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mercredi 14 octobre 2015

Emmanuel Macron interrompu à Lyon: "Tu assassines des chômeurs", lance une militante

La protestataire aux cheveux blancs est chassée manu militari

"Tu assassines les chômeurs"
Macron en tenue de campagne
Patricia s'adressait à Emmanuel Macron présent à la Bourse du travail de Lyon ce mercredi La dame en colère a aussi jeté son pot de yaourt en direction du ministre de l'Economie avant d'être expulsée par le service d'ordre. Malgré la "colère juste" et respectable de la contestatrice, la presse s'est donné le mot pour dire que le ministre a été "chahuté": élément de langage venu de Bercy ?

Emmanuel Macron était venu parler des "nouvelles opportunités économiques", lors de cette table ronde organisée à Lyon et vécue comme une "provocation" par la CGT, qui avait appelé à manifester devant la Bourse. Le Progrès rapporte que les membres de la CGT réclamaient sa démission et l'ont accueilli au son de la chanson de Rika Zaraï "Sans chemise sans pantalon".

Et le ministre de l'Economie a failli recevoir en pleine figure le yaourt d'une militante ulcérée par la politique du ministre de Hollande et Valls. "Ce n'était pas prévu. J'avais mon yaourt pour manger, mais je n'ai pas pu me retenir", a raconté Patricia à BFMTV.
"Licencieur, tu n'as pas à être là"

"Son lancer de yaourt a été agrémenté de slogans," écrit un journaliste anonyme de L'Express, moqueur, bien que frappé par les licenciements. "Tu assassines des chômeurs" ou "Licencieur, tu n'as pas à être là", a-t-elle crié, dénonçant aussi l'accord Tafta. Des mots qu'il faut resituer dans le contexte social, notamment à Air France où des dirigeants se sont fait arracher leurs chemises et ont dû être exfiltrés, hors de portée de syndicalistes de la CGT et FO qui en étaient venus aux mains

Emmanuel "Macron crée le chômage en faisant des lois pour faciliter les licenciements.
 Il veut casser le code du travail", a-t-elle encore expliqué. A Lyon, le service d'ordre est alors intervenu en la forçant à plusieurs à quitter son siège, rapporte BFMTV. 

L'utilisateur de l'article 49.3 se dit adepte du... dialogue

"Je respecte toutes les formes d'expression", a réagi Emmanuel Macron, après l'interruption, lors d'un point presse. "Les invectives ne sont pas des réponses. En même temps, il faut entendre tout ce que ces gestes disent de souffrance sociale, et de défiance", a-t-il commenté, alors qu'un syndicaliste a par ailleurs refusé de serrer la main de François Hollande ce même jour au chantier naval ATX de Saint-Nazaire. 
Expliquer la politique économique du gouvernement n'est pas tous les jours facile, explique L'Express, propriété de Drahi, ou compatissant ou ironique.

Quelques réactions moqueuses et/ou politiques ont été mises en ligne sur Twitter...
Qu'ils visent à tourner la scène en dérision ou à banaliser l'exaspération des Français, le choix de ces tweets n'est pas sans parti-pris:
Avant de quitter la Bourse du travail avec le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui le "coachait", Macron est allé saluer le préfet du Rhône, Michel Delpuech, en prévision d’une rencontre à venir avec des militants socialistes lyonnais.


La politique socialiste, c'est du yaourt.


Un syndicaliste refuse de serrer la main de Hollande au chantier naval de St-Nazaire

Un syndicaliste CGT a manifesté sa colère à François Hollande

Le 'capitaine de pédalo' était allé  se faire mousser après la revente des deux navires Mistral de Poutine à l'Egypte
Hollande "pris à partie" (BFMTV) par un militant CGT
sur les chantiers navals de Saint-Nazaire
Sébastien Benoît a refusé de serrer la main du chef de l'Etat lors de sa visite sur le chantier naval STX de Saint-Nazaire, ce mardi. "Il n'y a pas de politesse à avoir, il y a des actes concrets à faire," explique le Cégétiste. 
Lors de cette visite, François Hollande a serré des mains et discuté avec plusieurs ouvriers avant de rencontrer les syndicats. Les mains ostensiblement tenues dans le dos en signe de refus de la main tendue de Hollande, le membre de la CGT a reproché au Président socialiste de ne pas dénoncer la "violence patronale". Un reproche en lien avec la crise à Air France et l'affaire de chemises arrachées sur le dos de deux dirigeants qui ont frôlé le lynchage. 

Le salarié en a également profité pour dresser l'état de la situation aux chantiers naval de Saint-Nazaire 
"Aujourd'hui, à STX Lorient il y a 40 licenciements et vous y prenez part à travers la participation de l'Etat dans l'entreprise", dont l'actionnaire majoritaire (des anciens Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire) est un groupe coréen. L'État français reste actionnaire à hauteur de 33,34 %. "Vous dénoncez la violence de 2.900 licenciements ?" 

François Hollande a plaidé pour le dialogue
"On peut se parler sans avoir recours à la violence", a-t-il affirmé. "Oui, je dénonce la violence patronale, coupe Sébastien Benoît. Est-ce que vous, vous dénoncez la violence de 2.900 licenciements?". "Je fais tout pour qu'il n'y en ait pas", a murmuré François Hollande, agacé par la présence de journalistes.
Au fur et à mesure de l'échange, le service de communication a écarté les journalistes, rapporte Ouest France. Aucun organe de presse ne s'est plaint d'avoir été empêché de faire son  travail...
VOIR et ENTENDRE un extrait du 'dialogue' dans lequel Hollande se dérobe, refusant de condamner les "violences patronales"une fois la suite présidentielle -y compris son ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, repoussée :

Refuser de serrer la main du président de la République: "C'est un geste qui m'a paru naturel"...

Le nom d’un des deux porte-hélicoptères de type Mistral, le Vladivostok, a été dissimulé 

Les représentants du parti Front national dans la ville de Saint-Nazaire ont révélé qu'à la veille de la visite du président Hollande, le nom du porte-hélicoptère a été caché sur la coque du navire installé dans le port de la ville de Saint-Nazaire", pour ne pas choquer la vue du président".
Selon le site du groupe du parti, les représentants des services spéciaux avaient devancé l'arrivée dans la ville du président, afin de prévenir la tenue de manifestations contre Hollande.  
Le nom d’un Mistral, le Vladivostok, a été caché à la veille de la visite de François Hollande
Le nom d’un Mistral, le Vladivostok, a été dissimulé
à la veille de la visite de François Hollande
Les militants du parti avaient appelé les habitants à "tourner le dos au président ou bien rester à la maison".

Le contrat définitif d'acquisition des deux navires Mistral par l'Egypte a été signé
dans le cadre d'une visite du premier ministre français Manuel Valls au Caire. La cérémonie de signature officielle s'est déroulée au palais Al-Ittihad, au Caire, en présence du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et du premier ministre français. Mais le montant de la transaction n'a pas été révélé, suscitant ainsi l'éveil de soupçons de braderie des bâtiments refusés à Poutine.Les porte-hélicoptères de classe Mistral ont initialement été construits en France pour la Russie. Cependant, Paris avait refusé de les livrer, motivant sa décision par la position de Moscou dans la crise ukrainienne. Début août 2015, la Russie et la France se sont entendus pour résilier le contrat et l'Elysée avait alors garanti que le coup de menton de Hollande ne coûterait rien à l'Etat...  A la vérité, la France s'est engagée à rembourser à la Russie les "sommes avancées", incluant la livraison des deux navires, les frais engagés pour l'aménagement du port de Vladivostok, l'adaptation de 32 hélicoptères K52 et la formation de 400 marins russes, soit environ un milliard d'euros

Selon l'accord conclu, les deux porte-hélicoptères seront livrés par la France à l'Egypte début mars 2016, après que
des frais d'entretien et d'aménagements aux besoins de l'Egypte auront été opérés. Sans surcoût aucun pour le contribuable, puisque c'est l'Etat qui paie les frais de la période novembre 2014-mars 2016...
Et pendant ce temps, l'IFOP sort un sondage certifiant que la popularité de Hollande est en hausse...

mardi 1 janvier 2013

Moscovici à son rival Montebourg : "Je préfère agir"...

Moscovici-Montebourg, au petit jeu de celui qui pissera le plus loin

C'est à celui qui a la plus grosse ...polémique !

Réclamant sa part du succès dans le contrat remporté par les chantiers navals STX France pour la construction d'un paquebot, Pierre Moscovici a comparéson style de communication avec celui d'Arnaud Montebourg.

Le comportement n'est pas seulement puérile, le "naze" de Saint-Naz(aire) est aussi inconscient.
La Finlande met en effet en cause la légalité du contrat, assurant que l'Etat français a bafoué les règles communes aux partenaires de l'Union européenne.

Ministre ou
bandit corse ?
Rivaux dans la controverse et la polémique
"C'est vrai que je suis
quelqu'un qui a ce tempérament-là, qui préfère agir que de me mettre en scène", s'est félicité le ministre des Finances, avec mordant, devant la presse (BFM TV), vendredi.

Il a rappelé aux media qu'il est là

Selon lui, les media auraient tendance à accorder trop d'intérêt à son rival.
Il leur fait donc la leçon, les enjoignant donc de ne pas créer "d'oppositions excessives" entre lui et le ministre du Redressement productif. "Nous avons des tempéraments qui peuvent être différents, des méthodes qui peuvent être différentes, mais nous avons la même finalité, nous avons la même cause", a nuancé Pierre Moscovici, qui n'a jamais publiquement soutenu la proposition d'Arnaud Montebourg de nationaliser Florange.

VOIR et ENTENDRE le maire de Londres, Boris Johnson, railler les "extravagantes" propositions de nationalisation de Florange par le "sans-culotte" Montebourg (à noter la présentation "politiquement correcte" d'un David Pujadas grimaçant sa désapprobation sur le service public:


Et si cela avait pu échapper à quiconque, "je ne suis pas là pour comparer ou critiquer, nous sommes dans le même gouvernement avec Arnaud Montebourg, nous devons tirer dans le même sens, ce sens est celui de la réindustrialisation de la France", a insisté Pierre Moscovici, appelant néanmoins le gouvernement à travailler en équipe.

Et le 1er janvier 2013, son rival à la gauche du PS, Montebourg, ne se voit plus en ministre éructant qui veut la peau de Mittal et des patrons en général, mais en ministre de ... "l'hospitalité industrielle"Lien PaSiDupes : " Tout miel, Montebourg tente de sauver son maroquin "

Nous avons
 maintenant hâte d'entendre la surenchère de Moscovici, bientôt ministre des "riches VIP et bobos bien-aimés du foot et des arts" (pléonasmes).

dimanche 30 décembre 2012

La communication cache-misère de Hollande


Le Père Noël a toujours quelque chose à cacher


Le président peut toujours se lever de bonne heure



Dès potron-minet, Hollande est allé se montrer à Rungis, le 27 décembre
Découpe de tête de veau et petit-déj matinal sur la bête immonde, aux frais de la princesse, escorté de ses "escort boys" délégués, Guillaume Garot, ministre délégué, chargé de l'agro-alimentaire, et Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation.  

Qu'est-ce que ça cache ? 

Lui qui devait incarner le changement, il s'en est allé marcher dans les pas de son prédécesseur... On peine à trouver de la cohérence dans la démarche. Avait-il donc quelque chose à démontrer de toute urgence, à l'heure du laitier ? Si Nicolas Sarkozy l'avait fait avant lui et qu'il le refait, c'est sans doute qu'il cherche à paraître aussi actif; en mieux, puisqu'il est resté quatre heures!  


Ce matin-là, Hollande voulait donc apparaître au nombre de ceux qui se lèvent tôt ! Et plus que de l'intérêt sincère pour le dur labeur des Français, ce n'était  qu'une opération de communication, comme Sarkozy, lui, savait le faire. La classe médiatique avait tant attendu qu'il s'attelle au  changement qu'elle avait dénoncé son impréparation, sa mollesse. Alors, sept mois plus tard, la "gauche molle" finit par donner le change. 
Le changement, c'est aussi que l'épouse du prédécesseur était sur pieds, pimpante, alors que la concubine n'avait pas trouvé le temps de se passer du fond de teint en couches.

Le changement devait être une surprise
En frappant si fort les imaginations, Hollande comptait d'un coup se fabriquer une image de dynamisme. L'effet de surprise y serait essentiel. Mais la presse dévote joua  cette surprise avec tant de zèle qu'elle ne trouva pas incohérent de se trouver sur place de si bon matin pour accueillir son courageux président qui, la veille, leur avait mis le réveil aussi tôt. 
Non seulement les braves grognards étaient donc à pied d'oeuvre avant l'arrivée-surprise du président, mais les petites mains de Rungis avait préparé une blouse d'un blanc immaculé brodé au nom en toutes lettres du travailleur de nuit 'un jour.  Une visite surprise, c'est beaucoup de journalistes, pour " aller au plus près des Français ", ou pour qu'aucun n'échappe à la manipulation, mais c'est aussi beaucoup de délicatesse dans une opération de communication de l'Elysée aussi intelligemment menée...
VOIR et ENTENDRE la présentation des faits par une chaîne professionnelle de l'ORTF socialiste:  

Sans attendre l'heure du facteur, Christian Gravel, conseiller en communication du président, a tweeté une photo où l'on peut voir le président en blouse blanche admirer une carcasse au pavillon de la viande, histoire de convaincre les incrédules.


Avec une popularité plombée et un chômage en hausse, le "capitaine de pédalo" se devait d'être " sur le pont "Celui qui n'a jamais été ministre apprend le métier.
Pas question de rééditer l'erreur de l'été dernier, quand le président avait provoqué les critiques pour avoir pris quinze jours de vacances en août, comme ces étudiants qui marquent la fin de leurs études d'une année sabbatique. "L'année, c'est 365 jours, donc ceux qui ont la responsabilité à la tête du pays se doivent être présents 365 jours", a-t-il donc déclaré dans les allées de Rungis.



La visite de Hollande
était annoncée
à Fralib, le 22 août 2012


Hanté par l'idée de cette France " qui se lève tôt " promue par Nicolas Sarkozy, François Hollande est allé à 4h30 sur le premier marché mondial des produits frais pour détricoter le message en assurant que " la France peut se lever tôt, elle peut se lever tard, ça dépend des rythmes de travail, mais nous avons une France qui veut travailler ", a lancé le chef de l'État, sans souci de crédibilité. Mais puisque, vu le taux de chômage en hausse continue, "j'voudrais ben, mais j'peux point", le Père Noël rose a émis le voeu de placer l'année 2013 sous le signe de la " bataille pour l'emploi ". Vous avez-vu le général en campagne !

Qu'est-ce que ça cache ?

Devoir de mémoire: les media n'ont pas évoqué le positionnement ouvert du candidat Hollande.
VOIR et ENTENDRE un commentaire totalement à charge de i-télé  et, depuis mai 2012, dans des circonstances dupliquées, le changement de déontologie professionnelle, c'est ça 

Sans outrance, en mai 2008, 
alors qu’il était invité à donner son " sentiment " sur la visite du chef de l'Etat avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy à Rungis et son intervention sur RTL, l'ex-premier secrétaire du PS, François Hollande, avait considéré que Nicolas Sarkozy, président en exercice depuis un an seulement, se conduisait comme s'il était encore "en campagne"  (Lire PaSiDupes). Attaché aux apparences plus qu’à l’action, au sujet du déplacement du Président au marché de Rungis pour "saluer la France qui travaille et qui se lève tôt", Hollande avait énoncé le verdict socialiste sur Europe 1: "Il faut éviter ce type de communication qui peut paraître outrancière" La presse "indépendante" est invitée à diffuser le jugement socialiste.

Hollande est arrivé 45 minutes avant Sarkozy -en catimini, pour éviter que des sans-papiers ou des sans-abri viennent revendiquer auprès de la "gauche sociale".  

Trêve des confiseurs ou non, François Hollande est au travail, qu'on se le dise !


C'est le message qu'il a voulu faire passer, jeudi, en débarquant à Rungis. " Le président doit être là pour faire comprendre aux Français que le pays est dirigé ", a-t-il affirmé devant un étal de limandes. 



Le Huffington Post ne marche pas

"Etait-ce bien nécessaire de se lever à 4 heures du matin pour parler comme ça? Ses paroles laissent penser qu'il n'a pas encore pris à bras-le-corps la question de l'emploi, elles masquent une impuissance... terrifiante, inquiétante. Des paroles qui ne sont pas de nature à faire se redresser les courbes... Et puis, la tête de veau, trop connotée Chirac ! L'humour, s'il y en a, est trop fin. [Mais Monsieur P'tite Blague n'a pas changé !] L'arrêt chez le grossiste corrézien, inutile ! On n'est plus en campagne! La poignée de main au grand black, bâclée ! [Mais fixée dans le marbre par les flashs militants] On ne lui a pas appris à regarder au fond des yeux celui qu'on salue ? Mais non, au lieu de cela, il se détourne, pressé, préoccupé par la phrase d'après, le souci de paraître sympa, près du peuple, mais ça, on sait qu'il ne sait pas. Il n'est pas un tchatcheur! Tout le monde sait." 
Ses électeurs le savaient-ils en mai 2012 ? La presse a-t-elle joué son rôle en les éclairant quand il était encore temps ?


Pour ses ministres, Hollande sonne le clairon


De leurs salaires de misère, il leur a déjà retiré le franc symbolique. Il veut maintenant les passer aux 40 heures ! Les media ne parlent que de cela...Message de fin d'année, le chef de l'Etat paie de sa personne: après avoir été très critiqué  pour ses deux semaines de vacances en août, il "ne prendra pas de vacances", clame son entourage, et "passera l'essentiel de son temps à Paris" pour travailler "quotidiennement", à la veille des voeux aux Français le 31 décembre. Il rendra ensuite visite à UN service public d'urgence "en région parisienne", a annoncé  l'Elysée lundi 24, pour le réveillon.
Il ne travaille jamais plus que pendant les vacances des Français. Il recevra ces prochains jours plusieurs membres du gouvernement ainsi que Jean-Marc Ayrault pour préparer notamment un "séminaire de travail sur la situation économique et de l'emploi", inscrit le 4 janvier à son agenda.

Elément de langage: plusieurs ministres sont consignés dans la capitale

C'est ainsi que les ministres de l'Intérieur, de l'Education nationale et de l'Economie, Manuel Valls, Vincent Peillon et Pierre Moscovici. Manu Valls se rendra régulièrement Place Beauvau "pour étudier certains dossiers, travailler le fond", assure son entourage, en restant très flou. Le favori des enquêtes d'opinion fera aussi "un peu de terrain", dont "une sortie" le soir de la Saint-Sylvestre.Son collègue de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sera aussi en déplacement pour le Nouvel An; il réveillonnera -quelque part- à l'étranger. D'ici là, "il se tient informé plusieurs fois par jour", indique son cabinet.
Toujours le 31 décembre,
Arnaud Montebourg (Redressement productif) visitera un site industriel mystérieux. Sans autre précision, mais avec l'assurance que les flashs seront frétillants...

L'Elysée travaille en cheville avec Paris Match et Gala
Plusieurs déplacements de Noël étaient en effet annoncés. Le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, a passé le soir du réveillon auprès de soldats français au Liban, sa collègue déléguée à la Famille, la parisienne Dominique Bertinotti, se rendait à un Noël Solidaire de la Croix Rouge au Grand Rex, à Paris.Née à Paris, Marisol Touraine (Santé) a fait un passage au banquet des Petits Frères des Pauvres dans le Xe arrondissement de Paris et Marie-Arlette Carlotti (Lutte contre l'exclusion) a fait un début de soirée chez elle à Marseille, au Samu de l'hôpital de la Timone, avant de se rendre dans une unité d'hébergement d'urgence de la cité phocéenne.
Quelques ministres ont passé les fêtes dans leur région: Michel Sapin (Emploi) dans l'Indre, Jean-Yves Le Drian (Défense) en Bretagne, Stéphane Le Foll (Agriculture) au Mans ou Jérôme Cahuzac (Budget) en Corse. Trop dure la vie de ministre au travail !
Guillaume Garot, délégué à l'Agroalimentaire, "continuera de travailler" depuis sa région, "notamment sur la filière porcine", assure son cabinet.
De son côté, le Premier ministre a été localisé dans les Pyrénées-orientales par la presse locale.  Ayrault a "apporté ses dossiers avec lui pour préparer la rentrée" et des déplacements sont prévus cette semaine, assure-t-on à Matignon.

La presse n'en fait-elle pas un peu trop ?
Les media soumis ont même attribué la palme du ministre le plus studieux. Ils ont primé Frédéric Cuvillier (Transports) qui "ne prend pas de vacances", selon son équipe. Une pointe de masochisme pour l'ancien maire de Boulogne-sur-Mer, qui "croisera de nombreux vacanciers
" lors d'un déplacement à l'aéroport de Roissy jeudi. Ca va tweeter ? Une prime aussi à celui ou celle (sa femme ?) qui l'entr'apercevra ? Si jamais !...

Transparence ? Malgré le tapage, Hollande ne nous dit pas tout

Hollande n'a pas évoqué le malaise produit par le contrat contesté de St Nazaire ?
Pourquoi ne s'est-il pas enthousiasmé sur le contrat remporté par les chantiers de navals de la région de Ayrault ? La signature était pourtant officialisée quelques heures plus tard.

La Finlande s'interroge sur le rôle de l'Etat français.

Le gouvernement finlandais, qui s'est énormément impliqué dans le dossier, a refusé à trois reprises d'accorder un prêt de 50 millions d'euros à STX Finlande pour ne pas enfreindre la loi, a souligné le ministre. A la place du prêt, l'Etat finlandais avait débloqué 28,3 millions d'euros de soutien à l'innovation pour les chantiers de Turku.
Le ministre français de l'économie, Pierre Moscovici, ne peut en revanche en dire autant. Il a aussitôt réagi aux interrogations finlandaises pour assurer que le contrat respecte "évidemment" les règles européennes. "Nous avons tout fait pour sauver les Chantiers de l'Atlantique dans le respect parfait des règles européennes, évidemment", a soutenu Moscovici à la sortie d'une concertation avec le président Hollande à l'Elysée. "Il faut reconnaître quand une compétition a été gagnée, [et] elle est gagnée", a-t-il polémiqué. 

Mais pourquoi insister encore, si tout est tellement évident ? "La compétition a été tout à fait honnête et claire", même si "le gouvernement finlandais fera ce qu'il croit devoir faire", a-t-il ajouté, de l'air confiant du joueur de poker.
Mais vendredi, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ancien député de Loire-Atlantique, a toutefois reconnu qu'il s'était "personnellement" impliqué dans le dossier, comme il le fait "sur d'autres gros dossiers".



Rumeurs ministérielles
 


Le Figaro est accusé de non-alignement systématique. S'il informe, il est stigmatisé pour propagation de mauvaises rumeurs de remaniement ministériel. Il ne convenait pas d'observer que les ministres sont fatigués, qu'ils ont le bluesUn décryptage répudie Arnaud Montebourg, une nouvelle fois. Le très socialiste Libération, lui aussi, pointe pourtant un récent changement de directeur de cabinet chez Marisol Touraine, mais auto-censure toute comparaison avec le phénomène auprès de Rachida Dati. Il y a très peu de "chance", pourtant, qu'un quelconque remaniement ait lieu aussi tôt, estime Les Echos, proche du gouvernement qui travaille pourtant bien à quelque chose... 

Cécile Duflot saisira-t-elle la trêve hivernale pour s'expliquer sur les réquisitions de logements. Alors que le froid est arrivé, la ministre se prend pour une 'responsable politique' découvre que cela prend du temps : " aucun responsable politique n'ouvre un bâtiment au pied-de-biche. " Bien qu'elle ait cherché la facilité en détournant les responsabilités et en jetant l'opprobre sur l'Eglise et la SNCF, l'inventaire des logements vacants est loin d'être finalisé. La voici qui réclame notre aide : elle appelle à la dénonciation citoyenne !  

samedi 29 décembre 2012

La trop belle affaire du paquebot commandé à Saint-Nazaire ?

Véritable aubaine pour la région du Premier ministre 


Saint-Nazaire, malgré trois autres concurrents



La compagnie américaine Royal Caribbean International a passé commande d'un paquebot géant de type "oasis" aux chantiers navals STX France (ex-Chantiers de l'Atlantique), livrable mi-2016, ainsi qu'une option pour un deuxième navire livrable mi-2018, ont annoncé les chantiers dans un communiqué, jeudi soir. 

  

"Une très bonne nouvelle pour la région"

Cette commande, qui représente dix millions d'heures de travail réparties sur trois ans, intervient alors que les chantiers, qui emploient directement 2.100 personnes et 4.000 en sous-traitance, risquaient de boucler leur 2e année sans commande, ce qui les aurait placés en situation précaire, malgré deux paquebots et deux porte-avions en cours de chantier

Selon Ouest-France, ce géant des mers, dont la construction devrait débuter en septembre 2013, sera long de 360 mètres et large de 66 mètres. Il comptera vingt ponts dont seize pouvant accueillir des passagers, ainsi que 2.700 cabines, ce qui en fait l'un des plus grands navires jamais construits à Saint-Nazaire. Le paquebot pourra transporter un total de 8.460 personnes, dont 6.360 passagers. 

Il s'agira du troisième navire de type "Oasis" de la compagnie. Les deux premiers bateaux de cette gammes, l'"Oasis of the Seas" et l'"Allure of the Seas", livrés en 2009 et 2010, sont les plus grands navires au monde. 

D'après Ouest-France, le montant de cette commande exceptionnelle s'élèverait à 900 millions, voire un milliard d'euros. 


VOIR et ENTENDRE Moscovici poser en Papa Noël:

Le pouvoir n'est pas transparent sur les problèmes posés 

Mais les salariés ne sont pas aussi confiants

VOIR et ENTENDRE les doutes exprimés sur la rentabilité du contrat, en l'état:

"Nous avons signé pour un délai de travaux auquel il va falloir se tenir", observe la déléguée FO de STX, Nathalie Durand-Prinborgne, inquiète de l'ampleur du projet. "La question se pose de savoir si on va être capable de livrer convenablement", ajoute-t-elle, "compte tenu des moyens dont on dispose".


Une "possible option" est-ce tellement fiable ?
Quoi qu'il en soit, la première option ne sera rentable que si le second projet était signé. 
"Nous sommes très satisfaits, la concurrence a été rude avec la Finlande", se félicite pour l'heure le directeur général de STX France sur I-Tele.
Or, sa joie risque de retomber, ne serait-ce que parce que les conditions de passation de négociation de l'offre sont si peu transparentes que la Finlande les conteste. 

En passant, Laurent Castaing glisse que "si le deuxième bateau est confirmé", il "serait à livrer en 2018".