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mardi 24 novembre 2015

Abaaoud projetait de se faire exploser à la Défense

La BRI a privé Abdelhamid Abaaoud d'un attentat projeté à la Défense

Abdelhamid Abaaoud avait l'intention de commettre un attentat suicide à la Défense le 18 ou le 19 novembre, a déclaré mardi le procureur de Paris. 
 
Mais ce Belgo-tunisien dit "Abou Omar Soussi", chef présumé du commando islamiste, a été tué le mercredi 18 novembre dans l'assaut des forces de police contre un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris. 
Deux autres personnes ont été tuées pendant l'intervention: la cousine supposée d'Abaaoud, Hasna Ait Boulahcen, une franco-marocaine de 26 ans, et un complice présumé qui n'a pas encore été identifié.

La géolocalisation de la ligne téléphonique d'Abedlhamid Abaaoud le soir des attentats qui ont fait 130 morts "a attesté, entre 22h28 et 00h28, d'une présence dans les 12e (PS), 11e (PS) et 10e (PS) arrondissements et notamment à proximité de la salle de concert du Bataclan", a déclaré François Molins lors d'un point presse.



http://i4.mirror.co.uk/incoming/article4089715.ece/ALTERNATES/s615b/PAY-Abdelhamid-Abaaoud.jpgLe chef opérationnel présumé des attentats du 13 novembre est revenu sur "les scènes de crime" le soir des tueries, alors même que la police était encore en cours d'intervention au Bataclan. "Ainsi donc on peut penser qu'Abdelhamid Abaaoud est revenu sur les scènes de crime (...) alors que la BRI intervenait encore au Bataclan", a-t-il ajouté.


"Des éléments sur lesquels je ne peux et ne veux être plus précis, et qui ne sont apparus que le 19 novembre, laissent penser (qu') Abaaoud et l'homme retrouvé à ses côtés dans l'appartement avaient un projet d'attentat qui consistait à se faire exploser le mercredi 18 ou le jeudi 19 novembre à La Défense", a confirmé le procureur. Citant des sources policière et proche du dossier, dès le 18 novembre Reuters avait en effet révélé l'information que les djihadistes retranchés à Saint-Denis projetaient un attentat imminent dans le quartier d'affaires de La Défense. Les cibles des terroristes neutralisés à Saint-Denis étaient, selon plusieurs sources policières, le centre commercial des Quatre Temps et le parvis de La Défense. 

Ainsi le procureur explique-t-il la présence de deux ceintures d'explosifs retrouvées dans les décombres de l'appartement. Les gravats ont été placés sous scellés pour permettre d'autres exploitations.
Avant d'être récupéré par sa cousine le mardi 17 dans une rue d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) - "il l'attendait dissimulé derrière un buisson" avec un homme non identifié -, il a pu se trouver entre La Courneuve (PCF) et Aubervilliers (PCF), selon le procureur.  Cet homme non identifié "est peut-être" le troisième assaillant du commando à la Seat Leon qui a mitraillé les terrasses de cafés et restaurants parisiens.

Deux hommes en cavale échappent toujours au déploiement de police

L'enquête, conduite jusque-là en flagrance, a été confiée mardi à six magistrats instructeurs du pôle antiterroriste. Quelque 5.339 procès verbaux ont été dressés depuis onze jours.

Leurs investigations porteront notamment sur l'emploi du temps exact d'Abelhamid Abaaoud entre le soir des attentats, où il est localisé à plusieurs reprises dans le métro parisien, et la veille de l'assaut, quand il se rend dans l'appartement de la rue Corbillon, à Saint-Denis (PCF).

L'enquête va aussi devoir identifier tous les co-auteurs ou complices présumés des attaques, qu'ils soient commanditaires, exécutants, financeurs ou logisticiens, a dit François Molins.
L'un des kamikazes du Bataclan reste à identifier, tout comme le troisième participant du "commando des terrasses", dont Abaaoud faisait partie. Ce dernier "pourrait être" le kamikaze qui s'est fait exploser dans l'appartement de Saint-Denis, d'après François Molins.


Deux hommes sont par ailleurs activement recherchés par les polices française et belge : Salah Abdeslam (ci-contre à gauche), exfiltré de France par deux complices présumés samedi matin, 
et le Belgo-Marocain Mohamed Abrini, 30 ans (ci-contre à droite), filmé à son côté dans une station-essence de Ressons (Oise) deux jours avant les attentats.
Les enquêteurs s'interrogent en outre sur le possible rôle
de Salah Abdeslam, dans un éventuel attentat avorté dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

L'hébergeur mis en examen


Une ceinture d'explosifs retrouvée lundi à Montrouge, dans la banlieue de Paris, à proximité des lieux où son téléphone a "borné" était toujours en cours d'analyse mardi.
"A ce stade, une des hypothèses sur lesquelles travaillent les enquêteurs est que Salah Abdeslam a pu véhiculer le commando du Stade de France, déposer les kamikazes et s'être ensuite rendu dans le 18e arrondissement", a dit François Molins.
"Les investigations devront s'attacher à déterminer si une action kamikaze de Salah Abdeslam devait avoir lieu dans le XVIIIe arrondissement et pour quelle raison elle n'a pas été commise", a-t-il ajouté.
L'implication de la cousine d'Abaaoud, morte asphyxiée sous les gravats lors de l'assaut, est quant à elle établie "dans la recherche de lieu de repli de ce dernier", selon le procureur.
"Hasna Ait Boulahcen (ci-contre) était parfaitement au courant de l'implication de son cousin dans les attentats du 13 novembre et c'est donc sciemment qu'elle est intervenue", a-t-il assuré.

Contactée le 15 novembre via une ligne téléphonique belge, elle a été l'intermédiaire entre les djihadistes et Jawad Bendaoud, "marchand de sommeil" qui a mis à disposition, contre rémunération, l'appartement de Saint-Denis.
 
Ce dernier, condamné à cinq reprises, notamment à 8 ans en... 2008 pour coups mortels, été mis en examen mardi soir, au terme de six jours de garde à vue, et le parquet a requis son placement en détention provisoire.
Pour François Molins, "il ne pouvait douter (...) qu'il prenait part en connaissance de cause à une organisation terroriste." Il a notamment été en lien, avant et après les attentats, avec une ligne téléphonique belge, "elle-même en contact avec une ligne utilisée par les terroristes", a-t-il précisé.

Une connaissance commune à Jawad Bendaoud et Hasna Ait Boulahcen est aussi recherchée.

lundi 11 février 2013

Le conflit malien est entré en phase de guérilla islamiste

Bataille à Gao entre islamistes et forces franco-maliennes

Armée française au sol
Les terroristes islamistes ont lancé une offensive surprise au coeur de Gao dimanche et se sont heurtés aux troupes françaises et maliennes qui commencent à rencontrer des difficultés à sécuriser le nord du Mali.

Signe que le pays est entré en guerre civile, il est toujours occupé non plus par ce qu'il était convenu d'appeler des terroristes, mais des "rebelles".

Alors que retentissait le fracas des armes dans les rues de Gao, les habitants de Gao se sont enfermés chez eux ou se sont mis à l'abri derrière des murs.
Les hélicoptères français qui survolaient la zone ont tiré sur les rebelles armés de fusils d'assaut AK-47 et de lance-roquettes, qui s'étaient faufilés dans le secteur du marché central et qui s'étaient cachés dans un commissariat,  rapportent des responsables français et maliens.

Ces combats à Gao font craindre que les islamistes chassés du nord du Mali par l'intervention française le 11 janvier n'optent désormais pour des combats de type guérilla ou pour des attentats suicide pour tenter de reprendre position.

L'armée malienne étant insuffisamment équipée pour sécuriser les zones reprises aux insurgés, de vastes zones à l'arrière des lignes françaises semblent désormais vulnérables à des opérations de guérilla.
"Ils ont infiltré la ville par la rivière. Nous pensons qu'ils étaient une dizaine. Ils ont été identifiés par la population et ils sont entrés dans le commissariat", a expliqué aux journalistes le général Bernard Barrera, commandant des opérations françaises au sol au Mali.

Il a ajouté que les hélicoptères français sont intervenus pour porter assistance à l'armée malienne coincée par les rebelles, qui lançaient des grenades à partir des toits.
Selon le colonel de gendarmerie malien Saliou Maiga, le but des insurgés était de mener des attentats suicide dans Gao.

La communication reste sous contrôle 
Outre la sémantique - sécurisation ou guérilla ? - et l'obligation de mettre l'armée malienne en valeur, aucun bilan chiffrage des victimes n'a été précisé
Un journaliste d'agence à Gao a toutefois pu voir un corps affaissé sur une moto: selon des militaires maliens, certains des rebelles évaporés dans la montagne pourraient être arrivés à Gao à moto.

Le kamikaze, "un arabe barbu"

Selon Abdoul Abdoulaye Sidibe, un parlementaire malien de Gao, les rebelles qui se sont infiltrés dans Gao "libérée" sont membres du Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'ouest (Mujao) qui tenait la ville jusqu'à sa libération par les forces françaises le mois dernier.

Le Mujao est une faction dissidente d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui, avec le groupe malien Ansar Dine, a occupé les principales villes du Nord malien à partir du printemps 2012 et jusqu'à leur éviction par l'armée française.

Quelques heures avant cet échange de tirs de dimanche, les forces françaises et maliennes avaient pourtant procédé au renforcement d'un point de contrôle dans les quartiers nord qui avait été attaqué deux fois en deux jours par des kamikazes. Tard le soir, un point de contrôle de l'armée à la sortie nord de la ville avait été attaqué par une groupe de rebelles islamistes qui ont tiré à partir d'une route et d'un pont menant vers le nord par le désert, jusqu'à Bourem, à 80 km de là.

A cet endroit-même, un homme circulant à moto s'était fait exploser vendredi, blessant un soldat malien.
"Nos soldats ont été pris sous le feu des djihadistes depuis le pont. Au même moment, un autre les a contournés et a sauté par dessus le mur. Il a pu actionner sa ceinture d'explosifs", a raconté le capitaine Sidiki Diarra.

Le capitaine Diarra, a précisé que l'assaillant n'était pas un Noir, mais "
un Arabe barbu". Le kamikaze est mort et un soldat malien a été légèrement blessé. Dans l'attentat suicide à la moto de vendredi, un soldat malien avait également été blessé.

Des poches de rébellion existent toujours dans les zones désertes entre les grandes villes du nord du Mali, soulignent les forces françaises et maliennes.
Un habitant a raconté avoir vu un groupe de dix combattants islamistes armés à Batel, à dix kilomètres de Gao.
"Nous sommes dans une zone dangereuse. Nous ne pouvons pas être partout", a admis un officier français qui n'a pas voulu être nommé.

Vendredi, les forces françaises se sont emparées de Tessalit, près de la frontière algérienne. 
A partir de là, les Français, appuyés par un millier de militaires tchadiens dans la région de Kidal, doivent mener des patrouilles dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas où se cachent les islamistes qui ont réussi à se replier
C'est dans cette zone qu'ils détiendraient aussi sept otages français capturés au Sahel.