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lundi 11 juin 2012

Législatives: 34,07% des voix pour l'UMP, 34,4% pour le PS, sans les extrêmes

Les  extrêmistes de gauche et de droite feront la différence

Les deux principaux partis se retrouvent à égalité avec 34,8 % des suffrages exprimés, au terme de cette soirée électorale. La troisième force politique de ce scrutin est le FN qui capitalise 14,1% des voix.
France 2, LCP et BFMTV mêlent les voix de l'extrême gauche à celles du PS et de son satellite EELV (5,5%) pour donner l'illusion d'une nette avance de la gauche, alors que la troisième force politique de ce scrutin est le FN qui capitalise 14,1% des voix, tandis que l'extrême gauche du Front de gauche à 95% communiste, seulement ne rassemble que 6,9%
VOIR et ENTENDRE les réactions du Premier ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault, et de Jean-François Copé, patron de l'UMP:

Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur
, les deux principaux partis politiques sont au coude à coude au premier tour des législatives
La gauche n'arrive en tête (46,7%) que si on cumule le score des alliés du Parti socialiste: les altermondialistes d'Europe Écologie – Les Verts a recueilli 5,5% des voix, les communistes du Front de gauche, 6,9%. 

François Bayrou a réussi le tour de force de renforcer la bipolarisation en pulvérisant le centre: 1,6% pour le MoDem. Selon ces premiers rapports de force, le PS n'obtiendrait pas de majorité absolue (289 sièges) 


Le gouvernement sera dépendant des écologistes radicaux (EELV) auquel il a fait des cadeaux de circonscriptions confortables (à Cécile Duflot, par exemple) et des communistes dissimulés derrière l'étiquette Front de gauche. Les écolos sectaires ne devraient toutefois pas réussir à constituer le groupe parlementaire que le PS leur a fait miroiter...

" C'est un vrai bon résultat de 1e tour, ça nous donne de la confiance. Mais c'est dimanche prochain qu'il sera temps de se réjouir ", a cependant clamé le ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire Hamon-le-Benoît sur BFM-TV. Pour ce premier test électoral pour la gauche au pouvoir, François Hollande avait appelé de ses vœux une majorité " large, solide, cohérente ". " Je ne parviendrai à conduire le changement, celui que les Français m'ont demandé de mettre en œuvre, que si je dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale », avait mis en garde jeudi le président de la République en campagne des législatives pour son camp.
Démissionneront, démissionneront pas ?
Ministres réélus au premier tour : Laurent Fabius en Seine Maritime et Delphine Batho en Charente-Maritime. L'enjeu est d'autant plus important pour les vingt-quatre ministres du gouvernement Ayrault qui se sont présentés car ils se sont engagés à quitter leur poste de ministre s'ils perdent. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a d'ailleurs été confortablement ré-élu dès le premier tour à Nantes.Elus également, Frédéric Cuvillier et Delphine Batho, ministres délégués respectivement aux Transports et à la Justice, ainsi que Victorin Lurel (Outre-Mer) et Bernard Cazeneuve (Affaires européennes).

Ballottages favorables pour certains députés sortants: Pierre Moscovici (Economie), Michel Sapin (Travail), Jérôme Cahuzac (Budget), Marisol Touraine (Affaires sociales), Alain Vidalies (Relations avec le Parlement) et Sylvia Pinel (Artisanat), entre autres. 
Les ministres au bord de la démission: le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, un fidèle de F. Hollande, dont la mission n'était pas simple dans la Sarthe, est en ballottage favorable, de même que la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, en Moselle où les métallurgistes de Gandrange et Florange misent désespérément sur sa capacité de ministre à peser sur Arcelor-Mittal et à empêcher les fermetures de hauts-fourneaux... Et Marie-Arlette Carlotti, qui paie au juste prix de s'être tardivement désolidarisée du président mafieux du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini (PS).

La bande des neuf ministres qui n’ont pas affronté le suffrage universel 
Les courageux sont des eurodéputés Vincent Peillon, un exemple pour les jeunes dont il est en charge à la tête de l'Education nationale, et le journaliste (un de plus auprès de F. Hollande) Pascal Canfin, Europe Ecologie-les Verts, 
de la sénatrice Nicole Bricq
du député teigneux Arnaud Montebourg, le matamore-aboyeur aux dents grises qui se débine au premier coup de feu, 
du président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense), 
de la maire du IVe arrondissement de Paris et ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, une proche de Sa Cynique Majesté Royal, 
et de trois ministres au faciès, Yamina Benguigui, adjointe au maire de Paris et sous-ministre par défaut de la Francophonie, Fleur Pellerin, déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, et Najat Vallaud-Belkacem, la volubile bi-nationale franco-marocaine, qui a préféré déserter. Les femmes peuvent être fières de leur ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement qui n'a pas risqué une défaite dans la circonscription de Dominique Perben, qu'elle avait affronté en 2007, échouant au second tour avec 43,43%. Voilà qui milite efficacement pour la parité... 

Sans oublier l'inénarrable Christiane Taubira qui, exploit en soi, et avec à propos, l'a mise opportunément en veilleuse...

Autre objecteur de conscience républicaine, Martine Brochen-Aubry dirige le PS sans  aucune légitimité parlementaire, puisqu'elle continue de n'exercer que des mandats locaux.

Si la gauche l'emportait à l'Assemblée nationale dimanche prochain, après sa prise du Sénat en septembre dernier, à quelques voix près, elle disposerait de tous les pouvoirs pour la première fois de la Ve République. François Hollande bénéficierait d'une majorité à tous les niveaux, puisque la gauche est aussi largement majoritaire dans les régions depuis les élections de 2010. Serait-elle toujours favorable à une dose de proportionnelle ?

Pour l'UMP au contraire, l'objectif est de maintenir un équilibre des pouvoirs

" Nous sommes très loin de la vague socialiste annoncée", a réagi le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé. " J'appelle les Français qui ne veulent pas que le PS et la gauche aient tous les pouvoirs d'élire le maximum de candidats de l'UMP et du Nouveau centre pour éviter l'irréparable ", a-t-il ajouté. 
" D'abord, il n'y a pas de vague rose ce soir ", a souligné l'ancien Premier ministre François  Fillon. " Pour le parti du président, il n'y a pas d'appétence pour son  projet ", a-t-il constaté, affirmant qu'il y avait " beaucoup d'inquiétudes  quant aux premières mesures qui ont été mises en œuvre ". Pendant toute la campagne, la majorité présidentielle avait appelé à une cohabitation.
Marine Le Pen en tête, François Bayrou en 2 position
Selon l'institut IPSOS, il y aurait entre 25 et 30 triangulaires au second tour. Beaucoup impliqueront un candidat FN. Vraisemblablement "pas de Pau" pour François Bayrou qui y est en ballottage dangereux avec environ 24% dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, derrière la candidate socialiste (35%), et devant le candidat UMP (20%).

Marine Le Pen est en tête dans sa circonscription d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). 


Avec quelque 40%, la candidate du FN envoie Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, communiste) au tapis; Le candidat du PS arrive même deuxième, devant l'ancien candidat du PCF à la présidentielle qui renonce à la ville de Hénin-Beaumont pour se fondre dans le paysage du Pas-de-Calais, dit-il. A noter que Mélenchon-la-haine n'appelle pas encore à voter socialiste, pas même implicitement... 


Quant à l'autre parachutée, la candidate socialiste à tout ce qui passe, Désirdavenir Royal, arrivée des Deux-Sèvres, elle a annoncé sur France 2 qu'elle est en tête dans la 1ère circonscription de Charentes-Maritimes et revendique la priorité sur le dissident socialiste visiblement bien implanté en tant qu'ex-secrétaire fédéral de Charente Maritime. Bonne fille, l'ancienne battue à la présidentielle, puis à la prise du PS, "tend la main" à Olivier Falorni, ce candidat dissident. "Sans cette dissidence j'aurais pu être élue dès le premier tour", a râlé la démocrate "vertueuse". 


La coquecigrue, qui croyait se poser sans embarras sur le perchoir de l'Assemblée nationale, a perdu des plumes au 1er tour et en appelle maintenant au parti, son ex-concubin, François Hollande, arrivé  à l'Elysée,  et la Ch'tite Brochen-Aubry, pour faire pression sur son rival socialiste en sorte qu'il libère la place !
L'OPA malveillante de la famille Ségollande sur l'entreprise France pourrait échouer si les Français s'opposent à faire de l'hexagone une "république bananière".

dimanche 21 septembre 2008

Sénatoriales : la gauche n’obtient pas les 10 sièges de plus escomptés

Stabilité : droite et gauche confortent leur positions
Déception de la gauche, dimanche 21 septembre, à la mi-journée, pour les sénatoriales : l’opposition ne reçoit pas les dividendes de ses dénigrements systématiques. Dès la première partie de la journée, la droite ne cédait rien.

Progression limitée de l'opposition
Le président sortant du groupe PS du Sénat, Jean-Pierre Bel a été réélu dès le premier tour dans son fief d'Ariège avec 76,2 % des voix. Les deux sénateurs PRG sortants de Corse, Nicolas Alfonsi (Corse-du-Sud) et François Vendasi (Haute-Corse), ont également été réélus.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, où sévit Jean-Louis Bianco, le socialiste Claude Domeizel a également été réélu.
Les deux sénateurs socialistes de l'Aude, Roland Courteau et Marcel Rainaud, ont été réélus avec plus de 76 % des voix dans les Côtes d'Armor, la gauche conserve ses trois sièges, deux pour les socialistes, un pour les communistes.
Le socialiste Michel Teston est réélu en Ardèche.

La droite conserve ses sièges
Dans l'Eure, la majorité présidentielle a de nouveau réalisé le grand chelem. Les sénateurs UMP Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski ont été tous deux réélus, et Hervé Maurey, Nouveau Centre, emporte le troisième siège.
En Charente-Maritime, sur le territoire de l’amère de Melle, la présidente socialiste de région, l'UMP conserve ses trois sièges : Claude Belot et Michel Doublet sont réélus et Daniel Laurent, élu.
Dans l'Aisne, les deux sièges restent à l'UMP.
Le sortant UMP, Robert Laufoaulu a été réélu à Wallis et Futuna, territoire d'outre-mer.
Le divers droite Philippe Adnot est réélu dans l'Aube;
l'UMP Pierre Jarlier dans le Cantal,
et dans le Cher, l'UMP Rémy Pointereau est également réélu.

Charles Millon (UMP) a besoin de deux tours.
L'ancien ministre de la défense, Charles Millon, candidat aux sénatoriales dans l'Ain avec le soutien de l'UMP, était dans une situation très délicate. Il est arrivé troisième au premier tour de la sénatoriale, avec 580 voix, après Rachel Mazur (PS) et Sylvie Goy-Chavent (UMP), avec respectivement 588 et 634 voix. La réserve de voix à droite semble suffisante pour assurer l'élection de Ch. Millon, mais les opposants à son retour en politique jusque dans son propre camp pourraient toutefois contribuer à l’élection de deux PS dans ce département où il n'y en avait aucun.

Chevènement (MRC) en ballottage
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat dans le Territoire de Belfort, est lui aussi en bonne posture. Arrivé en tête du premier tour avec 127 voix, il devance le candidat socialiste, Yves Ackermann, qui en a recueilli 111. Malgré le soutien du PS à J.P. Chevènement, Yves Ackermann entend se maintenir au second tour.

Pari difficile pour Rebsamen (PS)
Le proche de Sa Cynique Majesté Royal en campagne présidentielle, le maire de Dijon, n'est arrivé qu'en 5e position en Côte-d'Or, ce qui compromet ses chances d'être élu. Avec 582 voix, ce numéro 2 du PS est largement devancé par le président PS du Conseil Régional François Patriat (740 voix), ainsi que par Alain Houpert (DVD), qui a recueilli 611 voix. Un jeune candidat PRG, Patrick Molinoz (38 ans), 596 voix et le sénateur sortant UMP Louis de Broissia, avec 594 voix, ont également devancé le maire de Dijon.Mais Frère Rebsamen pourrait profiter de ses passages devant micros et caméras.

Les facteurs d’incertitude
Malgré la mainmise de la gauche sur les grandes villes, les régions et une majorité de départements, la majorité du Sénat ne devrait pas basculer dimanche et le PS ne prétend gagner qu'une quinzaine sièges dans le meilleur des cas.
Les communes de moins de 3 500 habitants fournissent en effet la moitié des délégués des conseils municipaux : le Sénat a pour fonction de représenter la campagne et de contrebalancer le poids des villes
. Ainsi, l’équilibre des secteurs urbain et rural est-il assuré.

Mais la création de 12 nouveaux sièges constitue un autre élément d’incertitude
L'UMP risque de voir sa majorité grignotée du fait d’une possible obligation de composer davantage avec ses alliés centristes de l'Union centriste-UDF (UC-UDF) et les radicaux valoisiens.