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vendredi 11 décembre 2015

Arrestation de deux djihadistes syriens en Suisse

Comment ces deux djihadistes syriens  ont-ils pénétré en Suisse ? 

La police suisse recherche toujours au moins quatre personnes liées à la mouvance djihadiste.
 

Le tueur suisse identifié en avril 2015
La sécurité a été renforcée à Genève en réponse à une "menace terroriste", moins d'un mois après les attentats de Paris: contrôles renforcés, niveau d'alerte relevé, suspects recherchés... Selon le Dauphiné libéré, la police genevoise aurait arrêté ce vendredi après-midi deux personnes d'origine syrienne. Les policiers auraient trouvé des traces d'explosifs dans leur véhicule. "Une grosse opération policière s'est déroulée route de Thonon, dans le canton de Genève", rapporte le quotidien régional. Et une source policière de l'Etat de Genève confirme cette information: "un contrôle de police a bien eu lieu cet après-midi sur la route de Thonon, provoquant un important embouteillage (et) entraînant une interpellation". Mais les services de police n'étaient "pas en mesure de confirmer" la nationalité des suspects. 

Le Ministère public genevois "ne fait aucun commentaire". 
Cependant, l'information faisait les gros titres de la télévision publique suisse RTS ce vendredi soir. On en dénombre au moins quatre suspects recherchés, considérés comme des sympathisants de l'organisation Etat islamique, le groupe djihadiste qui a revendiqué les tueries islamistes qui ont fait 130 morts civils à Paris le 13 novembre.
Leurs noms figurent dans une note de la police genevoise dans laquelle il est également fait mention de trois villes particulièrement menacées actuellement: Genève en Suisse, Toronto au Canada et Chicago aux Etats-Unis. Une photo de ces quatre hommes, assis, barbe hirsute, le doigt en l'air en signe de ralliement à Daech, a été diffusée par les media suisses. 

La police indique aussi qu'ils sont "armés et dangereux", selon Le Matin qui ajoute qu'ils seraient en "repérage" à Genève. La police genevoise est tombée jeudi soir sur un véritable arsenal en perquisitionnant un appartement occupé par un homme signalé comme suspect dans le cadre de l'alerte terroriste. 
Chez cet homme classé à l'extrême droite, les gendarmes ont retrouvé  des armes de guerre, dont plusieurs kalachnikov AK-47, un fusil à pompe, des mitraillettes, un fusil d'assaut M16 et une trentaine de mousquetons, a fait savoir samedi le procureur général de Genève Olivier Jornot. L'homme avait aussi chez lui un drapeau nazi. Selon le magistrat genevois, l'extrémiste est un adepte du survivalisme. Il se préparait, dans son appartement, à faire face au déclenchement d'une guerre.

Un cinquième suspect a lui été interpellé à Genève au volant d'une Clio. 
Aucun détail sur son identité, ni sur les soupçons qui pèsent sur lui n'a pour l'instant été communiqué. Le journal La Tribune de Genève affirme par ailleurs qu'en plus de ces quatre suspects, deux autres personnes sont également recherchées, entrées sur le territoire suisse avec un véhicule utilitaire immatriculé en Belgique dans la nuit de mardi à mercredi. Le procureur a indiqué que les 2 Syriens n'avaient rien à voir à priori avec les 4 hommes recherchés depuis mercredi en Suisse, suspectés d'appartenir au groupe Etat islamique.

Quel lien avec les attentats de Paris ?
 
Une des occupants de la camionnette repérée par la police le 8 décembre est fichée comme étant un ami de Salah Abdeslam, l'un des suspects-clé des attentats de Paris, toujours en fuite, affirme le journal Le Temps. Les deux occupants de ce véhicule avaient notamment été signalés par les Français en raison de forts soupçons de radicalisation. Ils avaient réussi à prendre la fuite et à quitter la Suisse. 

Quelle est la nature de la menace pesant sur Genève? 
Le procureur général de la Confédération a annoncé dans un communiqué avoir ouvert mercredi une enquête pénale "sur la base d'une menace terroriste dans la région de Genève". "Le but principal est d'empêcher un événement terroriste", a expliqué le procureur. D'après Emmanuelle Lo Verso, chargée de la communication du Département de la sécurité, "nous sommes passés d'une menace floue à une menace précise". 
Les autorités craindraient une menace sur une réunion diplomatique sur la Syrie se tenant à Genève, affirme la Tribune de Genève. La réunion entre émissaires de l'ONU, vice-ministres américain et russe, prévue ce vendredi ne se tiendra du coup pas au siège de l'ONU mais dans un lieu secret et aucune couverture médiatique n'aura lieu, ont annoncé jeudi les Nations Unies. 
A Genève et sa région, des forces de police supplémentaires ont été déployées et le niveau d'alerte relevé, précise le Département de la sécurité dans un communiqué. Pierre Maudet, le chef du Département de sécurité de Genève a cependant tenu à rassurer. "Nous ne sommes pas dans le cas de figure de Bruxelles et on ne peut pas dire qu'un attentat a été déjoué ici jeudi", a-t-il déclaré.

Avril 2015: u
n djihadiste suisse identifié sur une photo de décapitation

Un jeune apprenti de Winterthur avait rejoint l'Etat islamique au début février. Celui qui se fait désormais appeler Abu Malik avait ensuite posté des photos en tenue de combat. 
Il y a sept mois, le jeune barbare a été identifié sur une vidéo de décapitation, exhibant une tête, explique 20 Minuten dans son édition du 30 avril.

La Suisse compte 200 jihadistes dangereux

jeudi 12 novembre 2015

Migrants: pressions des Européens sur les Africains pour endiguer le flux

Des aides européennes au retour (illusoire)  au pays

Les dirigeants européens se réunissent ce jeudi à Malte pour faire le point sur les décisions prises pour faire face à la crise migratoire. 

Ce sommet extraordinaire devrait surtout se focaliser sur les tractations en cours avec l'Afrique et la Turquie, à qui l'Union européenne demande d'endiguer le flux de réfugiés syriens. 
La Commission européenne met sur la table 1,8 milliard d'euros, un montant qu'elle espère voir doubler avec la contribution des 28 Etats membres de l'UE. 
Dans leur déclaration commune, qui doit être signée dans la journée, Européens et Africains s'engagent à "gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects", selon un projet de texte. La Commission européenne met sur la table 1,8 milliard d'euros 

Retour dans le pays d'origine

Les pays européens veulent que leurs homologues africains les aident à renvoyer les migrants africains dont le flux grossissant pose des problèmes aux états du Vieux Continent. Les populations d'accueil redoutent un déclassement social lié à l'afflux de main d'oeuvre à bon marché et un "grand remplacement", associé aux menaces de l'islam sur le modèle culturel occidental. A Roubaix et à Tourcoing, les habitants ne veulent pas accueillir des migrants et, pour faire face, le gouvernement slovène a dû faire appel à l'armée. Suite à des affrontements migrants-police-population, les habitants proches de la "jungle de Calais" réclament aussi l'intervention de l'armée. Ainsi, depuis que dure et s'amplifie la crise des migrants, à l'ivresse des belles paroles de Hollande surfant sur "l'esprit Charlie", la mobilisation citoyenne, la fierté et l'unité nationale, succède la gueule de bois.

Les politiques peinent à répartir la pénurie liée à la crise économique pour répondre aux besoins des arrivants en nombres. Les bisounours assurent que les migrants considèrent la France comme une simple terre de passage, au même titre que la Slovénie. Rares seraient ceux qui s'y arrêteraient et à Munich en septembre, une agence travaillait d'ailleurs à convaincre les migrants de venir en France. 

Une mission de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) se trouve actuellement en Allemagne pour proposer à 1.000 réfugiés d'être accueillis en France, dans le cadre du plan d'urgence. Les premiers "réfugiés" sont arrivés. Vingt-quatre mille seront accueillis dans notre pays.
Des précautions sont-elles prises pour vérifier que des islamistes radicaux ne profitent pas de l'aubaine pour se glisser à l'intérieur de nos frontières? "Les pouvoirs publics font le nécessaire", assure Pascal Brice, sans plus de garanties. On voit pourtant mal des djihadistes se faire enregistrer à l'Ofpra, où ils doivent se faire photographier et laisser leurs empreintes. Cette mission exceptionnelle, menée à Munich pour "soulager" l'Allemagne de 1.000 migrants, devait être poursuivie dans les 'hotspots" (la traduction par 'centre de tri' passe mal en français) placés dans les pays périphériques, qui permettront de sélectionner le reste des 24.000 migrants qu'a promis d'accueillir la France.
La presse en cause les réticences des habitants plutôt que les gouvernements. Ainsi, des media français profitent-ils des régionales pour pointer certains Français d'opposition qui seraient frileux et recroquevillés, quand l'Etat serait volontaire et généreux, alors qu'il est endetté jusqu'au point de l'insolvabilité: Hollande vit à crédit depuis le 8 novembre. A lire L'Express, la France profonde détiendrait la solution et aurait les moyens d'un accueil réussi. Avec le concours d'une presse aux ordres qui les culpabilise, l'Etat socialiste s'en remet donc  à l'abnégation des Français. 

La migration des Africains pose problème aux dirigeants d'Afrique


La réadmission "dépend aussi des conditions qui seront mises en place"
, selon le président nigérien Issoufou Mahamadou. "Le retour dans le pays d'origine ne saurait être la seule réponse de l'Europe aux migrants Africains. En effet, (certains d'entre eux) ont besoin, à l'instar des migrants venus d'autres régions, de protection", a rappelé de son côté le président ivoirien. A l'Europe post-colonialiste de se substituer aux dirigeants africains ? 

Le plan d'action proposera de favoriser la venue en Europe d'officiers d'immigration africains, chargés d'aider leurs collègues européens à mieux déterminer la nationalité des migrants en situation irrégulière, les clandestins. C'est admettre que bon nombre des "réfugiés" n'en sont pas et que la stigmatisation des Français récalcitrants est injuste, voire malveillante, inspirée de motifs politiciens. L'objectif est donc de mettre en place des expérimentations "dès l'an prochain" (dans six mois ?) avec au moins dix pays africains volontaires. 

Davantage de visas aux étudiants et chercheurs africains
"Pour garder les portes ouvertes aux réfugiés et les migrants légaux, les migrants illégaux doivent être renvoyés de manière effective et rapide", a insisté le président du Conseil européen, Donald Tusk. Les départs volontaires doivent être privilégiés, mais quand ce n'est pas possible, les départs forcés sont un "pré-requis pour une politique migratoire efficace", a-t-il ajouté. 

De leur côté, les dirigeants africains ont réclamé en échange davantage de visas dans le cadre d'une migration légale. Demande à laquelle les Européens ont timidement répondu en acceptant le doublement du nombre de visas en faveur des étudiants et chercheurs africains. 

Un sommet Europe-Turquie 
?

Le sommet doit prendre fin à la mi-journée et sera immédiatement suivi d'un autre, dans l'entre-soi européen, surtout focalisé sur les discussions en cours avec la Turquie, autre pays-clé dans la stratégie européenne visant à limiter les arrivées de réfugiés et de migrants. 

Il y a quelques semaines, la Commission européenne annonçait qu'elle avait jeté les bases d'un plan commun d'action, mais Ankara avait opposé ses exigences à l'optimisme de Bruxelles, en disant que son plan était encore loin d'être acquis.
"Les Etats membres veulent savoir où on en est exactement avec la Turquie", explique une source européenne, indiquant que le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, se chargera de leur faire un point précis sur la situation mercredi en se rendant à Malte après un déplacement en Turquie. "Il pourrait y avoir une demande d'organisation d'un sommet UE-Turquie", a précisé cette source. 

vendredi 25 septembre 2015

Ils se disent Syriens, mais un demandeur d'asile sur trois ne l'est pas

Environ 30% des migrants syriens trompent les accueillants sur leur nationalité 

L'Allemagne a fait ce constat lors de leur "enregistrement" pour l'obtention du statut de réfugié

Plus de 3.000 kms à pied, mais propres sur eux
et certains, détenteurs de vrais-faux papiers
Le ministère de l'Intérieur a mis en garde les Etats voisins vendredi. Il se fonde sur ce que constatent les autorités sur place, en particulier la police et Frontex, l'agence chargée de la surveillance des frontières de l'Union européenne.

Cette nationalité bénéficie en effet des avantages aux "réfugiés" d'un pays en guerre
Berlin a décidé de ne plus renvoyer les Syriens vers le pays dans lequel ils sont entrés dans l'Union européenne, comme le prévoit la législation européenne. 
Les réfugiés bénéficient en outre d'un procédure accélérée d'examen de leur dossier. "Nous constatons de faux passeports syriens. Il y a des indications selon lesquelles beaucoup (de migrants) prétendent venir de Syrie mais ne parlent pas un mot d'arabe", a affirmé de son côté le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, lors d'une conférence de presse, alors que l'Allemagne attend entre 800.000 et un million de demandeurs d'asile cette année, un record absolu, contre quelque 200.000 en 2014. 

Quatre faux passeports sur cinq appartiennent à des Syriens 

Pourtant, "80% des faux passeports syriens sont trouvés sur des ressortissants de ce pays", explique une porte-parole de Frontex, citée par le site de l'hebdomadaire d'investigation allemand, 'der Spiegel'. "Ils viennent d'un pays déchiré par la guerre. Beaucoup ont probablement dû quitter rapidement leur maison. Certains n'avaient jamais eu de passeport, poursuit-elle. Et il est très difficile d'en obtenir  des autorités syriennes."  

Des  Palestiniens et des Irakiens utilisent dans une moindre mesure des passeports syriens falsifiés. L'Office fédéral des migrations et des réfugiés (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge) est chargé de reconnaître s'il s'agit ou non de Syriens par la langue des demandeurs d'asile. Toujours selon Frontex, des Algériens, des Egyptiens, des Marocains se présentent aussi comme des Syriens mais souvent sans avoir aucun document prouvant qu'ils viennent de ce pays.
Entre janvier et fin juillet, 256.938 personnes ont déposé une demande d'asile en Allemagne, dont 55.587 migrants se réclamant de la nationalité Syrie.
La Syrie est le premier pays d'origine des demandeurs d'asile, devant l'Albanie et le Kosovo. 

Le Liban freine l'afflux de réfugiés palestiniens de Syrie
Le pays compte 1,5 million de réfugiés (syriens et palestiniens) sur son sol. Le Liban a pris officiellement, jeudi, des mesures de sécurité compliquant l'entrée sur son territoire des réfugiés palestiniens. Depuis mai déjà, seuls peuvent entrer sur le territoire ceux munis d'une carte de séjour en règle -délivrée par l'ambassade du Liban à Damas- à la condition qu'il soit en outre détenteurs du visa de la Sûreté générale. Ces mesures, a précisé le ministre, visent à empêcher des dérives.  
"Les Libanais ont peur que les Palestiniens s'installent au Liban de manière permanente [en se faisant passer pour Syriens] (…). Les pays, que ce soit le Liban, la Syrie ou la Jordanie, ont peur d'augmenter le nombre de Palestiniens sur leur territoire. Mais tout cela ne peut pas justifier ces mesures (…) qui vont à l'encontre des obligations internationales de l'État libanais (…)", a expliqué à RFI Nadim Houry, directeur adjoint de la section Moyen-Orient de Human Rights Watch à Beyrouth.
Sur les 75 000 Palestiniens de Syrie ayant quitté ce pays, 53 000 se sont réfugiés au Liban
, qui compte déjà douze camps de réfugiés palestiniens accueillant près de 420.000 exilés.

Les vendeurs de vrais faux passeports font fortune, en plus des passeurs 

D'après le 'Spiegel', le marché des faux passeports syriens est particulièrement florissant en Turquie à des prix et des qualités variés. Harald Doornbos, un journaliste néerlandais travaillant pour 'Nieuwe Revu' ainsi payé 750 euros pour un tel document qu'il a reçu quarante heures après sa commande.
Pour la petite histoire, il avait fourni la photo de Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais. Ce passeport, lui a-t-on assuré, permettait d'aller aisément à Chypre...

lundi 21 septembre 2015

Accueil des migrants: plusieurs centaines de Syriens chassés d'un hangar à Calais...

Hébergement des expulsés dans un... campement !

Quelque 300 'réfugiés' syriens ont été expulsés d’un hangar de fortune
 
Lundi à l'aube, sur le port de Calais, les autorités socialistes ont dirigés les hommes, les femmes et les enfants vers un campement à l’extérieur de la ville, a révélé la préfecture du Pas-de-Calais.


Avec les associations, la presse (Reuters) soutient les expulsions
"Cette évacuation illustre la volonté des autorités françaises de ne pas laisser se développer d’autres campements ou regroupements de migrants et réfugiés, à l’exception de ceux de la "jungle' ", lieu toléré, mais éloigné du centre ville.

Un campement en guise d'hébergement

Ce camp est situé aux abords d’un centre d’accueil de jour pour les hommes et de nuit pour les femmes et les enfants.
Environ 3.000 migrants et réfugiés en provenance majoritairement de Syrie, du Soudan et d’Erythrée sont à Calais et dans ses environs. Ils tentent de passer en Grande-Bretagne par bateau dans le port de Calais ou par train sur le site d’Eurotunnel.

Bruxelles paie; Manuel Valls fait l'annonce
Estimés à 25 millions d'euros, les travaux de construction d'un camp de migrants ont été annoncés fin août par le premier ministre en déplacement à Calais, avec une aide de cinq millions versés par Bruxelles.

mercredi 16 septembre 2015

Réfugiés: un milliardaire égyptien achète deux "îles d’accueil" en Grèce

Pas de ghetto en terre musulmane 

Le milliardaire égyptien veut acheter des îles en Grèce, pour la bonne cause...
L'Allemagne n'est plus au top des petits coins de paradis:
cette île grecque, futur Eden pour migrants en recherche de bien-être  
Naguib Sawiris a annoncé être en négociations. L’une d’elle pourrait porter le nom d’Aylan, l’enfant de migrants syriens retrouvé échoué sur une plage turque.
Naguib Sawiris, un milliardaire égyptien avait proposé mardi 1er septembre 2015 : "La Grèce ou l'Italie, vendez-moi une île: je déclarerai son indépendance, accueillerai les migrants, et leur fournirai des emplois grâce à la construction de leur nouveau pays". Une main d'oeuvre bon marché pour la valorisation collective d'un bien privé.

Ce sont en fait deux îles dont l’homme d’affaire est en train de négocier l’achat. 
Le richissime Egyptien, proche du président au pouvoir Al Sissi a identifié deux îles en Grèce. Il précise : "Je suis actuellement en contact avec leurs propriétaires. Nous sommes prêts à négocier à condition que le gouvernement grec donne son accord pour accueillir le plus grand nombre de réfugiés possible. " Monsieur Sawiris ajoute sur Twitter : "Nous attendons le feu vert de la Grèce pour lancer les démarches administratives en vue de l’arrivée des réfugiés." Il a également affirmé qu’il se réunirait avec des représentants du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour discuter des moyens de coopération possible.

Une contrepartie au paternalisme

Le budget du bienfaiteur s'élève à "entre 10 et 100 millions de dollars". Mais la philanthropie du propriétaire des télécoms Orascom a des limites. En contrepartie, les réfugiés devront travailler pour construire eux-mêmes ce dont ils auront besoin, sans droit d'accession à la propriété. "Il y aurait des abris temporaires pour les loger, dit-il, ensuite ils seront employés pour construire des logements, des écoles, universités, des hôpitaux". "Et si la situation s’améliore, celui qui veut rentrer (chez lui) peut le faire", a-t-il expliqué.

Un nombre incalculable de réfugiés : 500.000 ?

La solidarité européenne peine à se mettre en place. Les pays les plus exposés n'ont  en effet que de faibles possibilités d'accueil et un simple transit, lorsqu'il est massif comme c'est le cas depuis août notamment. Un pays comme la Hongrie est injustement stigmatisé pour sa résistance au déferlement de migrants du Proche-Orient, alors que sa population autochtone ne dépasse pas 10 millions et qu'ont été saturées les capacités d'accueil de l'Allemagne, pourtant six fois plus peuplée et bénévole. Angela Merckel a dû rétablir les contrôles à ses frontières. Mardi 15 septembre 2015, une loi est entrée en vigueur pénalisant toute traversée illégale de la frontière hongroise avec la Serbie. 
La Hongrie a également annoncé son intention d’étendre la clôture à sa frontière avec la Roumanie.

Depuis le 1er janvier 2015, le nombre record de 500.000 hommes, femmes et enfants a été dénombré aux portes de l’Union Européenne, contre seulement 280.000 dans l’année 2014.

Ce qu'omettent, ou non, les organes de presse

Les milliardaires ont la cote...
Le propriétaire de la chaîne scandinave Nordic Choice, le norvégien Petter Stordalen, a offert mardi 5.000 nuitées dans les hôtels de son groupe aux réfugiés qui ne trouveraient pas de place dans les structures d’accueil traditionnelles. Le drame des migrants syriens arrivés par dizaines de milliers en Europe "concerne absolument tout le monde", a-t-il expliqué à l’agence norvégienne NTB, précisant qu’il offrira également le couvert aux personnes hébergées dans ses établissements.

L’Agence des migrations norvégienne (UDI) a toutefois fait savoir qu’elle étudiera - indépendamment du coup de pub - l’initiative personnelle de l’homme d’affaires
qui engage la collectivité nationale. La Norvège a accueilli au cours du mois d’août 2.313 demandeurs d’asile, en majorité syriens, érythréens et afghans, le chiffre le plus élevé en un mois depuis les années 1990. Selon UDI, ils pourraient être 16.000 à la fin de l’année, contre 11.480 en 2014.
Mais le saviez-vous?
Ce milliardaire égyptien est la 60e personne la plus riche au monde et l'homme le plus riche en Afrique, d'après le classement 2008 du magazine Forbes.
C'est aussi un chrétien copte, ce que ne précisent pas les agences de presse de la désinformation.
Les coptes sont les descendants des anciens Égyptiens. Ils se sont convertis au christianisme au premier siècle. Quand les musulmans ont conquis l’Afrique du Nord, à partir du VIIe siècle, ils ont imposé en Égypte la langue arabe et la religion islamique. Cependant, une minorité d’Égyptiens est restée chrétienne, préservant aussi la langue copte, dérivée de la langue égyptienne ancienne.21 otages ont été assassinés. La plupart avaient émigré d’un village pauvre d’Égypte pour s'établir en Lybie voisine, dans la ville côtière de Syrte, à environ 500 kilomètres de Tripoli.Ils ont été enlevés par des milices de l'État islamique à Syrte, entre décembre 2014 et janvier 2015. Le 12 Février, l’État islamique a publié des photos des 21 otages pour promouvoir leurs activités terroristes à l’Occident et recruter des terroristes. Le 15 février, les islamistes ont publié sur les forums djihadistes une vidéo intitulée 'Un message signé avec le sang de la nation à la Croix', en référence aux chrétiens. Les images de la vidéo montrent les tueurs vêtus de noir et les otages portant une combinaison de couleur orange identique à celle d’autres otages décapités auparavant. Les mains liées derrière le dos, les chrétiens coptes sont conduits les sun derrière les autres sur la côte libyenne et forcés de s’agenouiller sur la plage. Avant d’être décapités.

mardi 15 septembre 2015

Affaire du dessin de Chaunu: Aylan, à toutes les sauces aigrelettes

Depuis la tuerie de Charlie, le dessin de presse reste létale

Exercer une activité publique sans avoir à en assumer les contreparties, notoriété et déraillements ?
Dessin originel...
Suite à son dessin contesté du petit Aylan, FigaroVox offre à Emmanuel Chaunu la capacité de réagir après les insultes et les menaces dont il dit avoir été victime, alors que les 5èmes Rencontres internationales des dessinateurs de presse auront lieu à Caen ce week-end.

Vous avez publié un dessin du petit Aylan qui a suscité de violentes critiques sur les réseaux sociaux. On reconnait la position du petit garçon dont la photo a fait le tour du monde, allongé ["échoué", face contre "terre", si on veut bien faire face à la réalité cruelle de la mort d'un enfant, tout en se portant au secours d'un dessinateur vivant] sur la plage [en fait, "une plage" de Turquie et non celle que fréquentent les familles qu'il ne sert à rien de culpabiliser]. Au dessus on peut lire: «C'est la rentrée». 
Que désiriez-vous dire à travers ce dessin?
[Allons-y, mais si son auteur doit s'en justifier, le dessin n'est-il pas raté?]
Emmanuel Chaunu: Quand l'image est diffusée, on est en plein dans le grand marronnier de la rentrée. [Aïe, ça démarre mal: la période est propice au grand n'importe quoi...] Les reportages sur le stress des enfants, les angoisses des parents etc. se multiplient. [Aveu de l'hypocrisie de la presse qui contribue donc à ce malaise pour faire du papier et combler le vide de l'actualité !] Puis, cette photo déclenche un tsunami émotionnel et nous bouscule, nous renvoyant aux angoisses un peu futiles de notre monde. [Quelles sont précisément ces futilités floues? Le chômage des Français? La hausse déguisée des impôts et la baisse réelle du pouvoir d'achat? L'augmentation de la mortalité sur les routes et la traque des automobilistes? Les mensonges de la presse partisane?] Je ne donne pas de leçon, je me brocarde aussi car on est tous égoïstes et, parfois, éloignés des réalités. [Autocritique vague et indulgente] Pour la rentrée et mon dessin pour L'Union, j'ai voulu rendre hommage à cet enfant qui est le nôtre. [Car nous sommes "citoyens du monde" et tous des "êtres humains": le discours dérape dans la philosophie de comptoir !] Alors que la rentrée des classes fait l'actualité, il y a la guerre et la montée de Daesh. Des peuples vivent ce que nous avons vécu en 1940. [en termes à peine voilés, Chaunu suggère l'exode des Français à l'incontournable "période la plus sombre de notre histoire", mais  l'exorciste s'écarte ainsi de l'actualité en évitant d'ailleurs de désigner les "nazis" qu'il évoque pourtant: le "dictateur" syrien ou les islamofascistes?]

Etes-vous surpris par la violence des réactions ?


J'ai été littéralement surpris par ces réactions incroyables. On a des gens qui réagissent de façon épidermique, sans analyse, se revendiquant de l'esprit du 11 janvier, alors que c'est beaucoup plus complexe que ça. [Les réactions incriminées sont de celles auxquelles on doit s'attendre en considération du sujet abordé, du choix du support internet et de l'ampleur de la cible recherchée.] Mon dessin n'est pas une caricature: on est plus proche du dessin publié au lendemain des attentats (où l'on voit des crayons transformés en poteaux d'exécution, ndlr) [qui  se revendique de l'esprit du 11 janvier ?] et dans le registre du symbolique et du poétique. [comment peut-on assumer une proximité avec le dessin et se retrancher derrière le "symbolique"? Quant à la poésie de la mort violente d'un enfant, il faut être Victor Hugo pleurant sur sa propre fille disparue...] L'enfant est restitué tel qu'il est sur la plage. C'est un dessin hommage. [Avec le cartable bien en place, pour faire plus symbolique et poétique...]

Que disent-elles de la société française?

Ce n'est pas attaché uniquement à la société française mais signe des temps, la toile est un vide-ordures, une grande décharge. [Chaunu y porte ses dessins -  ses encombrants, parfois - , à charge de ne pas participer à la pollution] Plus rien ne se structure. On lapide, on dégobille. [Une prise de conscience salutaire: Chaunu est-il en train de nous dire que les internautes sont des lanceurs d'alerte utiles ?] Il est temps d'analyser les réseaux sociaux, cette fantastique technologie. 
Que peut-on opposer à cette diarrhée du net? [Ne pas distribuer des produits pourris, par exemple !] 
Cela pose aussi la question du temps long et celui de la réflexion. [Emmanuel le dessinateur, fils de l'historien Pierre Chaunu, va-t-il réserver sa production à l'édition? Fini le numérique; retour au papier ?] On réagit de suite, simultanément, ne donnant pas le temps à la pensée de se construire. [Reproche valable pour les dessinateurs qui, à la différence des historiens, collent à l'actualité] Or, cette question du temps, on se la pose, dans notre métier de dessinateur, en même temps que nous surfons sur l'actualité. On est à la croisée des chemins.

A propos, le dessin reproduit par francetvinfo est amputé...
Dessin tronqué: pourquoi? (lien)
Pourquoi, croyez-vous, le service public a-t-il cru bon de censurer le titre malsain non tronqué en tête d'article? 

Ce week-end auront lieu les 5èmes Rencontres internationales des dessinateurs de presse à Caen
[où est né E. Chaunu], dont vous êtes l'un des organisateurs. Les premières depuis les attentats. Quel message voulez-vous y faire passer ?

Le Mémorial nous donne la chance de
pouvoir tous nous retrouver pour pouvoir échanger sur notre métier, notre passion. Des dessinateurs du monde entier seront présents. Mon message? le dessin de presse comme toutes les œuvres réclame un peu d'éducation: Il n'y a pas de caricature sans culture !
[Bienvenue aux lecteurs de Télérama: les ferrailleurs de grandes décharges et les raclures de vide-ordures y sont indésirables ...]

Chaunu dessine mieux qu'il ne se justifie, mais "peut mieux faire" toutefois, en cette rentrée des enfants des écoles et ce retour des marronniers. Il le doit, en hommage authentique et durable à tous les Aylan dont on ne parle pas. Et aux innocentes victimes des dessinateurs.

lundi 14 septembre 2015

Paris: une trentaine de sans-logis évacués d'un parc de Saint-Ouen

Ce ne sont pas des réfugiés syriens, précise la préfecture !

Ces expulsés sont encadrés par des associations accusées de chercher à surfer sur la vague syrienne…
Sans-papiers, sans-abri venus d'ailleurs mais récalcitrants,
évacués par les forces de l'ordre à Saint-Ouen
Une trentaine de sans-abri a été déplacée par les forces de l'ordre, dimanche soir. Jusqu'à hier soir ils s'étaient réfugiés dans un parc municipal de Saint-Ouen où ils venaient de s'installer, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. "Il leur a été demandé de ne pas s'installer là de façon durable", a indiqué un responsable de la préfecture.

Un coup monté politique de DAL
Ce groupe d'une trentaine de personnes, parmi lesquelles se trouvaient des familles, s'était installé dimanche "en fin de journée" aux abords du square Marmottan, à Saint-Ouen, en banlieue nord de Paris.

L'association Droit au logement (DAL) avait installé le groupe à Saint-Ouen
Pourquoi Saint-Ouen ? Les élections municipales ont retiré la mairie au PCF pour la confier à un UDI. 
Aujourd'hui, Eric Degremont, membre de DAL, clame que les policiers sont intervenus à la demande du maire UDI de Saint-Ouen William Delannoy qui refusait de laisser s'installer "des sans-abri, qui plus est réfugiés, (…) venus chercher ici un peu de répit", selon l'associatif au micro d'i-télé, exploitant la fibre émotionnelle.

La préfecture conteste la version de DAL: "Il ne s'agit pas de réfugiés syriens"...

"Ce n'est pas le même cas de figure. Là, il ne s'agit pas de réfugiés syriens, mais de personnes qui sont accompagnées par des associations qui cherchent à surfer sur la vague", a affirmé le porte-parole de la préfecture.

L'amalgame "citoyen" est-il républicain? 
Des centaines de réfugiés, principalement des Syriens en provenance d'Allemagne, ont en effet pénétré de l'Allemagne en France pour être accueillis la semaine dernière dans plusieurs communes d'Ile-de-France. 
L'exploitation par Laurent Joffrin dans le journal Libération de la photo du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie,  avait été instrumentalisée par le président François Hollande qui avait annoncé que la France était prête à accueillir 24.000 réfugiés supplémentaires sur deux ans, voire 30.000, de l'aveu de Laurent Fabius.
Aujourd'hui, débordée par le flux de migrants, l'Allemagne est contrainte d'interrompre l'organisation de transports par voie de chemins de fer et de rétablir les contrôles de clandestins à ses frontière.

dimanche 13 septembre 2015

Conte pour la jeunesse: neuf "migrants" syriens échouent sur une aire d'autoroute dans la Somme

Comment détourner un banal incident en fable politique

Un article  de presse à des fins éducatives, voire de propagande

Neuf migrants d’origine syrienne, trompés par un chauffeur routier, ont échoué dans la Somme. 
En s'introduisant furtivement à l'intérieur d'un poids lourd, ils pensaient arriver en... Angleterre, où des frères et des soeurs sont déjà installés, ce qui fait du monde... Mais, pris pour argent comptant, le récit qu'ils donnent de leur aventure  ne serait-il pas adapté à des fins de  prise en charge social sur les conseil des associations? A moins que ce ne soit de la propagande?

A Amiens cet après-midi-là, après avoir échoué le matin même près de Péronne, sur l’aire d’autoroute d’Assevillers, première de France en terme de fréquentation et de chiffre d'affaire, ces jeunes Syriens ont encore l’envie d’y croire en montant dans le train en direction de Calais. Pourtant, trois mois après leur départ d’Alep, en Syrie, c’est à Calais, dans cette fameuse 'jungle' où ils campent depuis quatre semaines, que ces jeunes âgés de 20 à 27 ans vont encore devoir patienter. Leur aventure s’est terminée au milieu des champs de betterave, aux abords de l’aire d’autoroute d’Assevillers, dans la Somme, sur l’A1.
Or,
à Alep en août 2012, les rebelles de l'armée syrienne libre avaient tenté de chasser le régime syrien pour prendre possession du nord de la Syrie. Une violente bataille opposant 8.000 attaquants rebelles aux 20.000 soldats des forces loyalistes. Cette ville est toujours en guerre. A quel camp les neufs garçons appartiennent-ils?   

Des passeurs malveillants sur les autoroutes de France ?

Ce mercredi matin, neuf hommes marchaient à travers champs en direction de la gare TGV Haute-Picardie, quand ils sont repérés par une patrouille de gendarmes qui engagent la discussion, alors qu’ils traversent le pôle d’activités de Haute-Picardie.
Nos Syriens ne parlent pas français, sauf Bawan, 20 ans, qui connaît quelques mots d’anglais usuel. Il raconte: " Nous avons fui notre pays il y a trois mois. Nous avons traversé la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne, avant d’arriver en France le 28 juillet. Nous sommes partis à Calais car nous voulons aller en Angleterre. David Cameron a dit qu’il donnerait des papiers aux migrants comme nous". Hollande aussi, mais l'un est crédible et l'autre non...
Après un mois dans la 'Jungle' de Calais, ils ont cherché un passeur pour l'Angleterre. Ils disent avoir déjà déboursé 12.000 euros  chacun pour effectuer ce long voyage jusque Calais, mais cette somme est insuffisante pour traverser la Manche. Or, ils racontent qu'un chauffeur routier leur a proposé de les cacher dans la remorque de son camion contre 400 €, pour franchir le tunnel sous la manche. "Nous étions heureux; enfin, nous allions être libres", disent-ils au journaliste picard. 

Ces migrants se disent rackettés
Ils sont montés au fond de la remorque du camion, remplie de cartons et les détails imaginés ou authentiques abondent. "Certains des cartons étaient vides, nous nous sommes cachés dedans." Et tous disent qu'il faisait extrêmement chaud dans les véhicules empruntés et qu'ils n'avaient  pas à boire, mais, le sachant, aucun ne prend jamais les précautions élémentaires.  
Le camion a démarré et quand il s’est arrêté, le chauffeur est venu leur ouvrir les portes. Il est un peu plus de 19 heures mardi soir et les neuf migrants pensent être de l’autre côté de la Manche. Ils sont en fait sur le parking de l’aire d’Assevillers. "Le conducteur du camion est aussitôt parti. On a compris très vite que nous n’étions pas en Angleterre". Ils ont passé la nuit à proximité de l’aire, autour d’un petit feu pour se réchauffer, et quand ils ont appris qu’il y avait une gare à proximité, ils ont pris sa direction à pied. Sur la seule foi des déclarations migrants le Courrier Picard qualifie le routier de "malveillant".

Ils sont arrivés mercredi matin, vers 10 h 30, sous escorte des gendarmes. Après avoir tenté de négocier pour prendre un TGV pour Calais, c’est finalement à bord d’un bus de la SNCF que vers midi ils ont rejoint Amiens où Cazeneuve la Croix-Rouge était sur place pour proposer boissons et nourriture. Les neufs billets ont bien dû être pris en charge par quelqu'un... La mairie d'opposition ?

Un conte comme il en circule beaucoup

Sur le quai de la gare routière d’Amiens, 
Victor, un Amiénois de 30 ans "passé là par hasard" s’arrête pour proposer des cigarettes au groupe de clandestins. Le commentaire vertueux arrive: "Je suis touché, et je me sens coupable", aurait déclaré cet inconnu. 
La presse réaliste se complaît actuellement dans les détails édifiants. "Avant de reprendre le train pour Calais, c’est aussi auprès des bénévoles de la Croix-Rouge que ces neufs migrants trouveront un peu d’humanité."

Le gouvernement est "disponible", mais ce sont les associations qui assument. Dans le cadre de sa mission d’accueil d’urgence, l’association leur a offert un repas, une douche, mais aussi des vêtements. Les migrants, eux, sont surtout à la recherche de chaussures. 
Aro, 25 ans, semble même étonné par l’accueil qui leur est réservé, reprend le journaliste. "Les Français sont formidables", explique-t-il dans un anglais très approximatif. Bon, c'est un journaliste qui le dit et ils sont bien connus pour leur maîtrise des langues. Conscient de l'incohérence de la flatterie, le jeune homme retifie le tir:  "Je vais en Angleterre car c’est plus simple pour les papiers. Mais un jour, si dieu le veut, je reviendrai en France." 

Les origines sont désormais portées en bandoulière
Curieusement, les Français son absents de ce conte moral. Dans le local de la Croix-Rouge, Francisca, 73 ans, bénévole d’origine portugaise, donc a priori chrétienne, regarde le groupe de jeunes migrants avec une attention particulière. Il y a plus de 50 ans, elle quittait son pays pour fuir la dictature et la misère. "J’ai eu la chance d’être bien acceptée. Aujourd’hui, c’est à nous de faire un effort." L’heure du départ approche, celui des au revoir aussi. 
Dans le train pour Calais, montent trois agents de la police ferroviaire. "Sans lien avec la présence de migrants", nous assure l’un d’entre eux. Fauchés, les passagers n’ont pu s’acquitter de leur titre de transport. Une infraction qui devrait être jugée avec clémence par la SNCF, estime le journaliste qui "dans ce cas précis devrait faire preuve "d’humanité," commente-il encore. 

Les faits sont-ils authentiques? 
Nul ne l'aurait jamais su sans ce qui suit et qui lève le doute, tant la construction de l'article est scolaire et l'objectif prévisible. Visiblement, cette narration sensible de l'aventure fantasmée des neuf jeunes Syriens ne sert que de prétexte à une démonstration prévenue. La conclusion n'a en effet qu'un seul but: discriminer. 

Les villes picardes divisées 

Dans la Somme (LR), en fonction des possibilités d’accueil, des villes comme Abbeville (PS) ou Péronne (UDI) y sont favorables. Amiens (UDI) temporise.

Dans l’Aisne (UDI), refus fran du maire (LR) Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle.

Dans l’Oise (LR), même position, sous réserve, à Beauvais (UMP), Compiègne (UMP, maire Philippe Marini) ou Chantilly, dont le maire Éric Woerth n'est pas cité: la population immigrée recensée dans la commune s'élève à 6,8 % de la population, chiffre nettement supérieur à la moyenne picarde - PS - de 4,8 %).

La presse joue un bien vilain rôle qui ne démontre en rien le respect du lecteur.