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samedi 16 janvier 2016

Charlie Hebdo: Riss souille la mémoire du petit Aylan

Un dessin de Riss sur Aylan suscite l'indignation

Charlie hebdo prétend dénoncer le racisme mais provoque la nausée parmi les internautes
La finesse et le respect sont hors de portée des dessinateurs qui rient de tout, sans considération aucune de leurs congénères, si éprouvés et affaiblis soient-ils. "C'est injuste de nous faire mal à nouveau", a déclaré, depuis Vancouver ( Canada), Mme Kurdi, une tante du petit garçon, en imaginant la peine ressentie par son frère Abdallah, le père du petit noyé syrien.

Le directeur de la publication de Charlie Hebdo a en effet repiqué au truc, appliquant toujours le même mode de pensée ou recette (cf. dessin à droite) publiant un nouveau dessin faisant référence au drame de la mort du petit Aylan et à celui des agressions sexuelles en Allemagne, assuré de ne pas passer inaperçu, alors que les mobilisations anti-terroristes ne font plus recette et les commémorations à répétition saturent l'opinion pourtant prompte à la compassion.

Ne craignant pas l'amalgame entre fatalité
du drame du petit Aylan et la révulsion suscitée par les agressions sexuelles en Allemagne, le nouveau dessin du directeur de la publication de Charlie Hebdo pue l'exploitation du malheur. Un an après la terrible attaque terroriste contre sa rédaction, Charlie Hebdo reste le journal libertaire et ne reculant devant la provocateur propice, pense-t-il, à préparer la révolution.

"A Charlie, plus que jamais, nous voulons dessiner," insistent les butors égocentriques.
 
Charlie hebdo, assoiffés de sang ?
Et peu importe la souffrance qu'occasionne leur feuille. En référence aux "agressions sexuelles de masse" à Cologne, l'ambigu dessinateur extrapole sur la peur et le racisme supposés: l'esprit pervers imagine ce "que serait devenu le petit Aylan s'il avait grandi" et suggère que tous les migrants syriens sont des violeurs en puissance. Le dessin représente deux hommes, langue pendue, poursuivant des femmes.

Un humour qualifié d'extrême droite mais par des libertaires d'extrême gauche !
Face au déferlement d'indignation, quelques fanatiques irréductibles (et déséquilibrés de la même mouvance idéologique) défendent le dessin de Riss, tout comme sa démarche, appelant à la rescousse l'esprit de Charb ou de Cabu. Charlie hebdo fait pire que ses cibles et sur Twitter, nombreux sont les internautes qui démasquent les intentions cachées de ce dessin malsain à plus d'un égard: il souille la mémoire de la petite victime et fait porter leurs équivalents de la droite extrême la perversité qui l'habite. 
Pour autant, certains internautes estiment que le directeur de la publication de Charlie Hebdo a franchi une limite en évoquant à nouveau sur un mode satirique le cas emblématique du petit Aylan Kurdi, l'un des enfants syriens noyés découvert  sur une plage turque .



La reine de Jordanie a-t-elle l'une de ces "réactions épidermiques" dont L'Express accuse les indignés ?

Le dessin de Riss sur le petit Aylan suscite beaucoup de dégoût en France et partout dans le monde arabe. Des dessinateurs ont pris leurs crayons pour "défendre la mémoire" de l’enfant de migrants syriens mort en septembre dernier, échoué sur une plage turque parmi d'autres.
La reine de Jordanie répond au dessin de Charlie Hebdo
Sur son compte Twitter, la reine Rania de Jordanie a riposté par un dessin à une caricature de l'hebdomadaire anarcho-révolutionnaire.
L’un des dessins (ci-dessous) relaie le tweet (ci-dessus) de la reine Rania.

Sans doute la souveraine entre-t-elle dans la catégorie, stigmatisée par L'Express, des débiles qui ne comprennent jamais rien à rien. 
A l'inverse, penser que tous les migrants syriens sont de la graine de docteurs en médecine à de quoi jeter le trouble parmi les étudiants français qui n'ont pas ce potentiel imaginé...
Assez de délires en tout genre !


mardi 15 septembre 2015

Affaire du dessin de Chaunu: Aylan, à toutes les sauces aigrelettes

Depuis la tuerie de Charlie, le dessin de presse reste létale

Exercer une activité publique sans avoir à en assumer les contreparties, notoriété et déraillements ?
Dessin originel...
Suite à son dessin contesté du petit Aylan, FigaroVox offre à Emmanuel Chaunu la capacité de réagir après les insultes et les menaces dont il dit avoir été victime, alors que les 5èmes Rencontres internationales des dessinateurs de presse auront lieu à Caen ce week-end.

Vous avez publié un dessin du petit Aylan qui a suscité de violentes critiques sur les réseaux sociaux. On reconnait la position du petit garçon dont la photo a fait le tour du monde, allongé ["échoué", face contre "terre", si on veut bien faire face à la réalité cruelle de la mort d'un enfant, tout en se portant au secours d'un dessinateur vivant] sur la plage [en fait, "une plage" de Turquie et non celle que fréquentent les familles qu'il ne sert à rien de culpabiliser]. Au dessus on peut lire: «C'est la rentrée». 
Que désiriez-vous dire à travers ce dessin?
[Allons-y, mais si son auteur doit s'en justifier, le dessin n'est-il pas raté?]
Emmanuel Chaunu: Quand l'image est diffusée, on est en plein dans le grand marronnier de la rentrée. [Aïe, ça démarre mal: la période est propice au grand n'importe quoi...] Les reportages sur le stress des enfants, les angoisses des parents etc. se multiplient. [Aveu de l'hypocrisie de la presse qui contribue donc à ce malaise pour faire du papier et combler le vide de l'actualité !] Puis, cette photo déclenche un tsunami émotionnel et nous bouscule, nous renvoyant aux angoisses un peu futiles de notre monde. [Quelles sont précisément ces futilités floues? Le chômage des Français? La hausse déguisée des impôts et la baisse réelle du pouvoir d'achat? L'augmentation de la mortalité sur les routes et la traque des automobilistes? Les mensonges de la presse partisane?] Je ne donne pas de leçon, je me brocarde aussi car on est tous égoïstes et, parfois, éloignés des réalités. [Autocritique vague et indulgente] Pour la rentrée et mon dessin pour L'Union, j'ai voulu rendre hommage à cet enfant qui est le nôtre. [Car nous sommes "citoyens du monde" et tous des "êtres humains": le discours dérape dans la philosophie de comptoir !] Alors que la rentrée des classes fait l'actualité, il y a la guerre et la montée de Daesh. Des peuples vivent ce que nous avons vécu en 1940. [en termes à peine voilés, Chaunu suggère l'exode des Français à l'incontournable "période la plus sombre de notre histoire", mais  l'exorciste s'écarte ainsi de l'actualité en évitant d'ailleurs de désigner les "nazis" qu'il évoque pourtant: le "dictateur" syrien ou les islamofascistes?]

Etes-vous surpris par la violence des réactions ?


J'ai été littéralement surpris par ces réactions incroyables. On a des gens qui réagissent de façon épidermique, sans analyse, se revendiquant de l'esprit du 11 janvier, alors que c'est beaucoup plus complexe que ça. [Les réactions incriminées sont de celles auxquelles on doit s'attendre en considération du sujet abordé, du choix du support internet et de l'ampleur de la cible recherchée.] Mon dessin n'est pas une caricature: on est plus proche du dessin publié au lendemain des attentats (où l'on voit des crayons transformés en poteaux d'exécution, ndlr) [qui  se revendique de l'esprit du 11 janvier ?] et dans le registre du symbolique et du poétique. [comment peut-on assumer une proximité avec le dessin et se retrancher derrière le "symbolique"? Quant à la poésie de la mort violente d'un enfant, il faut être Victor Hugo pleurant sur sa propre fille disparue...] L'enfant est restitué tel qu'il est sur la plage. C'est un dessin hommage. [Avec le cartable bien en place, pour faire plus symbolique et poétique...]

Que disent-elles de la société française?

Ce n'est pas attaché uniquement à la société française mais signe des temps, la toile est un vide-ordures, une grande décharge. [Chaunu y porte ses dessins -  ses encombrants, parfois - , à charge de ne pas participer à la pollution] Plus rien ne se structure. On lapide, on dégobille. [Une prise de conscience salutaire: Chaunu est-il en train de nous dire que les internautes sont des lanceurs d'alerte utiles ?] Il est temps d'analyser les réseaux sociaux, cette fantastique technologie. 
Que peut-on opposer à cette diarrhée du net? [Ne pas distribuer des produits pourris, par exemple !] 
Cela pose aussi la question du temps long et celui de la réflexion. [Emmanuel le dessinateur, fils de l'historien Pierre Chaunu, va-t-il réserver sa production à l'édition? Fini le numérique; retour au papier ?] On réagit de suite, simultanément, ne donnant pas le temps à la pensée de se construire. [Reproche valable pour les dessinateurs qui, à la différence des historiens, collent à l'actualité] Or, cette question du temps, on se la pose, dans notre métier de dessinateur, en même temps que nous surfons sur l'actualité. On est à la croisée des chemins.

A propos, le dessin reproduit par francetvinfo est amputé...
Dessin tronqué: pourquoi? (lien)
Pourquoi, croyez-vous, le service public a-t-il cru bon de censurer le titre malsain non tronqué en tête d'article? 

Ce week-end auront lieu les 5èmes Rencontres internationales des dessinateurs de presse à Caen
[où est né E. Chaunu], dont vous êtes l'un des organisateurs. Les premières depuis les attentats. Quel message voulez-vous y faire passer ?

Le Mémorial nous donne la chance de
pouvoir tous nous retrouver pour pouvoir échanger sur notre métier, notre passion. Des dessinateurs du monde entier seront présents. Mon message? le dessin de presse comme toutes les œuvres réclame un peu d'éducation: Il n'y a pas de caricature sans culture !
[Bienvenue aux lecteurs de Télérama: les ferrailleurs de grandes décharges et les raclures de vide-ordures y sont indésirables ...]

Chaunu dessine mieux qu'il ne se justifie, mais "peut mieux faire" toutefois, en cette rentrée des enfants des écoles et ce retour des marronniers. Il le doit, en hommage authentique et durable à tous les Aylan dont on ne parle pas. Et aux innocentes victimes des dessinateurs.

samedi 5 septembre 2015

Aider les réfugiés, est-ce rendre un service aux pays victimes du "printemps arabe" ?

Les Français poussés à l'accueil de clandestins par le PS, récupérateur de la mort du petit Aylan 

Halte à la culpabilisation

Initiatives spontanées... sous la pression !
Après l'hyper-médiatisation des photos du petit Aylan, dans certains pays dont la France, à retardement, mais avec la détermination des vigilants surpris dans leur sommeil, le PS multiplie les initiatives pour faciliter l'accueil des réfugiés. Appel d'élus socialistes à un réseau de "villes (nouvèlement) solidaires", pétition, mobilisation citoyenne (marches blanches? cellules psychologiques dans les écoles?)... Les photographies montrant l'enfant syrien de trois ans trouvé noyé sur une plage turque, ont déclenché un vaste mouvement d'opinion.

Plusieurs élus socialistes ont saisi l'opportunité

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lancé jeudi un appel à la spontanéité   "constitution d'un réseau de villes solidaires" qui s'engageraient à accueillir des réfugiés. Les visuels sont déjà prêts et le patron du PS ne manque pas à se mettre en valeur sur Twitter pour faire passer le message :

De son côté, le secrétaire du PS chargé des élections, Christophe Borgel, signait avec une dizaine de maires de son département un appel en faveur des réfugiés intitulé "Nous sommes prêts à accueillir". 

A Strasbourg où le maire Roland Ries (PS) a appelé à une "mobilisation citoyenne". Dans le Lot, où six conseillers départementaux souhaitent faire de leur département une "Terre d'accueil d'urgence", les élus socialistes ont été nombreux à relayer cette idée. 

A Lille (Nord), Martine Aubry s'est dite prête ce vendredi à "accueillir une centaine de réfugiés sans difficulté" dans sa ville et sa piscine. "La ville de Lille mettra gracieusement à disposition des locaux (deux résidences et des logements individuels) pour accueillir ces réfugiés", a-t-elle annoncé. A croire que les sans-abri de la Communauté urbaine ont trouvé un logement décent. Elle a également indiqué que quatre écoles de sa municipalité disposant de classes (en surnombre?) pour enfants ne parlant pas français pourront accueillir des jeunes et qu'un soutien psychologique et de santé sera assuré pour les personnes en faisant la demande, à la charge du contribuable. Le site internet de la ville offrira aussi des conseils aux habitants souhaitant "donner de leur temps, héberger des réfugiés ou donner des biens".

Odieuse, l'évidente politisation de la mort d'un enfant

De son côté, le député PS des Bouches-du-Rhône battu à la municipale phocéenne, Patrick Mennucci, a interpellé  le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (LR) ce vendredi dans un courrier, afin que la cité phocéenne et les communes du territoire s'organisent pour accueillir "un quota minimum de réfugiés". Sans limite supérieure pour ce port ouvert sur la Méditerranée... La démagogie politique ne connaît pas de bornes.

La mairie de Sarcelles (Val-d'Oise), ville de banlieue parisienne où une centaine de chrétiens d'Irak sont hébergés dans des familles d'accueil depuis un an, veut ouvrir un centre d'accueil de réfugiés, a expliqué son maire, le socialiste François Pupponi. La mairie s'est portée acquéreuse (sic)  auprès de la ville de Paris d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) situé à Sarcelles, avec l'idée de transformer une partie des locaux en une structure pour les réfugiés. Coût de l'opération: 15 M€ pour la commune qui fait des choix en défaveur de ses habitants, tous des privilégiés . "Accueillir des réfugiés demande de l'organisation, cela nécessite un vrai plan national, estime le député-maire. Il faut qu'on soit solidaire, c'est évident, mais là, on le fait sans le dire, en bricolant, c'est très empirique, très désorganisé".


François Baroin (LR) donne la priorité à la population de Troyes
A droite, la sénatrice UDI de l'Orne, Nathalie Goulet, a lancé une pétition appelant François Hollande et François Baroin, le président de l'Association des maires de France, à coordonner l'accueil de réfugiés dans des communes. 
Vendredi, le texte avait reçu plus de 40 000 signatures. Mais ce type d'initiative passe mal. François Baroin (Les Républicains) a fait le constat que la France n'est pas en position d'accueillir "durablement" des réfugiés et que, pour sa part, il n'en accueillera pas davantage à Troyes, dont il est maire.


Une majorité de Français résiste au lavage de cerveau…

Les initiatives destinées à accueillir plus de migrants en France suscite une réaction de défense. A Rosans par exemple, dans les Hautes-Alpes, la maire a demandé à la préfecture de pouvoir loger deux familles de réfugiés syriens dans des HLM. Mais face à cette initiative, un collectif "Respectez les Rosanais" a été créé pour demander la tenue d'un référendum auprès des habitants. "On ne demande pas l'avis aux habitants. J'ai reçu plusieurs appels d'habitants écœurés qu'on ne leur demande pas leur avis, en tant que contribuables", a déclaré Julien Leonardelli, secrétaire départemental du FN en Haute-Garonne.

Un sondage IFOP pour Atlantico, réalisé aussi jeudi et vendredi, confirme également qu'une majorité de Français (51%) sont opposés à l'accueil de nouveaux migrants. Toutefois, ils étaient plus de 60% début juillet, rappelle l'institut qui y voit pour sa part un impact «indéniable» de la photo dans l'opinion. 

Malgré l'émoi et l'incitation à la solidarité suscités par la photo du jeune Aylan, selon un autre sondage, Odoxa pour i-télé et Paris-Match, également réalisé jeudi et vendredi, les Français restent majoritairement opposés à l'accueil de réfugiés, l'indécence de instrumentalisation de la photo d'Aylan n'y est pas étrangère. 52% désapprouvent les propos du premier ministre Manuel Valls jugeant que les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis".

L'opinion publique reste en fait majoritairement (à 56 %) opposée à l'accueil de migrants et de réfugiés sur le territoire français, avec un clivage marqué entre la gauche et la droite, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi 2 septembre. 
A la question "selon vous, la France doit-elle accueillir une part" des migrants et réfugiés qui tentent actuellement de gagner l'Union européenne, notamment en provenance de Syrie, 56 % des sondés ont répondu "non", contre 44 % "oui". L'opposition est également partagée chez les hommes et les femmes, mais elle atteint son maximum chez les 35-49 ans (63 %) et les 50-64 ans (61 %). Seules les personnes âgées de 65 ans et plus se disent majoritairement favorables (à 62 %) à l'accueil de migrants et réfugiés.
Et pourtant, le PS -déconnecté du pays - met le doigt dans un engrenage qui dessert les accueillants forcés et les demandeurs délocalisés et déracinés. 

vendredi 4 septembre 2015

Après la récupération des attentats terroristes de janvier, celle d'Aylan en septembre

Un grand rassemblement conçu comme "une communion laïque autour d'un sujet dramatique", annonce la ministre de... la Culture. 

Pellerin n'est pas qu'une 'fashion victim'
La photo du petit Aylan, 3 ans, d'abord confidentielle par pudeur et respect des petites âmes sensibles, connaît une diffusion sans précédent qui crée une vive émotion qu'entretiennent des récupérateurs sans scrupules


La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a pris le vent et annoncé l'organisation d'un grand rassemblement autour de la question de l'immigration du 11 au 12 septembre prochains. A cette date, "24 heures durant, le Musée de l'Histoire de l'immigration sera un lieu d'échange, d'écoute, de découverte, en compagnie d'artistes et d'intellectuels", a fait savoir la ministre, lors de sa visite au festival de photojournalisme 'Visa pour l'image', qui se tient à Perpignan (Pyrénées-Orientales). "Des personnalités et des citoyens pourront rendre hommage, écouter des témoignages, participer à des débats", a-t-elle précisé, sans pouvoir encore fournir de noms.
Sont cités Charles Aznavour, pour des raisons d'origines, Emma Thompson ou encore Catherine Deneuve, en Yves Saint-Laurent. Emmanuelle Béart, soutien de DAL et qui scolarise sa fille dans le 6e arrondissement, rue Madame... Dans ce rôle, on verrait bien aussi Jamel Debouzze ou Charles Berling.


"Pas d'organisation millimétrée", précise Fleur Pellerin qui veut accréditer l'idée d'une  "spontanéité de gens qui veulent dire leur fraternité"

Fleur n'a pas que des tiges:
elle a aussi un petit coeur !
6 millions de "sans dents" ne mobilisent pas le gouvernement, comme le montre la nomination d'une ministre que rien ne prédispose à la lutte pour le redressement de la courbe de l'emploi, dans laquelle deux ministres se sont pourtant déjà cassés les dents.   

"La situation aujourd'hui est assez inédite, raconte la rock star (pour la presse coréenne). Cela nécessite une réaction symbolique, mais aussi politique très forte," avoue-t-elle encore. 

Très émue par une image, plus que par la réalité de la mort d'une petite victime du "printemps arabe." La gauche en pleine démonstration médiatique aura eu besoin de voir  une petit corps échoué sur une côte de Turquie (plaque tournante du terrorisme, mais candidate à l'entrée dans l'UE) pour prendre la mesure du drame déclenché par la chute du dictateur syrien, sous l'effet de la pression islamiste soutenue par l'Occident vertueux et aveuglé d'idéologie.

La gauche exorcise sa culpabilité en grande pompe
Elle soulage sa conscience dans un grand tapage. L'enfant retrouvé abandonné face contre terre sur une plage à la fin des vacances d'été, est "comme un miroir tendu de nos égarements, de nos peurs, de nos égoïsmes", brode la ministre de la Culture au pouvoir depuis plus de trois ans. "Il est temps de changer notre regard sur ceux qui viennent d'ailleurs," lance celle qui, abandonnée à la naissance à Séoul, a pourtant personnellement bénéficié d'une adoption à l'âge de six mois par une famille française

Cette ministre de la Culture qui n'a jamais lu un seul ouvrage du Nobel, Patrick Modiano, fait de la littérature. 
Petite robe du BHV ?
La démagogue disserte sur le temps de comprendre qu' "il y a des choses plus fondamentales que peurs, nos inquiétudes", de "sortir des polémiques politiques sur les réfugiés, sur les migrants, qui occultent trop souvent la substance des choses". D'où l'idée de ce rassemblement. "Donnons-nous 24 heures pour changer de regard sur l'immigration", pas moins mais pas plus, résume-t-elle, avec légèreté. 

Tous coupables, hormis les organisateurs de marches et de rassemblements rétrospectifs.

En matière de culture, son domaine supposé de compétence, et au lendemain de l'appel lancé aux parlementaires et 
au gouvernement par plusieurs dizaines d'artistes pour le maintien du tissu culturel en France, la ministre Fleur Pellerin a souhaité "que l'ensemble des collectivités fassent le choix de la culture" plaçant ainsi les collectivités face à leurs responsabilités. Ce ne sont pas les siennes: elle donne dans l'humanitaire !