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vendredi 1 janvier 2016

Les attentats, pompe à fric de Charlie hebdo

Un numéro spécial de Charlie Hebdo un an après l'attentat 

Les survivants partageront-ils les bénéfices avec l'Etat islamique ?
Il faut exploiter le filon: un an après l'attaque qui a fait douze morts à Charlie Hebdo, le journal va sortir un numéro spécial tiré à un million d'exemplaires. Les ventes, qui ont culminé à 7,5 millions d'exemplaires, ont périclité au fils des semaines.
  
"C'est reparti", annonçait Charlie Hebdo après l'attentat contre sa rédaction. Et, du coup, l'hebdomadaire satirique relance la machine, un an après l'attentat du 7 janvier. La question se pose toutefois de savoir si les exploitants actuels ont encore de la qualité à offrir, car décimée, ils sont en panne de contenu

La force restera-t-elle du côté obscur ?...

L'entreprise fait savoir que le produit sortira le 6 janvier. Pour appâter le chaland, son service du marketing précise que ce sera un numéro spécial et qu'il sera tiré à près d'un million d'exemplaires.  Ce numéro double - 32 pages au lieu de 16 - vendu au prix habituel de 3 euros, comportera un cahier de dessins des disparus - Charb, Honoré, Cabu, Wolinski, Tignous. En ressortant les vieux rossignols, la rédaction ne s'est pas foulée. Il lui reste à convaincre les gros ballots que c'est "collector" !

Les dessinateurs assassinés sont une nouvelle fois tirés
Des dessinateurs actuels et des messages de soutien de personnalités saluent les resucées de Charlie, un tour de force que M6 réalise à chacune de ses émissions. 

Le qualitatif sera-t-il à la hauteur du quantitatif ?
 
Numéro spécial en vente
à l'entrée des bonnes mosquées
Les comptables envisagent 30.000 à 100.000 exemplaires par semaine.  Pour ce numéro, l'hebdomadaire satirique a reçu une demande importante de certains pays comme l'Allemagne, où les diffuseurs mercantiles souhaitent fourguer 50.000 exemplaires. 
Une semaine après l'attentat, qui avait fait 12 morts à Charlie Hebdo, le journal satirique avait cyniquement publié un "numéro des survivants", avec en Une un dessin de Mahomet sous le titre "Tout est pardonné", diffusé à 7,5 millions d'exemplaires en France et dans le monde. Combien de preneurs ont-ils réellement trouvés ?
Le journal a ensuite replongé dans ses eaux basses hebdomadaire et les ventes du mercredi en kiosque sont peu à peu revenues à un niveau plus confidentiel, passant de 750.000 en moyenne en juin à 300.000 en septembre. Actuellement, elles n'atteignent plus que 100.000, selon le directeur financier. La vérité est probablement moins souriante car, en grandes difficultés financières avant l'attentat,  Charlie Hebdo, ne vendait plus qu'environ 30.000 exemplaires par semaine.
Allons, Patrick Drahi, à votre bon coeur: il faut sauver le soldat Charlie...
L'hebdo a toujours de la farce à fourrer

 

lundi 14 septembre 2015

Paris: une trentaine de sans-logis évacués d'un parc de Saint-Ouen

Ce ne sont pas des réfugiés syriens, précise la préfecture !

Ces expulsés sont encadrés par des associations accusées de chercher à surfer sur la vague syrienne…
Sans-papiers, sans-abri venus d'ailleurs mais récalcitrants,
évacués par les forces de l'ordre à Saint-Ouen
Une trentaine de sans-abri a été déplacée par les forces de l'ordre, dimanche soir. Jusqu'à hier soir ils s'étaient réfugiés dans un parc municipal de Saint-Ouen où ils venaient de s'installer, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. "Il leur a été demandé de ne pas s'installer là de façon durable", a indiqué un responsable de la préfecture.

Un coup monté politique de DAL
Ce groupe d'une trentaine de personnes, parmi lesquelles se trouvaient des familles, s'était installé dimanche "en fin de journée" aux abords du square Marmottan, à Saint-Ouen, en banlieue nord de Paris.

L'association Droit au logement (DAL) avait installé le groupe à Saint-Ouen
Pourquoi Saint-Ouen ? Les élections municipales ont retiré la mairie au PCF pour la confier à un UDI. 
Aujourd'hui, Eric Degremont, membre de DAL, clame que les policiers sont intervenus à la demande du maire UDI de Saint-Ouen William Delannoy qui refusait de laisser s'installer "des sans-abri, qui plus est réfugiés, (…) venus chercher ici un peu de répit", selon l'associatif au micro d'i-télé, exploitant la fibre émotionnelle.

La préfecture conteste la version de DAL: "Il ne s'agit pas de réfugiés syriens"...

"Ce n'est pas le même cas de figure. Là, il ne s'agit pas de réfugiés syriens, mais de personnes qui sont accompagnées par des associations qui cherchent à surfer sur la vague", a affirmé le porte-parole de la préfecture.

L'amalgame "citoyen" est-il républicain? 
Des centaines de réfugiés, principalement des Syriens en provenance d'Allemagne, ont en effet pénétré de l'Allemagne en France pour être accueillis la semaine dernière dans plusieurs communes d'Ile-de-France. 
L'exploitation par Laurent Joffrin dans le journal Libération de la photo du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie,  avait été instrumentalisée par le président François Hollande qui avait annoncé que la France était prête à accueillir 24.000 réfugiés supplémentaires sur deux ans, voire 30.000, de l'aveu de Laurent Fabius.
Aujourd'hui, débordée par le flux de migrants, l'Allemagne est contrainte d'interrompre l'organisation de transports par voie de chemins de fer et de rétablir les contrôles de clandestins à ses frontière.

jeudi 24 avril 2014

Bangladesh: plusieurs ONG portent plainte contre Auchan dans le drame du Rana Plaza

Auchan exploitait les travailleurs victimes du drame du Rana Plaza, au Bangladesh

Le
 cache-misère de la sous-traitance
L'enseigne de grande distribution française est dans la ligne de mire de plusieurs ONG, révèle Le ParisienEn sous-traitance, Auchan aurait fait fabriquer des vêtements dans cet immeuble qui s'est effondré le 24 avril 2013.

C'était il y a un an jour pour jour. Le Rana Plaza, un immeuble qui abritait des ateliers de confection, s'effondre à Dacca (Bangladesh), tuant 1.138 ouvriers et blessant 2.500 personnes. "J'ai eu la hanche brisée et je ne peux plus me tenir debout", raconte Kohinur, une rescapée rencontrée par France 3. Handicapée à vie, elle n'a touché que 310 euros d'indemnités versées par le gouvernement.
 
Seules 10 des 28 marques internationales concernées ont accepté d'indemniser les victimesUn an après, plusieurs clients de ces ateliers, qui fournissaient une trentaine de marques occidentales, restent dans le viseur des ONG.

Une plainte contre l'enseigne de grande distribution française Auchan 

Que reproche-t-on à Auchan ?
Les associations Sherpa, Peuples solidaires et le collectif Ethique sur l'éthiquette vont déposer jeudi 24 avril.

Dans les décombres du Rana Plaza, des étiquettes de la marque de vêtements In extenso d'Auchan ont en effet été retrouvées. Mais l'empire de la famille Mulliez refuse de participer au fonds d'indemnisation des victimes, arguant avoir été "victime de sous-traitance dissimulée". "Nous n'avons aucun lien direct ou indirect avec les entreprises travaillant sur le site", assure un porte-parole du groupe.

En face, William Bourdon, le président de Sherpa, dénonce dans le quotidien "une formidable opération d'enfumage des consommateurs". "Ils ont rompu tout lien avec le fournisseur qu'ils soupçonnaient", abonde Fanny Gallois, du collectif Ethique sur l'étiquette. Les associations poursuivent Auchan pour des "pratiques commerciales trompeuses".

Que font les autres entreprises ?

Auchan n'est d'ailleurs pas la seule entreprise dans le déni. Carrefour nie également sa présence. A l'inverse, la marque Britannique Primark a été la première à se mobiliser, apportant 12 millions de dollars (8,7 millions d'euros), rapporte Le Monde. 

D'autres marques étrangères ont versé au fonds d'indemnisation, selon l'OIT, notamment les sociétés américaines Gap, Wal-Mart, espagnoles Inditex (Zara), El Corte Ingles, Mango, française Camaïeu, l'enseigne à bas prix allemande KIK, le danois Mascot, les britanniques Premier Clothing et Bonmarché, le néerlandais C&A, le canadien Loblaw… Au 4 avril, ces donations n'excédaient pas 15 millions de dollars, soit un peu plus du tiers de l'objectif attendu. Mais, en France, seule Camaïeu a décidé d'en faire autant.

VOIR et ENTENDRE un document consacré à la révolte populaire des salariés exploités par des marques occidentales au Cambodge ou au Bangladesh: 

Les conditions de travail ont-elles changé ?

La mobilisation des ouvriers et la mobilisation internationale ont permis quelques progrès. Le salaire des ouvriers du textile est passé de 30 à 53 euros par mois. 
Autre progrès, un accord international sur la protection incendie et sur la sécurité des bâtiments, à ce jour signé par 150 marques européennes. 
Depuis, des visites de contrôle sont prévues dans toutes les usines du Bangladesh. "Si cet accord avait été signé en 2011, des vies auraient été sauvées", estime le syndicaliste Kalpona Akter.

 

vendredi 11 octobre 2013

Gaz de schiste : validation de l'interdiction de la fracturation hydraulique par le Conseil Constitutionnel

Les Sages font manquer le train à la France et Martin se félicite 

Les juges 
confortent les défenseurs de l'écologie radicale 

La loi qui interdit l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en France a été jugée constitutionnelle vendredi.

Les Américains renforcent leur avance
C'est une société américaine, Schuepbach Energy, qui est à l'origine de cette procédure par le biais d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Elle avait attaqué deux articles centraux de cette loi en s'appuyant sur quatre critiques du texte.
"Le Conseil constitutionnel a écarté ces quatre séries de griefs et jugé les dispositions contestées de la loi du 13 juillet 2011 conformes à la Constitution", annonce dans un communiqué l'institution, qui invoque la protection de l'environnement pour justifier sa décision, bien qu'elle n'ait pas à juger sur le fond mais sur le respect de la Constitution.

Cette loi avait également abrogé plusieurs permis d'exploration

Ces autorisations resteront donc invalidées.
La fracturation hydraulique des roches pour libérer les gaz de schiste, largement utilisée aux Etats-Unis, fait appel à d'importantes quantités d'eau, dont on dit qu'elle pourrait venir à manquer, et de produits chimiques qui risqueraient de polluer les nappes phréatiques.

La transition énergétique sera donc longue et douloureuse
Attendons-nous à un surenchérissement des coûts de l'énergie: les énergies nouvelles ne seront pas avant longtemps en mesure de pallier le déficit en énergie fossiles. 
Au total, le déficit commercial de la France n'a cessé de se creuser au cours de la dernière décennie, pour s'élever à - 6,7 milliards d'euros en 2008 (contre - 5,5 milliards d'euros en 2007) et la Russie de Poutine continuera à nous approvisionner longtemps, au prix fort.
Lien: "Un trio de gazoducs en lice pour approvisionner l'Europe(Russie, mer Caspienne et Turquie, alors que le Vieux continent va devoir combler le déclin attendu des gisements néerlandais et britanniques).

La chute de la production primaire de houille, de lignite, de pétrole brut, de gaz naturel et, plus récemment, d’énergie nucléaire a entraîné l’UE dans une situation de dépendance accrue aux importations d’énergie primaire afin de satisfaire la demande. En 2010, plus de la moitié (54,1 %, mais moins de 40 % de la consommation brute d’énergie dans les années 80 ) de la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE a été couverte par des sources importées.

mardi 24 septembre 2013

Yannick Noah, accusé d'esclavage par une ex-nounou

Yannick Noah, ex-chouchou des Français, a-t-il des choses à se reprocher ? 

L'ex-nounou de son fils réclame son dû à l'ancien tennisman et sa compagne, Isabelle Camus, rapporte Le Figaro

D'origine algérienne, Rabra Bendjebbour, qui dit s'être occupée de leur dernier fils, Joalukas, pendant plusieurs mois, accuse le couple bobo de l'avoir sous-payée et licenciée abusivement. "Je les ai suivis pendant trois mois, en tournée, puis en vacances, et je me suis occupée de Joalukas nuit et jour, du lundi au dimanche, pour 950 euros par mois", affirme-t-elle. 

Trop dure la vie des socialistes:
Noah aussi doit faire des 'ménages'
Tout a commencé en juin 2004, quand un contact la met en relation avec les Noah. Elle arrive dans le foyer à la naissance du bébé et raconte avoir été dès lors prise "dans un tourbillon". "Dans ce cas-là, dégage", aurait rétorqué à son employée Isabelle Camus, à l'automne 2004, quand Rabra Bendjebbour se serait plainte auprès d'elle de travailler nuit et jour. La collaboration s'arrête là. 
L'assistante maternelle a ensuite mis des années à se reconstruire après les mauvais traitements qu'elle a subi des bobos socialistes. Il lui a fallu des années pour lancer une procédure contre ses anciens employés.

Les Prud'hommes avant la correctionnelle ? 
Joint par le quotidien, l'avocat d'Isabelle Camus n'a pas souhaité s'exprimer. Les deux parties devaient se rencontrer au tribunal des Prud'hommes de Bobigny, ce mardi. Mais Rabra Bendjebbour entend porter plainte au pénal pour "esclavage" et "abus de confiance" si elle n'obtient pas satisfaction.

Les Ségollande aussi seraient des exploiteurs

La vertueuse Ségolène Royal refusa de payer ses collaboratrices

Lien PaSiDupes - "Royal poursuivie en justice par son employée" : un témoignage accablant sur la candidate socialiste. 




François Hollande ne payait pas son chauffeur noir
Une mentalité de colon
qui ravit le Mali et les Maliens
Lien PaSiDupes - "Mohamed, ancien chauffeur de F. Hollande, payé au noir" : une sombre affaire qui rappelle une autre patronne anti-sociale...
Ne sont-ils pas mignons, sincères et cohérents !



lundi 27 mai 2013

Festival de Cannes: les techniciens ne remettent pas la palme d'or à Kechiche

Palme anti-sociale au lauréat du Festival de Cannes, couvert par le groupe Canal+

Les bobos intellos ne sont-ils plus non plus de la "gauche sociale" ?



Kechiche et le réseau Canal+
font-ils suer le burnous
des techniciens?

Horaires impossibles, tarifs au rabais, exigences frôlant le harcèlement moral, etc. Un communiqué du Spiac-CGT, le syndicat des professionnels de l'industrie de l'audiovisuel et du cinéma, a relayé les plaintes des techniciens du Nord-Pas-de-Calais embauchés sur le tournage de La Vie d'Adèle du franco-tunisien Abdellatif Kechiche, 52 ans.
Arrivé en France à l'âge de 6 ans, il décroche un premier rôle dans Thé à la menthe grâce à Abdelkrim Bahloul, un franco-algérien né en Algérie. Il y incarne un immigré algérien débarqué à Paris, qui vit de vols et trafics. Viennent ensuite un rôle de gigolo arrogant dans Les Innocents, 1987, d'André Téchiné, puis celui d'un beau Tunisien qui vend ses charmes aux touristes, dans un film de Nouri Bouzidil, un autre Tunisien. 

Kechiche a ensuite réalisé quatre longs-métrages avant La Vie d'Adèle, L'Esquive, Vénus noire et
La Graine et le Mulet, grâce au soutien et au financement du réalisateur et producteur français Claude Berri. Aujourd'hui disparu, le "parrain" du cinéma français n'est pas le seul lien du gigolo Kechiche avec le pouvoir et l'argent. 

Le cinéma français n'est certes pas une mafia, mais son actrice, Léa Seydoux se trouve être une fille de..., celle de l'homme d'affaires Henri Seydoux et petite-fille de Jérôme Seydoux, le président de Pathé. Son talent ne peut être mis en question tant il vaut d'or, avant de décrocher la palme du même métal.  

Il n'est donc pas davantage étonnant que ce soit
Kechiche qui filme les amours saphiques de deux adolescentes, que son (très) long métrage soit sélectionné pendant la discussion du projet de loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe et qu'il soit primé le jour de la grande manifestation de ses opposants, le 26 mai.

Comment le jury de gauche à Cannes pouvaient-ils ignorer ?

Ce n'est pas le fait du hasard que les premiers remerciements de Léa Seydoux, héroïne de La vie d'Adèle, sont allés aux technciens du film.
La fête de la Palme d'Or de cette 66e édition du Festival de Cannes à peine terminée, les techniciens de ce film évoquent les conditions difficiles dans lesquelles ils ont été contraints de travailler, de mars à août 2012.
Ils  ont d'ailleurs crié leur indignation envers l'équipe d'Abdellatif Kechiche, dès la montée des marches, le 23 mai. Le même jour,  dans un communiqué, le principal syndicat des professionnels de l'industrie de l'audiovisuel et du cinéma, le Spia-CGT a dénoncé les manquements au Code du travail (horaires volumineux et changeants, tarifs au rabais) et exigences intenables dont les techniciens auraient été victimes. Les entorses au Code du travail sont certes fréquentes sur les plateaux de cinéma: l'évolution d'un tournage n'étant que peu prévisible, des "adaptations" sont souvent nécessaires. Mais pour La vie d'Adèle, "les choses sont allés trop loin", a affirmé au Monde un des techniciens. "On n'a même pas été invités à la projection. Il paraît, aussi, qu'il n'y a pas de générique de fin. C'est comme si nos noms avaient été effacés, on n'existe plus !", s'indigne un autre professionnel.

Le Code du travail malmené


"
Le tournage était prévu pour deux mois et demi. Finalement, il a duré le double, à budget constant. Et pour faire du Kechiche, il faut être là à 100 %. Sur cinq mois, ce n'est pas tenable", a rapporté l'un d'eux. Ces horaires supplémentaires n'ont même pas été déclarés, affirme le communiqué du Spiac-CGT, qui évoque ainsi des "journées de travail de 16 heures, déclarés 8". Sur certains postes, il y aurait eu des "journées de travail de 11 heures, payées 100 € bruts, alors que 100 € nets avaient été promis". 
Sont pointés, aussi, des "horaires de travail anarchiques ou modifiés au dernier moment", avec "convocation par téléphone pendant les jours de repos ou pendant la nuit, modification du plan de travail au jour le jour". "Les gens ne savaient pas le vendredi soir s'ils allaient travailler ou non le samedi et le dimanche suivant", apprend-on ainsi.

Plusieurs techniciens ont préféré rompre leur contrat en cours de tournage.
"(...) Nos collègues ayant travaillé sur ce film nous ont rapporté des faits révoltants et inacceptables. La majorité d'entre eux, initialement motivés, à la fois par leur métier et le projet du film, en sont revenus écœurés, voire déprimés», peut-on lire dans ce même communiqué du Spia-CGT. Certains ont également abandonné "en cours de route", "soit parce qu'ils étaient exténués, soit qu'ils étaient poussés à bout par la production, ou usés moralement par des comportements qui dans d'autres secteurs d'activités relèveraient sans ambiguïté du harcèlement moral". "Au total, quinze techniciens de la région Nord- Pas-de-Calais ont été embauchés sur le tournage de La Vie d'Adèle. Ils se sont succédés, et il y a eu effectivement des départs", reconnaît Vincent Leclercq, directeur général de Pictanovo, l'organisme qui a géré le tournage de La vie d'Adèle.

Le producteur du film est Wild Bunch
, société européenne créée en 2002 par les anciens dirigeants et fondateurs de StudioCanal, filiale du Groupe Canal+, créé par la volonté du président François Mitterrand.

La production se défend


Ce n'est d'ailleurs pas à Pictanovo qu'incombe de faire respecter le Code du travail, mais au producteur du film Wild Bunch, société européenne créée en 2002 par les anciens dirigeants et fondateurs de StudioCanal, qui a également produit The Artist de Michel Hazanavicius en 2012, avec un oscar du meilleur film pour Thomas Langmann, fils de ...Claude Berri. Est-il abusif de déclarer le festival de Cannes succursale de Canal+.

même si le Spiac-CGT affirme que Pictanovo a lui aussi reçu des plaintes de salariés. Le directeur général de Wild Bunch, Brahim Chioua, né en 1955 en Algérie, s'est dit surpris de ce communiqué. "Je n'ai pas entendu parler de plaintes, mais cela ne veut pas dire qu'elles n'existent pas. Certains techniciens de la région Nord-Pas-de-Calais sont partis en cours de route, car ils n'acceptent pas les conditions de Kechiche. Mais certains collaborateurs de Kechiche sont toujours là, depuis son premier film. Demandez aussi aux comédiennes, Kechiche est très exigeant! Et c'est comme ça qu'il obtient ces résultats", a-t-il justifié. En off, certains se plaignaient justement que le réalisateur ne s'occupe que de ses actrices et pas du reste de l'équipe.
Et le patron de Wild Bunch d'ajouter: "Je ne vois pas comment on peut se donner à fond pour un tournage, avec un chronomètre dans la main. Nous faisons partie des opposants à la convention collective de 2012, et sommes partisans du texte alternatif, qui sera déjà difficile à tenir".
Est-il abusif d'affirmer que le cinéma français fonctionne en réseau et que le Maghreb n'y est pas exploité? Peut-on en dire autant des techniciens ?

Contexte tendu autour de la convention collective

Pour Le Monde , ce n'est pas un hasard si le Spiac-CGT a attendu aussi longtemps pour dénoncer les conditions de travail sur le tournage
de La vie d'Adèle. Le quotidien socialiste se range du côté du plus fort, estimant qu'il s'agit pour le syndicat de brandir l'exemple d'un "mauvais élève", dans le contexte tendu des négociations autour d'une Convention collective du cinéma. Le Spiac-CGT, la plupart des syndicats de salariés, l'organisation patronale API (réunissant Gaumont, MK2, Pathé, UGC), en sont signataires depuis janvier 2012, ce qui n'est pas le cas de nombreux syndicats de producteurs indépendants, dont ...Wild Bunch (Canal+). 
Ces derniers ont même ratifié une contre-convention en janvier 2013 avec la CFDT. Devant cette levée de bouclier, la ministre de la Culture Aurélie Filippeti a nommé un médiateur, le haut-fonctionnaire Raphaël Hadas-Lebelex-directeur général de France 2, et décidé de suspendre l'extension de la convention collective, initialement prévue au 1er juillet 2013.
Cette convention collective est une petite révolution au sein de ce monde d'arrangements en marge de la loi. Elle prévoit, entre autres, des minima salariaux, et le paiement des heures supplémentaires, du travail de nuit ou du dimanche. Autant de points sensibles pour les films à petit budget, qui ont souvent du mal à payer leurs techniciens au plein tarif. La convention alternative propose notamment d'adapter les rémunérations des techniciens en fonction du budget du film. Celui de La vie d'Adèle a dépassé les 4 millions d'euros.
"Si ce long-métrage devait devenir une référence artistique, nous espérons qu'il ne devienne jamais un exemple en termes de production", conclut le Spiac-CGT dans son communiqué. La médiation en cours entre partisans et opposants de la convention collective devrait aboutir le 6 juin. Pour l'instant, Adbdellatif Kechiche n'a pas encore daigné s'exprimer sur le sujet.

dimanche 23 décembre 2012

Gaz de schiste: Hollande va-t-il faire en Algérie ce qu'il se refuse en France?

Couac: Batho tacle Fabius qui a trop parlé

La France va "prospecter" en Algérie, annonce Fabius


Le gouvernement algérien 
est désormais décidé à 
exploiter le gaz de schiste

La France et l'Algérie vont prochainement signer un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l'exploitation des gaz de schiste, annonça le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, en confidence à un petite sélection de journalistes jeudi 20 décembre.

Or, le sujet est pour l'allié écologiste un cas de guerre.
 
Les rares permis de prospection et d'exploitation à des fins de recherche délivrés sur le territoire national sont en effet considérés par les Verts comme des chevaux de Troie, prélude à l'exploitation tout court. Mais le gouvernement soutient un mode alternatif d'exploitation, moins dangereux pour l'environnement que la fracturation hydraulique, le seul disponible actuellement, et d'ailleurs en oeuvre depuis plus d'un siècle dans le bassin des Appalaches et dans le bassin de l'Illinois aux États-Unis.

C'est donc en Algérie que la France effectuera ses expériences.
 
Les Algériens, eux, ne sont pas entravés par des écologistes: à chacun ses ayatollahs. Mais l'exploitation de cette ressource non conventionnelle pose la question des intérêts de l'Algérie, quatrième exportateur de gaz au monde, puisqu'elle menace de contraction les marchés du gaz conventionnel et accentue la tendance baissière des prix sur les marchés spot: l'accord franco-algérien va en effet à l'encontre de la stratégie des pays exportateurs de gaz conventionnel. Mais l'Algérie, dont les ressources de gaz conventionnel s'épuisent, fait le pari de l'avenir et a décidé de développer son très important potentiel de gaz de schiste, malgré les mises en garde de nombreux experts craignant une catastrophe écologique.

L’Algérie hésite pourtant entre le gaz de schiste et le soleil.

La ministre de l'Écologie dément tout accord avec l'Algérie 

Hollande aurait donc obtenu de faire en Algérie ce que les écologistes ne veulent pas qu'on fasse en France. 
Le Chef de l'Etat aurait ainsi contourné l'obstacle intérieur et, sans états d'âme, reproduirait en Algérie ce qui rappelle les essais nucléaires français Gerboise bleue effectué en 1960 dans le département français du Sahara, durant le conflit d'Algérie, ou Canopus, premier test de la France d'une arme à fusion (bombe H), le 24 août 1968 au-dessus de l'atoll de Fangataufa, avant l'atoll de Moruroa, en Polynésie française

Laurent Fabius 
révèle l'un des objectifs secrets de Hollande en Algérie
La France et l'Algérie vont signer un accord de recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l'exploitation des gaz de schiste. 

Contournée et outragée, 
Batho a rapidement contredit cette confidence
Avec l'aval de Matignon et après un contact avec le Quai d'Orsay, la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a apporté un démenti aux propos de Laurent Fabius. "Si la France, comme c'est sa position officielle, interdit la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste, ce n'est pas pour l'encourager ailleurs", assure, embarrassé, un conseiller de Delphine Batho. 

Le démenti suscite donc une double interrogation
Faut-il imaginer que Laurent Fabius, diplomate, s'est mal exprimé, ce qui surprendrait de la part d'un ancien Premier ministre, soit les premières critiques de cet accord irrespectueux du peuple algérien oblige le gouvernement à rétropédaler.


dimanche 20 mai 2012

Les communistes chinois exploitent leur sous-prolétariat en Ethiopie


La Chine délocalise des entreprises en Ethiopie pour réduire ses coûts
 

Travail des enfants
en Chine communiste
(janvier 2011)





Dans le ronronnement continu des machines, une centaine d'ouvriers éthiopiens découpent sans relâche du cuir, enfilent des lacets et collent des semelles, sous la supervision de contremaîtres chinois.

Avec cette usine, des entrepreneurs chinois entendent bénéficier du faible coût de la main d'oeuvre africaine et de la matière première, le cuir, pour fabriquer des chaussures qui seront vendues en Europe et aux Etats-Unis.

L'usine de Huajian est installée à Dukem, à 30 km au sud d'Addis Abeba, dans une zone industrielle en plein développement, la première construite en Ethiopie par des capitaux chinois.

Après s'être concentrée sur la construction d'infrastructures et l'exploitation des matières premières, notamment le pétrole, en Afrique, la Chine commence à y chercher des coûts salariaux avantageux pour son industrie.

Quant à l'Ethiopie, elle y gagne une diversification bienvenue pour son économie largement agricole.

Un marché gagnant-gagnant, donc, selon Qian Guoqing, vice-directeur de la East Industry Zone: "les deux parties ont un engagement réciproque, elles disent +tu devrais avoir quelque chose, je devrais obtenir quelque chose".

Une fois achevée en 2014, pour un coût de 250 millions de dollars, la zone industrielle, dont la construction a commencé en 2009, doit regrouper plus de 80 usines et créer 20.000 emplois.
Pour l'heure, elle compte plusieurs rangées de bâtiments de trois étages abritant six usines à capitaux chinois, dont, outre celle de Huajian, une chaîne de montage automobile et une fabrique de plastique.
Huajian, un des plus importants fabricants chinois de chaussures, prévoit d'investir jusqu'à 2 milliards de dollars en Ethiopie pour fabriquer des souliers destinés à l'exportation vers l'Europe et l'Amérique du Nord.

Des ouvriers éthiopiens
assemblent 
à Addis Abeba des chaussures "Made in China"



Afin d'attirer les investisseurs étrangers dans le cadre d'un "plan de croissance" destiné à faire de leur nation un pays à revenu intermédiaire d'ici 2025, les autorités éthiopiennes offrent  quatre ans d'exonérations fiscales, des terrains bons marchés et l'électricité gratuite aux occupants de la zone industrielle. 

Main d'oeuvre bon marché

Mais investir en Ethiopie "n'est pas une stratégie sans risque", prévient Stefan Dercon, économiste spécialisé dans le développement à l'Université britannique d'Oxford.
L'Ethiopie va devoir maintenir des taux de croissance élevés afin de rembourser les investissements de départ. "Si cela ne fonctionne pas, les espoirs vont s'évanouir très rapidement, les deux ou trois prochaines années sont donc cruciales pour le processus dans son ensemble", selon lui.

Un ouvrier éthiopien assemble des chaussures à Addis Abeba
"Nous devons avancer rapidement, notre ennemi est la pauvreté", rétorque le ministre d'Etat éthiopien à l'Industrie, Tadesse Haile, "quiconque nous demande de ralentir accepte la pauvreté".
Avec un PIB par habitant estimé à 325 dollars par l'ONU, l'Ethiopie figure toujours parmi les plus pays africains les plus pauvres, en dépit d'une croissance parmi les plus dymaniques du continent (+11% au cours de chacune des six dernières années selon la Banque mondiale).
Les investissements étrangers "génèrent de la croissance, de l'emploi (...) cela nous permet aussi de fabriquer des produits pouvant être exportés, ce qui amène des devises et des transferts de technologie", soutient M. Tedesse.
Mais de nombreux problèmes subsistent: réseaux de télécommunications déplorables, bureaucratie pesante et absence de port dans ce pays enclavé, sans accès à la mer.
Paul Lu, directeur des ressources humaines de Huajian, recense, lui, les différences culturelles, la barrière de la langue et le manque de conscience professionnelle d'une bonne partie du personnel local. Mais ces obstacles sont compensés par l'abondance de matière première et de main d'oeuvre, peu chère alors que les salaires augmentent en Chine.
"Nous sommes venus fabriquer des chaussures et (...) l'Ethiopie produit beaucoup de cuir", poursuit-il devant l'entrée de l'usine où une vingtaine de personnes attendent pour un entretien d'embauche.
Dans l'usine, Teju Edek, 22 ans, contrôleur qualité, payé 30 dollars par mois, se plaint que "le salaire est trop bas". Il dit travailler ici surtout pour "développer ses connaissances technologiques" et ajoute que, s'il pourrait gagner plus dans des usines éthiopiennes, il n'y apprendrait pas autant.
Pour Tafere Getie, gestionnaire d'une des usines de la zone, le vrai bénéfice de ces investissements se verra à long terme: "J'espère que les Ethiopiens qui travaillent dans les usines étrangères aujourd'hui possèderont leur propre industrie d'ici 20 ans".