POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est scooter. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est scooter. Afficher tous les articles

lundi 4 mars 2019

Grenoble : nuits d'émeutes, suite à la mort accidentelle de deux délinquants à scooter

Deuxième nuit de "tensions" à Grenoble après la mort de deux voyous à scooter

D
eux fuyards à scooter trouvent la mort dans un accident qui déclenche deux nuits d’émeutes urbaines depuis samedi soir 




Des nouvelles scènes d'émeutes ont eu lieu ce dimanche soir au quartier Mistral. Photo Le DL/Marc GREINER
De nouveaux incidents ont eu lieu dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars dans le quartier Mistral, à Grenoble (Isère). Des véhicules et des locaux de la ville servant de garage et d’entrepôt ont été incendiés, de même que du mobilier urbain a été dégradé, a rapporté France Bleu lundi
Pour être précis, à 23h30, on dénombrait treize voitures de travailleurs peu fortunés, dont deux engins de chantier (un élévateur et une pelleteuse) du service de la voirie municipale, des locaux de la ville [EELV] servant de garage et d'entrepôt, ainsi que des poubelles, incendiés le soir du dimanche 3 mars, pour la deuxième soirée de "tensions" dans ce quartier, notamment.
Dimanche soir, les pompiers (SDIS) avaient activé une cellule de crise, alors que les violences reprenaient comme la veille. Les secours sont également intervenus, dans une moindre mesure, dans les quartiers grenoblois Teisseire et Léon Jouhaux pour des départs de feu. Après un retour au calme au milieu de la nuit, la cellule de crise a finalement été désactivée vers 2 heures du matin. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances de l'accident.
Deux voitures ont été incendiées sur le parking de cette résidence située avenue Rhin-et-Danube. Plusieurs autres véhicules ont été dégradés sur le même parking. Les vitres d’un local commercial inoccupé ont également été brisées.





A 20h45, le maire de Grenoble avait pourtant lancé un appel au calme. Un communiqué disait qu'Eric Piolle "invite chacun à respecter le deuil des familles et des proches des deux adolescents, décédés hier soir. Monsieur le Procureur de la République s’est immédiatement saisi des faits et l’enquête a commencé pour établir les circonstances de l’accident. J’appelle au calme et à ne pas rajouter des violences urbaines à ce drame." En vain.

Deux jeunes de 17 et 19 ans ont trouvé la mort 
dans un accident de scooter alors qu’ils tentaient d'échapper à un contrôle de police, samedi soir 2 mars à Grenoble après avoir percuté, peu avant 22h30, le car d’un club de football amateur qui sortait de l’autoroute A480 et circulait dans le même sens sur le pont de Catane, ont indiqué les pompiers. Un accident qui a déclenché deux nuits d’émeutes dans leur quartier où les forces de l’ordre restaient mobilisées.

Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Une caserne de CRS a été prise pour cible dans la nuit de samedi à dimanche. Des policiers et gendarmes, arrivés en renfort, ont répliqué à des jets de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles de défense (LBD 40). Des voitures et des poubelles ont été incendiées, ainsi que le hall d’une école d’infirmières, un local associatif et du mobilier urbain. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Le sentiment d’une bavure policière, entretenu par les gauchistes
Les pompiers interviennent sur un véhicule en feu dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars.
Intervention des pompiers sur un véhicule en feu
dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars
"Des jeunes du quartier ont vu ce qui s’est passé et ont le sentiment d’une bavure policière, c’est de là que vient toute cette tension", estime Hassen Bouzeghoub, directeur du centre socioculturel du quartier, juge et partie. Par son témoignage, cet éducateur participe ainsi à la psychose alimentée par les "on-dit" propagés par "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours" : ses sources et lui ont-ils participé à la course poursuite jusqu'au lieu de l'accident, sur le pont de Catane?
Les deux hommes qui ont perdu la vie dans l’accident étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances dans lesquelles les deux victimes – qui circulaient sans casque sur un engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques – ont trouvé la mort en percutant un autocar, tandis qu’un véhicule de la brigade anti-criminalité les suivait.

Le Parquet évoque pour l’heure "un accident", alors que l’idée d’une "bavure" prévaut dans le quartier où vivaient les deux délinquants en infractions au Code de la route. Aucune indication n'est fournie sur l'identité du propriétaire de l'"engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques"... 
Plusieurs feux ont été allumés dans le quartier Mistral suite à l'accident mortel survenu dans la nuit du 2 au 3 mars pont de Catane.Dimanche, le procureur Eric Vaillant a reçu leurs proches durant plus d’une heure au palais de justice de Grenoble. Lors d’une conférence de presse et en l’état d’une enquête "qui ne fait que débuter", le magistrat a écarté tout choc entre le véhicule de la police qui suivait les victimes et le scooter. "J’ouvre une information pour recherche des causes du décès. Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres", a-t-il insisté.

Les premières investigations s’appuient notamment sur les images d’une caméra de vidéosurveillance

Elles montrent la scène nocturne "de façon assez vague" et le témoignage du chauffeur de l’autocar qui transportait une équipe de football de l’agglomération. Le drame est survenu loin d’un pont et d’une bretelle d’autoroute. Le conducteur du bus – dont les tests d’alcoolémie et aux stupéfiants se sont avérés négatifs –affirme avoir serré à droite pour laisser passer le scooter dès qu'il l'a aperçu dans son rétroviseur, suivi d’un véhicule de police.

A ce moment-là, les deux fuyards tentaient, eux, de doubler le car sur sa droite et ils se sont retrouvés coincés contre le parapet, selon le procureur. Plus tôt dans la soirée, un scooter similaire avait été signalé pour des infractions routières, avant la course-poursuite fatale. 
Pour les enquêteurs, il s’agit du même engin, "mais le lien n’est pas encore totalement avéré". Pour autant, l’intervention des policiers était "totalement justifiée", insiste le Parquet : ils n’auraient pas suivi les deux individus "s’ils n’avaient pas mis les autres usagers de la route en danger, en brûlant des feux rouges, en roulant sur le trottoir, en roulant à vive allure".

Le quartier de la ville écologiste avait déjà connu une flambée de violences après l’arrestation, il y a une semaine, d’un homme détenteur de cannabis par une brigade spécialisée. Des renforts de police y ont été maintenus dimanche soir.

mercredi 23 décembre 2015

Marseille: un homme à scooter met une rouste à ses agresseurs

Savoir à qui on a affaire, le b.a.ba oublié de la petite pègre

Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin à côté du directeur de la police marseillaise, Marc Labouz, qui a réussi à mettre en fuite quatre voleurs bien décidés à s'emparer de son puissant scooter.Lundi soir, quatre hommes ont tenté de dérober le scooter d'un homme qui circulait à Marseille. Comme un débat télévisé où l'invité est livré à des journalistes en bande et experts de mèche, le combat semblait perdu à un contre quatre. 
Vers 20h10, il est serré par deux autres engins embarquant chacun deux passagers aux intentions suspectes. Il est interdit de préciser s'ils sont blonds et de type indo-européen: la "race blanche" est pourtant mal considérée à Paris par le président de l'Assemblée nationale, le dénommé Claude Bartolone, battu aux régionales et pourtant réélu au perchoir...

Sauf que leur victime n'était autre qu'un policier, de ceux qui n'arrivent pas seulement par la politique. Ce soir-là, Marc Labouz circulait dans ce quartier "calme" du XIIIe arrondissement de Marseille, selon La Provence, mais néanmoins situé dans les quartiers nord où les dealers et la kalach font loi. La cité de Frais Vallon voisine est classée dangereuse.
Sur l'avenue des Olives, M. Labouz stoppe son véhicule à un feu rouge et quatre hommes, cagoulés et casqués, tentent d'ailleurs de le faire descendre de son deux-roues,  un puissant scooter, le TMax. 

Mais Marc Labouz ne s'en laisse pas compter: il est  l'actuel directeur de la police municipale de la cité phocéenne. Arrivé en 2012 à la tête de la police municipale de Marseille, le policier, aujourd'hui âgé de 55 ans, a passé 17 ans au GIPN, le Groupe d'intervention de la police nationale. La victime réagit en professionnel et les quatre malfrats préfèrent prendre courageusement  la fuite et aller plus loin agresser un bobo sans défense. 

Les voyous sont très bien organisés: il y a celui "qui vous jette très rapidement à terre et qui vous donne des coups", a raconté le quinquagénaire sur RTL. Alors que les coups de poings pleuvent, le policier réussit toutefois à plaquer ses agresseurs et a finalement s'en débarrasser. Trois d'entre eux n'ont été que légèrement blessés, mais le quatrième qui a été le plus tenace a, selon La Provence, été sévèrement corrigé. Pourvu qu'il ne se sente pas humilié et qu'une association ne lui assure pas une assistance médiatique et judiciaire...


Le chef de la police aurait-il dû faire le 17 ?

L'opposition socialiste de Marseille pourrait lui reprocher de s'être fait justice... Mennucci acceptera-t-il l'excuse de légitime défense ?
Pour mémoire, en mai 2014, le XIIIe arrondissement de Marseille a déjà été le théâtre d'un autre accident peu banal. Le directeur -départemental, cette fois- de la Sécurité publique de Marseille a heurté un adolescent, le blessant à l’épaule, alors qu’il était au volant, a-t-on appris du procureur de la République. Pierre-Marie Bourniquel conduisait lui-même son véhicule administratif (avec permis, ose-t-on espérer) lors d'un déplacement professionnel dans... le 13ème arrondissement, au moment du choc, a précisé le procureur Brice Robin.

Le chef de la police municipale, quant à lui, souffre seulement d'une blessure légère à la cuisse.

A noter que le site de L'Express tente de taxer le lecteur sur une dépêche de l'AFP... Les malfrats ne sévissent pas qu'à Marseille et il faut bien que Patrick Drahi, le repreneur d'organes de presse, fasse de l'argent sur le dos des internautes et paye ses dettes.


vendredi 31 juillet 2015

Conduite sans permis ou / ni assurance: du délit à la simple contravention

Taubira justifie son laxisme par l'engorgement des tribunaux et des prisons 

La garde des Sceaux jette à nouveau la consternation avec la révélation par La Croix de ce projet de réforme

Il ravit les quartiers mais fait bondir les associations de sécurité routière
Conduire sans permis ou sans assurance pourrait bientôt ne plus être considéré comme un délit mais comme une contravention passible d’une simple amende forfaitaire de 500 euros.

Un brillant "projet sur la justice du XXIe siècle" de Christiane Taubira 
Taubira-la-Cata doit le présenter en conseil des ministres ce vendredi 31 juillet. Dans l’exposé des motifs du projet, la chancellerie justifie cette réforme en assurant que ces nouvelles mesures "permettront d’assurer une répression automatique", ainsi qu’une  "sanction plus rapide et plus systématique".

Mais, face à la polémique immédiatement suscitée, la très contestée ministre oppose les critiques de bonne et de mauvaise foi.

Elle se disait prête à revenir sur ce projet, vendredi matin, au micro de France Inter :
"S’il n’y a pas d’acceptabilité dans la société,
nous en tirerons tous les enseignements."

Préventivement, la ministre enfile les contre-vérités
Elle a toutefois justifié cette réforme, soulignant - en toute bonne foi ?- qu’il s’agirait d’être "plus efficace, rapide et plus juste" et certifiant que le gouvernement "n’est pas insensible aux victimes, bien au contraire": "Cela permettra à la police et à la gendarmerie de dégager du temps pour faire de la prévention, car c’est ça qui est efficace. […] C’est un travail sérieux qui rend plus efficace la sanction. […] Ce n’est pas une incitation." 

La ministre se veut... répressive
"La sanction est immédiate et plus importante que ce qui se fait aujourd’hui et sanctionne tout le monde de la même façon sans effets d’aubaine sur certaines parties du territoire."
Des sanctions aggravées, mais seulement en cas de récidive
Jusqu’à présent, la conduite sans permis était passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. 
Selon le projet gouvernemental, lorsque les faits "seront constatés pour la première fois", et à l’exception "de certaines circonstances » (alcoolémie, non-port de la ceinture…), l’automobiliste ne devra plus s’acquitter que d’une amende de 500 euros — 400 euros immédiatement, 750 euros avec majoration.

"Lorsque ces faits seront commis de façon renouvelée dans un délai de cinq ans, ou commis en même temps que d’autres infractions ou par le conducteur d’un véhicule de transport de personnes ou de marchandises, ils continueront de constituer des délits", précise le texte.
Et, seulement dans ces graves cas-là, les sanctions seraient aggravées, à la discrétion du juge: deux ans de prison et 30.000 euros d’amende pour un défaut de permis, et deux mois pour un défaut d’assurance (contre une amende aujourd’hui). A la condition de solvabilité !

Les scooters sont-ils exclus ?...
Le permis AM  autorise son titulaire à conduire un cyclomoteur dès l'âge de 14 ans ou, un quadricycle léger à moteur (voiturette ou quad) dès l'âge de 14 ans également.

Cette loi astreint-elle à l'obligation de payer les parents -et mères isolées- de mineurs de 16 ans ? 

Et quid du défaut cumulé de permis et d'assurance ?   

Le défaut d’assurance sera, lui, passible d’une peine de deux mois, alors qu’il n’est puni aujourd’hui que d’une amende. Le nombre d'automobilistes roulant sans assurance en France a augmenté de 28,4 % depuis 2008. Selon le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), entre 370.000 et 740.000 véhicules circulant sans assurance en France, soit entre 1 et 2 % des conducteurs. Les véhicules roulant qui ne sont pas assurés coûtent près de 80 millions d'euros chaque année, selon un rapport remis à Bercy.

Depuis plusieurs années, la tendance est à la hausse. La Sécurité routière a ainsi relevé, entre 1999 et 2009, une progression de 50% du nombre de véhicules non-assurés responsables d'accidents mortels. "Cette pratique coûte environ 78 millions d'euros chaque année", estime François Werner, directeur général du FGAO. "La charge pèse sur les assurés qui financent le Fonds par une contribution de 1,2% prélevée sur leurs primes d'assurance, soit environ 2 euros par contrat." Le directeur général du FGAO avait proposé la constitution d'un méga-fichier qui ne comprendrait "aucune donnée personnelle" et ne serait pas "commercialisable". A terme, il pourrait aussi procurer au Fonds une économie de 40 millions d'euros. Or, Mme Taubira, qui est très sourcilleuse sur les sujets d'autoritarisme et de laxisme qui lui sont reprochés, balaie d'un revers de main "ce répertoire central qui serait pourtant un outil précieux de prévention des drames routiers: il permettrait d'identifier certains chauffards et de les mettre hors d'état de nuire," lui a fait valoir F. Werner. 

La ministre de Hollande se dit prête à revenir sur ce projet.
Si ce projet est négociable, que réserve le reste de sa réforme qui ne le serait pas ?

jeudi 20 février 2014

Hollande a-t-il vraiment le respect des femmes ?

Hollande, "sur" Gayet: "Je ne vais pas la sortir tout de suite"

Comment faut-il l'entendre? La virer ou l'exhiber ?
Le chef de l'Etat avait été interrogé sur sa vie privée, lors de la dernière grande conférence de presse à l'Elysée, le 14 janvier, et au lendemain de la publication de révélations sur sa vie personnelle par le magazine CloserFrançois Hollande avait refusé de répondre à quelque question que ce fut sur sa vie privée. Depuis, la fin de sa relation avec Valérie Trierweiler a été officialisée et pas un mot prononcé sur une possible nouvelle relation officielle.
Le 25 janvier, François Hollande avait confirmé "la fin de sa vie commune avec Valérie Trierweiler", deux semaines après la révélation de sa liaison avec l'actrice Julie Gayet, une groupie du candidat socialiste en campagne. 

Fin du silence radio 
L'édition de Paris Match à paraître ce 20 février révèle que le président de la République a confié  sur Julie Gayet à un proche: "Je ne vais pas la sortir tout de suite." 
Le magazine employeur de la concubine trompée envisage une manière d'afficher un reste de décence, suite à la peu élégante répudiation de la squatteuse de l'Elysée. Le magazine évoque aussi un "mépris absolu face aux rumeurs qui prétendent qu'entre François et Julie c'est fini".
La citation n'est pas datée et Paris Match précise que, "comme son maître à penser François Mitterrand, le président français tente de brouiller les pistes".

Jusqu'à présent, l'actrice Julie Gayet avait joué un rôle muet dans la vie de François Hollande. Tout juste était-elle apparue à l'arrière-plan de plusieurs photos publiques de meetings et dans une vidéo de soutien à sa campagne présidentielle.

Des rumeurs  sur une possible liaison circulent depuis mars 2013 

L'auto-censure de la presse jouait à plein, en toute "indépendance"
Julie Gayet porte plainte sans être poursuivie pour outrage à magistrat. 
Mais qui dit "rumeur" ne dit pas "erreur" et le magazine Closer a publié le 10 janvier des photos montrant un homme en noir dissimulé par un casque intégral, mais aux chaussures reconnaissables, rejoignant un scooter avec chauffeur en attente devant le portail de l'immeuble occupé par l'actrice. 
Un véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), diront certains. Mais, le scooter et le chauffeur sont aisément identifiables et notamment le fidèle garde du corps aux commandes de l'engin, présent au pied de l'immeuble aux aurores... Le fonctionnaire de police est-il payé en heures pupplémentaires défiscalisées?

Même s'il s'offusque de cette "atteinte au respect de la vie privée", le président n'a jusqu'à présent rien démenti.

L'image "écornée" du président

Les services de l'Elysée, relayés par la presse aux ordres, soutiennent que l'affaire du "Gayetgate" n'altère pas l'image qu'ils ont du Président. 
Mais si tout le monde suit l'affaire, c'est bien que les Français qui le font encore chuter dans les sondages, veulent savoir à quel point l'homme qui les matraque d'impôts et de mots d'amour, les a trompés eux aussi.

Le président s'est montré "froid", selon les témoins.

Inappétence du président,
le 6 mai 2012
Après sept ans de vie commune supposée, son absence très remarquée au chevet de son ex-concubine à l'hôpital, n'a pas manqué d'indigner les réseaux sociaux, à la différence de la presse militante. Les Français ont, quant à eux, découvert que Monsieur P'tite Blague est un goujat et qu'il ne respecte rien ni personne. L'annonce officielle de leur séparation. "C'est sans affect et un peu énarchique", reconnaît un proche du Président dans les colonnes du JDD, qui concède qu'"un communiqué commun aurait été plus classe". Mais les communicants de l'Elysée répandent les éléments de langage tendant à accréditer l'idée que cette rupture serait la démonstration que le Président n'est pas le "mou" que décrit la Ch'tite Martine Aubry ou l'"indécis" que dépeint Ségolène Royal: désormais, "on sait qu'il peut trancher dans le vif", selon eux. A cette différence près, un détail de l'histoire, que Hollande y a été acculé par la presse, à son corps défendant.

Ceux qui veulent nous gouverner sont-ils tous des monstres froids?
Cette façon très frustre de rompre, François Hollande l'a en commun avec... Ségolène Royal. Un mois après la défaite de la candidate à l'élection présidentielle de 2007, la mère bafouée de ses quatre enfants avait mis les choses au clair et annoncé sa rupture par communiqué : "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, et je lui ai souhaité d'être heureux". La situation est donc inversée: Hollande était mis à la rue pour tromperie. L'annonce est cette fois plus clairement circonstanciée, notamment sur la fausseté de la relation qu'entretenait l'actuel président avec la journaliste Valérie Trierweiler.
Lui, Président, il avait pourtant promis de ne pas mêler vies privée et publique, prétendant ainsi se distinguer de Nicolas Sarkozy, à sa différence fidèle à la femme avec laquelle il vivait. Ironie du sort, non seulement la promesse du socialiste n'aura pas été tenue, mais
l'image de son bouillant prédécesseur est redressée par le monstre froid. "On reprochait à Sarkozy d'avoir trop d'affect, il apparaît aujourd'hui que François Hollande n'en a pas assez", résume Philippe Moreau Chevrolet. 

Preuve que son image a changé, jamais François Hollande n'avait été décrit froid et autoritaire comme aujourd'hui. 
A l'inverse, bien qu'elle soit impopulaire, rarement les messages de sympathie n'ont été aussi nombreux à l'égard de celle qu'il a congédiée. Le Président, un homme "sans affect" ? La formule est de Valérie Trierweiler elle-même, citée dans l'ouvrage de la journaliste Cécile Amar, "Jusqu'ici, tout va mal" (ed. Grasset). Et c'est aussi ce que risquent de retenir les Français, selon le spécialiste de la communication politique, pour qui "François Hollande a commis l'erreur de gérer l'affaire comme un dossier politique et pas sentimental".

Et les femmes de sa vie comme des quantités négligeables.
Respect de la femme? Egalité des sexes? Parité? Gags... 

lundi 13 janvier 2014

Journée sans pantalon, de Sydney à Paris

En sous-vêtement dans le métro, pour dérider les banlieusards

Journée annuelle "No pants subway ride" hier
dans u
ne soixantaine de grandes villes. 
No Pants Subway Ride à Pékin.
Pour mettre un "grain de folie" dans le quotidien des citadins, elle les invite à prendre le métro... sans pantalon. A Paris, un rendez-vous était fixé à 15 heures à la station Charles-de-Gaulle-Etoile. Plus de 1.200 personnes étaient inscrites sur la page du "No Pants Subway Ride" Paris 2014.


Un homme sans pantalon dans le métro de Hongkong pour l'événement "No pants subway ride".
Des voyageurs à Sydney, Hongkong, Pékin et New Delhi ont donné, dimanche 12 janvier, le coup d'envoi de la 13e journée mondiale, manifestation loufoque lancée à New York en 2002.
Conditions: "Être prêt à prendre le métro sans pantalon et être capable de garder un air sérieux en le faisant", écrivent les organisateurs parisiens sur leur page Facebook.

Les créateurs de la manifestation, Improv Everywhere, attendent 4 000 participants cette année à New York.

Comment souligner le décalage







Costumes et uniformes, mais aussi vélos, sacs et attaché-cases sont privilégiés pour amplifier le décalage et mettre en valeur la partie du corps située sous la ceinture.


Les participants ne doivent sous aucun prétexte se parler, invités au contraire à vaquer à leurs occupations habituelles (lecture papier ou sur tablette, couture, etc.).

No Pants Subway Ride à Hong Kong.

"Dès que les portes se ferment à l'arrêt avant le vôtre, enlevez votre pantalon (...). 
Si quelqu'un vous demande pourquoi vous avez retiré votre pantalon, dites-lui qu'il vous gênait ou que vous aviez trop chaud", recommandent les organisateurs.
No Pants Subway Ride à Hong Kong.
A Sydney, en plein été austral, un petit groupe a enlevé le bas avant de s'aventurer dans le métro du centre-ville sous le regard circonspect de touristes du dimanche. 






D'autres adeptes ont exhibé leurs jambes à Melbourne, Adélaïde et Brisbane. 
A Pékin, ils n'étaient qu'une poignée à avoir osé sortir dans leur pantalon.


A Paris, parmi ceux qui n'ont rien compris,
le président "normal"   s'est fait piéger par la presse internationale Rue du Cirque, Paris 8e,  en scooter et ...en string.
   



dimanche 10 juin 2012

Scooters contre voitures de police à Villiers-le-Bel: 2007, des émeutes, 2012, le calme

La gauche au pouvoir obtient le calme, quand la droite récoltait des violences 
Le rôle de la mairie et des associations est-il en cause ?

A Villiers-le-Bel, les événements ne prennent pas la même tournure selon que la gauche est, ou non, au pouvoir.

Emeutes de novembre 2007

Le 25 novembre (ci-dessus), deux mineurs de forts gabarits, le conducteur et le passager d'une mini-moto, décèdent à la suite d'un heurt avec une voiture de police. Un commissaire est agressé, et le soir même, la ville s'enflamme:
émeutes et attaques des forces de l'ordre par des jeunes. Le second soir, les effectifs locaux de police sont épaulés de renforts de circonscriptions de police limitrophes. Plusieurs équipements publics ou privés sont incendiés (dont une bibliothèque, l'institut des métiers de l'artisanat, et le bureau de la Police nationale). Au second jour des échauffourées, on dénombre cent-vingt blessés parmi les policiers. Les forces de l'ordre sont également prises pour cible par des tireurs utilisant des armes de chasse. Le troisième soir, au vu du nombre de policiers et sapeur-pompiers blessés, des tireurs d'élites du RAID seront mobilisés, et le nombre des forces de l'ordre fortement augmenté pour rétablir l'ordre républicain.

2012: nouvel accrochage, mais la nuit est calme...

Villiers-le-Bel, proche de Sarcelles, est une ville socialiste depuis 1953, dont Didier Vaillant est le maire PS (2001). Il est réélu avec 61,52 % des suffrages exprimés : le tissu associatif est donc performant...
Un très grand hôpital, une église et deux mosquées, cinq boulangeries pour 25.000 habitants et trois boucheries dont deux halal sont présentes.

- Présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin (PS) avec 24,55 %, suivi de Jean-Marie Le Pen (FN) avec 18,59 %, Jacques Chirac(UMP) avec 16,68 %, puis Christiane Taubira avec 8,54 %, etc...;présidentielle de 2007, Désirdavenir Royal arrive en tête avec 40,75 % (national : 25,87 %), devant Nicolas Sarkozy avec 26,40 %;
-
premier tour de la présidentielle 2012: François Hollande (PS), 46,81% des voix et Nicolas Sarkozy, 17,72%. 

Titre de 20 Minutes : "Une voiture de police a heurté un scooter samedi à Villiers-le-Bel..."; son texte: "Deux jeunes hommes en scooter ont été blessés, dont un "sérieusement", en heurtant une voiture de police"

Dans le quartier Puits La Marlière, deux jeunes hommes en scooter se sont blessés, dont un "sérieusement" (1), en heurtant une voiture de police lors d'un contrôle samedi à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), où en 2007 des émeutes avaient éclaté après la mort de deux jeunes dans un accident avec la police.

Des adultes: Les blessés sont âgés de 18 et 20 ans. Le conducteur du deux-roues, "sérieusement atteint" (2), a été transporté dans un hôpital parisien, a expliqué le préfet Pierre-Henry Maccioni. Sa tête a heurté le véhicule de police dans l'accident.
Le ministre socialiste de l'Intérieur, Manuel Valls, a accouru sur les lieux: il "s'est rendu ce [samedi] soir à la Salpêtrière au chevet du jeune blessé, sérieusement atteint (3), pour rencontrer sa famille, sa mère notamment, et s'enquérir de son état", a-t-on précisé place Beauvau.

"Il ne s'agit pas d'une course-poursuite"

Agé de 20 ans, le jeune homme, prénommé Rodrigue, est un rappeur connu dans son quartier sous le pseudonyme Akerone (du Groupe Oeil au beurre Noir), a-t-on appris de sources concordantes. Le second jeune homme, légèrement blessé, a été hospitalisé "localement", a ajouté le préfet, dans une conférence de presse au commissariat de Villiers-Le-Bel, en présence du procureur de la République, du commissaire, du maire et du député.

Le choc entre le scooter et la voiture de police s'est produit à 16h25. Peu avant, quatre policiers dans un véhicule de la BAC (Brigade anti-criminalité) banalisé repéraient deux jeunes hommes «non-casqués» sur un scooter, a raconté le commissaire Eric Heip. Ces derniers «constatent» la présence des policiers et font «demi-tour sur le trottoir». «Le véhicule de la Bac décide de suivre le scooter (...) puis les policiers "le perdent de vue". Puis le scooter "surgit entre deux voitures et vient heurter le véhicule de la BAC à l'avant-gauche», raconte le commissaire.

"Il ne s'agit pas d'une course-poursuite", a martelé le préfet. "Il faut sortir de cette idée d'une course-poursuite, d'une chasse. (...) C'est plus une patrouille de surveillance de police. Le scooter n'était pas poursuivi au moment du choc", renchérit le procureur, Yves Jannier.
Le scooter avait été repéré dans un vol avec violence, un arrachage de collier, vendredi.

Références  à 2007

" On a bien sûr en mémoire les événements de 2007, lâche le député-maire de Sarcelles, François Pupponi (PS), un proche de Dominique Strauss-Kahn, son prédécesseur. "La grande différence, c'est qu'il y a cinq ans, il y a eu deux morts", souligne-t-il. Le 25 novembre 2007, deux adolescents, Moushin et Lakamy, trouvaient la mort dans la collision de leur moto avec un véhicule de police à Villiers-le-Bel. L'accident avait provoqué deux jours de violence entre jeunes et forces de l'ordre.

Le maire Didier Vaillant (PS) a demandé "à tous les habitants de garder leur calme". "Nous prenons toutes les dispositions pour que ce qui s'est passé en 2007 ne se reproduise pas", a-t-il ajouté. Des médiateurs sont sur le terrain. "Tout sera fait pour que le calme soit maintenu", a assuré le préfet, indiquant que le dispositif policier avait été "renforcé et adapté" et qu'il le resterait "le temps nécessaire". 

Peu avant 01h00 du matin, dimanche, la situation était calme dans la ville, alors que de nombreux policiers patrouillaient. Au 8, avenue du 8 mai 1945, dans le quartier de Puits La Marlière, où l'accident a eu lieu, une trace de sang tâchait le trottoir. "Le scooter était sur le trottoir quand les mecs de la BAC les ont vus", a raconté Ayoube, 25 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom. "En les voyant, les policiers ont donné un coup d'accélérateur et ont tamponné les deux jeunes qui ont été projetés par terre", a accusé le témoin anonyme tout en assurant que l'un d'eux portait un casque.

Parlant pour ne rien dire, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a souhaité que "toute la clarté" soit faite sur cette affaire. Le procureur va de son côté "requérir l'ouverture d'une information judiciaire" pour "la recherche de la vérité".
Le maire s'investit décidément beaucoup en 2012
Dans le même sens, Didier Vaillant souhaite qu'un juge d'instruction puisse être nommé "dans les meilleurs délais". "Les protagonistes, les policiers qui patrouillaient, et des témoins" sont auditionnés, a indiqué le procureur, qui estime "prématuré de s'avancer sur le profil" des deux jeunes blessés.
Bien que majeurs, l'identité de l'un d'eux n'est pas révélée.