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dimanche 15 avril 2018

Impactés par la grève SNCF, 46% des Français la déclareraient pourtant "justifiée"

L'Etat macronien mène sa guerre psychologique

L'AFP titre d'ailleurs : "une majorité de Français souhaite que le gouvernement aille au bout de la réforme."

S'il reste pourtant globalement stable, le sentiment des Français envers la grève de la SNCF pour protester contre la réforme du ferroviaire aurait légèrement évolué en un mois
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selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche (JDD), propriété de Lagardère Active, filiale du groupe Lagardère qui détient Elle, Paris Match, Télé 7 jours ou Europe 1, des organes de presse qui ne passent pas pour hostiles au président de la République. 

Ainsi, 46% des sondés la considèrent "justifiée", soit une progression de 4% par rapport à un sondage similaire réalisé à la mi-mars, c'est-à-dire avant le début de cette grève "perlée" étalée sur 3 mois...

A l'inverse, plus d'un Français sur deux (54%) jugerait que cette grève qui  pénalise leurs transports SNCF deux jours sur sept n'est "pas justifiée." Ce pourcentage est en baisse de 4 points, répète l'AFP, bien que le lecteur ait compris que s'il augmente d'un côté, il ne peut aussi augmenter de l'autre... 

Il n'aura échappé à personne que
ce sondage est diffusé entre deux entretiens du président au cours de la même semaine, jeudi 12 et dimanche 15 avril, un accaparement - deux jours par semaine, lui aussi - des organes de presse.  

A l'issue du 1er épisode de grève, 
61% des Français souhaiteraient que le gouvernement aille " au bout de la réforme de la SNCF"

Il semblerait donc que les Français - dont on dit qu'ils ont besoin qu'on leur explique tout - seraient deux sur trois à la vouloir telle qu'elle a été annoncée,  comme si ils en connaissaient le contenu, sans céder aux mobilisations et aux grèves", alors qu'ils n'étaient que 51% à émettre un tel souhait il y a un mois. Faut-il le répéter, cette grève reconductible a débuté le 2 avril au soir, donnant son plein régime les 3 et 4 et ce sondage s'est déroulé les 12 et 13, auprès d'un échantillon représentatif de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

La date de ce sondage n'est pas anodine
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Les 12 et 13 avril choisi par l'IFOP sont à la veille  des départs de la zone C, soit les familles des académies de Créteil - Montpellier - Toulouse - Versailles et ...Paris !

Prochain sondage IFOP à la veille des retours par la SNCF pour le lundi 30 avril 2018 ?... 
L'actionnaire majoritaire de cette entreprise commerciale de sondages depuis 1990, était la famille Dentressangle, entreprise internationale de transport et de logistique - rachetée par le groupe américain XPO Logistics - et 56e fortune de France.

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De 1990 à novembre 2016, l'actionnaire majoritaire de l'IFOP a été Laurence Parisot, devenue en 2005 présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), principale organisation patronale française. Rien ne dit que l'IFOP est désormais coupé du patronat. Ce sondage indique plutôt que l'ex-banquier  et actuel président socio-libéral n'est pas desservi par l'IFOP...

lundi 2 avril 2018

Un député LREM s'en prend violemment aux cheminots

Jean-Baptiste Djebbari plaide pour un "syndicalisme plus constructif"

La grève "perlée" de la SNCF - deux jours sur sept hebdomadaire, pour une meilleure désorganisation - démarre officiellement 
ce lundi soir 2 avril. 

Si le trafic s'annonce quasi normal en ce lundi de Pâques et de retour des Français d'un long week-end en famille, leur vie quotidienne va considérablement se tendre, avec notamment un "mardi noir" attendu sur les rails. La première salve du mouvement s'annonce particulièrement suivie alors que 77% des conducteurs devraient être en grève. 

Un député LREM Jean-Baptiste Djebbari, 36 ans, ne craint pas la démagogie.
"Je fais un pari sur l'intelligence des Français qui savent très bien qu'on est dans un statu-quo intenable. 
C'est un statu-quo maintenu par les gouvernements précédents qui n'ont pas eu le courage de faire cette réforme, polémique l'élu LREM de la deuxième circonscription de Haute-Vienne 
La réforme est pour les usagers", selon le rapporteur sur la loi ferroviaire, 36 ans. Il est en fait fonctionnaire de l'aviation civile, devenu pilote de ligne.

VOIR et ENTENDRE l'élu imbu de sa personne qui se tient toujours de trois-quart, épaule en avant, dans une attitude agressive :
A laquelle des trois familles des députés En Marche ! Djebbari appartient-il ?
Le carré des anciens élus. Ce sont des socialistes en rupture de ban, réélus dans le sillage du président sans base partisane, certains pour la troisième fois, ils sont parfois deux fois plus âgés que les Marcheurs qui les ont rejoints au Palais-Bourbon et ils sont amers. Leur expérience pèse peu, selon eux, aux yeux des novices de LREM. L'ex-écolo François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône) ou les ex-socialistes Brigitte Bourguignon (Pas-de-Calais) et Françoise Dumas (Gard) ne cachent pas leur agacement. En plus, les postes auxquels ils pouvaient prétendre leur passent sous le nez. De quoi être frustrés. Comme la vice-présidence de l'Assemblée pour Jacques Krabal (ex-PRG), décrochée par le jeune Sacha Houlié, ou la présidence de la commission des Lois, pour l'ex-PRG.
Un deuxième groupe - dont le 'mentor' est Stéphane Séjourné, 32 ans, n'est pas député - a suivi la filière des Jeunes Socialistes. Ils ont une trentaine d'années et ont milité au début des années 2000 au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). La plupart ont fait leurs études à l'université de Poitiers. Et leur combat initiatique fut la lutte contre le CPE, le contrat premier embauche, en 2006. Ils ont pour noms Sacha Houlié (Vienne), qui occupe le poste clé de vice-président de l'Assemblée nationale, Pierre Pierson (Paris), à la commission des Finances, Guillaume Chiche (Deux-Sèvres) ou Aurélien Taché (Val-d'Oise), à la commission des Affaires sociales. Alain Tourret (Calvados), à laquelle s'est fait élire la Marcheuse Yaël Braun-Pivet.
Djebbari a son rond de serviette à la table des prétentieux
,  clan de députés parisiens de la majorité qui pensent que la France n'attendait qu'eux, dont Sylvain Maillard, Stanislas Guerini ou Pacôme Rupin, issus des plus grandes écoles de commerce et de gestion comme HEC ou l'Essec, Amélie de Monchalin (Essonne), Caroline Abadie (Isère) ou Bruno Bonnell (Rhône). Parmi les 41 chefs d'entreprise qui siègent désormais au Palais-Bourbon, 31 sont issus de la République en marche et du MoDem. 
Ce directeur des opérations aériennes d'un groupe privé - et pourtant expert judiciaire - dénonce alors une "pratique syndicale" obsolète.

"C'est une conception qui ne devrait plus avoir cours. On devrait avoir un syndicalisme qui est beaucoup plus constructif et qui cesse d'être réfractaire par principe", déplore ce proche de Castaner, évoquant dès lors un "front syndical qui n'est pas uni". Avant d'ajouter : "Il y a le dialogue social qui ne fonctionne pas à la SNCF. Il y a 9.000 mandats syndicaux à la SNCF, soit 2.200 syndicalistes à temps plein". 
A l'assemblée nationale, il a accepté la fonction de "whip" (au Parlement de Westminster), sorte de 'surjet' (conseiller principal d'éducation) ou d'adjudant de quartier.

Il s'est fait le spécialiste des transports (notamment dans le cadre des Assises de la mobilité), intervenant régulièrement dans les media sur ce sujet (fractures territoriales ou Notre-Dame-des-Landes, non sans arrière pensée électoraliste, puisqu'il "oeuvre" au désenclavement de la ...Haute-Vienne.

jeudi 18 février 2016

Grève SNCF: préavis de prise d'otages ce weekend

Concitoyens et touristes étrangers pris au piège de la CGT, Sud Rail et de la... CFDT

Plusieurs syndicats de cheminots ont choisi de déposer ce préavis de grève pour le weekend de chassé-croisé des vacances d'hiver.


Pendant six jours, les usagers de la SNCF subiront d'importantes perturbations en Rhône-Alpes, de ce jeudi 18 jusqu'au 23 février, à la suite du dépôt d'un préavis de grève de plusieurs syndicats, qui dénoncent les conditions de travail des cheminots et des suppressions de postes. Or, samedi, la journée est classée noire sur les routes de la région dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours, a indiqué Bison futé mercredi.

La CGT, la CFDT et Sud Rail 
de Rhône-Alpes ont déposé "plusieurs préavis de grève couvrant la période du 18 février, dès 18 heures, au 22 février, à 23h59", ont indiqué les syndicats dans un communiqué, précisant que la mobilisation, qui débutera à l'aube d'un nouveau chassé-croisé des vacances d'hiver, frappera principalement la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère et l'Ain.

Pourquoi les syndicats ne prennent-ils pas Guillaume Pepy en otage ?

La CGT, premier syndicat, Sud Rail et la CFDT, syndicat de dialogue, dénoncent la suppression de "plus de 100 postes" en 2016.

La SNCF prévoit de supprimer 1.400 postes net en 2016, soit 1% de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, a annoncé un porte-parole du groupe, lundi 14 décembre 2015.
Présenté en comité central d’entreprise (CCE) le mardi 15 décembre 2015, le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire français, inscrit un effectif budgétaire moyen de 148.057 postes, soit 1.400 de moins qu’en 2015, selon une expertise réalisée pour le CCE par le cabinet Secafi.

Ces syndicats pointent "l'accélération de l'éclatement de l'entreprise"
consécutif à la "multitude de réorganisations et de restructurations" engagées. Des bouleversements structurels qui occasionnent des "impacts lourds" pour les cheminots et les usagers, pointent-ils. "Pour nous, le plus catastrophique, c'est que cela se ressent sur le service rendu aux usagers", assure Antoine Fatiga, délégué CGT, grossièrement manipulateur, du Secteur Fédéral des Cheminots de la Région SNCF de Chambéry.

Les effets de la grève vont "se ressentir sur le service rendu aux usagers"...
Prévoyant une "mobilisation importante", le responsable syndical déplore "l'absence de volonté" de négociation de la SNCF. "Elle a réagi aux préavis en annonçant simplement aux voyageurs que le trafic allait être perturbé. On aurait préféré qu'elle négocie", ajoute le maître-chanteur.
De son côté, la SNCF s'inscrit en faux, affirmant que les discussions se poursuivent et que si le trafic des TER "nécessitera quelques adaptations", le trafic TGV "sera normal". "Nous allons faire notre possible pour que cette grève soit indolore pour nos clients", a-t-elle promis.

Au niveau national, le vendredi et le samedi sont classés orange dans le sens des départs pour ce week-end de chassé-croisé des trois zones
Week-end de départs pour les personnes concernées par la zone C, de derniers retours pour ceux de la zone B, et de retours partiels pour ceux de la zone A, ce week-end est considéré comme "le plus chargé des vacances d'hiver 2016".

Ségolène Royal était ministre des Transports, d'avril 2014 à février 2016 
Surbookée ?

L’an dernier, le projet de budget 2015 avait inscrit 1.100 suppressions de poste (-0,7%). Autant avaient été enregistrées en 2014.
Gare au 'burn-out'...
A-t-elle inscrit à son agenda de se montrer sur place aux caméras, afin de réconforter  les voyageurs de sa présence chaleureuse, Thermos de café (ou thé) et chocolat chaud pour les enfants, en bandoulière, escortée de son valet secrétaire d'Etat, le transparent Alain Vidalies ?