au contraire, tout fait pour réunir les conditions afin qu'il le soit'', assure le Brutus qui voulait être calife à la place du calife.

VOIR et ENTENDRE Valls tenter de faire taire les accusations sur ses pressions à l'abandon de Hollande :

Valls accuse les journalistes du Monde, auteurs du livre de confidences

Alors qu'il était déjà à un niveau historique d'impopularité et de refus de confiance populaire, 
le livre des manipulateurs du journal Le Monde a eu la peau de Hollande, accuse Manuel Valls. ''La parution du livre lui a ôté toute chance", estime-t-il. "J'ai dit que j'étais prêt pour répondre aux gens de gauche qui étaient paniqués, qui voyaient qu'une candidature Hollande devenait compliquée et qui s'interrogeaient sur la suite'', poursuit-il.

S'il accuse les auteurs du livre, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Manuel Valls a tout de même multiplié les sorties fracassantes pour fragiliser la candidature de François Hollande. 
La dernière en date, dans un entretien fatal au JDD, une semaine avant l'annonce du renoncement de François Hollande, Manuel Valls assurait qu'il était ''prêt'' pour la primaire de la gauche, même s'il devait affronter le chef de l'État. 

La même semaine, il avait confié au journal Le Parisien qu'
il ne soutiendrait pas François Hollande en cas de candidature, tandis que ses soutiens distillaient dans la presse les détails de leur stratégie de ''pressions'' exercées sur le Président pour le faire renoncer.

mardi 29 novembre 2016

Macron et Montebourg appellent Valls à la démission

Macron et Montebourg associent leurs voix contre Valls  

Le Premier ministre a expliqué qu'il n'exclut pas d'être candidat à la primaire de la gauche. 


Baisse les yeux, François !
Même contre Hollande, président en exercice. 
Ses opposants demandent donc à l'infidèle de démissionner, puisque Hollande n'a pas encore laissé la place. Une situation politique d'exception, de type putsch, couplée à une exception constitutionnelle dans laquelle les têtes de l'exécutif feraient campagne l'un contre l'autre sur la place publique dans l'exercice de leurs fonctions. Son entourage laisse en effet courir la rumeur selon laquelle François Hollande se lancera dans la course début décembre. 

Un président de la République face à son Premier ministre.
"Je prendrai ma décision en conscience", a lâché Brutus dans le JDD. Jusqu'alors en France, aucun chef de gouvernement n'avait défié un chef de l'Etat en exercice. 
De nombreuses voix s'élèvent depuis pour appeler au départ de Manuel Valls. "Des ministres outrés, notamment," ont appelé le président pour lui demander le départ de son second, révèle Le Parisien. Des appels discrets remplacés dimanche soir par un appel solennel. 

Une situation "pas tenable": l'un des deux est de trop 

Manuel Valls "est déjà allé trop loin," explique Emmanuel Macron sur France 2 dimanche soir. "Quand on est Premier ministre d'un pays dont on dit chaque jour qu'il est dans une situation historiquement grave, on ne tient pas ces propos sur le président de la République", a déploré l'ex-ministre de François Hollande et tout juste déclaré candidat à la présidentielle. L'ex-patron de Bercy l'engage à "prendre ses responsabilités". 
Ancien protégé de François Hollande, Emmanuel Macron, estimant que le climat à la tête de l'Etat n'est "pas tenable", se défend de toute vengeance, bien que, comme d'autres ministres, il ait été souvent recadré par un premier ministre autoritaire et cassant.

Macron se cite en exemple à Valls. 
"Quand j'ai eu des désaccords, je les ai exprimés et j'ai pris mes responsabilités en quittant le gouvernement", insiste le fondateur du mouvement En Marche !, qui a cédé son poste de ministre de l'Economie fin août.

Arnaud Montebourg estime que Valls doit être démis pour forfaiture

Il s'était déjà interrogé sur l'avenir de Manuel Valls à Matignon. Interrogé sur France 2 sur cette rivalité, le candidat à la primaire de la gauche a estimé que "cela doit cesser (...) dans l'intérêt du pays et y compris dans l'intérêt de la gauche". "On ne peut pas être à la fois Premier ministre et candidat à la primaire", insiste l'ancien ministre du Redressement productif manqué. "Cela veut dire qu'il y a une bataille politique au sommet de l'Etat", analyse-t-il. 

"Qu'il présente sa candidature à la primaire et, dans ce cas-là, qu'il présente sa démission." "Il devrait aller au bout de sa visible et éphémère exaspération", taclait déjà il y a plusieurs semaines Arnaud Montebourg qui, lui, avait claqué la porte du gouvernement en 2014 après une série de différends sur plusieurs sujets avec le locataire de Matignon. 
"Dans ce couteau qui a déchiré la gauche, entre la déchéance de nationalité, la loi Travail, le coup de force du 49-3 au Parlement, je me demande qui était la lame ou le manche de François Hollande ou Manuel Valls", interroge-t-il. 
Aucun arbitrage n'est possible: le plus mou se retirera.