POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Navaro R. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Navaro R. Afficher tous les articles

mercredi 10 avril 2013

Avec son opération moralisation, la gauche et sa presse mouillent toute la classe politique

Hollande ? Le Garcimore de la politique
Il est inquiétant de voir combien il est facile de manipuler l’opinion avec autant d’aisance.
Le gouvernement de François Hollande semble bien plus performant dans cet exercice que dans celui de la remise sur pied de l’économie du pays.
L’affaire Cahuzac en est le parfait exemple comme on peut le lire ci après.
Ainsi, l’Etat, subrepticement, mais en à peine quelques heures, s’emploie à transformer en pétard mouillé la bombe à fragmentation dont l’ogive commençait à vibrer…Comment ? 
En partant du principe que le peuple est bon public et que c’est sur cette tendance qu’il faut s’appuyer pour s’extraire de l’entonnoir où notre cher président, tournoie de plus en plus dangereusement.
Pour détourner l’attention, François Hollande a donc décidé de s’adonner à la prestidigitation.C’est grâce à cette science [inexacte, une suite de supercheries] qu’il va continuer à gouverner, avec toujours l’esquive et la dérobade. Et parce qu’il aime les calembours, parce qu’il s’emploie a l’humour quand on lui demande d’être sérieux, il fait penser tout particulièrement à un magicien bien connu des plateaux télés des années 80 [années Mitterrand !] pour ses tours ratés et sa bonhomie … Vous l’aurez tous reconnu. Garcimore !
Les similitudes dans les mimiques, dans les facéties, dans la manière de glousser, sont autant de raisons de superposer les deux personnages.
A cette différence près que si l’un faisait de la bouffonnerie sa carte de visite, l’autre est bouffon malgré lui, mais pernicieux et perspicace en conscience.
Il suffit pour constater cet art de la prestidigitation de remarquer qu’en à peine 48h00, on a déjà occulté en arrière plan l’affaire Cahuzac pour ne parler pratiquement plus que de la moralisation de la politique.
Et nous voilà partis pour des démonstrations de démagogie outrancière. C’est à celle ou celui qui sera le plus rapide pour dégainer sa feuille d’imposition, sa déclaration de patrimoine, bref son certificat de parfait contribuable ! [La "Charte de déontologie" concoctée par Laurent Fabius, à la demande du suspicieux président des bisous, n'aura été qu'esbroufe à destination du plus grand nombre considéré comme une bande de gogos. Le ministre des Affaires étrangères de Ayrault, ancien Premier ministre de Mitterrand et auteur de ce texte édifiant qui devait garantir l'exemplarité du gouvernement socialo-écolo devant les plus naïfs, est à son tour soupçonné aujourd'jui d'exil fiscal...]
Et tout cela pourquoi ? Parce que notre président Garcimore, a convié son public, à se pencher sur son jeu de cartes, pour tenter de comprendre un tour de magie factice, qui ne sert que de leurre pour en dissimuler un autre, réel celui là et qui cherche à faire disparaître les cartes truquées, dont certaines ont d’autres effigies que celle de Cahuzac… [Outre Fabius, Moscovici serait complice de  Cahuzac en tentant de blanchir son collègue de Bercy avec des questions inappropriées à la Suisse.]
Et le pire c’est que ce tour là fonctionne à merveille. Un public décidément bien complaisant, hélas !

[Et
l'opposition tombe dans le panneau en se laissant éclabousser par une affaire socialo-socialiste quand elle devrait se recentrer sur la réalité des affaires qui "salissent" la gauche donneuse de leçons et rien que la gauche. 
Non,  les élus ne sont pas tous pourris: les en-cours sont des affaires de détournement et d'enrichissement qui frappent le PS. Sont notamment poursuivis  Jean-Pierre Kucheida (PS) pour un "vol de bourgeois", selon le procureur, la députée PS Sylvie Andrieux dans les Bouches-du-Rhône, le sénateur divers gauche Robert Navarro dans l'Hérault ou le pittoresque président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini que ni la "fraise Tagada", le "décontrasté" Hollande qui a pourtant passé onze ans à la tête du PS, ni la Ch'tite Aubry (comme si elle n'avait rien pu faire pendant toutes ces     années où la culpâbilité de Guérini est notoire), ni Désir H. ne sont parvenus à chasser ce multi-accusé qui continue de souiller le département en occupant son siège. On comprend donc aisément que la presse de gauche évoque les trente dernières années, dans une tentative "républicaine" (?) désespérée d'implication d'un maximum de parlementaires et ministres tout en détournant l'attention de ces gros poissons pas frais qui empestent le paysage politique socialiste.

samedi 17 mars 2012

Présidentielle: Hollande thésaurise 5000 parrainages, mais n'aime pas les riches...

Le "candidat des défavorisés" a amassé pour priver la concurrence

Les candidats ont déposé leurs parrainages

Première étape importante dans la course à l'Elysée, le dépôt au Conseil constitutionnel des 500 signatures d'élus nécessaires pour participer au premier tour s'est achevé vendredi à 18h00, mais la liste définitive des candidats ne sera connue que lundi, après d'ultimes vérifications ce week-end.

Dix candidats revendiquent au moins 500 signatures

Neuf représentent les partis traditionnels: Nicolas Sarkozy (UMP), François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN), François Bayrou (Modem), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).
Un dixième, Jacques Cheminade, qui se définit comme "gaulliste de gauche" et a déjà été candidat à l'Elysée en 1995 (0,28% au premier tour), affirme avoir 538 parrainages.


Le PS se dit favorable au multipartisme mais affame les petits

Hollande stocke des parrainages au-delà de ses besoins


Daniel Vaillant, mandataire de François Hollande. L'ex-ministre de l'Intérieur a annoncé qu'entre 4.500 et 5.000 parrainages ont été réunis pour le candidat socialiste.

En revanche, à l'heure de la fermeture du Conseil constitutionnel, deux candidats qui se espéraient encore être en lice quelques heures auparavant ont annoncé qu'ils manquaient des signatures qui sont allés aux puissants. L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui attendait un "miracle républicain" jusqu'au dernier moment, a dû admettre peu avant 19H30 qu'il était "empêché" de se présenter, "faute des parrainages requis".
Même renoncement pour Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante), qui n'a finalement pu rassembler que 433 signatures vendredi soir.
Avant lui, Carl Lang, représentant l'Union de la droite nationale (UDN) qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite, avait reconnu que ses 447 parrainages étaient insuffisants.
Corinne Lepage (Cap21), pour sa part, ne s'avouait pas vaincue, soulignant attendre la communication officielle de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel lundi. "Je ne me retire pas", a-t-elle déclaré vendredi soir, se disant "sûre de 475" parrainages. Elle accuse ouvertement le PS et Europe Ecologie-les Verts d'une entente pour faire obstacle à sa candidature en exerçant des pressions sur les élus.

Avec près de 1.100 signatures, Jean-Luc Mélenchon, le candidat d'un PCF voilé a présenté plus du double du nombre de parrainages nécessaires. Le champion des communistes n'a pas saisi l'opportunité de la présidentielle pour concrétiser ses déclarations en faveur de la démocratie et de la proportionnelle laquelle permettrait la représentation des petits partis: encore une occasion manquée d'être crédible...
Mais l'impudique énergumène a pourtant déclaré que ce vendredi est une nouvelle "étape" vers "l'insurrection civique" qu'il appelle de ses voeux. Le candidat du Front de gauche organise un rassemblement dimanche à Paris.


La plupart des candidats se montrent plus discrets que l'hégémonique PS


La paire de trotskistes n'est pas non plus dans la misère


Philippe Poutou
(NPA) lui a succédé avec 572 parrainages.
Nathalie Arthaud (LO) avait été la première à déposer ses premières signatures. La candidate de Lutte Ouvrière a déposé mercredi matin ses 48 derniers parrainages au Conseil constitutionnel.

Jeudi, l'altermondialiste septuagénaire, Eva Joly, accompagnée de la secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot, avait déposé 639 signatures.
Nicolas Dupont-Aignan (708 signatures) l'avait précédée mercredi.

Marine Le Pen, qui avait fait planer une interrogation sur sa présence au premier tour, faute des 500 signatures, a annoncé depuis avoir franchi l'obstacle.

François Bayrou et Nicolas Sarkozy, qui ont recueilli depuis longtemps les parrainages requis, ont choisi de ne pas médiatiser ce temps de la campagne.
Hollande n'en paraît que plus arrogant.


Le Conseil constitutionnel entre en scène

Pour son président, Jean-Louis Debré, l'annonce de la liste définitive des candidats, lundi à 17h30, "sera un moment solennel" puisqu'"on sera entré dans la campagne officielle, avec tous les candidats en présence, et égalité de parole entre eux".

Pour chaque candidat validé, le Conseil constitutionnel tirera au sort, puis publiera au Journal officiel dans les jours qui suivront, une liste de 500 noms d'élus parmi ceux qui leur auront apporté leur signature.

Un candidat aura des comptes à rendre à la justice

Le PS de J.-N. Guérini (Bouches-du-Rhône), R.Navaro (Hérault) et Kucheida (Pas-de-Calais)n'a pas l'exclusivité...

Parallèlement, homme d'affaires et activiste né en France de parents algériens installés en France, Rachid Nekkaz, est en effet soupçonné d'avoir tenté d'acheter au moins un parrainage de maire pour l'élection présidentielle. Il a été mis en examen pour "corruption active" et écroué jusqu'à mardi. J.-L. Debré avait déposé plainte contre lui.

En 2010, Rachid Nekkaz fonda l'association " Touche pas à ma constitution ", pour payer à la place des femmes portant un niqab les amendes qu'elles recevraient du fait de l'interdiction de porter ce voile intégral dans la rue.
Il est le fondateur avec Jean-Bruno Roumegoux et Leila Hireche du " Club des élus Allez France ", une association défendant depuis 2002 l'inscription automatique de tous les citoyens sur les listes électorales9. Il se lance à nouveau dans une campagne d'inscriptions sur les listes électorales en septembre 2007.
En 2007 encore, l'individu dénonça des pressions qu'auraient reçues les élus lui ayant promis leur soutien. Il prétendit en outre qu'au cours du cambriolage de son siège de campagne seul l'ordinateur comportant les coordonnées des parrains aurait disparu. Une allégation qui n'est pas sans rappeler des affirmations du même tonneau par la candidate socialiste, Désirdavenir Royal ! Il obtint finalement 13 parrainages envoyés directement au Conseil constitutionnel.

L'individu n'est toujours pas déchu


Pourtant, le 12 mars 2007, Nekkaz annonça sa candidature à l'élection présidentielle. Or, il avait déjà acheté pour 1 550 € le parrainage d'André Garrec, maire de Noron-la-Poterie, que celui-ci avait mis aux enchères, avant de le déchirer en direct sur la chaîne d'information LCI...

Aujourd'hui, et depuis 2009, Nekkaz est affilié au PS.


mercredi 22 février 2012

Corruption: "Rose mafia", seulement au Pas-de-Calais ?

L'ex-maire PS d'Hénin-Beaumont et la fonction rédemptrice des prisons

Quand Dalongeville ment, il avoue;
ce qui n'est pas à l'honneur de tous les menteurs du PS

Rose mafia de Gérard Dalongeville, aux éditions Jacob-Duvernet, est une bombe qui risque de faire imploser le PS du Pas-de-Calais. Un "système pourri jusqu'à la moelle" décrit de l'intérieur où il est question d'enveloppes pleines de billets, d'emplois fictifs, de surfacturations, de vols d'archives et de rétrocommissions.
Ce changement-là n'est pas non plus pour maintenant...


Dans ce livre choc, "Rose Mafia", l'ex-maire d'Hénin-Beaumont,
Gérard Dalongeville, lève le voile sur les étranges circuits de financement d'élus de la fédération socialiste. Lui-même mis en cause par la justice, il refuse d'être le seul à payer: passer à la caisse, mais refuser les factures, telle est la morale des vertueux du PS.

Emplois fictifs, enveloppes de billets données de la main à la main par des dirigeants d'entreprises, doubles facturations, corruption, achat de complaisance d'un magistrat... Dans un ouvrage de 300 pages truffées de détails, à paraître le 23 février (1), Gérard Dalongeville (ci-dessous entre Hollande et Lienemann), ancien maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), a décidé de mettre à nu les étranges moeurs de ses anciens amis socialistes.

Un témoignage rare de la part d'un initié sur un "système pourri jusqu'à la moelle", écrit-il, à propos du PS dont François Hollande était le Premier secrétaire. Après être passé huit mois par la case prison - il est mis en examen pour détournements de fonds publics, favoritisme, faux en écriture, corruption... -, l'homme a décidé de tout dire... pour ne pas payer seul.

L'ouvrage guide le lecteur dans les incroyables méandres du financement politique. Et fait brusquement resurgir une époque qu'on pensait révolue depuis l'adoption des lois sur le financement des partis. Mais il faut croire que, dans l'ancien bassin minier où le PS est sans concurrence sérieuse depuis des décennies, les mauvaises habitudes ont perduré.


Une vie d'élu socialiste, faite de dons, surfacturations et vols d'archives...

A écouter Gérard Dalongeville, les flux d'argent empruntent divers chemins sinueux. Parfois, les militants versent des dons en liquide de 100, 500, voire 1000 euros à un candidat socialiste - ou directement à la fédération PS du Pas-de-Calais - qui leur sont aussitôt restitués par virements d'entreprises "amies". En échange, celles-ci disposent de facilités d'accès aux marchés publics.

De façon plus classique, l'ancien maire d'Hénin-Beaumont évoque des surfacturations "de 10 à 15%" récupérées sous la forme de publicité dans les journaux municipaux. Les sociétés Soginorpa, gestionnaire d'un parc de 62 000 logements miniers, et Adévia, principal acteur public d'aménagement, seraient au coeur de ces circuits occultes.

Une affirmation rendue d'autant plus crédible par la publication de plusieurs rapports très sévères de la chambre régionale de la Cour des comptes. Et par d'étranges vols d'archives intervenus récemment à la mairie ­d'Hénin-Beaumont ainsi qu'à la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin.


Dalongeville dit avoir les preuves de ce qu'il avance

Le PS aime les riches

L'auteur se fait plus précis lorsqu'il raconte comment un major régional du BTP a versé un chèque de "215 280 euros" à un homme d'affaires peu scrupuleux au titre de dépenses de sponsoring. "L'explication est tout autre, rectifie Gérard Dalongeville, c'est une rétrocommission au profit du PS."

Omerta: le maire PS devait se taire !

L'ancien édile soutient que son ancien premier adjoint s'est rendu en avion au Luxembourg à plusieurs reprises pour blanchir de l'argent et que ces déplacements étaient liés au financement du PS. "Je n'ignore pas la gravité de ces accusations", soutient-il. Et d'annoncer qu'il ne craint pas les procès en diffamation, car il possède les preuves de ses allégations.

Le vertueux PS affecte de garder un sang-froid insolent

Cette bombe éditoriale, en plein coeur de la présidentielle, fera grincer bien des dents, vu le profil particulier de l'auteur, dont le procès devrait s'ouvrir d'ici à la fin de l'année.

Sans ciller et de bonne foi (!)
, la sénatrice Catherine Génisson, première secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, déclare à L'Express être "très sereine" et charge Gérard Dalongeville qui a livré nombre de vérités successives à la justice. A la grâce du juge militant ?

"Je crains que le bac ne se retourne finalement sur le cochon", rétorque Jean-Pierre Chruszez, l'un des anciens collaborateurs de Gérard Dalongeville, éreinté dans le livre.

En décembre 2010, la parution dans la presse des lettres que l'ancien maire avait adressées depuis sa cellule à la juge d'instruction Véronique Pair avait déjà mis le feu aux poudres.

Les soupçons de financements occultes mènent à Jean-Pierre Kucheida
, 69 ans, inamovible député-maire de Liévin depuis 1981. A l'époque, ce dernier avait réfuté en bloc les "fantasmes" de son ancien protégé.
Lien PaSiDupes : "Corruption dans le Pas-de-Calais: Hollande fait l'autruche "


"Nettoyer les écuries d'Augias"

Des révélations qui ont échappé au site Médiapart...

Bien que qualifiées de "fantasmes", elle sont toutefois jugées suffisamment crédibles pour déclencher l'ouverture de quatre enquêtes préliminaires et, depuis, l'organisation de nombreuses et discrètes auditions et perquisitions d'entreprises par la division nationale des investigations financières de Nanterre (Hauts-de-Seine).

De source autorisée, cell
es-ci devraient aboutir dans les prochains jours à des gardes à vue assorties de mises en examen pour - à tout le moins - prise illégale d'intérêts. Assigné à résidence dans les Vosges, près de la circonscription du parachuté Jack Lang qui avait souhaité prendre ses distances avec la fédération du Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville, 41 ans, élude un peu trop rapidement ses propres responsabilités dans l'ouvrage. Parfois, il se transforme même en Mr Propre: "Il est temps de nettoyer les écuries d'Augias", écrit-il.

Mais de réels accents de sincérité percent dans ce livre thérapie d'un "homme meurtri", lui aussi ''normal' et faible qui avoue avoir tenté un jour, au fond de sa cellule, de se suicider. Le parcours de ce petit soldat du socialisme, enivré par un système "dont on ne peut pas sortir", est édifiant. Le récit de sa première ligne de défense, monté de toutes pièces par ses anciens comparses, sidère tout autant.

L'éditeur a préservé un secret total jusqu'à la sortie de cet ouvrage sulfureux

Sa parution intervient au pire moment pour le candidat François Hollande, mais était-il un moment propice parmi la cohorte d'affaires qui surgissent du nord au sud de la socialie, du Pas-de-Calais aux Bouches-du-Rhône de Jean-Noël Guérini et Sylvie Andrieux, en passant par l'Hérault de Robert Navaro ?

Depuis des années, les socialistes font tout pour donner raison au FN


Marine Le Pen
, précisément candidate aux législatives à Hénin-Beaumont et qui ne cesse de dénoncer la "mafia socialiste" ne se plaindra pas que la justice fasse son oeuvre.

(1) Rose mafia, par Gérard Dalongeville. Ed. Jacob-Duvernet, 298 pages, 19,95€.

mardi 13 septembre 2011

Isabelle Prévost-Desprez, une juge politique de combat

L'Etat est-il 'violable' à l'envi,
mais la presse et la magistrature intouchables ?


La démocratie d'influence
s'auto-détruit
à vouloir se substituer
à la démocratie élective

L'opposition ne manque pas de ressources

Isabelle Prévost-Desprez est juge et partie dans l'affaire
La présidente du tribunal a cru pouvoir mettre en cause le Chef de l'Etat en déclarant à deux journalistes du Monde qu'elle avait deux témoins pour assurer que le président de la République était allé en personne chercher de l’argent en liquide chez Liliane Bettencourt. Les deux lascars s'étaient empressés de publier ces allégations, parmi d'autres, dans un thriller politique. L'un, Fabrice Lhomme, s'était déjà distingué dans cette affaire, lorsque Mediapart en faisait ses choux gras, et l'autre, Gérard Davet, s'est porté en avant, quand le premier a transporté l'affaire avec lui au journal Le Monde qui l'a relancée.

Mais la juge a reçu un camouflet avec deux démentis, l'un de celle qui était supposée avoir assisté à la scène, l'infirmière, et l'autre de celle qui aurait prétendument reçu ses confidences, la greffière de la magistrate. L’affaire Bettencourt aurait donc pu se rendormir à Bordeaux, mais Isabelle Prévost-Desprez est une militante et ne lâcha pas prise: la campagne des primaires socialistes servant de caisse de résonnance, l'affaire a redémarré sans crier gare sur la place publique comme un incendie mal éteint attisé par des pompiers pyromanes.

Le feu est reparti où on ne l'attendait évidemment pas
La juge d’instruction parisienne Sylvia Zimmermann a probablement auditionné Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), soupçonnés d’avoir espionné Gérard Davet, l’un de ces deux journalistes du Monde chargés d'alimenter ce sulfureux dossier. Ces hauts fonctionnaires auraient donc enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes.
Or, Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur soi-même, est venu éclairer la lanterne des malveillants, expliquant que l'Etat ne peut rester les "bras ballants" quand fuitent ses services et qu'il se doit de procéder à des « repérages de communications » pour identifier le traitre.

Ce double rebondissement est symptomatique de ce que le Parti socialiste attend de ses primaires, une pré-campagne dans la campagne présidentielle
Le premier spectacle des six marionnettes socialo-radicales, organisé pendant trois longues heures et sur le service public, n'est pas seulement en temps d'antenne exorbitant. Il confirme que les candidats n'ont rien à dire pour se distinguer mais que cette primaire est une opportunité pour accabler le pouvoir: le gentil Hollande a tenté de se construire une stature présidentielle en adressant ses attaques au Chef de l'Etat plutôt qu'à ses concurrents, incitant ceux-ci à l'imiter et détournant ainsi le débat de son objectif des primaires.
Lien PaSiDupes
Le probable candidat Nicolas Sarkozy doit donc s’attendre à bien d'autres attaques frontales et plein écran. Aussi n’est-il pas surprenant que quelques poids lourds du gouvernement – François Baroin, Valérie Pécresse et Alain Juppé – jouent leur rôle de cordon sanitaire contre l'infection de gauche, alors que le chef de l’État se tient aux commandes, occupé à la fois par la situation au Proche Orient et par la crise économique et financière internationale -et singulièrement européenne-, au service de tous les Français.

Le PS, par la voix de François Hollande, en a entre autres profité pour accuser le pouvoir de main-mise sur la justice.
Classique, direz-vous. Mais alors qu'il est aux prises avec des affaires judiciaires fort peu reluisantes, Jean-Noël Guérini (" prise illégale d'intérêts ", " trafic d'influence " et " association de malfaiteurs " ) et Sylvie Andrieux à Marseille ou Robert Navaro à Montpellier (malversations et abus de confiance), soutien de François Hollande à la primaire socialiste et membre de son équipe de campagne depuis août 2011, l'ex-premier secrétaire passif du PS s'est payé le luxe insensé d'assurer qu’il y aurait " à l’Élysée, au côté même du président de la République, une cellule qui, avec la police, avec la justice, ferait pression pour que des affaires soient lancées et d’autres étouffées ". Au moment où la militante de l'USM, la juge Prévost-Desprez, fait des siennes, l'accusation ne manque pas de sel et ces accusations sont graves de la part d'un candidat à la fonction suprême…

D'autant que le PS porte encore les stigmates des écoutes téléphoniques pratiquées dans les années 1983-1986 par une cellule placée auprès du président François Mitterrand et dirigée par Christian Prouteau. Le PS renvoie la pareille à la majorité: il sait d'expérience que le parti au pouvoir est tenté d'imposer des freins à la justice pour qu’elle se hâte lentement. Ce fut le cas dans l’affaire Urba… jusqu’au vote d’une amnistie. Le PS refait donc le coup, sans pouvoir administrer la preuve de ce qu'il avance.

Le remake socialiste est en cours de tournage
Avec l’affaire Bettencourt
, le PS met en scène Éric Woerth, à l’époque ministre du Travail, et Nicolas Sarkozy, au cours de l’été 2010.
Selon le scénario, un témoin, Claire Thibout, comptable vénale de Mme Bettencourt,la richissime vieille dame de l'histoire, inscrit au PV la remise d’argent en liquide, via Éric Woerth, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Mais, en vérité, la greffière admet avoir peut-être interprété ses propos ! En effet, l’infirmière de la vieille dame aurait d'abord confirmé, mais seulement...hors PV. Puis, à la suite, selon elle, de menaces de mort, elle ne voudrait plus rien dire. La justice est ainsi à la merci des élucubrations d'acteurs en quête de notoriété. Mais lorsque les artistes sont des fonctionnaires du théâtre national, on se dit que la réforme de la justice ne peut rien quand la politique gangrène ses membres.

La juge Prévost-Desprez – qui a entendu ces deux employées dans le cadre du supplément d’information délivré pour abus de faiblesse – l’a permise, voire encouragée. A-t-elle d'ailleurs résisté au plaisir de la restituer, affirme-t-elle, dans le livre des deux journalistes. Voici l'exposé de son sentiment : " Ce qui m’a frappée, c’est la peur des témoins. Ils avaient peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy. "
Puis vient la bombe incendiaire : " L’infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière après son audition par moi : j’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais le dire sur PV. […] Bref, ce procès représentait pour l’Élysée un risque majeur. […] Il était impératif de me débarquer. " C'est la somme des troubles personnels et des ragôts douteux de protagonistes sans foi ni loi pour en arriver à se poser en victime.
Lien PaSiDupes

Isabelle Prévost-Desprez n'est pas une débutante
Elle a instruit à Paris plusieurs dossiers sensibles comme l’Angolagate (avec Philippe Courroye, aujourd’hui procureur de Nanterre où elle est présidente de Chambre) ou l’affaire du Sentier II, dans laquelle elle avait mis en examen -mais un peu vite - le patron de la Société générale, Daniel Bouton.
À Nanterre, elle a eu aussi à juger l’affaire du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarkozy. La juge s'était illustrée en décidant que ce dernier n’étant pas une victime comme les autres, il ne pouvait prétendre à des dommages et intérêts: selon cette juge de choc, la justice n'est donc pas la même pour tous !

Isabelle Prévost-Desprez ne manque pas d'assurance
Mais ce petit chef du Tribunal de Nanterre, protégé de l'USM et de Régnard, est semble-t-il expéditif et un peu léger.
Ainsi, dans l’affaire Bettencourt, ses révélations sont-elles visiblement en carton-pâte, plutôt qu’en béton. Lorsqu’elle reçoit, au cours de l’été 2010, le témoignage de sa greffière, qui elle-même le tient de l’infirmière, le respect de la procédure voulait qu'elle consigne les deux témoignages au PV. Hors procédure, leurs affirmations n’ont évidemment aucune valeur juridique et semblent ajoutées dans l''intérêt' de la cause. Entendues la semaine dernière par la PJ, à la demande des juges bordelais, les deux femmes ont d'ailleurs démenti la juge Isabelle Prévost-Desprez.

À quel jeu la magistrate joue-t-elle ?
Croit-elle tenir le rôle de toute une vie dans cet emploi de victime d’une affaire d’État qui la dépasse ? Après toutes ses précédentes répliques, ne clame-t-elle pas qu'ON voulait la “ débarquer” ? Il semble bien plutôt que, dans cette intrigue tortueuse où sa tirade portait sur un éventuel 'abus de faiblesse', elle se soit écarté de son texte pour se livrer à des digressions sur un éventuel 'trafic d’influence' ou un 'financement politique' illicites. Aucune de ces deux infractions imputées à Éric Woerth ne pouvait certes laisser indifférent le gouvernement auquel il appartenait. D’autant que l’élu UMP était spécialement exposé, puisqu'il devait mener à bien la réforme des retraites.

Les rebondissements du feuilleton Bettencourt laissaient incrédule, tant ils étaient partisans.
Les 'révélations'du site trotskiste Mediapart et du journal socialiste Le Monde n’en finissaient pas de distiller des 'informations' exclusives, mais sans preuves. En juillet, Le Monde publia des extraits de PV du gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, sans que personne ne s'étonnât ou s'indignât de trouver ces pièces du dossier dans la presse.
La séparation des pouvoirs, ça va bien un moment, tant que la justice instruit et ne s'étale pas dans les media. A l’Élysée, on considéra alors que le temps n’était plus à l'angélisme.

Qui organise ces fuites ?

Les services jouent leur rôle d'auto-protection et ciblent bientôt un membre du cabinet de la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. Décision est prise Place Beauvau, en liaison avec le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, d’adresser une réquisition à l'opérateur Orange pour obtenir les “fadettes” de ce fonctionnaire. Grâce à ces relevés téléphoniques, on découvrit de fréquents appels entre le conseiller de la ministre de la Justice et un certain Gérard Davet, le journaliste du Monde.
La DCRI s'en serait tenue à l'identification du correspondant privilégié du haut fonctionnaire. Sauf que l’instruction de la juge Sylvia Zimmermann démontrerait que la DCRI s’est d’abord intéressée aux relevés téléphoniques du journaliste, et non pas à ceux du serviteur de l'Etat.

Comme la juge, cette direction n'aurait pas respecté la procédure
La DCRI aurait en effet enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur le secret des sources des journalistes, qui dispose : « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie. » Mais suppose-t-elle qu'on puisse impunément porter atteinte directement ou indirectement au services de l'Etat ?
Lien PaSiDupes

La presse est mieux protégée que l'Etat
Alors que, sans entraves, le juge jouit de son indépendance et le journaliste de libertés exorbitantes, la loi ne met pas le pouvoir à l'abri des trahisons internes et des fuites. Elle ne prévoit que les cas extrêmes d'atteinte à la sûreté de l’Etat ou de menace terroriste.
La loi n'envisage donc pas la déstabilisation politique de l'opposition. Ce n'est pas tant que le législateur ne parviendrait pas à imaginer l'opposition capable de bassesse, mais bien plutôt qu'il se réserve la liberté de s'y livrer à son tour le moment venu.

Le secret des sources maintient une double faille dans l'Etat
Dans un entretien accordé à Libération, le délégué général de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité l’a dit clairement : « Si nous avions été consultés, nous aurions rendu un avis défavorable [pour obtenir les listings téléphoniques du journaliste]. » Les services de l'Etat sont donc ouverts à tous les vents mauvais et cafards visqueux.

Les pseudo-révélations de la juge Prévost-Desprez ont cependant permis à la majorité de donner de la voix. Faiblement.

samedi 18 juin 2011

La cynique Royal veut récupérer les supporters de G. Frêche, exclus du PS


La candidate des primaires prône le recyclage des anciens supporters de Frêche


La candidate Royal fait bien peu cas des victimes de Georges Frêches: les harkis qu'il a traités de « sous-hommes » et des Noirs de l'équipe de France de football dont il a critiqué le surnombre...


Candidate à la primaire PS, Sa Cynique Majesté Royal a estimé juste samedi 18 juin, que le PS doit "réintégrer tous ceux qui ont été exclus" pour avoir soutenu l'ancien président du Conseil régional, Georges Freche.

" Je lance un appel pour que tout le monde se rassemble [autour d'elle], pour faire revenir la paix dans la fédération (socialiste) de l'Hérault. Il faut surmonter les conflits et les ressentiments. On a besoin d'être tous unis pour la campagne présidentielle. Il faut réintégrer tous ceux qui ont été exclus et qu'on mette fin à la tutelle " sur la fédération, a-t-elle déclaré ...lors d'un déplacement dans l'Hérault.

Hélène Mandroux
, que la Ch'tite Aubry a placée à la mairie de Montpellier, doit apprécier ce geste d'amitié...
De même que Laurent Fabius. La picto-charentaise aurait-elle oublié que le 22 décembre 2009, l'affreux Jojo Frêche lança au Conseil de la communauté d'agglomération de Montpellier: « Si j'étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si je voterais Fabius. Je m'interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche pas catholique. Mais ça fait rien, peut-être que je voterais pour lui, mais j'y réfléchirais à deux fois ».
Lien PaSiDupes

Que cache cette soudaine capacité à l'empathie ?

"Je ressens beaucoup d'amertume et de souffrance chez les militants", a assuré la présidente du Poitou-Charentes. La sympathique candidate a donc jugé qu'il fallait "donner la parole aux militants pour qu'ils désignent leurs responsables fédéraux".

Alors qu'on lui objectait que Robert Navarro, ex-président de la fédération, est accusé d'abus de confiance par la direction du PS, Désirdavenir Royal a réclamé que soit "déconnectée la procédure judiciaire de la vie de la fédération". "Il faut maintenant tourner la page", a-t-elle décrété.

Et faudra-t-il également tourner la page Jean-Noël Guérini, dans la puissante fédération socialiste des Bouches-du-Rhône...
Après tout, il est mis en examen depuis le 1er décembre 2010 pour des broutilles: abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics, recel, blanchiment, trafic d'influence, corruption active et détention de munitions et même écroué un temps à la prison de Luynes.
Que du beau monde !

dimanche 5 octobre 2008

Exclu du PS, Frêche se flatte d’avoir manipulé les sénatoriales

L’Hérault livré à la pègre socialiste

Pour asseoir largement son pouvoir dans l'Hérault, Georges Frêche, président de la région Lanquedoc-Roussillon, a eu recours à toutes les ruses aux élections sénatoriales. Le cynique Frêche, ici faisant la bise à Sa Cynique Majesté Royal, aurait créé deux listes de toutes pièces pour émietter les voix à gauche et placer son ami Robert Navaro. Une manipulation grossière qui a trompé jusqu’aux grands électeurs !... Mais L’affreux Jojo Frêche n’a pas pu se tenir de s’en vanter auprès du maire UMP de Sète, en présence d'une caméra indiscrète ! Dans la "république du respect", on trompe les électeurs.
Marianne2 vous livre les images.
VOIR et ENTENDRE :


L'Hérault est le seul département où la gauche a reculé lors des sénatoriales partielles du 21 septembre dernier.
La faute à qui ? A l'odieux Georges Frêche, patron du Languedoc-Roussillon, bien qu’exclu du PS ! Sur les quatre sièges à pourvoir, l'UMP en a raflé deux, suivi par le dissident socialiste Robert Tropéano (DVG) et le socialiste Robert Navaro, ami de Frêche, élu de justesse avec seulement 40 voix d’avance.

Frêche se venge du PS en lui faisant perdre un siège
Dans une vidéo tournée par la télévision locale 7L TV, le président de la région Languedoc-Roussillon explique à François Commeinhes, maire UMP de Sète
, comment il a «inventé» les listes de Gérard Delfau et de Ferdinand Jaoul (présentée comme liste «des chasseurs»). Jaoul va-t-il encore oser s'exposer dans les sous-bois ?
En cherchant à provoquer à gauche un émiettement des voix en faveur de la liste PS de son poulain, Robert Navaro, Frêche a réussi à barrer l'accès du troisième siège socialiste à Christine Lazerge, la colistière du candidat dissident, Robert Tropéano (DVG), élu.

Le lendemain de sa diffusion par cette télévision locale, Caroline Rossignol, la journaliste qui a tourné le sujet, a été prise à partie par Frêche qui lui a garanti que «ça allait se payer».
Georges Frêche, le patron de la région, n'en est pas à sa première menace d’abus de pouvoir.