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mercredi 29 avril 2020

StopCovid bloqué, conséquence de l'agressivité de Macron envers les GAFA

Macron se heurte à Apple et découvre qu'il est impuissant 

Cédric O a confirmé que Apple crée des difficultés à la France pour obtenir un passe-droit sur le Bluetooth



Quand Macron tenta de se grandir
en s'affichant avec Tim Cook, patron d'Apple

La France est entrée dans un bras de fer avec Apple pour son application StopCovid de traçage des contacts, a confirmé Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique.

Car Apple bloque le Bluetooth en arrière-plan pour protéger ses utilisateurs des applications malveillantes... "Les modalités de fonctionnement des iPhone ne nous permettent pas de faire tourner correctement l’application sur ces téléphones, a avoué le grand sorcier du numérique de Macron placé dans une impasse technologique. C’est pourquoi nous sommes en discussion avec Apple", a-t-il admis, pressé de questions sur les délais longs de la solution technique unifiée proposée par le géant américain et Google. 

Macron est donc finalement contraint de noyer son projet d’application de traçage dans le vote général sur le plan de déconfinement.
Emmanuel Macron souhaite qu'Apple investisse plus en France - Le ...
Tim Cook (Apple)
Un passe-droit risquerait de mettre en danger la vie privée des utilisatrices et utilisateurs d'iPhone. Or, l’entreprise de Tim Cook est intransigeante quand il s’agit de protéger la vie privée de ses utilisateurs et il n’a donc encore jamais plié devant les demandes des Etats, même aux Etats-Unis. 
Apple risque donc fort de refuser ce passe-droit sans lequel StopCovid ne fonctionnera pas et Macron est le bec dans l'eau: ses méthodes autoritaires et ses volte-faces seraient-elles suspectes à l'étranger ? 

"On le voit", le projet StopCovid bute "clairement" sur un composant essentiel de son efficacité : la nécessité d’utiliser le Bluetooth en arrière-plan, une fonctionnalité impossible sur iPhone. 
Les "savants" du numérique que Cédric O a constitué en "comité informatique" autour de lui n'avaient pas anticipé que, sans Bluetooth, l'application française ne fonctionne pas. 
Ils avaient pourtant l'exemple de l’échec de la tentative singapourienne qui pouvait leur enseigner que les utilisateurs ne sont pas prêts à s'exposer aux risques créés par une application laissée ouverte au premier plan, d'une part, et qui les empêcherait d’utiliser leur smartphone pour fonctionner, d'autre part.

Cette interdiction d’accès au Bluetooth n’est pas qu’un problème de batterie : elle a été mise en place pour empêcher le traçage malicieux et involontaire des utilisateurs, notamment à des fins publicitaires. 

Apple et Google ont développé les seuls outils qui permettent de créer une exception pour la crise sanitaire

Droits voisins : Macron répond à Google | Les Echos
En visite à l'Elysée, Sundar Pichai, PDG de Google, 
a pu se faire une idée personnelle de Macron
Les deux géants ne font pas confiance à Macron.
Leurs outils ne seront pas publics et n’entraîneront pas un changement dans les droits des applications, et ils seront réservés aux projets des Etats et de leurs agences de santé.

Si la France n'offre pas les garanties suffisantes, elle se fermera la porte à une application de traçage des contacts, avant même de savoir si une telle application est utile et en capacité d'utiliser les bons protocoles, de fonctionner pour le grand public et d'en gagner la confiance. 

La police a-t-elle réellement demandé à Google la suppression d'un ...
Confié à un consortium d’industriels et de startups, piloté par l’INRIA (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), un établissement public français placé sous la double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et du ministère de l'Economie, et présidé par Bruno Sportisse, nommé par Macron, le développement de StopCovid ne pourra pas contourner cet obstacle. Et, ironiquement, elle utilisera pourtant les mêmes types d’outils (API) fournis par Google et Apple dans d’autres phases de son développement, essentiels à la conception d’une application, montrant que le débat porté sur le front de la souveraineté numérique n’est pas compris de Macron. Ce qui confirme également que, considérant la concentration excessive des pouvoirs dans les mains de l'Etat centralisateur, c'est bien la personnalité imprévisible et autocratique de Macron qui fait obstacle. 

Le sujet du protocole est moins en question que le niveau de démocratie en France

Contrairement à ce que clame Cédric O, ci-contre,  les pays européens qui développent une application de traçage des contacts ne sont pas autant suspects que la France à Google et Apple: ces deux GAFA sont d'accords pour mettre leurs outils mis à leur disposition. La méthode développée par les deux géants du web à la demande des autorités de santé est philosophiquement proche du modèle décentralisé DP3T, conçue par une équipe de chercheurs européens dirigée par l’Ecole Polytechnique Fédérale de... Lausanne.

Le protocole ROBERT, imaginé par l’INRIA, est au contraire centralisé: l’information de contamination n’est pas transmise de smartphone à smartphone, mais poussée par un serveur central.
Après s'être d’abord déclarée en faveur d’une solution centralisée européenne, l’Allemagne utilisera finalement l’option de Google et d’Apple pour faire fonctionner son application, universelle et interopérable.

Macron  a encore réussi à isoler la France en Europe et dans le monde.
Or, cette fois, c'est la santé des Français qu'il met en jeu.

mercredi 3 juillet 2019

Sondage téléguidé :72% des Français pour l'état d'urgence climatique

Manipulation de l'opinion : après la campagne de propagande, le sondage de validation...

La presse est en charge du formatage des esprits et les sondeurs, de l'affichage: un diabolique circuit fermé  au service du pouvoir politique

Résultat de recherche d'images pour "lavage des cerveaux"
Ainsi le JDD révélait-il mardi les résultats d'un sondage sur la perception qu'ont les Français de la lutte contre les inégalités. 
C'est la suite logique d'un travail en amont de conditionnement, après que les media ont publié un foultitude d'articles et organisé des débats sur toutes les chaînes et radios, dans la ligne sur laquelle travaille le Y7, le groupe qui rassemble les jeunes des pays du G7. Le JDD ( groupe Lagardère) arrivait à pic pour une rencontre, mardi, comme par hasard, avec Emmanuel Macron. 

Thomas Friang, co-président du Y7 et directeur de campagne de Cédric Villani (LREM), commente les chiffres de l'étude : une majorité des Français veulent qu'ils déclarent l'état d'urgence climatique. 

Les laveurs de cerveaux Les Rendez-vous d'ailleurs AfficheRépartition des tâches : le choeur des media nous serine l'urgence climatique, puis Opinion Way sonde pour Open Diplomacy, et le JDD, en l'occurence sort les résultats attendus : 72% des Français choisis affirment vouloir déclarer l'état d'urgence climatique. Et cela, dès la rentrée !

Autres enseignements de cette manipulation des cerveaux, appelée "étude" par les "instituts" (il faut bien se costumer pour se parer de la respectabilité qui fait défaut à ces entreprises commerciales) qui porte sur toutes les formes de lutte contre les inégalités : 84% des personnes interrogées veulent augmenter la part d'énergie renouvelable jusqu'à 50% de la consommation d'énergie de la planète d'ici à 2030. Spontanément …


2017enmarche se félicite de cette surprise!

Réponse de la presse aux pressions du pouvoir macronien

Cédric O, secrétaire d'Etat au Numérique, venait de menace d'imposer aux journalistes un "conseil de l'ordre" contre les fausses nouvelles, avec des sanctions à la clé. Objectif assumé de cette instance: combattre la circulation de fausses informations en formulant des avertissements, suggérant que les réseaux sociaux ne sont pas seuls à pervertir l'information. Lien PaSiDupes 

“Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : ‘vous devez retirer l’agrément de tel ou tel ‘canard’, mettre des avertissements’”, assuma le nouveau secrétaire d’Etat auprès de Reuters, n'excluant pas de l’imposer par la loi, si nécessaire. "C’est aux journalistes de le faire, ce n’est pas à l’Etat de le faire. S’ils ne le font pas, ce sera l’Etat qui le fera, au bout du bout", s’aventure-t-il.
"A un moment, devant la menace contre la démocratie, ce sera le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) ou une autorité indépendante [sic] qui va décider ce qu’est une infox ou pas”, précisa-t-il.

"Il est complètement ravagé ce pauvre Cédric O !", lança la journaliste Françoise Laborde.  Et puis quoi encore: un tribunal d’exception ?" s’indigna cette ancienne membre du CSA (2009-2015).
Un projet qui "fragilise le contenu démocratique"du pays ?

Ironie de l’histoire, cette même proposition avait été formulée pendant la campagne présidentielle de 2017 par un élu du Front national. 

"On souhaite créer un ordre des journalistes, avait annoncé le conseiller régional FN des Pays de la Loire Aymeric Merlaud. Un peu comme l’ordre des médecins, avec des journalistes à l’intérieur, avec des élections (...) en tout cas qui pourrait sanctionner des pratiques mauvaises"...

Invité à y réagir durant l’entre-deux-tours de l’élection, le candidat Macron avait associé la proposition à... l’Italie fasciste. "Je n’avais pas croisé cette idée depuis l’Italie des années 30”, avait estimé sur BFMTV le candidat d'En Marche ! en référence à l'Italie fasciste de Benito Mussolini entre 1925 et 1945. "La France est à un point de bascule: le projet du FN fragilise le contenu démocratique de notre pays", avait développé l'autocrate, jugeant alors que le projet du Front national "fragilise le contenu démocratique de notre pays". Plus démocrate que Macron, tu meurs, pensèrent les journalistes, jusqu'à ces dernières heures de l'Histoire macronienne.

Depuis, Macron a fait marche arrière sur la régulation de la presse. Dans son entretien à Reuters, Cédric O considère que certains media indépendants des subvention de l'Etat fragilisent volontairement la démocratie "pour aboutir à l’arrivée au pouvoir de tel ou tel parti politique". Bien sûr, BFMTV n'est pas dans cette configuration.

Le président français  n’hésite pas à invoquer la “sécurité nationale” pour justifier la convocation par la justice de journalistes d’investigation. N'a-t-il pas  notamment proposé en début d’année qu’il y ait, pour assurer "la vérification de l’information", "une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes”, selon des propos rapportés par Le Point. 

Dans un rapport commandé par le ministère de la Culture, aux mains du très flexible Riester (juppéiste d'Agir!), Emmanuel Hoog, ancien PDG de l’AFP (2010-2018) et de l’INA, n'hésite pas à juger "souhaitable" et "possible" la création d’une instance qui réunirait des représentants des journalistes, des éditeurs de presse et de la société civile. En 2019, Hoog a été placé à la tête de 'Les Nouvelles Éditions indépendantes' (LNEI), une holding créée en 2009 par Matthieu Pigasse, banquier qui, d'une part, contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova, et, d'autre part, co-détient le Groupe Le Monde et le Huffington Post...
Le public [foutage de gueule] disposerait ainsi d’une "plateforme commune d’échange" avec notamment une procédure "rapide et gratuite [expéditive] pour dénoncer les erreurs, approximations, etc. qui ne relèvent pas du juge". La corporation des juges s'étend !
Ce conseil n’aurait toutefois pas de pouvoir de sanction, mais ferait office de médiateur: il proposerait des recommandations et encouragerait les bonnes pratiques. Il pourrait aussi reprendre certaines prérogatives que le CSA a abandonnées sur la déontologie dans l’audiovisuel, si la prochaine réforme l’autorise.

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O Cédar a rétro-pédalé sur la question d'un Conseil de l'ordre des journalistes pour lutter contre les "fake news" dont la presse assure la promotion. Il maintient qu'il y a "un vrai sujet", mais il admet en même temps n'avoir pas eu "les bons mots"... 
O Cédar venait de défendre une mesure que Macron jugeait fasciste en 2017... Assez maladroit dans le feuilleton macronien d'évocations récurrentes des "heures sombres de notre Histoire".
Dans un entretien accordé à Ouest-France, Macron dressa  un parallèle entre la situation des années 1930 en Europe et celle que nous vivons en cette fin des années 2010, se disant "frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres". L'occasion pour le chef de l'Etat stratège à la veille des Européennes de lancer un appel à " être lucide" et à  "résister". Notamment face à l'adversaire qu'il allait provoquer en duel, le RN."Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique [celle de 2008 ?], on voit presque méthodiquement se ré-articuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après-Première Guerre mondiale à la crise de 1929", ajoute-t-i. "Il faut savoir comment on y résiste", en " portant la vigueur démocratique et républicaine". Et de filer la métaphore avec l''expression "lèpre nationaliste", bientôt reprise par Darmanin dans la quinzaine qui suivit, sous la forme de "peste brune". Encore deux semaines plus tard, Castaner, bachelier au rattrapage, mais attentif à la voix de son maître, ajouta au répertoire gouvernemental des peurs, convoquant à son tour les années 30 et les émeutes de février 1934, pièces maîtresses de son discours. 
La manœuvre a des relents [nauséabonds" ?] d'ancien monde, mais qui mieux que le président sait que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe : agiter le chiffon rouge du fascisme des autres, en s’adressant à la gauche dont la menace brune est le fonds de commerce, tout en stigmatisant le RN, en faisant l'amalgame avec le FN. Le chef de l'Etat et ses ministres devraient réfléchir à un vieil adage qui dit qu' "on peut mentir tout le temps à une personne. De temps en temps à tout le monde. Mais pas tout le temps à tout le monde."


lundi 1 avril 2019

Remaniement : trois entrants au gouvernement, pour surprendre et déplaire

Aucun des promus, Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O, ne peut faire l'affaire

Isolé, Macron se recroqueville sur ses premiers compagnons d'aventure

Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O seront respectivement porte-parole du gouvernement, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes et secrétaire d'Etat au Numérique. 
Après les départs de Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche pour les européennes, Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux, en marche pour la prise de la mairie de Paris, trois postes étaient à pourvoir. Finalement, les trentenaires sont préférés : la franco-sénégalaise Sibeth Ndiaye est nommée secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Amélie de Montchalin secrétaire d’Etat auprès de Jean-Yves Drian  ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes, et Cédric O secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, chargé du numérique.

Sibeth Ndiaye, 39 ans, porte-parole du gouvernement


Résultat de recherche d'images pour "cedric O et Macron"Son profil : ancienne membre du Parti socialiste, elle n'a jamais exercé aucun mandat électif, mais Emmanuel Macron l'a chargée de la presse lorsqu'il est devenu ministre de l'Economie en 2014. Quand il lance sa candidature à la présidentielle, elle fait partie de l'équipe de campagne chargée des relations presse. Une fois Macron élu, elle devient conseillère presse et communication à l'Elysée. Ces derniers jours, Sibeth Ndiaye, était pressentie pour devenir directrice de la communication de l'Elysée, poste dont elle assurait l'intérim depuis le départ de Sylvain Fort en janvier 2019.
Ses atouts : Sibeth Ndiaye est connue pour son style de communication très direct. C'est notamment elle qui avait tweeté la vidéo où Emmanuel Macron évoquait "un pognon de dingue". Proche de Macron qu'elle appelle par son prénom, elle partage avec lui un vocabulaire cash, voire grivois. C'est elle qui avait commenté la mort de Simone Veil d'un "elle est dead, la meuf"...Ses rapports avec Macron : depuis le début, elle fait partie de sa garde rapprochée. Style corps de garde. Elle a été préférée à Mayada Boulos.

Amélie de Montchalin, 33 ans, secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes

Résultat de recherche d'images pour "cedric O LREM"Son profil : propre sur elle et teint rose, elle native de Lyon. Amélie de Montchalin a travaillé chez Axa? puis comme analyste politique junior à la Commission européenne ou comme économiste à la BNP Paribas. Proche du centre-droit, elle n'a jamais pris sa carte de militante UMP ni chez Les Républicains. La défaite d'Alain Juppé à la primaire de la droite a poussé cette juppéiste à rejoindre La République en marche en décembre 2016.

Ses atouts : néo-députée élue dans la 6e circonscription de l'Essonne et propulsée cheffe de file de son groupe à la commission des Finances, elle est rapidement devenue un élément clé de la nouvelle majorité. Elle est notamment connue pour sa bonne maîtrise des dossiers, ce qui l'avait désignée pour être "députée de l'année 2017".

Ses rapports avec Macron : Amélie de Montchalin n'est pas connue pour sa proximité avec le chef de l'Etat. Elle est pourtant inconditionnelle. Actuellement.
Cédric O, 37 ans, secrétaire d'Etat chargé du numérique
Son profil : d'origine  coréenne - comme Jean-Vincent Placé et Fleur Pellerin - par son père (reparti à Séoul) et lyonnaise par sa mère enseignante, Cédric O a la réputation d’un bon élève sérieux et organisé. Trésorier de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, donc au courant de la collecte de fonds à Las Vegas, il le demeure au parti présidentiel, LREM. Depuis novembre 2017, il fait aussi membre du bureau exécutif de LREM.Diplômé de HEC, il a fait une incursion dans le privé. Entre 2014 et 2017, il travaille chez l'équipementier aéronautique et de défense Safran (né de la fusion entre Snecma et Sagem) comme chargé de mission auprès du directeur industriel, puis comme responsable de la production chez Safran Aircraft Engines.Pour remplacer Mounir Mahjoubi, Macron a choisi le frère de la suppléante de Mahjoubi...

Delphine O., 33 ans, est devenue députée de Paris (quartier de la Place du Colonel Fabien et partie du 19e arrondissement) à l'entrée de Mounir Mahjoubi au gouvernement et siège à l'Assemblée.Ses atouts : collaborateur de François Hollande, lors de sa campagne présidentielle, puis de Pierre Moscovici au gouvernement, il est très au fait du périmètre de son secrétariat d'Etat, comme ancien conseiller en charge des participations publiques et de l’économie numérique de l'Elysée. En mai dernier, il avait organisé l’événement "Tech for good" réunissant à l'Elysée une soixantaine de dirigeants mondiaux de la tech, dont Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, parmi les GAFA visés par un projet de réforme de Macron.Ses rapports avec Macron : en tant que conseiller de l'Elysée, il était proche du président de la République.




mardi 1 janvier 2019

Affaire Benalla : de forts soupçons s'abattent sur un très proche de Macron à l'Elysée

Un conseiller de l'ombre pourrait faire office de fusible

Les contacts entre Macron et Benalla s'établissaient sans intermédiaire, assure l'ex-garde du corps

Le nom de ce collaborateur n'avait jusque-là jamais été cité dans l'"affaire Benalla". Conseiller très proche d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien pourrait avoir eu un rôle prépondérant, notamment la nuit où les premières images de violences sur la place de la Contrescarpe ont été rendues publiques.

Un journal du Groupe Le Monde a mené l'enquête.

La nuit qui suit les premières révélations du Monde, dont les actionnaires principaux sont Xavier Niel (propriétaire de Free, et Matthieu Pigasse, banquier d'affaires, 
Alexandre Benalla est en contact régulier avec différents numéros de portables de l'Elysée. Son principal interlocuteur aurait été Ismaël Emelien, 31 ans, ancien conseiller en communication d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie, ex-militant de Dominique Strauss-Kahn -- comme Cédric O (36 ans, conseiller conjoint du président de la République Emmanuel Macron et du premier ministre Edouard Philippe où il est l'oreille de l'Elysée), Benjamin Griveaux (42 ans, porte-parole du gouvernement étrangement silencieux depuis quelques jours), Stanislas Guérini (37 ans, délégué général de LREM) ou encore Sibeth Ndiaye (franco-sénégalaise de 39 ans et 'meuf' qui dirige la com' du président et n'hésite pas à déclarer : "pour protéger le président, j’assume parfaitement de mentir"...) -- devenu une pièce maîtresse dans la campagne d'Emmanuel Macron.
Ismaël Emelien a fait partie en 2013 de l'équipe chargée de la communication de Nicolás Maduro, syndicaliste, puis président bolivarien du Venezuela (avec 50,6 % des voix) après la mort d'Hugo Chávez, pendant sa campagne présidentielle et se rendra en Syrie pour installer une succursale de l'entreprise de vente et d'installation de panneaux solaires que son père a fondée avec ...Stanislas Guérini.


Selon l'Obs, subventionné par l'Etat français, le "conseiller spécial" du chef de l'Etat serait "le plus en capacité d'avoir pu réceptionner durant la nuit le CD" contenant les images de l'affrontement entre Alexandre Benalla et un couple de manifestants. Son but supposé : les diffuser à travers un compte Twitter proche du parti présidentiel 'La République En Marche' pour préparer la défense du mis en cause.

Or, l'ex-garde du corps a toujours affirmé avoir transmis la vidéo à l'Elysée bien plus tard, vers 8h30. Deux versions bien différentes donc, qui pourraient mettre à mal encore une fois Emmanuel Macron et son plus proche conseiller. Ismaël Emelien a déclaré à l'Obs "réserver naturellement l'ensemble de ses déclarations à la justice".