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vendredi 17 novembre 2017

LR : les petits candidats s'acharnent sur Wauquiez, avec la complicité des media

Les courants opposés à Wauquiez ont désigné des candidats inconnus, sans expérience, ni envergure

Calan et Portelli ne valent pas un clou selon leurs propres soutiens

Calan, un jeune vieux sorti de nulle part

Sans aucune notoriété, Maël de Calan, 36 ans, a ses parrainages, au moins 2.347 adhérents et de treize parlementaires, et sera candidat à la présidence de Les Républicains, par la grâce de son parrain, Alain Juppé. Dans un entretien avec Les Échos (groupe LVMH de Bernard Arnault), il avait fait l'annonce officielle d'"un peu plus d'une vingtaine" de signatures de parlementaires... 

Contre Wauquiez, ancien ministre et président de région Auvergne-Rhône-Alpes, Calan va au casse-pipe. Dirigeant du développement d'une start-up de biotechnologie à Roscoff, où se situe le château familial (à Sibiril, commune du Haut-Léon), il est le fils de Dominique de La Lande de Calan qui est connu pour avoir été le numéro 2 de l'UIMM, la plus importante branche du MEDEF, dont il dut démissionner en 2008 suite à une condamnation dans l'affaire des 16 millions d'euros retirés en liquide.
En 2012, durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, il travaillait alors dans le groupe d'experts chargés des notes économiques en 2012. Mais ce conseiller municipal de Roscoff et aussi conseiller départemental du Finistère mise sur Juppé à la primaire de 2016: il est membre de l'équipe dédiée à l'élaboration du projet présidentiel du maire de Bordeaux. "Réfléchir, produire des idées, des propositions, c'est mon ADN", déclare-t-il modestement. 
En septembre 2017, Alain Juppé le signala comme une valeur montante: "Maël de Calan incarne bien le type de profil qu'il faut encourager", avait-il dit à Sud Ouest. Aujourd'hui, le septuagénaire doit rester en retrait, mais n'hésite pas à intervenir et Maël de Calan à se situer dans sa lignée, revendiquant une "filiation juppéiste très prononcée".
Sa candidature est toutefois loin de faire l'unanimité. "Personne ne trouve ça bien qu'il y aille, à part lui et ses quatre copains", tacle un élu constructif.
Autre ambiguïté, Calan souhaite se laisser porter par la vague macronienne. "Je suis Macron-compatible", répétait-il dans sa circonscription. Il s'en expliquait à "l'Obs" :"Je suis de droite, mais d'une droite modérée qui adhère à plusieurs propositions que porte Macron, notamment en matière économique. Je voterai les mesures qui iront dans le bon sens."
Un positionnement cohérent avec ses ambitions. Lors du congrès de l'UMP, en 2012, il déposa avec quelques autres une motion, la Boîte à idées, qui obtenait les parrainages d'Edouard Philippe, Bruno Le Maire ou Thierry Solère, désormais ministres d'Emmanuel Macron ou députés "constructifs". Assez pour l'exclure.
Il n'a certes pas suivi les Constructifs, mais il s'oppose à leur exclusion et appelle à l'inverse à "tout faire pour qu'ils reviennent et réunifier la grande maison". Ce n'est pas un sous-marin de Macron, mais une corvette.

Il n'a pas d'autre fonction que de nuire à Wauquiez.
Le candidat se défend de vouloir participer à un "tout sauf Wauquiez". Pourtant, s'il n'est "candidat contre personne", il déclara sans ambiguïté, mardi matin 5 septembre sur France 2 :"Il y a clairement deux lignes différentes incarnées dans ce congrès: une ligne très clivante sur la forme et très dure sur le fond, qui est portée par Laurent, et une ligne plus crédible sur la forme et plus ouverte sur le fond, qui est la ligne historique de la droite française qui, à mon sens, est majoritaire dans notre électorat et qui est la seule à pouvoir nous faire gagner les futures échéances électorales", a-t-il affirmé.
Pour se donner une assise, Maël de Calan prétend appuyer sa candidature sur "un collectif de nouveaux visages d'élus", une génération nouvelle qui a émergé à la faveur des victoires de la droite aux municipales de 2014, mais dont les composantes restent à identifier. Il s'agit, explique-t-il, "d'élus qui ont fait des choix différents à la primaire, qui incarnent toutes les sensibilités du parti mais qui se réunissent sur deux messages essentiels : d'abord la volonté de faire de la politique très différemment, de manière plus fraîche, en se débarrassant du cynisme, du sectarisme, de la mauvaise foi, et ensuite en portant sur le fond les couleurs d'une droite ouverte et équilibrée". S'il a des proches, ce sont plutôt des suiveurs du septuagénaire. On pense ainsi à l'ex-maire de la ville de Boulogne-Billancourt et proche de Thierry Solère, Pierre-Mathieu Duhamel, 61 ans, auprès duquel il participait aux travaux de l'Institut Montaigne, un think-tank libéral, rapporte le quotidien "La Croix".
Le candidat se définit comme un "chrétien engagé en politique", un libéral et un "conservateur prudent sur les questions sociétales, sans en faire l'alpha et l'oméga d'un engagement politique".

Florence Portelli, autre figurante
Florence Portelli, maire LR, est candidate à la présidence du parti.
A 39 ans et connue des seuls initiés, elle brigue néanmoins le plus haut poste des Républicains, face à Laurent Wauquiez, grand favori. Maire de Taverny (Val d'Oise), porte-parole de François Fillon lors de la campagne présidentielle, Florence Portelli pose sa candidature "pour que la droite recouvre sa fierté" : "Je veux redonner aux militants la place qui devrait être la leur dans ce parti", explique-t-elle. Un projet qui passe par "une refondation, un fonctionnement démocratisé, un changement radical de statuts et la clarification de la ligne idéologique du parti", selon elle. 
Détentrice d'une maîtrise de droit public et d'un diplôme de l'institut de criminologie, Florence Portelli est la fille de Hugues Portelli, sénateur du Val d'Oise et maire d'Ermont. Très tôt, elle est sensibilisée à la politique : "A l’époque, mon père n’était pas enclin du tout à avoir un mandat, mais c’était un intellectuel qui fréquentait les politiques pour leur proposer des idées", expliquait-elle à La Gazette du Val d'Oise en 2014, au lendemain de son élection de maire. C'est sa fascination pour Philippe Séguin qui la pousse à franchir le pas : "Quand j’ai eu l’âge légal, je suis entrée au RPR, pour le mouvement séguiniste, le gaullisme social, c’est à dire l’aile gauche."
Soutien de François Fillon en 2012 lors de la campagne pour la présidence de l'UMP, elle est rapidement repérée par l'ancien premier ministre. Elle lui demande alors d'appuyer sa candidature à l'élection municipale de Taverny en 2014 : "Cela a boosté ma candidature, je voulais être crédible", explique-t-elle dans les colonnes de l'hebdomadaire. Après avoir pris la mairie de Taverny à un DVG en 2014, elle accède au Conseil régionale d'Ile-de-France en 2015, elle accède à la fonction de porte-parole de François Fillon lors de la campagne à l'élection présidentielle de 2017. 
Florence Portelli évoque ses passions culturelles, du cinéma italien à la littérature française, en passant par la musique classique, la pop ou encore sa pratique du piano depuis l'âge de 6 ans. "Je suis allée voir Sarkozy et lui ai dit 'la culture, c’est n’importe quoi dans ce parti'". Car Florence Portelli n'a pas peur de dire les choses, comme elle l'a prouvé en s'attaquant aux Constructifs, groupe parlementaire constitué par une poignée de Républicains, essentiellement juppéistes revanchards.
Dans Le Figaro, elle estime que LR s'est divisé en "deux catégories: ceux qui sont déjà partis chez Macron et ceux qui, de bonne foi, ont cru que c'était un moyen de réformer la droite. Ils se sont trompés et je les invite à revenir au bercail". Et d'insister: "Les autres, qui ont rejoint le gouvernement ou soutenu En Marche ! se sont exclus d'eux-mêmes. Ils ne sont plus dans notre parti politique." Une franchise qui l'aidera à s'imposer ? Réponse les 10 et 17 décembre, dates de l'élection à la présidence des Républicains.

Laurent Wauquiez porte "la flamme" contre Emmanuel Macron, alias Dark Vador

Laurent Wauquiez aime filer la métaphore galactique, évoquant Luke Skywalker. Dans Le Parisien Week-end, le favori dans la course à la présidence des Républicains (LR) compare Emmanuel Macron à Dark Vador et les membres de son parti aux gentils Rebelles de la résistance dans Star Wars.
Il y a un très méchant Dark Vador qui essaie d'étouffer tout espoir dans la galaxie. Mais une flamme renaît qui va permettre de battre le méchant empire En Marche. Et cette flamme, c'est celle que je porte", déclare le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. "On voit très bien qu'il y a une volonté assez hégémonique d'En Marche d'étendre une espèce d'Empire galactique sur la totalité de la politique française. Eh bien, il y a un petit noyau de rebelles qui portent la voix de l'opposition".
En juin, il confiait déjà au Figaro : "On part de rien, tout semble mort, mais toute forme d'espoir n'est pas perdue. Quelque part, au fond de la galaxie, survit un petit camp irréductible!" D'autres lui retourne la comparaison mais en l'inversant : "Comme Dark Vador, il est passé du côté obscur. Et Patrick Buisson est son sabre laser", aurait récemment lancé dans Le Parisien un ancien élu juppéiste qui préfère cacher son identité du côté de la force obscure.

Wauquiez a déjà été président des Républicains, assurant l'intérim d'août à novembre 2016. Le 19 juin 2007, à 32 ans, il est nommé secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement dans le second gouvernement Fillon, en remplacement de Christine Albanel, avec l'intention revendiquée de moderniser la communication gouvernementale et de "rester un citoyen comme les autres". Lors des élections municipales de 2008, il prend la ville du Puy-en-Velay à la gauche.
Le 18 mars 2008, il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Emploi auprès de Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Ses premiers chantiers sont alors la réforme de l'assurance chômage, le nouveau service public de l'emploi, le plan pour l'emploi des seniors et la réforme de la formation professionnelle.
En 2010, Laurent Wauquiez lance 'La Droite sociale', un club de réflexion qui rassemble une cinquantaine de parlementaires et qui a pour double ambition de faire entendre la sensibilité sociale au sein de la droite et de remettre les classes moyennes au centre des politiques publiques.
Le 14 novembre 2010, il devient ministre auprès de la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, Michèle Alliot-Marie, chargé des Affaires européennes, dans le cadre de la formation du gouvernement Fillon III, ainsi que le nouveau benjamin du gouvernement.
En juin 2011, il est nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, succédant à Valérie Pécresse.
En décembre 2015, il est élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes contre la liste de gauche menée par le président socialiste sortant, (pendant près de 12 ans), Jean-Jack Queyranne, ancien ministre de Jospin.

L'élection à la présidence des Républicains est prévue le 10 décembre, avec un second tour éventuel le 17 décembre. Trois candidats sont en lice,  Florence Portelli, Maël de Calan et Laurent Wauquiez

jeudi 16 novembre 2017

Les Républicains: Juppé, facteur de divisions

Le "oui, mais" d'Alain Juppé est un chantage contre la candidature de Laurent Wauquiez 

Le maire de Bordeaux a assuré qu'il est "toujours à LR, 
sous réserve que les orientations" de Wauquiez lui conviennent...

Dès octobre dernier, le battu de la primaire de la droite et du centre s'en prend ainsi au grand favori pour la présidence du parti. La mise en garde d'Alain Juppé, retourné à sa LR  mairie de Bordeaux, sert-elle son parti ou sa volonté de revanche ? A la rentrée, dans Le Figaro, l'amer a marchandé son maintien aux Républicains sous condition que les orientations du candidat Wauquiez soient à sa convenance. 

Et de louer le pouvoir du vainqueur. "Je sens avec le président actuel et le gouvernement beaucoup de points de convergence", a lâché Juppé, alors que Matignon est occupé par l'un de ses proches, Edouard Philippe. "Sur l'éducation, sur l'Europe, je souscris intégralement" à la politique d'Emmanuel Macron, a-t-il insisté. En revanche, il affirme s'en différencier sur ce qui fait polémique..."comme la réforme du logement ou l'orientation fiscale. C'est pour cela que je ne suis pas à En Marche! mais toujours à LR, sous réserve que les orientations du président (sic) Wauquiez me conviennent", a-t-il ajouté. 
Il clarifierait la situation en changeant de trottoir, mais le septuagénaire semble craindre l'étouffoir LREM et préférer jouer les vieux sage, au risque d'être écouté d'une oreille distraite. 

Lâché, il assure : "Virginie a été avec moi d'une fidélité totale" 

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Calmels Wauquiez"L'ex-premier ministre des années 90 évoquait le départ de Virginie Calmels. Après avoir soutenu sa candidature lors de la primaire pour la présidentielle, sa première adjointe à la mairie fait actuellement campagne avec Laurent Wauquiez pour la présidence de LR. Si ce dernier devient, comme c'est très probable, président des Républicains en décembre, Mme Calmels deviendra la numéro 2 du parti. 

Son ralliement au vice-président de LR a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans les rangs juppéistes. "Virginie a été avec moi d'une fidélité totale", assure Juppé. "Si je n'avais pas à lui donner la permission (de rejoindre Wauquiez), je lui ai donné mon avis. Je n'avais pas d'objection tant que certaines lignes rouges n'étaient pas franchies. Elle m'a dit qu'elle sera vigilante", assure-t-il. 

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Calmels Wauquiez"
Juppé reconnaît également que Mme Calmels l'avait mis justement en garde lors de la campagne de la primaire de la droite. "Virginie avait une vraie capacité d'anticipation et m'avait prévenu qu' 'Ali Juppé' était sous-estimé dans la campagne", ajoute-t-il, en allusion au surnom qui lui avait été alors donné pour le faire connaître pour ce qu'il est. "Ca me paraissait tellement loufoque, qu'il y avait entre nous une divergence d'appréciation. Peut être que j'aurais dû être plus vigilant pour rectifier le tir sur l'identité heureuse", regrette-t-il, déplorant également d'avoir été "caricaturé par (s)es concurrents".

Juppé ressasse donc bien de vieilles rancoeurs et veut régler des comptes personnels.

lundi 30 octobre 2017

Wauquiez, le berger qui ramène les brebis LR égarées au FN

Wauquiez et le "grand remplacement culturel"

Candidat à la présidence du parti Les Républicains, Wauquiez travaille au retour des "pomponnette"...

La presse de gauche fait campagne contre Wauquiez.
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"Qu'on lui coupe la tête!"
Ainsi, L'Obs ou Le Monde ou Libération, ainsi que BFMTV et France 2 qui donnent à découvrir son rival, un illustre inconnu, le conseiller départemental Maël de Calansorti de Bretagne par Juppé, à l'instigation, qui sait, de Richard Ferrand, homme fort du PS dans le Finistère, comme lui. 

Au "Grand Jury" de RTL, le dimanche 29 octobre, le journaliste Benjamin Sportouch crut plonger Wauquiez dans l'embarras en l'interrogeant sur le "grand remplacement culturel", mais le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes admit simplement et objectivement qu'il s'agit "juste d'une réalité", citant en guise d'illustration des quartiers de sa région où ce "remplacement" est déjà à l'œuvre... Pas de faux-fuyant, ni de langue de bois, donc.

Mais, quelle que soit la réponse, elle est interprétée

La fonction des analystes et autres décrypteurs est de détourner la pensée des invités. Ainsi, "le mercredi 25 octobre, à l'occasion de son premier grand meeting de campagne, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait déjà multiplié les appels du pied aux électeurs frontistes", assurent-ils, prononçant à Mandelieu-la-Napoule un discours "très droitier", parce qu'il n'est pas de gauche, "où il s'est posé en porte-parole d'une "majorité silencieuse" et en défenseur d'une identité française menacée par le communautarisme et l’islam. C'est un point de vue que ne développe pas la gauche et qui lui est donc insupportable. Même le bipartisme est intolérable aux sectaires. 

Les totalitaires y voient un discours dans lequel il fut beaucoup trop question d'immigration, celle dont pâtissent non seulement les vraies statistiques du chômage, de  la Sécurité sociale et de l'échec scolaire, mais également les "vrais gens" de Mélenchon dans leur quotidien. La réalité de l'"assistanat", "l'une de ses marottes", selon l'Obs, devrait-elle être niée, si les Français la ressentent cruellement en qualité de contributeurs à la solidarité sociale?

"J'ai vu ces situations qui nous révoltent, où un demandeur d'emploi pousse la porte de Pôle emploi pour trouver un emploi et on lui répond : 'Vous avez deux ans d'assistance chômage, ne vous pressez pas. Profitez un peu de la vie'", avait-il lancé ce soir-là face aux militants qui savent de quoi il parle. Les socialo-bobos parisiens de L'Obs le savent-ils ?

"Laurent Wauquiez est conscient de la nécessité de brûler son étiquette d'énarque,"  lit-on dans l'hebdomadaire à lire dans les sanisettes

Un procès  nauséabond qui ne tient pas la route, puisque le passage par l'ENA serait une tare  partagée par le président de la République soi-même. De plus, dans le respect de la règle du non-cumul des mandats, il a renoncé à son siège de député en ne se portant pas candidat aux élections législatives de 2017. Mais qu'importe à ses détracteurs qui lui adressent tous les critiques imaginables. Faut-il maintenant s'attendre à trouver un entretien commandé par Altice ou le groupe Le Monde (6 % du groupe Perdriel, les sanibroyeurs) avec une vertueuse ex-militante, mieux, une ex-collaboratrice, qu'il aurait harcelée il y a quinze ans?

Or, pour la bonne cause,
l'Obs est allé interroger Chloé Morin, dont les avis ne surprendront personne, puisqu'elle est membre de la fondation Jaurès, présidée par le socialiste Henri Nallet, ancien ministre de Mitterrand.

Résultat de recherche d'images pour "chloe morin jaures"Quelle est la stratégie du candidat et favori à la présidence des Républicains ? demande Carole Barjon à la spécialiste des études d’opinion à l’Observatoire de l’Opinion de la fondation en question. 
Le favori [...] ne fait pour le moment que reprendre les recettes sémantiques de Sarkozy, mais c’est un calcul à court terme [lapidaire, mais réducteur, c'est ce qui plaît au lecteur] 

La ligne populiste droitière qu’a choisi d’enfourcher Laurent Wauquiez est-elle la plus efficace pour lui permettre de ramener des électeurs vers Les Républicains ?
Ses récents discours révèlent la stratégie qui sera la sienne : marteler les sujets les plus fédérateurs pour son camp, et éviter autant que possible les sujets qui divisent profondément sa famille [quoi de plus naturel et partagé par Calan?].
[Mais Mme Morin se contredit aussitôt] Il est allé puiser les meilleurs tubes et les chiffons rouges favoris de la droite depuis une dizaine d’années [pour éviter les sujets qui divisent?] et les décline de manière méthodique, quasiment scolaire, à longueur de meetings. La Nation, la célébration des "racines" de la France, les combats contre "l'islamisme", "l'assistanat", "l'immigration massive" ou encore la "pensée unique" : aucun "hit" ne manque à l'appel [que des horreurs. Cet homme est coupable]

Manifestement, il a repéré deux données essentielles. D’abord, le fait que François Fillon a fait ses plus mauvais scores - les pires pour la droite depuis très longtemps – dans les catégories populaires ; ensuite, que c'est dans cet électorat-là qu'Emmanuel Macron est aujourd'hui le plus rejeté. C’est donc sur ces catégories sociales qu’il fait porter son effort. [Se consacrer aux défavorisés - combien d'électeurs socialistes traditionnels parmi eux -  qui se sont détournés de Benoît Hamon, supposé les séduire à la présidentielle, est-ce répréhensible, dès lors qu'ils ne veulent pas de la gauche radicale ? Cet homme est coupable] C’est pourquoi il ressuscite le Sarkozy de 2007 et du "travailler plus pour gagner plus" [On cherche ici la cohérence du raisonnement de Chloé Morin, une ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au cabinet du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, puis Manuel Valls, de 2012 à 2016, pourquoi ne pas le dire...]. Il s’adresse en effet, je le cite, à "celui qui travaille dur pour nourrir sa famille, payer sa maison et son essence, et qui est parfois moins payé que celui qui vit des allocations de l'assistanat". [N'est-ce pas prendre par la main ceux et celles que ses maîtres ont lâchés ? Cet homme est coupable.

Dans un paysage médiatique où Macron et Mélenchon imposent l’agenda depuis mai dernier, il tente également de compenser son flou programmatique [Morin vient elle-même d'aligner des griefs qui prouvent le contraire] en lançant des formules délibérément choquantes [subjectivité d'une militante de gauche balayée à la présidentielle, puis aux législatives] pour espérer créer le débat autour de lui [Morin y participe avec ses aigreurs]. C’est ainsi qu’il faut comprendre ses formules [décide-t-elle] comme "Ce n'est pas à la France de s'adapter aux étrangers; c'est aux étrangers de s'adapter à la France" - destinées à le faire apparaître comme un briseur de tabous, alors que d'autres l’ont fait bien avant lui [ce qui rend Wauqiez sympathique ?]. En revendiquant un "parler vrai" qui plaît à la base LR et qu’il serait le seul à pratiquer [avec ces autres l’ont fait bien avant lui ?], il espère attirer sur lui les foudres des tenants de "la pensée unique" [ne laissant d'ailleurs pas Morin insensible] et va jusqu’à accuser ses adversaires de précautions langagières que bien souvent, ils n'ont pas [dans ce flou, seuls suivent les initiés]. Emmanuel Macron prononce bien le mot "islamisme"... [auprès de Morin, personne ne trouve grâce... Ces hommes, Wauquiez et Macron sont coupables.]

Laurent Wauquiez est également conscient de la nécessité de brûler son étiquette d'"énarque", marque décidément infâme à l’heure du dégagisme [réquisitionné par Morin, sympathisante de Mélenchon qu'elle convoque pour la deuxième fois en soutien de son propos], il emprunte à son ennemi Xavier Bertrand ce que l’on pourrait qualifier de "récit de la rédemption" [la rédemption suppose une faute qui appartient plutôt à ceux ou celles qui, juges exemplaires, dénient aux pécheurs la présomption d'innocence. [Cet homme est coupable : "qu'on lui coupe la tête" (* Alice au Pays des Merveilles).
"Born again", mais au pays des populistes. Cette technique consiste à tenter de retrouver la confiance de "la base", d’abord en avouant ses péchés, péchés qui seraient pour Xavier Bertrand d’avoir fait partie du gouvernement et pour Wauquiez d’incarner la quintessence de l'élite technocratique [message subliminal  - ô combien laïc - aux 'Constructifs' entrés au service de Macron, le traître à Hollande. Faut-il pour autant exiger de Wauquiez qu'il porte ainsi la croix de ses ex-confrères et fasse repentance aussi pour la faute des juppéistes ? Qu'on lui coupe la tête !] 

Ensuite à expliquer comment le contact du "peuple" et du "terrain" lui ont ouvert les yeux [en français, "le contact lui a ouvert les yeux"] et ramené dans le droit chemin [que du positif !]. Il insiste donc sur "ce chemin de libération" [la "théologie de la libération" n'est pas la tasse de thé de la groupie de Ayrault ?] devant "le moule de la pensée" [unique et totalitaire, faut-il le rappeler?] forgé dans les grandes écoles [en fait dès l'école élémentaire aux mains du SNU-ipp-FSU] dont il est issu , et n'a pas de mots assez durs pour les "élites" côtoyées au gouvernement comme sur les bancs de l'Assemblée [pour en parler, n'est-il pas mieux placé que la Morin de Valls, bac +3 supposé ?]
En quelque sorte, il s’agit non seulement de se faire pardonner [obsession ou vocation religieuse manquée de la socialiste?] son parcours d’apparatchik [critique à réserver à Valls] qui, mais, mieux, d’en faire un argument électoral [Morin brigue-t-elle le poste de directrice de sa campagne?]. En appliquant à la lettre le vieux principe : je suis le mieux placé pour réformer le système puisque j’en ai fait partie et j’en connais donc tous les défauts…

Certes [applaudissement de Barjon]. Mais, du coup, il laisse en jachère l’économie et la politique de l’emploi qui intéressent aussi ceux-là ? [interrogation intonative de comparse qui approuve par avance]

C’est bien le risque qu’il court [abonde Morin]. Plutôt que se risquer à trancher la querelles des lignes - exercice périlleux, d'autant plus difficile que ceux qui portent des lignes alternatives se sont dérobés [qui est cette Morin pour distribuer des cartons rouges à tous ? combien de divisions et d'électeurs ?] - ou de dessiner la sienne propre, il picore dans les thèmes qui ont le mieux fonctionné dans l'opinion de droite ces derniers temps [qu'on lui coupe la tête]. Quitte à faire l'impasse sur la cohérence idéologique de l'ensemble. Et en prenant effectivement le risque de faire l’impasse sur le sujet principal de préoccupation des Français : la relance de l'activité et de l'emploi .

A ce stade, on ne distingue aucune trace de politique économique précise et cohérente dans ses discours de campagne et ses interviews. [le scrutin aura lieu dans trois semaines : que l'amère Morin prenne patience...] Et pour cause: pour beaucoup d’électeurs républicains, la ligne économique "traditionnelle" de la droite est exactement celle que met en oeuvre le gouvernement [comment le socialiste Hollande a-t-il donc pu s'accommoder d'un conseiller de droite à l'Elysée, pour au final le promouvoir ministre réactionnaire à Bercy?]
Depuis le mois d’août, la cote du couple exécutif a effectué une spectaculaire remontée [c'est beaucoup dire], mais dans l’électorat de droite qui approuve un certain nombre de mesures comme la réforme du marché du travail [la loi s'est attaquée au droit du travail], la réforme de l’ISF, ou encore la priorité donnée à la baisse des dépenses publiques. [La candidature Wauquiez inquiète-t-elle donc davantage le pouvoir socialo-macronien que le FN ? Qu'on lui coupe la tête !] N’oublions pas que François Fillon, candidat de toute la droite [et du centre, Mme Morin, si vous voulez gagner en crédibilité], mais surtout des Républicains, à la présidentielle, avait fait de sa radicalité économique le marqueur de son projet. Le parti de Laurent Wauquiez se trouve donc privé d’une de ses critiques favorites : la dénonciation d’une gauche crispée sur ses acquis [acquis syndicaux plombant l'économie, le social et la démocratie en France], incapable de mener "les réformes courageuses" indispensables à la survie du pays [vous êtes dure avec Ayrault et Valls! Mais où étiez-vous donc pendant toutes ces années?].

Les contorsions des ténors LR dans le débat budgétaire actuel montrent du reste que Wauquiez a probablement raison d’éviter la question à court terme : entre le jusqu’au-boutisme sur la réforme de l’ISF [voulue par le conseiller-ministre de Hollande à la tête d'un Etat-PS majoritaire partout], et la contestation de la baisse des APL ou des emplois aidés [Valls, que vous serviez et qui soutient le budget de Macron, lui rétorquait que supprimer l'ISF "serait une faute," rappelez-vous (le 20 avril 2016 sur France Info) : qu'on lui coupe la tête ?], il est clair que la droite peine à trouver un positionnement cohérent et audible [Et c'est vous qui le dites ? Votre maître, qui est devenu député (apparenté!) LREM, adresse aujourd'hui un satisfecit général au budget 2018 du président Macron : "Ce budget est juste, équilibré"].

VOIR et ENTENDRE Valls sur l'ISF, pour mémoire et pour ses serviteurs amnésiques et bavards mais de mauvaise foi:


Notons tout de même que, à défaut d'affirmer une ligne économique claire [celle partagée par l'énarque Macron et son imposante majorité présidentielle démocratiquement installée pour une législature: qu'on leur coupe la tête à tous !], et sachant ne pouvoir évacuer totalement une question qui reste centrale [l'ISF, selon vous, si on suit bien vos élucubrations malveillantes, plutôt que le chômage et le pouvoir d'achat? Mais dans quel monde vivez-vous pour débiter ces sottises?] dans les préoccupations des français [préoccupation que l'actuel chef de l'Etat a reprise à son compte : est-il illégitime ? Qu'on lui coupe la tête ?], Wauquiez a adopté une stratégie qui consiste à aborder le sujet uniquement [caricature grossière] au travers de "questions de valeurs" dont il sait par ailleurs qu’elles mobilisent et fédèrent fortement son électorat [de quoi priver la gauche du soutien objectif du FN dont vous n'avez de cesse que d'assurer la promotion et d'exploiter, tantôt en le diabolisant, tantôt en le jetant dans les jambes de vos adversaires, pour aller finalement le relever]
Par exemple, il fustige "l’assistanat", ce qui lui permet de faire passer l’idée de manière implicite [l'implicte, j'adore !] qu’il s’attaquerait aux dépenses publiques "vraiment superflues". [Dès avril 2016, le nouveau président de droite de la région Auvergne-Rhône-Alpes promis 75 millions d'économies dès 2016. Informez-vous auprès de votre aînée, Mme Barjon... Saura-t-elle vous dire que quatre enquêtes de la chambre régionale des comptes étaient alors en cours dont certaines pouvaient faire l'objet de poursuites pénales ?]

Autre exemple [du même tonneau?]: il ne cesse de dénoncer les normes et les contrôles qui entravent ceux qui travaillent, ainsi que la lourdeur des impôts qui pèsent sur les classes moyennes. [Alors ? Est-ce Wauquiez ou votre camarade socialiste Castaner qui insulte les chômeurs en ces termes: "Finalement, je vais bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances". Qu'on lui coupe la tête !...]
Dernier exemple [vous y tenez vraiment ?] : son discours sur la préférence régionale, déclinaison moins sulfureuse de la "préférence nationale" du FN [moins sulfureuse parce que régionale : est-ce votre respect parisien de vos concitoyens en régions ?], plébiscitée par un électorat en mal de protection économique [stigmatisez-vous  le droit au travail ? Qu'on lui coupe la tête ?]. Autant de sujets qui lui permettent de "parler" de manière détournée [sic] aux gens préoccupés par le chômage et le pouvoir d’achat [chasse gardée de la gauche : seriez-vous plus réactionnaire que votre coeur (!) de cible ?]. Mais tout ceci mis bout-à-bout est loin de dessiner une politique économique cohérente... [Votre présentation ne tient pas la distance : c'est un tissu de racontars colportés par des incompétents sectaires. Il faut vous documenter avant de revenir].

Reste [ce n'est pas tout ?] qu’il semble ignorer le mouvement effectué par le chef de l’Etat vers l’électorat de droite… [C'est à discuter avec L'Express, voyez-vous : "Avec la réforme de l'assurance-chômage, Macron tente un rééquilibrage à gauche", titrait l'hebdo le 10 octobre dernier. Il faut vous mettre à jour et rebooter votre discours. De toute urgence. Qu'on lui coupe la tête !] 

Oui, et c’est bien le problème pour lui [surtout pour vous]. Ce nouveau récit personnel et l’utilisation des sujets les plus mobilisateurs du répertoire de la droite suffiront sans doute, à court terme, à asseoir la légitimité de Laurent Wauquiez dans son parti. Mais pour compter dans le paysage à long terme, il lui faudra s’attaquer à la question la plus épineuse [c'est ça la politique]: le positionnement idéologique de la droite de demain, dans un paysage politique "recomposé" [ne vous en déplaise, c'est en marche !].

La division des cadres de LR sur le sort des députés "constructifs", bien qu’elle ait donné lieu ces derniers jours à quelques épisodes ridicules, n’est pas si anecdotique qu’on pourrait le croire. 
C'est votre sortie de route : juste un autre sujet. On a compris que c'est sûrement un péché de plus dont Wauquiez devra implorer auprès de vous le pardon s'il veut mériter votre absolution  - et je suspends ici vos déblatérations.

Mais vous repartez à la charge: amour déçu ou haine vengeresse ? 
Parce que vous êtes perspicace, vous distinguez maintenant "une hésitation profonde de l'électorat Républicain quant à la stratégie à adopter face à Emmanuel Macron. En effet, d’après un sondage Elabe [du 11 octobre -pour BFMTV, il faut dire]  69% des sympathisants LR souhaitent que leur parti adopte une attitude "constructive" à l'égard d'Emmanuel Macron. Pour autant, Les Républicains ne souhaitent pas que leur parti se rapproche trop du parti présidentiel. Il en résulte une division assez marquée quant au sort des constructifs : 55% des sympathisants LR, mais seulement 47% des électeurs de François Fillon à la dernière présidentielle, approuvent l'exclusion du parti de Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Edouard Philippe, d’après un sondage Opinionway [à la suite d'un quorum trop faible, le vote de leur exclusion a été reporté, NDLR]. 

Au vu de ces données, on comprend qu'une fois la page du "psychodrame" de ces dernières semaines tournée, le problème du positionnement des Républicains vis à vis du chef de l'Etat risque fort de rester entier. Ou du moins, de le rester tant que la politique économique menée séduira une bonne partie des électeurs de droite. Pour le très probable futur président des Républicains Laurent Wauquiez, l'urgence des mois qui viennent sera donc d'endiguer l'hémorragie macroniste sur son flanc droit : d’après l’Ifop, 19% des électeurs de Fillon en mai dernier feraient le choix de Macron si l'élection présidentielle avait lieu aujourd'hui, soit au total 36% des électeurs qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy en 2012.

Pour la première fois depuis bien longtemps, la droite (et c’est aussi le cas du PS) ne pourra donc plus compter sur son rôle automatique de "premier opposant" et sur le mécanisme classique de l’alternance droite-gauche pour compenser ses ambiguïtés programmatiques. Le temps où elle pouvait courtiser des catégories populaires en attente de protection, tout en portant un discours très libéral sur le plan économique pour les CSP+ et les retraités est sans doute révolu. Il lui faudra revenir avec un projet novateur et cohérent. Comme Wauquiez le disait lui-même, à l’issue de son meeting de mercredi dernier : "Tout commence"...

Or, pour BFMTV, le grand favori pour l'élection à la présidence des Républicains en décembre prochain, Laurent Wauquiez, veut "le retour d'une droite "vraiment de droite", et non pas encline à la bienveillance vers le centre, et dit vouloir "rassembler sans se renier". 
Thierry Arnaud, le chef de son service politique, a le sentiment que :
"lorsqu’on regarde le sondage, on se demande qui sont ces sympathisants Les Républicains, où ils sont? Et spécifiquement, si ce sont encore des adhérents du parti? Parce que le pari de Laurent Wauquiez, c’est qu’au fond tous ceux qui réclament une attitude constructive vis-à-vis d’Emmanuel Macron, dans une certaine mesure, sont déjà partis. [Ce sont les Constructifs, des juppéistes] (…) Le pari de Laurent Wauquiez, c’est que ceux qui restent et constituent les adhérents du parti sont les plus durs qui donc lui seront acquis."
Les élections départageront les commentateurs.
Pour l'heure, vos propos partisans, avec la complicité de l'Obs, et déconnectés de la réalité du terrain vous condamnent. 
Une reconversion s'impose, à l'une comme à l'autre. 

* "La Reine devint pourpre de colère ; et après l’avoir considérée un moment avec des yeux flamboyants comme ceux d’une bête fauve, elle se mit à crier : "Qu’on lui coupe la tête !" (Lewis Caroll)


samedi 28 octobre 2017

LR : Calan craint de passer pour l'homme de paille de Juppé

Le protégé se désolidarise de son mentor

Maël de Calan 
polémique sur "une droite des solutions et pas une droite des slogans"



Parmi ses attaques, vendredi, il a dit craindre que  Laurent Wauquiez soit le Benoît Hamon de la droite", sur RTL.
Faute de quoi, selon lui, "on se fait peut-être élire dans une élection interne, (...) mais on se rend inéligible aux élections nationales".

"Je crains que Laurent Wauquiez soit  très populaire auprès des adhérents," ajoute-t-il, avant de le soupçonner d' "incarner une droite qui se referme, qui se rétrécit autour d'un coeur d'adhérents, d'un coeur de doctrine, d'un coeur d'électeurs de plus en plus restreint", a ajouté le juppéiste. 

Le trentenaire tient le même discours que Jannick Alimi, 61 ans, ex-chef du service économique au Parisien-Aujourd'hui en France, devenue sous-chef désoeuvrée au service politique, comme le standardiste de France Inter Matteu Maestracci est passé de spécialiste à la rubrique sport de France Info, pour arriver "expert polyvalent" à la matinale  du weekend. 
Résultat de recherche d'images pour "gorgone"Comme lui, et en démocrate et républicaine et citoyenne, elle devrait bientôt bloquer l'accès à ses pages sur les réseaux sociaux : quand les journalistes revendiquent la liberté pour eux-mêmes (et le 'secret des sources'), mais interdisent l'accès à leur information, quelque chose ne tourne pas rond au royaume dictatorial de la presse.
Alimi squatte France Info pour interrompre les invités, essayer d'arracher aux intervenants ce qui pourrait faire le buzz, lancer des anathèmes et asséner des sentences. Cette gorgone qualifie Wauquiez, 42 ans, de "rabougri". 
"A la fin, on fait 7% dans les urnes et on a 50 députés, ça n'est pas ce que je souhaite pour la droite," sans donner le début d'une réponse à la situation qu'il décrit.

"La droite doit se poser la question de ses deux échecs à la présidentielle et aux législatives", a-t-il dit.

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. "Est-ce qu'elle a échoué parce qu'elle a hésité devant les mots, ou est-ce qu'elle a échoué parce que les Français ne lui faisaient plus confiance, parce qu'elle avait échoué au pouvoir?", demande-t-il. Sans apporter sa réponse : l'ex-porte-parole de Juppé nie probablement sa contribution à l'échec de la droite.

La course à la présidence des Républicains, le 10 décembre (avec éventuellement un second tour le 17), se jouera
entre trois candidats : Laurent Wauquiez, grand favori, Florence Portelli et Maël de Calan.

Ancien soutien d'Alain Juppé, Maël de Calan a annoncé sa candidature à la présidence des Républicains (LR)

En sortant de l'anonymat début septembre, ce conseiller départemental du Finistère a alors déclaré qu'il voulait porter "les couleurs d'une droite ouverte et équilibrée".
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Ancien porte-parole de 37 ans, du candidat Alain Juppé, 72 ans, battu à la primaire de la droite et du centre, était le sixième candidat déclaré, le 5 septembre, à la présidence des Républicains (LR).

Maël de Calan se présentait "avec un collectif de nouveaux visages d’élus qui ont fait des choix différents à la primaire, qui incarnent toutes les sensibilités du parti, mais qui se réunissent sur deux messages essentiels" :
"D’abord, la volonté de faire de la politique très différemment, de manière plus fraîche, en se débarrassant du cynisme, du sectarisme, de la mauvaise foi, et ensuite en portant sur le fond les couleurs d’une droite ouverte et équilibrée."
C'est léger, voire flou...

En revanche, le jeune homme veut que tombent les têtes 
Il a demandé sur RTL l'exclusion du président de 'Sens Commun'. Pour le candidat à la présidence des Républicains, le président de Sens Commun, Christophe Billan n'a plus sa place dans sa famille politique, mais la présence des adhérents au mouvement, comme électeurs, n'est pas remise en question.

VOIR et ENTENDRE  le verbe haut et le ton péremptoire de Maël de Calan qui a révélé sur RTL ses talents cachés d'accusateur public. Il est d'avis de virer les ministres Les Républicains du gouvernement du président Macron. 
Le candidat juge également "extrêmement regrettable" le maintien du président de 'Sens Commun', Christophe Billan, dans sa famille politique. 


Le dirigeant du mouvement, cadre d'entreprise qui a débuté sa carrière professionnelle au ministère de la Défense où il a exercé pendant 22 ans, serait indésirable, mais les électeurs de son mouvement politique, issu de La Manif pour tous, serait désirables... Sept candidats 'Sens Commun' ont été investis par Les Républicains et Maxence de Rugy (LR), Vendéen né il y a 31 ans sur L'Ile-d'Yeu, est conseiller régional 'Sens commun' en Pays de Loire.


Calan se démarquerait-il de Macron qui veut déjà incarner  un "monde nouveau" à lui tout seul ?... 

Ou le collègue de Richard Ferrand, élu du Finistère (Carhaix et Crozon), breton comme lui, pactiserait-il avec le pouvoir macronien, par l'entremise des Constructifs du gouvernement : il est ici au côté de son premier ministre, Edouard Philippe... 

Le maire de Bordeaux s'est déclaré en phase avec Maël de Calan

La façon Juppé de ne pas se mêler de LR.
A la question sur la candidature de Laurent Wauquiez, lequel a été rejoint par Virginie Calmels, la première adjointe de Juppé à la mairie, le maire a répondu en la balayant d’un revers de main, non sans une certaine ironie: "Juppéiste? Je ne sais pas ce que ça veut dire. Moi je suis Juppé. Quand à Virginie Calmels… chacun est libre de ses choix."

Certes, on se souvient que lors d’une réunion de conseil municipal du printemps dernier, Alain Juppé avait déjà bousculé son adjointe par un "Vous êtes toujours juppéiste, Virginie ?" A ce moment, il devait savoir la signification de ce mot…

Le trentenaire se sent ringardisé depuis le 5 septembre quand Juppé s’est exprimé sur la candidature de son poulain à la présidence des Républicains. 
Au groupe scolaire Alfred Daney dans un quartier émergeant de Bordeaux, Alain Juppé a répondu à la question du jour. "Que pensez-vous de la candidature de Maël de Calan, à la présidence des Républicains LR ?"
"J’ai été chef de parti, moi-même et j’ai pris du recul. Mon souhait aujourd’hui est d’aider à l’émergence d’un nouveau leadership. Une nouvelle génération est en train de se lancer. Aujourd’hui, je ne me mêle pas de LR, mais je veille à sa ligne politique, de là où je suis. Je tiens à ce qu’elle soit respectée, pas d’alliance avec le Front National, notamment. Maël de Calan défend cette ligne politique."