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mercredi 27 mars 2019

Menaces de mort de Jawad Bendaoud contre une victime du 13-Novembre : peine confirmée en appel

Le "logeur de Daesh" voit sa peine alourdie 

Jawad Bendaoud a été condamné par la cour d'Appel de Paris à un an de prison avec maintien en détention 

Menaces de mort contre une victime du 13-Novembre : Jawad Bendaoud voit sa peine alourdie en appel

Il devra rester plus longtemps derrière les barreaux 
pour des "menaces de mort" contre une victime des attentats du 13 novembre 2015. 
Après avoir été relaxé dans ce dossier en février 2018, il a en effet été rejugé en novembre et décembre 2018 pour avoir logé deux djihadistes du 13-Novembre, dont Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux présumés des attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Cette condamnation intervient deux jours avant la décision dans son procès en appel pour "recel de malfaiteurs terroristes". 
C'est à la sortie de ce procès, le 5 décembre dernier, qu'une altercation s'était produite entre Jawad Bendaoud, qui comparaissait alors libre, et Sarah Z., une victime des attentats qui venait de témoigner. Celle-ci l'a accusé de l'avoir menacée de mort dans les couloirs du palais de justice. "Je vais te tuer. Tu vas voir ce que je vais te faire", aurait-il lancé, selon elle.

Jawad Bendaoud a nié ces menaces. 
Lors du premier procès pour ces menaces de mort, le 11 décembre, il a affirmé avoir dit à Sarah Z. : " Evite de dire que je suis coupable alors que tu ne sais pas si je suis coupable". 

La condamnation a été aggravée en appel


13-Novembre : Jawad Bendaoud condamné à 6 mois de prison pour "menaces de mort"

Elle passe de six mois de prison à un an avec maintien en détention.

Vendredi, il sera dans le box des prévenus pour entendre la
décision de la cour d'Appel concernant le "recel de malfaiteurs terroristes". 
Un dossier dans lequel il a toujours clamé son innocence, affirmant qu'il ne savait pas que les deux hommes qu'il hébergeait étaient des djihadistes du 13-Novembre. Il encourt six ans de prison.

Le comique Yassine Belattar, est lui aussi poursuivi en justice pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre du comédien Bruno Gaccio. 
Bénéficiera-t-il de l'indulgence du tribunal pour sa proximité avec le président Macron ? Il l'a jugé digne d'une nomination au Conseil présidentiel des Villes (CPV), aux côtés de 25 personnalités "engagées", dont Corinne Versini, ex-candidate LREM dans les Bouches-du-Rhône battue par Jean-Luc Mélenchon, Laëtitia Nonone, originaire d’outre-mer et fondatrice de l’association 'Zonzon 93' (prévention à la délinquance), de Samia Chabbani, sociologue, directrice et fondatrice de l’association 'Ancrages' (mémoire et citoyenneté, implantée dans les quartiers Nord de Marseille), Allaoui Guenni, ancien boxeur, comme l'Edouard, président de l’association 'Emergence' au Havre (dont l'Edouard fut le maire, remplacé par l'exhibitionniste sexuel Lemonnier), qui travaille sur l’insertion professionnelle. ou Mohamed Mechmache,fondateur du collectif 'Pas sans Nous' et membre de 'AC Le Feu', candidat à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis où ont actuellement lieu des expéditions punitives contre la communauté Rom.

jeudi 4 février 2016

Attentats du 13 novembre: Cazeneuve a profité d'une musulmane citoyenne

Celle qui a collaboré à la neutralisation d'Abaaoud s'est-elle mise en danger ?

L'amie de la fuyarde Hasna Aït Boulahcen a joué un rôle central dans la neutralisation de plusieurs terroristes des attentats du 13 novembre. 

Aujourd'hui, dans un entretien à RMC, elle affirme être "abandonnée" par l'Etat. Elle dénonce l'indifférence de l'exécutif aux difficultés de sa situation.  Sans le témoignage de cette jeune femme, les policiers ne seraient pas parvenus à localiser Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur présumé des attentats de Paris

Cette "héroïne" est condamnée à vivre sans identité: une sorte d'apatride. 

C'est pourtant grâce à cette jeune femme qu'Abdelhamid Abaaoud a été localisé. Les jours suivant les attaques du 13 novembre, elle accompagne son 

amie  Hasna Aït Boulahcen, cousine kamikaze (photo 1, toujours en fuite) de l'islamiste Abdelhamid Abaaoud, dans une planque d'Aubervilliers (Meriem Derkaoui, maire PCF), aux abords de la voie ferrée, en contrebas de l'autoroute A 86 (photo ci-dessus). Puis, affolée par les menaces proférées par le terroriste, elle appelle un numéro vert et raconte ce qu'elle sait. Son témoignage permet aux policiers de suivre Abaaoud et de préparer l'assaut de l'immeuble de Saint-Denis (PCF), dans lequel son complice et lui seront tués.
Lire au passage le récit compassionnel de "La dernière journée d'Hasna Ait Boulahcen, la cousine d'Abaaoud" (15-01-2015) par Violette Lazard pour L'Obs:
"Elle n’a pas dormi de la nuit… La cousine d’Abdelhamid Abaaoud, macabre chef d'orchestre des attentats du 13 novembre, est sur le point de craquer.
Placée sur écoute par les enquêteurs, qui espèrent ainsi neutraliser le terroriste, Hasna décrit sa nuit à l'un de ses amis :
"J’étais dans la salle de bain, je me suis enfermée, j’ai fait que de pleurer."
Musulmane, pratiquante à ses heures, Hasna s’en veut de s'être mise "en mode boire, en mode sheitan" [Satan].
"Je suis en train de me fumer un joint, et il faut que je dors, wallah."(la réforme de l'orthographe de Najat Vallaud-Belkacem n'aura que peu d'impact sur ce langage)

Ce jeudi, Sonia est sortie du silence auquel elle était astreinte. 
Elle a accordé un long entretien à RMC dans lequel elle déplore les conditions de sa nouvelle vie, abandonnée de tous et livrée à elle-même. "Je n'ai plus de vie sociale, je n'ai plus de travail, je n'ai plus d'amis, je n'ai plus de famille. On m'a coupé du reste du monde", raconte-t-elle. 

Elle souligne qu'elle ne bénéficie d'aucune protection contre d'éventuelles représailles. Elle affirme se sentir "abandonnée" par l'Etat. 

"C'est une femme qui est dans un état de détresse psychologique. Elle se sent constamment angoissée et inquiète. Elle a le sentiment de ne pas bénéficier d'une protection suffisante", explique son avocat, maître Patrick Baudouin, auprès de L'Express. Selon le conseil, Sonia, qui vivait en région parisienne, a été hébergée dans trois hôtels successifs au cours du mois suivant les attentats. Elle bénéficie désormais d'un nouveau logement dans un lieu tenu secret. Elle y passe ses journées entières et n'a plus d'activité professionnelle. Une aide financière lui a été fournie que très récemment, détaille encore maître Baudouin. 

"Nous faisons ce qu'il faut dans un contexte extrêmement compliqué", s'est aussitôt défendu Bernard Cazeneuve, sur Europe 1. L'entourage du ministre de l'Intérieur assure, quant à lui, que "tout a été fait pour assurer la sécurité" de la jeune femme mais il refuse de détailler le dispositif policier. 
"Il n'y a pas quelqu'un avec elle en permanence" (comme ce fut le cas des dessinateurs de Charlie hebdo), rétorque, de son côté, l'avocat de la témoin. 

Vide juridique dans la protection des informateurs ?

Rien n'encourage les témoignages, les enquêteurs ont au contraire exposé sa vie. 
Sonia se sent d'autant plus menacée que Le Point vient de révéler que son témoignage n'a pas été "anonymisée" dans la procédure judiciaire. D'après l'hebdomadaire, sa photo a été montrée à Jawad Bendaoud, un repris de justice qui faisait le vendeur de sommeil et a loué l'appartement de Saint-Denis aux terroristes, ainsi qu'à un autre mis en examen, lors de leur garde à vue. 
Son nom et son prénom auraient également été communiqués. "C'est dommageable. Elle aurait dû témoigner sous X. 

Tout s'est passé dans l'urgence et la plus grande improvisation. 
Beaucoup de gens ont accès aux dossiers et, par inadvertance, il peut y avoir une fuite", gronde l'avocat de Sonia. Les conséquences peuvent être d'autant plus graves que plusieurs terroristes présumés sont encore en fuite. 

Impréparation et mépris du témoin
Les services de la garde des Sceaux ou le juge d'instruction auraient dû normalement formuler une demande "d'anonymisation" du témoin. Le juge des libertés et de la détention (JLD) tranche ensuite, après évaluation de la situation. 
Sollicité ce jeudi pour confirmer ou infirmer qu'une telle procédure avait été lancée, le Parquet de Paris s'est muré dans le silence. Mais une enquête a été ouverte pour "mise en danger d'autrui" et "violation du secret de l'instruction" après l'entretien diffusé par RMC, succursale de BFMTV, dont le patron, Alain Weill, est en pétard avec le pouvoir. 

L'excuse de la rareté de la pratique ne tient pas, mais il est également vrai qu'u
n mis en cause peut difficilement se défendre face aux déclarations d'une personne anonyme si son identité est tenue secrète. Dans le cas de Sonia, la nouveauté tient au fait qu'il s'agit d'une affaire terroriste et que "dans ces dossiers, les informations ne viennent jamais d'une personne, mais des écoutes ou de l'exploitation des ordinateurs. Les témoignages anonymes se voient surtout dans les affaires de grand banditisme quand il y a un danger pour la personne qui parle", fait valoir Daphné Pugliesi, avocate pénaliste qui que l'on retrouve dans bon nombre de procès de djihadistes présumés. 

Vers un nouveau statut de "témoin" 

A la différence des Etats-Unis, il n'existe pas non plus en France de véritable statut protecteur du témoin. Le système anglo-saxon permet à tout détenteur d'informations sensibles de changer d'identité et de lieu de vie. Le programme est lourd, car il implique souvent une rupture définitive avec son entourage. 
"Nous avons besoin de ce statut en France. C'est pourquoi nous l'avons introduit dans la prochaine loi renforçant les moyens de la police et de la justice [présentée mercredi en Conseil des ministres], explique le ministère de l'Intérieur. Mais, cela ne signifie pas que sans ce statut les personnes ne sont pas protégées aujourd'hui."
En attendant qu'une telle disposition soit votée - et le gouvernement ne parviendra pas à la faire adopter avant la fin de l’état d’urgence, le 26 février -, la place Beauvau rappelle qu'
il existe un statut intermédiaire: celui de repenti. Rendu effectif avec la loi antiterroriste de 2014, il permet à un condamné de bénéficier d'une "certaine protection", comme une identité d'emprunt, et d'une éventuelle réduction de peine lors d'une collaboration avec la justice. Une disposition à laquelle n'est pas éligible Sonia... Elle ne peut changer d'état civil et doit se contenter de moyens financiers (dont le montant n'est pas précisé) et d'une surveillance policière (qui, deux mois plus tard, n'est pas effective). 

mardi 29 décembre 2015

Accablantes révélations de l'enquête sur les assassinats islamistes de Paris

L'enquête sur les tueries de Paris révèle des faits stupéfiants 

Le sang de 130 personnes a été versé par des fanatiques d'Allah
,
Les tueurs, certes radicalisés, 
voire drogués, mais de bons musulmans
des centaines d'autres innocentes victimes ont été marquées dans leur chair et leurs esprits dans les carnages visant la culture française réduite à son art de vivre par les éléments de langage propagés par l'exécutif socialiste. Et dans ces massacres, l'odieux côtoie l'abracadabrantesque de certains éléments livrés par l'enquête sur les sanguinaires branquignols.

L'enquête démontre que le modèle français n'enseigne pas que l'humanisme dans les écoles
Outre le principal suspect en fuite, Salah Abdeslam, toujours recherché mais resté introuvable comme plusieurs de ses complices, quelques notes de xylophone résonnent chacune comme une terrible provocation, plus d'un mois après les attentats de Paris. Au Bataclan, selon les derniers éléments révélés par le Figaro, lundi 28 décembre, l'un des terroristes se serait mis à jouer de la musique, au milieu des cadavres et des tirs en rafales. "Comme dans un scénario d'épouvante, lit-on. En effet, l'un des terroristes va même au xylophone pour jouer, selon (une) rescapée, "avec un rire sadique". Les juges qui les auront en face d'eux un jour leur accorderont les circonstances atténuantes, pou "désordres mentaux"... "Il est où le chanteur ? Ils sont où les Ricains ? C'est un groupe américain [Eagles of Death Metal]. Avec les Américains, vous bombardez, donc on s'en prend aux Américains et à vous...," se justifiait cet aigle de la mort islamiste.

Abaaoud, le buisson et les baskets oranges 

Toujours selon le Figaro, un élément important a permis de confondre Abdelhamid Abaaoud, ses baskets oranges. On se souvient que le coordinateur présumé des attentats de Paris était rentré tranquillement en métro après les tueries. On avait ensuite appris qu'il avait passé "quatre jours et trois nuits" caché dans un buisson", en contrebas de l'A86, à Aubervilliers" en Seine-Saint-Denis. 
D'après le Parisien, cette fois,  cette cache était pourtant "une planque végétale" que connaissaient les enquêteurs de police, lesquels auraient donc laissé le djihadiste filer avec sa cousine en taxi jusqu'à l'assaut final. 
On sait désormais, écrit le Figaro, qu'Abaaoud a été reconnu grâce à "la paire de baskets orange qu'il portait pendant les fusillades, sur les bandes de vidéosurveillance qui le montrent fraudant à la station Croix-de-Chavaux à 22h14 avec un inconnu, (...) ainsi que sur son cadavre après le siège de sa planque de Saint-Denis par le Raid."

L'aplomb que Jawad a forgé en zone de non-droit

La petite frappe endimanchée est rapidement devenu la risée d'internet pour avoir, avait-il expliqué, voulu "rendre service." 
Un type d'explications qui a dû marcher cent fois auprès des forces de police. Autrement dit, sans se poser de questions, il a logé trois inconnus, Abdelhamid Abaaoud, sa cousine et un complice, après qu'ils aient fait les morts en pleine nature,  dans un logement insalubre de Saint Denis, "sans eau courante," mais néanmoins équipé d'une porte blindée, non loin du stade de France où le président de la République se trouvait en tribune officielle. L'air parfaitement innocent, il avait affirmé qu'il "ne savait pas" que c'étaient des terroristes. "Si je savais, vous croyez que je les aurais hébergés ?" interrogea même l'intéressé devant les caméras de BFMTV lors de l'assaut. 
Or, selon les éléments publiés la semaine dernière par Le Monde, il s'avère que Jawad Bendaoud n'a pas tout à fait dit la vérité. "J’ai douté, il y avait un truc pas clair, mais je ne vais pas prendre vingt ans pour ça. (…) Je m’en doutais, mais je voulais l’argent", aurait-il en effet reconnu en audition devant les enquêteurs. "Mélange de bêtise, d’appât du gain et d’idéologie", conclut le Monde. Les assassins du Bataclan étaient, nous suggère-t-on, des malades mentaux et Le Monde tente de nous faire comprendre que Jawad, un repris de justice, serait un oublié de l'ascenseur social qui n'aurait d'autre issue que d'exploiter la détresse de ses frères en faisant le marchand de sommeil. 

A y bien regarder toutefois, ce rigolo  a pourtant de drôles de contacts, comme en témoignent les "recoupements" des enquêteurs, notamment intrigués par le fait qu'il est entré en contact le 3 novembre avec un numéro belge, lui-même en contact avec un individu dont le téléphone a été localisé la veille des attentats dans "le 11e arrondissement de Paris et dans le 18e arrondissement, à des heures correspondant au parcours funeste des terroristes".

Abdeslam, exfiltré de Bruxelles dissimulé dans un meuble

C'est la télévision publique belge, la RTBF, qui a révélé l'information, mi décembre. Profitant d'un déménagement, Salah Abdeslam, recherché par tous les polices du monde, DGSI, CIA, NSA, FBI, MI6, le Mossad, etc... des complices l'auraient caché dans un... meuble, comme du shit dans un paquet de clopes. Une cachette qui lui aurait permis de quitter Bruxelles et d'échapper aux contrôles.

La revendication des épouses 
Aussi radicalisées que leurs maris, mais présentées comme soumises, les épouses souvent décrites comme soumises deviennent des messagers de la mort et de la guerre. C'est d'abord un simple texto laconique - "Ton fils est mort en martyr avec ses frères le 13 novembre" - qui a permis d'identifier le dernier des trois kamikazes du Bataclan, Foued Mohamed-Aggad, un Alsacien de 23 ans rentré du djihad en Syrie, le troisième homme qui s'est fait exploser le 13 novembre 2015 dans la salle de spectacle du Bataclan à Paris.
Rendu public le 10 décembre dernier, ce SMS d'une soixantaine de signes à peine, a été envoyé depuis la Syrie par l'épouse du terroriste à la mère de ce "gamin influençable", mais fils "aimant"... Le Monde pourrait nous le vendre comme une victime du quartier de la Meinau à Strasbourg. On connaît d'ailleurs les responsables: né en France d'un père algérien divorcé de sa mère marocaine, il aurait été refusé au concours d'entrée dans la police et aussi par l'armée, mais c'est peut-être aussi qu'il était colérique et fracassait tout ce qu'il trouvait à portée.
C'est également grâce aux courriels de l'épouse de Samy Amimour, un autre terroriste du commando du Bataclan, que les enquêteurs ont pu en apprendre un peu plus sur le degré d'embrigadement du couple. Ainsi, aux dires de cette adulte de 18 ans, est-il aussi important de "tuer" tous ceux qui "offensent l'islam et les musulmans" comme de préciser pour les éventuels candidats au djhad combien la vie est "belle" sous le califat. Belle ? C'est bien simple, l'appartement qu'elle occupe à Mossoul, en Irak, explique-t-elle a une "cuisine équipée, deux salles de bains toilettes" et même "trois chambres !"
Le jeu de dominos des "printemps arabes" n'était-il pas une succession de soulèvements sociaux, sans lien religieux, selon les experts et autres décrypteurs, avec la guerre d'influence entre Sunnites et Chiites ?

mardi 24 novembre 2015

Abaaoud projetait de se faire exploser à la Défense

La BRI a privé Abdelhamid Abaaoud d'un attentat projeté à la Défense

Abdelhamid Abaaoud avait l'intention de commettre un attentat suicide à la Défense le 18 ou le 19 novembre, a déclaré mardi le procureur de Paris. 
 
Mais ce Belgo-tunisien dit "Abou Omar Soussi", chef présumé du commando islamiste, a été tué le mercredi 18 novembre dans l'assaut des forces de police contre un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris. 
Deux autres personnes ont été tuées pendant l'intervention: la cousine supposée d'Abaaoud, Hasna Ait Boulahcen, une franco-marocaine de 26 ans, et un complice présumé qui n'a pas encore été identifié.

La géolocalisation de la ligne téléphonique d'Abedlhamid Abaaoud le soir des attentats qui ont fait 130 morts "a attesté, entre 22h28 et 00h28, d'une présence dans les 12e (PS), 11e (PS) et 10e (PS) arrondissements et notamment à proximité de la salle de concert du Bataclan", a déclaré François Molins lors d'un point presse.



http://i4.mirror.co.uk/incoming/article4089715.ece/ALTERNATES/s615b/PAY-Abdelhamid-Abaaoud.jpgLe chef opérationnel présumé des attentats du 13 novembre est revenu sur "les scènes de crime" le soir des tueries, alors même que la police était encore en cours d'intervention au Bataclan. "Ainsi donc on peut penser qu'Abdelhamid Abaaoud est revenu sur les scènes de crime (...) alors que la BRI intervenait encore au Bataclan", a-t-il ajouté.


"Des éléments sur lesquels je ne peux et ne veux être plus précis, et qui ne sont apparus que le 19 novembre, laissent penser (qu') Abaaoud et l'homme retrouvé à ses côtés dans l'appartement avaient un projet d'attentat qui consistait à se faire exploser le mercredi 18 ou le jeudi 19 novembre à La Défense", a confirmé le procureur. Citant des sources policière et proche du dossier, dès le 18 novembre Reuters avait en effet révélé l'information que les djihadistes retranchés à Saint-Denis projetaient un attentat imminent dans le quartier d'affaires de La Défense. Les cibles des terroristes neutralisés à Saint-Denis étaient, selon plusieurs sources policières, le centre commercial des Quatre Temps et le parvis de La Défense. 

Ainsi le procureur explique-t-il la présence de deux ceintures d'explosifs retrouvées dans les décombres de l'appartement. Les gravats ont été placés sous scellés pour permettre d'autres exploitations.
Avant d'être récupéré par sa cousine le mardi 17 dans une rue d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) - "il l'attendait dissimulé derrière un buisson" avec un homme non identifié -, il a pu se trouver entre La Courneuve (PCF) et Aubervilliers (PCF), selon le procureur.  Cet homme non identifié "est peut-être" le troisième assaillant du commando à la Seat Leon qui a mitraillé les terrasses de cafés et restaurants parisiens.

Deux hommes en cavale échappent toujours au déploiement de police

L'enquête, conduite jusque-là en flagrance, a été confiée mardi à six magistrats instructeurs du pôle antiterroriste. Quelque 5.339 procès verbaux ont été dressés depuis onze jours.

Leurs investigations porteront notamment sur l'emploi du temps exact d'Abelhamid Abaaoud entre le soir des attentats, où il est localisé à plusieurs reprises dans le métro parisien, et la veille de l'assaut, quand il se rend dans l'appartement de la rue Corbillon, à Saint-Denis (PCF).

L'enquête va aussi devoir identifier tous les co-auteurs ou complices présumés des attaques, qu'ils soient commanditaires, exécutants, financeurs ou logisticiens, a dit François Molins.
L'un des kamikazes du Bataclan reste à identifier, tout comme le troisième participant du "commando des terrasses", dont Abaaoud faisait partie. Ce dernier "pourrait être" le kamikaze qui s'est fait exploser dans l'appartement de Saint-Denis, d'après François Molins.


Deux hommes sont par ailleurs activement recherchés par les polices française et belge : Salah Abdeslam (ci-contre à gauche), exfiltré de France par deux complices présumés samedi matin, 
et le Belgo-Marocain Mohamed Abrini, 30 ans (ci-contre à droite), filmé à son côté dans une station-essence de Ressons (Oise) deux jours avant les attentats.
Les enquêteurs s'interrogent en outre sur le possible rôle
de Salah Abdeslam, dans un éventuel attentat avorté dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

L'hébergeur mis en examen


Une ceinture d'explosifs retrouvée lundi à Montrouge, dans la banlieue de Paris, à proximité des lieux où son téléphone a "borné" était toujours en cours d'analyse mardi.
"A ce stade, une des hypothèses sur lesquelles travaillent les enquêteurs est que Salah Abdeslam a pu véhiculer le commando du Stade de France, déposer les kamikazes et s'être ensuite rendu dans le 18e arrondissement", a dit François Molins.
"Les investigations devront s'attacher à déterminer si une action kamikaze de Salah Abdeslam devait avoir lieu dans le XVIIIe arrondissement et pour quelle raison elle n'a pas été commise", a-t-il ajouté.
L'implication de la cousine d'Abaaoud, morte asphyxiée sous les gravats lors de l'assaut, est quant à elle établie "dans la recherche de lieu de repli de ce dernier", selon le procureur.
"Hasna Ait Boulahcen (ci-contre) était parfaitement au courant de l'implication de son cousin dans les attentats du 13 novembre et c'est donc sciemment qu'elle est intervenue", a-t-il assuré.

Contactée le 15 novembre via une ligne téléphonique belge, elle a été l'intermédiaire entre les djihadistes et Jawad Bendaoud, "marchand de sommeil" qui a mis à disposition, contre rémunération, l'appartement de Saint-Denis.
 
Ce dernier, condamné à cinq reprises, notamment à 8 ans en... 2008 pour coups mortels, été mis en examen mardi soir, au terme de six jours de garde à vue, et le parquet a requis son placement en détention provisoire.
Pour François Molins, "il ne pouvait douter (...) qu'il prenait part en connaissance de cause à une organisation terroriste." Il a notamment été en lien, avant et après les attentats, avec une ligne téléphonique belge, "elle-même en contact avec une ligne utilisée par les terroristes", a-t-il précisé.

Une connaissance commune à Jawad Bendaoud et Hasna Ait Boulahcen est aussi recherchée.

Attentats djihadistes du vendredi 13: après le 9.3, le foyer islamiste du 18e de Paris

Les zones à forte concentration étrangère sont en effervescence

La Clio de Salah Abdeslam a-t-elle été abandonnée dans le XVIIIe par hasard ?
  
L'assassin islamiste Salah Abdeslam est désormais suspecté d'avoir conduit le véhicule retrouvé après les tueries du 13 novembre. Il avait un temps été soupçonné d'avoir été à bord de la Seat qui a attaqué des bars et restaurants des Xe (PS) et XIe arrondissements (PS) de Paris, mais "c'est une supposition forte" désormais, dit une source proche de l'enquête

Les enquêteurs s'interrogent également sur son possible rôle dans un éventuel attentat avorté dans le XVIIIe arrondissement. Dans un communiqué revendiquant les attentats, l'Etat islamique évoque "huit frères" etcite, parmi leurs cibles, le Stade de France, où se trouvait le président Hollande, le Bataclan, mais aussi "les dixième, le onzième et le dix-huitième arrondissements". "Au regard de ce communiqué, les enquêteurs s'interrogent sur un projet d'attentat avorté dans le XVIIIe", ancien arrondissement du socialiste Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur de 2000 à 2002, confirme la source proche de l'enquête, qui rappelle que l'homme le plus recherché d'Europe a loué deux des trois véhicules utilisés par les assassins de masse islamistes.

Les enquêteurs disposent de deux éléments viennant étayer cette thèse,

une borne téléphonique a "accroché" le téléphone portable de Salah Abdeslam dans cet arrondissement, vendredi soir après les attaques et il a ensuite été localisé à Châtillon, juste à côté de Montrouge (Hauts-de-Seine) où ce qui s'apparente à une ceinture d'explosifs a été retrouvée lundi dans une poubelle. Il est toutefois trop tôt pour dire si cette possible ceinture d'explosifs, qui fait l'objet de vérifications, a pu appartenir à Salah Abdeslam, dit la source proche du dossier.

Autre élément intriguant : un papier sur lequel était écrit "Roissy-Saint-Martin-République" a été découvert à bord de la Clio, sans que l'on sache à quoi correspond ce mystérieux message.

Abaaoud récupéré
dans un entrepôt par sa cousine

Salah Abdeslam pourrait-il avoir renoncé à un attentat-suicide dans le XVIIIe arrondissement de Paris ? Les déclarations de
Mohamed Abdeslam, son vertueux frère -"bon client" des radios et chaînes de télévisions- et des deux hommes qui l'ont ramené de Paris vers la Belgique, samedi matin, viennent nourrir cette thèse. 
Interrogé par la RTBF, le "grand frère" a ainsi déclaré que son cadet était encore en vie parce qu'il avait changé d'avis au dernier moment. Pour Hamza Attou, inculpé et incarcéré en Belgique après l'avoir exfiltré de France, il était "peut-être (...) prêt à se faire sauter", a déclaré son avocate.
Mais "cela relève de leurs déclarations", souligne une source proche de l'enquête. A-t-il eu un problème technique avec sa ceinture d'explosifs, a-t-il renoncé ? Aucune piste n'est privilégiée, confirme une source policière.

Les enquêteurs s'interrogent également sur le parcours précis d'Abdelhamid Abaaoud, chef opérationnel présumé des attentats qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés.
Il aurait peut-être été aperçu dès le 12 novembre, veille des attentats, à la station Strasbourg-Saint-Denis du métro parisien, selon une source policière.
Il est en tout cas établi qu'il était présent dans la Seat noire utilisée par le "commando des terrasses", au côté de Brahim Abdeslam, frère aîné de Salah, et kamikaze du Comptoir Voltaire, indique la source proche du dossier.
Son empreinte digitale a été retrouvée sur une des trois Kalachnikov saisies dans ce véhicule. Puis, à 22h14, les images de vidéosurveillance - de celles dont la gauche dans l'opposition ne voulait pas- le montrent entrant dans le métro à la station Croix de Chavaux, non loin de Montreuil (PCF), où la voiture a été abandonnée.

Le mardi suivant,
la "kamikaze manquée" Hasna Ait Boulahcen, qui se présente comme sa "cousine" et sera tuée, comme lui, lors de l'assaut des forces de l'ordre contre un appartement de Saint-Denis, le récupère dans un entrepôt d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis, ancien fief de... Claude Bartolone, président intermittent de l'Assemblée nationale, en campagne des régionales).

De nombreux appels fantaisistes

Abaaoud avait demandé à cette femme de lui trouver un logement, précise une source policière. Cett
e détentrice d'un passeport français, 26 ans, connue pour trafic de stupéfiants et gérante d'une entreprise immobilière en liquidation judiciaire, placée sous écoute va permettre de localiser la planque du commando sera vue devant le squat de Saint-Denis. Combien de temps Abaaoud a-t-il passé dans cet entrepôt d'Aubervilliers? Qu'a-t-il fait durant le week-end? "On est en train de retracer son parcours", dit la source proche du dossier.

Des saisies et analyses se poursuivent sur le lieu de l'assaut.
Pour l'instant, seuls une arme de poing et des explosifs y ont été saisis, mais les enquêteurs soulignent que des grenades défensives ont été utilisées par ceux qui étaient retranchés dans l'appartement de l'immeuble squatté.


De nombreuses inconnues


  • Un kamikaze du Bataclan reste toujours à identifier,


  • de même que le troisième tué lors de l'assaut des forces de l'ordre -outre Abaaoud et sa "cousine" -,


  • et le troisième islamiste de la Seat du "commando des terrasses".
  • Il pourrait toutefois s'agir d'une seule et même personne, selon une source proche du dossier. "C'est une des pistes", dit-elle.
  • l'identité réelle de deux des kamikazes du Stade de France,
  • tous deux passés par la Grèce le 3 octobre dernier, et pour lesquels un appel à témoins a été lancé.

    Or, les témoignages brouillent les pistes.
    La police a reçu 13.000 appels en lien avec l'enquête en cours, mais beaucoup sont fantaisistes, souligne une source policière.


    La garde à vue de Jawad Bendaoud, qui a fourni l'appartement de Saint-Denis, a été décidée mardi
    24.

     

    lundi 23 novembre 2015

    Attentats de Paris: sixième jour de garde à vue pour Jawad Bendaoud, l'hébergeur

    Hollande, tout feu, tout flamme, après avoir échappé à l'attentat du Stade de France

    Les 16 interpellations de dimanche n'ont pas permis de mettre la main sur Salah Abdeslam à Bruxelles.
    La capitale belge reste en "alerte maximale", lundi 23 novembre, quadrillée par l'armée et quasiment à l'arrêt face à des menaces "sérieuses et imminentes" d'attentats semblables à ceux de Paris.

    Une situation inédite dans la capitale de l'Europe 
    Plusieurs opérations policières ont échoué dimanche soir, menant à 16 interpellations infructueuses: toujours en fuite, Salah Abdeslam reste introuvable.

    Le "logeur" présumé d'Abaaoud en est à son sixième jour de garde à vue.
    Soupçonné d'avoir fourni un appartement de repli à Abdelhamid Abaaoud après les attentats de Paris, au 8 rue du Corbillon à Saint-Denis, appartement pris d'assaut par l'antiterroriste mercredi 18 au matin, Jawad Bendaoud, a été vu en train de discuter avec Hasna Aïtboulahcen, le 17 novembre, la veille de l'assaut policier sur l'appartement de Saint-Denis, au nord de Paris. Ce repris de justice est soupçonné d'avoir  mis  à disposition du djihadiste belgo-marocain Abaaoud et d'un complice un logement squatté dont il se dit propriétaire et dont la porte avait été blindée.
    Déjà condamné pour coups mortels par le passé, ce trentenaire a lui-même affirmé que c'est dans son appartement que l'assaut a eu lieu. "Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours", a raconté le gardé à vue devant les caméras de BFM TV. "J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit c'est pas grave, ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique" a-t-il précisé. "On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'était des terroristes", a-t-il affirmé, visiblement très agité, avant d'être menotté et emmené par les policiers.
    Selon
    Hayat, 26 ans, un témoin de l'assaut interrogé par Le Figaro, c'est "un appartement qu'il a ouvert" - ce qui n'est pas pour déplaire à Cécile Duflot ou DAL - et qu'il occupe parfois "quand ça va pas avec ses parents", "sans payer quoique ce soit," a-t-elle déclaré à BFM TV. Quelques minutes avant d'être elle aussi arrêtée, elle a décrit comme il se doit, "quelqu'un de gentil" qui l'a hébergée quand elle était "en galère". L'appartement visé est situé dans un petit bâtiment de trois étages "qui compte 38 logements", dont beaucoup sont insalubres, a précisé Stéphane Peu, maire-adjoint en charge du Logement et militant communiste.
    Condamné à huit ans de prison pour "coups mortels"
    Jawad Bendaoud a déjà eu des déboires avec la justice à l'âge de 22 ans. En novembre 2008, il a été condamné à huit ans de prison pour "coups mortels et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner" sur "son meilleur ami" David, 16 ans. Les faits se sont déroulés le 26 décembre 2006, également rue du Corbillon. Pour une histoire de portable disparu, David, qui tentait de calmer la colère démesurée de son copain, a reçu un violent coup de tranchoir en plein thorax, relatait Le Parisien qui a suivi le procès à la cour d'Assises de Bobigny. L'avocat général avait décrit une "personnalité impulsive et très nerveuse", avant de requérir
    douze ans. .
    Une prolongation de garde à vue au-delà de quatre jours est rarissime en matière d'antiterrorisme et ne peut être décidée qu'en cas de menace d'attentat imminent ou de nécessité de coopération judiciaire internationale.
    François Hollande entame, lui, une semaine diplomatique tous azimuts
    Il se rend à Washington, où Obama entend profiter de l'expérience acquise du français aux prises avec des djihadistes nationaux et internationaux, et à MoscouPoutine est désormais reconnu comme une pièce incontournable sur l'échiquier mondial, d'Ukraine en Syrie, en passant par Damas et la Crimée.
    Des rencontres sont aussi prévues avec David Cameron et Angela Merkel à Paris, entre riposte aux attentats et préparatifs d'une COP21 sous sécurité renforcée. Hollande  veut intensifier ses frappes en Syrie.