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vendredi 20 septembre 2013

Clément Méric pourrait être à l'origine de la rixe

Une vidéo de la RATP montre la bagarre fatale à Clément Méric

L'analyse du document vidéo par les experts de la police technique serait concluante. Voici l'article de L'Internaute (25/06/13 16:06), intitulé: "Clément Méric: il pourrait être l'agresseur".

Les enquêteurs de la police judiciaire et les experts de la police scientifique ont à leur disposition des images filmées par une caméra de surveillance de la RATP, sur lesquelles apparaissent Clément Méric et son présumé meurtrier, Esteban M., lors de la rixe fatale. Que montrent ces images ? Les témoignages ne sont pas unanimes sur le contenu du film et les conclusions que l'on peut en tirer. Selon RTL, le film montre une bagarre générale opposant les militants antifascistes et des skinheads. Parmi ces derniers, Esteban M. est identifié donnant des coups à deux jeunes personnes.

C'est dans ces circonstances que les images montreraient, selon le journaliste de RTL, Clément Méric venir dans le dos d'Esteban M. pour lui assener un coup à la tête. A ce moment, le jeune skinhead se retourne et lui donne un violent coup de poing au visage. Selon les données de l'autopsie, c'est ce coup de poing qui serait à l'origine de la mort de Clément Méric. Toujours selon RTL, la vidéo ne permettrait pas d'identifier s'il y a eu un second coup ou si Esteban M. était muni d'un poing américain comme l'affirment certains témoins. En revanche, les images permettraient d'affirmer qu'il n'y a pas eu de lynchage du jeune militant antifasciste au sol.
La version de RTL est contestée par un article de Libération. Le journal a recueilli le témoignage d'un commissaire de la police judiciaire de Paris qui affirme lui que les images de la caméra de surveillance ne permettent pas d'être si catégorique. La caméra qui a permis de filmer la scène est orientée vers le sol : seuls 20 centimètres d'images au-dessus du bitume sont exploitables, on ne voit ainsi sur la bande que les jambes des personnes présentes. Le commissaire affirme qu'il y a bien eu "une bagarre entre deux groupes" et que des coups de pieds ont été échangés. Les policiers ont bien pu identifier Clément Méric et Esteban M. à la couleur de leurs chaussures. "A un moment de la rixe, Méric passe derrière M. occupé à frapper un autre. Peut être Méric donne-t-il un coup à M. lequel, en tout cas, se retourne. Et Méric tombe par terre" explique le commissaire de police. Selon Libération, rien ne permet donc d'affirmer formellement que Méric puisse être à l'origine de l'agression.
Pour autant, la vidéo "prouve que le groupe d'extrême gauche a attendu longtemps les skinheads à côté de la station de métro pour en découdre", toujours selon le témoignage du commissaire rapporté par Libération. La police judiciaire a malgré tout écarté la thèse du "guet-apens" puisque selon les éléments de l'enquête, la présence des deux groupes au moment des faits dans ce quartier de Paris était "totalement fortuite".
Selon le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, Serge Ayoub, qui aurait pu récolter des témoignages de témoins de la scène, Esteban M. aurait agi dans un contexte de "légitime défense", laissant entendre que les responsables de la bagarre étaient les militants antifascistes.
EN VIDEO - Le 6 juin dernier, des centaines de personnes s'étaient rassemblées à Paris pour observer un moment de recueillement pour rendre hommage à Clément Méric :



Pour mémoire, nous ajoutons ce reportage diffusé par Le Monde sur Dailymotion 

VOIR et ENTENDRE l'hommage de l'extrême gauche révolutionnaire à Clément Méric, le 6 juin 2013, place Saint-Michel:


Hommage à Clément Méric sur les lieux du drame par lemondefr
Et celui de BFMTV

Hommage à Clément Méric: rassemblement "Antifa... par BFMTV

mercredi 10 juillet 2013

Le gouvernement dissout trois groupes d'extrême-droite

Pour l'extrême-gauche, tout va pour le mieux...

Les antifa au chômage ?
Ils sont d'extrême-gauche:
ils sont donc inoffensifs !

Troisième voie, Jeunesses nationalistes révolutionnaires et l'association Envie de rêver présentaient "les caractéristiques de milices privées"

C'est la vengeance de la gauche pour la mort de Clément Méric, anarcho-révolutionnaire provocateur, avec le soutien de la gauche institutionnelle.


Ces groupements ont été dissous
Ils ont eu les honneurs du Conseil des ministres, aujourd'hui. "Ces trois structures présentaient les caractéristiques de milices privées incitant à la haine", a expliqué, à la sortie du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.


Les trois "milices" deviennent incontrôlables et insaisissables
Elles sont donc trois à ne plus avoir d'existence légale sur le papier. 
Troisième voie et les JNR, qui font figure de service d'ordre au premier, s'étaient sabordées le mois dernier "pour l'honneur, pour ne pas être dissous par d'autres. Ces tartufferies, c'est fini", avait expliqué leur chef, Serge Ayoub. 
Quant à Envie de rêver, l'association gère "Le local", un établissement privé situé dans le XVe arrondissement de Paris qui servait de lieu de ralliement à Troisième voie.
Cinq personnes ont été mises en examen après la mort de Clément Méric. Toutes gravitaient dans la mouvance skinhead ; le principal suspect, qui aurait porté le coup mortel, est un sympathisant de Troisième voie et des JNR.

Des milices d'extrême gauche font la loi 

Les groupuscules redskin (skinhead "ultra-communistes") ont repris de l'activité

Le pouvoir socialo-écolo n'a pas fini le travail de "mise en pièces", car le 8 juin 2013 à Tours, 200 militants d’extrême-gauche (dont certains masqués et armés), lors d’une manifestation de soutien à Méric, ont mené un raid contre le commerce de Pierre-Louis Mériguet, porte-parole du mouvement identitaire Vox Populi, en hurlant : " Mériguet on va te tuer ! Le commerçant a décidé de déposer plainte au commissariat de Tours pour menaces de mort, plusieurs agitateurs de l’extrême-gauche locale ayant clairement été identifiés. L’homme réclame aussi une protection pour sa famille et lui.
Prévenus, des journalistes présents sur les lieux couvraient la scène, mais une seule voiture de police encadrait la milice rouge. Sans encombres, les extrémistes ont pu appeler impunément au meurtre, comme les islamistes sur les Champs Elysées, sous le nez des CRS. Le militant menacé indique avoir également écrit une lettre au préfet, estimant que la police n’était pas suffisamment présente.

Les mouvements (anti-)fascistes Redskin et "antifa" se sentent pousser des ailes


Apparus en France à la fin des années Mitterrand et au début des années 1990, les Redskins rassemblent une branche activiste du mouvement alternatif (mélange contre-culturel de la gauche révolutionnaire) ainsi qu'une branche du mouvement skinhead. Les Redskins s'orientent politiquement dans l'antiracisme radical, l'antifascisme de rue, l'anti-impérialisme, l'anti-autoritarisme, l'anti-sexisme et l'anticapitalisme révolutionnaire. Ses membres sont acteurs dans différentes organisations marxistes, anarchistes et syndicalistes-révolutionnaires (CSR). 
Réseau antifasciste de Genève
Qualifiés de "soldats du peuple", les gangs de chasseurs de skinheads néo-nazis - Red Warriors (1986-1992, un noyau d'une douzaine d'activistes qui se revendiquaient communistes), Ruddy Fox ou les Ducky Boys (une bande multi-ethnique et médiatisée d'une quarantaine de Noirs et de Maghrébins) - s'associaient pour faire la chasse à leurs homologues néo-nazis. 
Aujourd'hui, les antifa sont connus de tous, Manuel Valls excepté...
Manifestement pacifistes...
Par le biais de la musique punkoi et du reggae (Les Partisans, punk-rock cuivrés et métissés de Lyon, Redskins, soul rock anglaise, Ya Basta, ska rock français, ou les skorsoners, brixton cats, paran'oi, los foiros, redweiler, redkick), les antifa tentent de rallier les jeunes de la diversité.

Totale impunité
Les extrémistes de gauche bénéficient de la bienveillance des journalistes quelquefois issus des mêmes mouvances radicales: 45% des journalistes de l’ESJ Lille  n'avouent-ils pas voterMélenchon et autres extrêmes ?


A ceux-la, il faut ajouter 

En plus de ces tensions, les islamistes et loups solitaires djihadistes apportent leur pierre à  ce que Hollande appelle la "France apaisée".
Avec Alternative libertaire, le CNT, le NPA et SUD, c'est gagné d'avance...

dimanche 9 juin 2013

Quand les indignés du PS jugeaient Serge Ayoub (JNR) fréquentable

Les candidats PS recherchaient le soutien de Serge Ayoub
Les récents événements autour de la mort de Clément Méric auront mis en lumière Serge Ayoub, le leader des JNR et son fameux "local", sorte de bar associatif (au 92 de la rue de Javel, Paris 15e), où se mêlent libations, concerts et conférences. Jusqu'ici, on y croisait, dit-on, des socialistes qu'on ne croyait jamais y trouver... Depuis la rixe qui coûta la vie à l'antifa Clément Méric, Najat Vallaud-Belkacem a demandé, le 7 juin 2013, d’arrêter de lui offrir une tribune publique: l'homme pourrait permettre de repasser une certaine passerelle compromettante pour le PS.

C'est ainsi que Mediapart pointe la proximité entre Serge Ayoub et Julien Landfried.

C'est embarrassant pour Harlem Désir qui alla soutenir Landfried à Chatenay-Malabry à la dernière législative partielle. Les amis du candidat PS sont-ils ceux de son parrain Désir ?

Or, ces dernières 24h ont vu les dirigeants du Parti Socialiste s’exprimer avec force détermination sur la dissolution des groupes d’extrême-droite et des bandes skinheads dont les JNR. La rue de Solférino a donc la mémoire courte.

Le ministre de l'Intérieur est-il l'homme le plus mal renseigné de France
Valls est  allé apporter son soutien à Landfried dont la proximité de pensée avec S. Yacoub est avérée ?
Manuel Valls, ici au côté de J.Landfried, 
n'est-il - les yeux dans les yeux -
au courant de rien ?



Le candidat investi par le PS aux dernières élections législatives 2012 dans les Hauts-de-Seine, Julien Landfried, dédicaça  en effet son dernier ouvrage "Contre le Communautarisme" au "Local" des "fachos",  le 4 juin 2009.


S. Yacoub
se présente aux élections législatives de 1993 dans les Hauts-de-Seine...

Julien Landfried est secrétaire général du MRC
, le mouvement chevènementiste et challenger 
de Patrick Devedjian, dans les Hauts-de-Seine.
Ultra-jacobin comme Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et connu pour ses diatribes contre les langues "régionales" et la décentralisation, il est l’ancien directeur de "l’observatoire du communautarisme" qui publie notamment les écrits de Françoise Morvan, compagne de André Markowicz et folkloriste. 
Lien YouTube sur le risque corporatiste que constituent les minorités victimaires (tels le CRAN ou le CFCM, sur le modèle du CRIF) et les associations communautaristes présenté par Julien Landfried (PS) 

Julien Landfried est notamment
à la pointe du combat contre la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires.


Les 9 et 16 décembre dernier, Julien Landfried était
candidat commun PS-MRC-EELV-PRG à l’élection législative partielle dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine.




Notons également que le MDC, puis le MRC de Jean-Pierre Chevènement sert parfois de passerelles entre les couches les plus nationalistes de la droite et de l’extrême-droite et la gauche jacobine. Une sorte "d’union des patriotes" contre les vilains autonomistes ou indépendantistes en somme…



Que la vie intérieure du PS est donc trouble ! Et son ostracisme de Yacoub, cinéma pour la galerie...

vendredi 7 juin 2013

Clément Méric et le principal suspect étaient connus des services de renseignement, révèle la presse

L'excitation retombe brutalement à gauche

La violence extrémiste caractérise aussi la gauche
Sept personnes sont toujours en garde à vue vendredi 7 juin au matin, au lendemain de la mort de Clément Méric, militant d'extrême-gauche battu par des skinheads mercredi après-midi à Paris. Parmi les interpellés figure l'auteur "probable" du coup mortel porté au jeune homme, a annoncé Manuel Valls.
L'enquête devra déterminer le profil des auteurs des coups, et notamment leurs liens avec le groupuscule d'extrême-droite des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR).

Le préfet de police n'était-il encore au courant de rien ?

Selon M6,
l'auteur probable du coup mortel était déjà connu des services de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) et de la DDRP (Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris). Esteban M., "un balèze d’origine espagnole"selon Libération, de type ASVP de Montreuil, serait fiché comme appartenant à un groupuscule d'extrême-droite, probablement les JNR.

Avant d'être interpellé, le jeune homme de 21 ans était sur le point de se rendre au commissariat local, à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, avec trois autres personnes dont sa petite amie, Katia V, indique le site internet de la chaîne. 
Serge Ayoub, leader des JNR, a nié vendredi toute implication de son groupe, indiquant toutefois avoir réussi à joindre les militants d'extrême-droite qui ont participé à la bagarre. Selon lui, ils comptaient se rendre aux autorités pour "dire comment et pourquoi".

Clément Méric était connu des services spécialisés 

Il était fiché comme membred'un groupe de militants d'extrême-gauche
"qui recherchent la confrontation" avec ceux d'extrême-droite. 
Ces anti-fascistes font  notamment la chasse à la vingtaine .de skins constituant le noyau dur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR).

Ils étaient tous connus, mais prospéraient dans les rues de Paris


Valls présume l'extrême droite coupable de la mort de l'activiste d'extrême gauche

Les militants d'extrême droite se disaient en état de légitime défense

Une odieuse exploitation partisane entretient la confusion

Un jeune activiste de 18 ans est décédé ce jeudi à la suite d'une rixe mortelle avec des militants d'extrême droite qui a eu lieu mercredi dans le 9e arrondissement de Paris. Alors que sept activistes de droite ont été arrêtés, de nombreuses manifestations se sont déroulées dans la capitale en hommage à la jeune victime d'une idéologie extrémiste. C'est ainsi que le Parti de gauche (PG) a appellé à un rassemblement jeudi à 18h30, à Paris, place Saint-Michel, au Quartier latin.
Alors que la députée communiste Marie-George Buffet a renoncé à s’exprimer devant les milliers de participants réunis devant la fontaine Saint-Michel, le secrétaire national du Parti de gauche Alexis Corbière n’a pas hésité à prendre la parole. "Clément n’était pas un militant de notre parti mais c’était l’un des nôtres", a déclaré le conseiller du 12e arrondissement de Paris, avant de s’en aller sous les huées des "antifascistes" [antifas], souvent vêtus de noir, scandant "récupération". Jean-Luc Mélenchon. le leader du Front de gauche n’a plus voulu s’exprimer.

"L’extrême droite se construit sur le terreau des renoncements de la gauche", a pour sa part attaqué l’ancien leader du NPA Oliver Besancenot.


Anne Hidalgo, candidate PS
aux municipales 2014 à Paris :
"Méric est mort pour ses idées". Et elle désigne les coupables présumés à l'opinion: "Il militait contre l’extrême droite depuis longtemps. Et il s’est trouvé face à des skinheads. Ce groupe a pignon sur rue. Il faut les interdire, même si on sait qu'ils se reconstituent après."


Où en est l’enquête ?


Les enquêteurs ont rapidement disposé de nombreux témoignages ont ainsi été recueillis dès mercredi soir:  signalements précis et photos des agresseurs présumés. "La brigade criminelle bénéficie d’images issues des caméras de surveillance du quartier", précise une source policière. Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans l’après-midi de jeudi. Trois personnes se sont également constituées prisonnières en fin de journée. 

Qui sont les mis en garde à vue ?

Recueillement de skinheads de ...gauche,
cranes rasés et cagoules
Quatre premiers suspects, et trois autres interpellations ont suivi en fin d’après-midi. De source judiciaire, deux des suspects, trois hommes et une femme âgés de 20 à 30 ans arrêtés à la mi-journée à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) "gravitent autour du mouvement d'extrême droite Troisième Voie", dont les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) sont le "«bras armé" et assurent le service d'ordre. Les JNR sont une "vingtaine tout au plus en France", des skinheads pour la plupart, selon une source policière.
L'auteur présumé du coup mortel serait âgé de 20 ans. Plusieurs témoins ont confié mercredi à la presse que les skinheads mis en cause dans cette bagarre étaient connus dans le quartier.

Quels sont les éléments déclencheurs de la bagarre?


"Clément était connu pour son militantisme anti-fasciste. 
C'est une attaque ciblée, préméditée", a affirmé le président de l'Unef Sciences Po, Paul Bernardet.


L'enquête doit encore déterminer les circonstances exactes de la rixe, notamment son entame.
Elle est survenue rue Caumartin, dans le 9e arrondissement de Paris, entre deux groupes à la sortie d'une vente privée de vêtements: cohérence des anti-libéraux ? Rencontre fortuite, a assuré Manuel Valls, ou guet-apens ?


Le gouvernement donne carte blanche à l'extrême gauche 

Les "antifas" et les JNR "se cherchent" depuis quelque temps, admet une source policière. Mais pourquoi ne profiteraient-ils pas en effet de la stigmatisation de l'extrême droite par le pouvoir socialo-écolo ?

Les propos de la gauche portent atteinte à la paix publique.
Sur Europe 1, A. Hidalgo est ainsi revenue sur l’ambiance houleuse lors du rassemblement FdeG de soutien, rappelant notamment que  Mélenchon a appelé ses militants à "se tenir à distance du PS"
"Quand un acte aussi grave se produit, cela nécessite la mobilisation de toutes les forces républicaines. J’ai été scandalisée par le propos de Mélenchon car il faut appeler au rassemblement de toutes les forces démocratiques. Qu’un parti républicain se permette se genre de choses, ce n’est pas acceptable. Il divise et ce n’est pas bon. La République n’appartient à personne." La justice pas davantage qui ne peut juger sereinement dans ce climat de haine porté par les multiples déclarations incendiaires d'une majorité présidentielle qui mise sur une fracture bipolaire.

Si plusieurs sources confirment qu’une première altercation a bien eu lieu entre les deux groupes devant la vente privée, les versions divergent sur son origine.

Organisation non violente
qui a la sympathie
de Valls et Hollande
 
Libération rapporte la version subjective des antifas". Des révolutionnaires, membres  présents sur les lieux de SUD étudiant et d’Alternative libertaire -ce qui situe les liens de la victime- donnent un déroulé des faits dans un mail, sorte de corpus d'éléments de langage dans la droite ligne de l'agit-prop de gauche. Selon un ami de la victime, les antifas seraient donc tombés par hasard sur trois skinheads arborant des tee-shirts "white power" et "blood and honor" à la sortie de la vente. Le témoin dit les avoir vus glisser des poings américains dans leur sac à dos, avant d'entrer.
Selon ce témoin, les amis de Clément Méric auraient décidé de l’attendre pour le prévenir de la présence de "néo-nazis". 'Citoyen vigilant', il avoue également avoir dénoncé aux vigiles la présence de skins avec des armes sur eux. Le vigile lui aurait répondu qu'il allait les fouiller et remettre ces armes à deux policiers présents sur les lieux. Quelques minutes plus tard, les deux fonctionnaires seraient sortis seuls. Juste après, cinq skins auraient quitté les lieux avant de foncer sur les militants d'extrême gauche.

Mais une autre source contactée par 20minutes.fr affirme, de son côté, qu’un couple de skinheads qui sortait de la vente aurait été invectivé par une bande de militants antifascistes. 
Ils seraient alors remontés et ont rapporté la scène au vigile. Ils sont ensuite redescendus avec des connaissances qui se trouvaient aussi dans les lieux et l’un d’entre eux aurait porté un coup de poing au visage de Clément Méric dont la tête aurait porté sur une marche.

Est-ce un crime politique? 
Le pouvoir et les media misent sur une volonté de tuer, plutôt que sur la thèse de l'accident mortel
"Laissons la justice établir les faits mais incontestablement, il y a une connotation politique dans ce crime", a déclaré Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur au journal télévisé de France 2 jeudi soir,après avoir une nouvelle fois stigmatisé l'extrême droite et désigné les coupables.

Y avait-il volonté de tuer? 

"Je ne sais pas, je ne le dirai pas, c'est à la justice de le dire", a répondu le ministre de l'Intérieur.
Sans aucune retenue,
plusieurs responsables de gauche inscrivent cette mort dans le contexte des manifestations provoquées par le projet Hollande de mariage homosexuel à l'issue desquelles ont eu lieu des violences en marge des affrontements entre opposants de gauche et de droite, ces derniers mois. 
Harlem Désir, le premier secrétaire coopté du Parti socialiste (PS) avait alors pointé "des groupes qui se sont déployés dans la rue, agressant les forces de l'ordre, agressant les journalistes, agressant les manifestants," selon lui.
Lorient, décembre 2011
Depuis, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dit avoir demandé à son gouvernement de trouver les moyens pour "mettre en pièces" les groupuscules d'extrême-droite

Le président de l'UMP Jean-François
Copé a lui réclamé la dissolution "des groupuscules extrêmistes - d'extrême gauche, comme d'extrême droite".

Une dissolution de ces groupes est-elle possible?
"Nous ferons tout pour dissoudre ces groupes qui n'ont rien à voir avec les valeurs de la République, mais là encore en respectant les procédures. Nous sommes dans un Etat de droit. Pour dissoudre ce type de groupuscules, il faut établir des faits, il faut des confrontations", a déclaré le ministre de l’ Intérieur jeudi sur France 2, sans préciser s'il aura le souci d'équité...

Que sait-on de Clément Méric?

Originaire de Brest et étudiant en première année de Sciences Po à Paris, Clément Méric, 18 ans, était un "antifa", un militant antifasciste d'extrême gauche. Ses camarades de Sciences Po décrivent un jeune homme blond, petit, frêle avec un visage poupin. Et pour cause, car "Clément se relevait d'une leucémie; ce n'était pas un monstre de guerre", ont commenté des membres d'Action antifasciste Paris Banlieue, groupe auquel il appartenait. Pourtant, ce dernier "faisait du terrain, du renseignement, de l'agit-prop". Il avait notamment participé à plusieurs actions pour dénoncer la recrudescence de l’homophobie. Le 17 avril, en marge d'une manifestation de la Manif pour tous, il faisait partie d'un petit groupe d'étudiants (ci-dessus) brandissant une banderole "L'homophobie tue" et criant "Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos".

No Pasaran est un réseau 

antifasciste et libertaire, 
positionné à l'extrême gauche,
dans la mouvance 'autonome'
Fils de deux professeurs de droit de la faculté de Brest, le jeune homme, qui avait obtenu son bac scientifique avec mention très bien l'an passé, était installé depuis septembre à Paris et habitait dans le 9e. Il était aussi un habitué des tribunes du Stade Bauer, à Saint-Ouen, où évolue le Red Star, rapporte So Foot. Il était d'ailleurs membre du kop de Bauer, un groupe de supporters du Red Star connu pour leur engagement antifasciste, qui lui rend hommage dans un communiqué publié sur son site.