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dimanche 3 février 2019

Foulards rouges : qui est à l'origine du détournement parodique sur BFMTV ?

Castaner est-il l'auteur de l'infox annonçant 500.000 "foulards rouges" ?...

BFMTV a diffusé une vidéo toxique supposée rendre compte d'une manifestation de 'foulards rouges' (des pro-Macron honteux qui n'avouent que leur opposition aux violences en marge de mobilisations pacifiques).
Résultat de recherche d'images pour "500000 Foulards rouge"
Ce document n'est dû ni à BFMTV, ni aux Foulards rouges : alors ?
Parce qu'ils ne vérifient pas leurs sources (que par ailleurs ils protègent, notamment de la concurrence !), et qu'ils ont le jugement brouillé par leurs partis-pris , les journalistes macroniens de la chaîne privée - des pros !-  se sont fait rouler dans la farine.

Mais le ridicule n'a encore pas tué BFMTV ce dimanche 27 janvier. Il ne s’agit  même pas d’un montage grossier, mais en fait d'une attribution mensongère et grotesque destinée à faire rire. Cette vidéo n’a même rien à voir avec la France, puisqu'il s'agit d'une manif d'étudiants à Cagliari. C'est dire...
En voulant ridiculiser la presse, l'auteur ne s'y serait pas pris autrement et c'était justement son intention.

Les professionnels du décryptage ont bondi les yeux fermés sur l'occasion de magnifier la mobilisation des soutiens à Macron et sa bande. Ils se sont fait mystifier comme des bleus puisque les moqueurs ont collés des propos inventés de Christophe Castaner, plus énormes que ce qu'il peut produire dans son état normal à l'heure du pastis. Et là, il a dépassé son seuil d'incompétence depuis plusieurs semaines, n'en déplaise à l'auteur de ses prises de parole qui ne connaît pas plus d'une figure de rhétorique, celle qu'on croyait usée jusqu'à la corde par Hollande, l'anaphore (vous savez : "Moi, président de la République", répété ad nauseam)…
La video annonce le chiffre fantaisiste de 500.000 manifestants, preuve à l'appui, visuelle imparable, surtout vue du haut d'un immeuble et non pas à hauteur de tête. Las, les images montrent quelques pelés et un tondu, de ceux qui ne diffèrent pas en Sardaigne et en France.

Ainsi, la préfecture se serait emmêlée les boules de son boulier - une première ?- en comptant autour de 10.000. Dans les dizaines de milliers de partages et commentaires, de nombreux internautes jouent le jeu, dénonçant une presse hors sol et une "propagande merdiatique toujours plus absurde" ou la "corruption des media" qui reprend servilement une "manipulation" du ministre de l’Intérieur. 
Seuls les amateurs ont repéré la supercherie, les internautes, à la différence de la fine fleur de la chaîne du franco-israelo-libanais Patrick Drahi, cinquième homme le plus riche de France et détenteur de plusieurs organes de presse, dont Libération, L'Express, en plus de BFM TV et RMC. Cette élite contemptrice de twittos se donnera l'excuse de travailler en temps réel, la tête dans le guidon..., juste un peu soucieuse de buzzer avant l'autre, sans aucunrespect des "gens" auxquels ils prétendent expliquer la vie.

Il aurait suffi de visionner le document avant de le balancer...
S’il est difficile de savoir qui est à l’origine de cette vidéo (une des premières occurrences qu’on trouve sur Facebook remonte à dimanche en début d’après midi), elle est devenue virale après avoir été partagée quelques minutes plus tard par une page Facebook intitulée "Info Libre" et qui a pour titre : "Vouloir Savoir - Oser Dire". Plutôt populaire (elle compte près de 300.000 abonnés et plus de 500.000 vues de plusieurs de ses publications récentes), elle se présente comme une "source d’information alternative libre et indépendante de France" avec pour devise : "A l’ère de l’information, l’ignorance est un choix… et l’indifférence est un crime !" 
Aucune information n’est donnée sur ses auteurs et aucun lien avec un site Internet en particulier n'est fourni (même si elle porte le même nom que ce site, qui n’est plus alimenté depuis 10 ans). Tout juste sait-on que deux personnes l’administrent depuis la France, puisque Facebook donne (depuis peu) accès à ces informations. Clairement, ces deux hommes ne sont pas protégés par des syndicats, ni par des chartes de déontologie faites pour être impunément violées, ni par la solidarité de la profession, quoi qu'il arrive, quelque soit les turpitudes de la profession. Ils doivent se dissimuler pour ne pas disparaître au nom de la liberté de la presse politiquement correcte et subventionnée (tel est le cas du JDD (groupe Lagardère : édition, Elle ou Paris Match et Europe 1) ou des Echos (pôle media de LVMH, famille Arnault : champagne, Cognac, Dior, Kenzo ou Bulgari et Le Parisien, etc) 

Son logo a été emprunté au site d’information espagnol de gauche Infolibre (qui dispose d’un partenariat avec Mediapart, site révolutionnaire trotskiste). La bannière de la page renvoie vers un collectif de "médias libres" (la Coordination permanente des médias libres, CPML) qui regroupe plusieurs media indépendants proches de la gauche et de la gauche extrême comme Acrimed, Politis, Fakir ou Reporterre. Mais la page Facebook "Info Libre" ne semble pas en faire partie puisqu’elle n’est jamais citée sur le site de la CPML.

Alors que publie cette page ? 
Ces derniers jours, les publications sont variées, entre contenus d’information (inspirés de plusieurs media), appels à la grève et montages humoristiques, par exemple. Quasiment toutes les publications ont un point commun : elles sont pro-gilets jaunes et anti-Macron, ce qui change de la presse institutionnelle et pareillement partisane. 
Et pour viser le président de la république, la page Facebook se montre trans-partisane : elle pioche aussi bien dans des contenus publiés par Le Media, émanation de La France Insoumise, comme avec cette interview de la sociologue d'extrême gauche Monique Pinçon-Charlot, que de ceux publiés par TV Libertés, webTV d’extrême droite qui recevait récemment l’ancien du FN Jean-Yves Le Gallou. Un trait d'union entre les oppositions à Macron sans idéologie sectaire, qui est tenue depuis le début du mouvement trans-partisan des Gilets jaunes.

Maduro, ça va, mais Salvini, "ça fout des frissons"...

Avant l'éruption sociale incarnée par les Gilets jaunes, la page Facebook avait au contraire une ligne très claire.
Quelques années en arrière, il apparaît  que la page pouvait aussi bien défendre une ligne politique proche de l’extrême droite identitaire. En 2017, la page Facebook qualifiait ainsi la députée insoumise Danièle Obono de "cosmopolite […] prioritaire pour la ré-émigration" (une réaction que son comportement urticant pouvait en partie expliquer). La page multipliait à l’époque les contenus anti-migrants ou ouvertement islamophobes, ce qui ne devrait pas être une hérésie dans une authentique démocratie, et partageait les vidéos de figures de l’extrême droite comme les Youtubeurs Aldo Sterone (pseudo d'un Algérien vivant à Londres et critique du gouvernement français et de l’islam prosélyte), aussi bien que Paul Joseph Watson, un Britannique irrité par l'internationalisme. 

Les camarades de Mediapart "Info Libre" partagent également régulièrement des contenus qualifiés de complotistes, comme une vidéo qui prétend que l’attentat de Nice du 14 juillet 2016 ferait "partie d’un rituel sacrificiel". Ce n'est pourtant pas une création de l'esprit de dire que l'Etat islamique exhorte ses partisans kamikazes à faucher les piétons au moyen de camions dans les rues bondées : on l'a vu à Londres, Strasbourg ou Nice. 
Comparer les photos et voir
quelle exploitation en est faite par le NPA
Depuis la création de la page, un autre sujet revient systématiquement : Vladimir Poutine, présenté sous un jour favorable, ce qui contraste avec la diabolisation dont il est l'objet en France, comme Trump (Parti républicain) qui a pour tache originelle d'avoir écarté Hillary Clinton (Démocrate). Ni Le New York Times, ni le Washington Post ne s'en est remis : tous deux lui vouent une haine tenace, dupliquée par la presse sous anesthésie profonde du "politiquement correct".

Ainsi, en novembre dernier, juste avant l’acte 1 de la mobilisation populaire aux ronds-points, pour la défense du pouvoir d'achat, la page Facebook partageait en revanche une vidéo du ministère de l’Intérieur nationaliste Salvini démocratiquement désigné par les électeurs, avec pour commentaire "ça fout des frissons". Quelques jours plus tôt, elle prenait le parti des abandonnés de la macronie, en dénonçant le fait que Macron cherche à donner "plus pour les migrants, moins pour nos retraités", un raccourci saisissant destiné à éveiller les consciences. Dans le même temps, la page pointait également les contenus ouvertement hostiles à Jean-Luc Mélenchon et à la France Insoumise


Une preuve un peu légère, en fait, si on songe qu'en 2018, l'association anti-corruption Anticor - qui ne peut être accusée d'extrémisme droitier ! - a "déposé une plainte contre X visant les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon. (Le 8 juin, une autre association, le Front républicain d’intervention contre la corruption (Fricc), a annoncé son intention de porter plainte, auprès du Parquet de Paris, pour "financement illégal de campagne électorale", visant Emmanuel Macron. Sait-on ce qu'il est advenu ?)

Avant de publier ces contenus, la page avait toutefois adopté encore un autre ton : les premières vidéos partagées, qui avaient rencontrés un franc succès, portaient sur la souffrance animale ou les ravages de la pollution.

En somme, cette page aborde tous les sujets avec un oeil critique qui dérange les media institutionnels et leurs inspirateurs, réussissant ainsi à se mettre tout le monde à dos. Les déviants n'ont pas bonne presse...

dimanche 11 septembre 2016

Hillary Clinton, invalidée par un malaise au cours des Cérémonies du 11 septembre

La santé de la candidate inquiète de plus belle

Donald Trump avait raison


Hillary Clinton évacuée d'urgence pour un "problème médical"

La presse accusait le candidat Républicain d'alimenter les rumeurs sur "une fausse maladie d’Hillary Clinton". En France, Les InRocks, écrivait même que "aidé par de nombreux conspirationnistes, il essaie de décrédibiliser sa rivale grâce à son arme favorite : le mensonge."
Le mercredi 24 août déjà, lors de son passage dans le Jimmy Kimmel Live, Hillary Clinton a dû répondre à une question bien naturelle s'agissant d'une candidate à la la Maison Blanche: "Hillary Clinton êtes-vous en bonne santé ?". "Prenez mon pouls", avait-elle esquivé, sur le ton de la plaisanterie. Des rumeurs que l’ancienne First Lady ne parvient pas à faire taire. 

Depuis plusieurs mois, de multiples allusions qualifiées de "conspirationnistes" se multiplient sur son état de santé, envisageant qu’elle puisse être atteinte soit de la maladie de Parkinson, soit d'épilepsie, soit hystérique.

La gauche nie l'évidence, accusant les conservateurs de toutes les vilenies. 

Si les nouvelles révélations font aujourd’hui la Une, ce ne sont pas des inventions des media conservateurs, comme le donne à croire la presse partisane. Donald Trump et ses partisans constatent et mettent en garde contre un vote Hillary Clinton. Lors d’un meeting politique en Iowa le 5 août, le milliardaire américain a fait observé qu'elle est "instable" et "déséquilibrée". Dans le New Hampshire, le 7 août, il a suscité une indignation orchestrée par les proches atterrés de la candidate en révélant qu’elle n’a pas toute sa tête, et que son cerveau a été "court-circuité". A-t-il eu le tort de la clairvoyance et d'avoir parler avant les autres ?
Anybody whose mind "SHORT CIRCUITS" is not fit to be our president ! Look up the word "BRAINWASHED."

Plus récemment, c’est la porte-parole du candidat républicain, Katrina Pierson, qui sur la chaîne américaine MSNBC attiré l'attention sur les symptômes qui donnent à penser qu'’Hillary Clinton est frappée de dysphasie, une maladie qui affecte l’expression et la compréhension. Elle s’appuie notamment sur les tics de langage de l’ancienne secrétaire d’Etat. 
La candidate ne dément aucun des soupçons. Pourquoi ne publie-t-elle pas un bilan de santé qui ferait tire les "rumeurs" ?

L’ancien maire de New York et soutien actif de Trump, Rudy Giuliani, a étayé ces rumeurs par deux fois sur Fox News dimanche 21 août et lundi 22 août: "Je pense qu’Hillary est fatiguée. Elle a l’air malade. Allez sur internet et taper 'La maladie d’Hillary Clinton'. Regardez les vidéos par vous-même."


Des complotistes étaient accusés de faire du tort à Hillary Clinton
Les InRocks contestait les signes d'une pathologie en discréditant "les théories, les vidéos et les tweets des nombreux conspirationnistes américains sur internet" datant d' "un événement vieux de cinq ans". 

En 2012, Hillary Clinton avait souffert d’une commotion cérébrale (AVC ?) après une déshydratation avérée et une chute réélle qui n'avaient rien de conspirationnistes. Elle avait ensuite dû être hospitalisée en raison d’un caillot de sang dans la tête.


Depuis, les spéculations sur sa santé sont fondées sur des faits.
En 2014, le conseiller républicain Karl Rove fit les premières révélations. Il affirma que l’ancienne First Lady a passé plus d’un mois à l’hôpital en 2012 et qu’elle a subi des dommages cérébraux. Même si ses propos sont ensuite contestés, il ne fait pas de doute que la santé de la candidate est défaillante.

L'inquiétude est grande que soit élue une malade
La moindre faiblesse et la moindre réaction inappropriée d’Hillary Clinton sont décryptés sur Youtube et Twitter (#Hillaryhealth), puis repris par les media conservateurs comme Fox News et Breitbard, tandis que la presse démocrate préfère faire le procès des Républicains plutôt que d'apporter des preuves de sa bonne santé. En février 2016, une photographie de la candidate démocrate qui glisse en montant les escaliers alimente l'inquiétude qu’elle ne puisse plus marcher toute seule.

Hillary Clinton a dû quitter prématurément les cérémonies marquant le 15e anniversaire du 11 septembre 2001 

Alors qu'elle se trouvait à New York ce dimanche, L'équipe de la candidate démocrate a confirmé qu'elle a bien été victime d'un malaise provoqué par la chaleur. Alors qu'elle se trouvait à New York ce dimanche, elle a dû se faire raccompagner pour aller prendre du repos dans l'appartement de sa fille.

Le communiqué adressé aux media garantit qu'elle se "sent beaucoup mieux" désormais.
Ces faits, au vu et au su de tous, ne manquent pas de relancer l'inquiétude sur l'état de santé de la septuagénaire (elle est née en 1947, Juppé en 1945) et la polémique médiatique visant les soi-disant complotistes du camp Donald Trump. D'ailleurs, de nombreux Républicains ont immédiatement exprimé leur préoccupation sur Twitter. "Si Hillary se sent mal par cette température, c’est qu’elle est plus malade que nous pensions", écrit celui-ci.

If Hillary "overheated" at 77 degrees, she's sicker than we thought. 
Une vidéo est sortie où l'on voit Hillary Clinton quitter les lieux sous assistance, au moment de son malaise. 

Mais les documents video eux-mêmes sont contestés et les partisans de Donald Trump sont accusés de l'avoir diffusée: les images sont suspectes du fait qu'elles sont révélées par les Républicains. Que les Démocrates les aient retenues ne pose en revanche pas problème aux media proches du pouvoir.

La photo ci-dessous -en statique et appuyée- maquille la vérité
Elle ne montre pas le pantin désarticulé que révèle la vidéo ci-dessus.
La vidéo qui montre une candidate de santé précaire se répand à toute vitesse sur les réseaux sociaux, ce qui est sain en démocratie. Alors que les faits se multiplient sur son état de santé à moins de 2 mois de la présidentielle américaine, cette image est assurément un très mauvais point pour la candidate démocrate dissimulatrice.

Cette video est encore plus révélatrice: 

Ironie du sort, il y a trois jours, Hillary Clinton justement accusée d'hystérie, citait la qualité principale d'un bon président et commandant en chef des armées: la "stabilité d'un  roc"...