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mercredi 2 mars 2016

Congédiée, Lebranchu se lâche sur Hollande, Valls, Loi Travail, etc...

Virée du gouvernement, Marylise Lebranchu libére sa parole

Dans... Mediapart, l'ex-ministre attaque vivement François Hollande.

L'ancienne ministre de la Fonction publique lâche tout le mal qu'elle pense de François Hollande et de sa politique. "J'ai un délai de décence [Il aura tenu moins de trois semaines]. Je viens de sortir du gouvernement [après quatre années passées au gouvernement en tant que ministre de la Décentralisation, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État]. Je suis coresponsable", affirme pourtant Marylise Lebranchu dans un long entretien publié ce lundi 29 sur le site trotskiste Mediapart et repris notamment par BFMTV. Mais elle en avait trop gros sur le coeur et n'a pas tardé à le percer à jour dans l'opinion. 

Marylise Lebranchu confie sur sa démission, qu'elle a été réglée par un coup de téléphone "d'une minute" du chef de l'État. "C'est le président qui a pris la décision," mais elle avait déjà envisagé de quitter le gouvernement dans la foulée de Christiane Taubira. Toutefois, "en tant que responsable politique, je ne pouvais pas ajouter un petit élément de crise à un petit élément de crise. Je pense que c'était malvenu pour mon pays. Finalement, je n'ai pas eu le choix".
Il reste que Hollande se comporte comme un sagouin, notamment avec les femmes. 

En 2013, Delphine Batho, alors ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, avait été brutalement licenciée pour avoir ouvertement dénoncé les arbitrages budgétaires de Hollande et Ayrault: c'était avant la COP21, quand Hollande n'avait que mépris pour l'environnement, la biodiversité ou le développement durable...
Fleur Pellerin, également limogée comme une malproprea confirmé la méthode Hollande, témoignant de son manque de respect des personnes.

"Valls sait où il va. Hollande a changé"

Cette proche de Martine Aubry cautionne la violence de Manuel Valls. 
Elle dit en effet ne pas lui en vouloir, car, avec ce premier ministre est connu pour ses mauvais traitements et on sait donc à quoi s'attendre: "Manuel Valls est Manuel Valls depuis le premier jour de sa nomination. Et depuis la primaire de 2011. Il a un corpus idéologique défini. On sait où il va."

Mais Lebranchu dénonce le "pragmatisme" cher au premier ministre.  
"Je refuse que l'on se cantonne à un débat sur le pragmatisme. Le pragmatisme, c'est quand on n'a pas d'idéologie. Ou pas de pensée", dit-elle. 
Dans son viseur, le ministre de l'Économie. "Pour avoir sa première de couv' d'un hebdomadaire, il faut dire que les 35 heures, c'est mal, comme l'a fait Emmanuel Macron. En trois phrases, il est apparu moderne. En réalité, il ne s'attaque pas à des tabous mais à des fondamentaux", attaque Marylise Lebranchu. "Tout cela est fatigant. Parce que la notoriété personnelle prend le pas sur l'intérêt du pays", avance la Bretonne. 

Macron aurait obtenu la mort politique de Lebranchu
En creux, l'ex-ministre sous-entend que le patron de Bercy aurait voulu atterrir dans sa circonscription du Finistère. A son suppléant qui a voté contre la déchéance de nationalité, des "pressions très inélégantes" ont été faites. "Je déteste ces ambiances où l'on vous dit: 'Si tu ne votes pas pour, on te mettra un député d'ouverture dans ta circonscription'. Ce n'est pas de la bonne politique. Ce n'est pas digne d'hommes d'État", tonne l'élue.
"Quand on est au gouvernement, on n'a pas le droit d'exercer ce genre de pressions. On ne fait pas de la politique avec la menace", s'insurge encore Marylise Lebranchu.
Lebranchu met clairement la faute sur le président de la République

"L'équilibre devait se faire entre Manuel et François Hollande et le discours du Bourget. Aujourd'hui, cet équilibre ne se fait plus". Mais ce n'est pas du fait de Manuel Valls. 

"C'est François Hollande qui a changé par rapport à la ligne dite 'du Bourget' ", souligne la socialiste. Lors de ce meeting, le candidat Hollande avait notamment lancé : "L'ennemi, c'est la finance", rappelle-t-elle.

Marylise Lebranchu aurait voté contre la déchéance de nationalitési elle avait alors été députée, assure-t-elle à Mediapart

La réforme du droit du travail va trop loin, trop c'est trop," s'insurge l'ancienne ministre de Lionel Jospin, à l'unisson des signataires de la tribune parue dans Le Monde sous le titre "Sortir de l'impasse". 
Elle livre son analyse: "Le débat a été tué quand la ministre [El Khomri] a parlé de 49-3, avant même que le texte soit présenté en Conseil des ministres. Je n'avais jamais vu cela dans ma vie". "C'est une erreur grave car elle crée d'emblée une lecture négative", affirme la députée.
Et de lancer: "Notre problème, c'est bien la crise économique. Pas les 35 heures" 

dimanche 28 février 2016

Présidentielle 2017: et si Hollande devait renoncer ?

L'avenir politique de Hollande se bouche

Qui peut croire encore qu'il a un avenir ?

Les Français étaient prévenus. Mais, sous la pression partisane des media déchaînés, ils ont misé sur le mauvais cheval, en sachant qu'il n'avait aucune expérience gouvernementale et que son tempérament dilettante et irrésolu le porte à l'indécision et au compromis.  
La France n'a jamais connu une telle déconfiture en temps de paix et aucun état occidental n'est autant menacé par le terrorisme. En plus de records d’impopularité (19% d'avis favorables), ses voltes-faces incessantes placent le président au pied d'un haut mur de contestation dressé dans son propre camp. L'homme de la synthèse n'aura réussi qu'à fracturer l'édifice. Pitoyable, il caresse l'espoir de réaliser sa promesse d’inverser le chômage, si la conjoncture extérieure est propice. Reste-t-elle une lueur d’espoir au bout du tunnel ?

Les chiffres du chômage occultent la gravité de la situation de l'emploi en Outre-Mer, mais les Tahitiens n'ont rien changé à leur coutume et ont offert des fleurs à leur hôte, les Wallisiens qui n'ont pas l'internet ont acclamé leur visiteur avec respect et les Sud-Américains ont accueilli le représentant de la France avec les honneurs, malgré son arrivée en Falcon de remplacement de 14 places, l'A330 présidentiel étant resté cloué au sol de Lima par une panne électrique. Les images de la cohorte de journalistes qui l'accompagnait n'ont pu dissimuler la Polynésie sous la pluie, mais ont parfaitement masqué une réalité sociale proche du tiers-monde. S'il cherchait à reprendre haleine comme les écoliers de la zone Ile-de-France en vacances de février, le président a fait un mauvais calcul. Il n'était pas arrivé au bout de ses 60 heures de vol, que le président fut rattrapé par le fracas politique de la gauche socio-démocrate trahie.

Qui Hollande représente-t-il, s'il n'est plus soutenu par tous les siens ?

Dans le pays réel, les nuages s’amoncellent, le tonnerre social gronde, les coups pleuvent. Après la rébellion syndicale et étudiante lundi et mardi contre la réforme du code du travail, Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit et une douzaine d'intellos socialistes bernés et d’écologistes radicaux ont fait tomber la foudre dans une tribune à visée pétitionnaire intitulée "Sortir de l'impasse" et publiée par Le Monde, journal détenu par des hommes d'affaires multi-millionnaires et socialistes, résumant leur rancoeur en cette formule : "Trop, c’est trop." L'attaque est tellement violente qu'ils auraient pu aussi bien écrire "démission", comme l'ont crié les éleveurs au Salon de l'Agriculture. Outre leur profonde inquiétude sur les choix sociaux du gouvernement Valls, ils dénoncent "le désolant débat sur la déchéance de nationalité".

Ils critiquent le pacte de responsabilité passé avec le patronat ("41 milliards pour rien") et condamnent  comme un faute contre le socialisme l'erreur fatale de la réforme du code du travail que Valls fait endosser à Myrian El Khomri  ("A qui fera-t-on croire qu’en multipliant les facilités de licenciements, on favorisera ainsi l’emploi"). Ils rejettent "l’indécent discours de Manuel Valls à Munich" contre les migrants. Un président attaqué par des membres de son propre parti : c’était encore inédit.

La courbe du chômage va-t-elle mollir ?

François Hollande ne maîtrise plus ce PS qu’il a roulé dans la farine et devient le problème à éliminer. La question est posée : peut-il encore être le candidat de la gauche en avril 2017 ?
Lui-même a lié sa décision à la courbe du chômage. Or, depuis quatre ans qu'il la voit venir, les demandeurs d'emploi attendent son inversion et se désespèrent. La presse partisane répète, derrière Sapin, que les derniers chiffres  donnent du crédit à son espoir, assurant de surcroît qu'il serait partagé par les victimes de sa politique: 27.900 chômeurs en moins - en métropole - en janvier, lâchent ces media, sans prendre en considération les laissés pour compte des statistiques. Même Le Monde titre pourtant sur "Une hausse 'inhabituellement forte" et "inexpliquée" de désinscrits d'office sur les listes de Pôle emploi," rapporté par la DARES, service des statistiques du ministère du Travail.
Les ministres de mauvaise foi ont évidemment salué cette baisse à l’unisson et certains l’ont même renvoyée à la face d’Aubry. 
Mais les media sont-ils dans leur rôle d'information en taisant qu'à la fin de chaque mois, les demandeurs d'emploi sont tenus de déclarer leur situation à Pôle emploi, sous peine d'être désinscrits d'office et qu'en janvier, 238.900 personnes sont sortis des listes pour ce motif, soit plus de 40.000 de plus qu'en décembre. De quoi prendre avec des pincettes des chiffres frelatés dont s'enorgueillissent des ministres, par ailleurs honorables.
Ce nouveau frémissement reste cependant à confirmer, s'il ne vire pas au soubresaut. L’Unédic continue de promettre pour la fin de l’année une légère diminution que l'opposition est déjà justifiée à qualifier de "statistique"En 2015, des baisses mensuelles ont déjà été annulées le mois suivant. Sans compter le "bug informatique" d'août 2013...
650.000 emplois ont été détruits depuis le début du mandat. 
En 2014, 74.000 emplois ont été détruits en France. A la fin 2014, François Hollande avait déjà enregistré plus de destructions d'emplois depuis le début de son quinquennat que Nicolas Sarkozy sur l'ensemble de ses 5 ans de mandat.

D’ailleurs, le moral des ménages (-2 points) et le climat des affaires continuent de s’effriter selon l’Insee qui évoque "un petit vent de pessimisme." Au bout de 43 mois de présidence, les résultats de Hollande sont plus catastrophiques que ceux enregistrés par son prédécesseur. Bref, François Hollande affichera un aussi mauvais bilan en 4 ans que Nicolas Sarkozy en 5, la crise mondiale de 2008 en moins.
Sondages : la rechute

Il se traduit pour le président par une impopularité plus élevée qu’avant les attentats : 20 % de confiance, selon le baromètre mensuel Odoxa. Par comparaison, Nicolas Sarkozy tournait à 30 % début 2011. 
Selon une autre enquête Ifop/Fiducial, Hollande est relégué à 11 points de Marine Le Pen (17 % contre 28 %) et ne se qualifierait donc pas pour le second tour de 2017. Alain Juppé le devance de 17 points. Il y a 5 ans, Nicolas Sarkozy était donné perdant au second, mais n'était pas éliminé au premier tour. Encore de l'inédit au passif du "président normal"... 
Pour Frédéric Dabi, directeur des études à l’Ifop, "des pans entiers de l’électorat de gauche, les fonctionnaires et enseignants, les professions intermédiaires, les jeunes se détournent de François Hollande. Cela en dit long sur sa fragilité et sur le divorce avec la gauche. Un tiers de ses électeurs de 2012 refuse de revoter pour lui. Beaucoup lui préfèrent Bayrou quand on teste le maire de Pau, voire Juppé, septuagénaire propulsé par les média sympathisants du PS à des niveaux inédits depuis Mitterrand en 1988. Mais avril 2017 est encore loin et Juppé n’a pas gagné la primaire à droite. Mais le rejet est structurel, massif et offre peu de possibilité de rebond."
Dans un sondage Ifop pour le 'Journal du dimanche' du 20 février, le président de la République ne recueille plus que 19% de satisfaits (- 5 points par rapport à janvier) et mécontente 81% des Français.
Son Premier ministre fait 33% de satisfaits (- 6 points) et 66% de mécontents.
La primaire de la division

Le président ne serait plus le bon candidat. La primaire est devenue un vrai sujet à gauche. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a beaucoup varié, avant d'admettre le principe pour mieux en étouffer l’application. Aujourd’hui, à force de hanter le débat, le sujet n’était plus une chimère et plombait François Hollande. Depuis la tribune incendiaire des socio-démocrates du PS dans Le Monde, Hollande est entré dans le couloir de la mort.

Les débats parlementaires sur la déchéance de nationalité et la loi portée par la kamikaze El Khomri annoncent un printemps orageux. 
Quand le président sera-t-il au pied du mur pour décider de son sort ? Il n’existe actuellement aucun précédent dans l’histoire de notre Ve République, ni dans les grandes démocraties : depuis un demi-siècle, le sortant s’est toujours représenté. Un jet de l'éponge serait… du jamais vu !

mercredi 24 février 2016

Réforme du code du travail: Martine Aubry prend Hollande dans sa souricière

"Trop, c'est trop": Martine Aubry "salit" Hollande et la politique de Valls  

Des opposants socialistes dénoncent plusieurs "reculs" sociaux dans la nouvelle réforme du code du travail.

Appuyée de 17 personnalités, la maire de Lille publie une tribune pour dire son "inquiétude."
Ils font front dans une tribune publiée dans Le Monde, le quotidien détenus par des hommes d'affaires socialistes multimillionnaires et sur un site Internet ouvert pour l’occasion.

La maire de Lille, Martine Aubry, lance une grande offensive contre la politique du gouvernement, ce mercredi: du jamais vu depuis 2014. La politique de l'exécutif mène la France dans une "impasse," prévient-elle. 

17 francs-tireurs de gauche  participent à cette attaque
L’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, plusieurs députés socialistes, Yann Galut, la Franco-algérienne Chaynesse Khirouni, Christian Paul, se dressent contre les hommes qu'ils ont amenés au pouvoir, mais aussi d’intellectuels et économistes, tels Michel Vieworka, Daniel Cohen ou Thomas Piketty. "Trop, c’est trop !", estime ce texte. Les désaccords politiques qu'ils ont avec le gouvernement étaient déjà connus, mais "ils se sont mués en une grande inquiétude".

"Sortir de l’impasse", tribune des frondeurs socialistes contre Hollande et Valls

Bombe incendiaire de la tribune au vitriol publiée dans Le Monde daté du 25 février

Martine Aubry jette... un cri :  "trop, c’est trop !"

Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, Axel Kahn, François Lamy et Jean-Marc Germain (monsieur Hidalgo), et douze autres responsables ou animateurs socialistes et écologistes dénoncent la politique conduite par le gouvernement, dans une tribune devenue pétition populaire. Le Pacte de responsabilité, la déchéance de nationalité, le refus d’accueillir davantage d'illégaux et la réforme du code du travail, rien ne va plus. Les motifs de mécontentement sur les politiques menées depuis 2012 n’ont pas manqué. La colère populaire s’est confirmée sans appel par quatre défaites électorales successives. Tout leur fait craindre un échec du quinquennat ainsi qu’un affaiblissement durable de la France et de la gauche.

"Sortir de l’impasse": c’est le titre de la tribune au vitriol publiée dans Le Monde daté du 25 février
Dans ce cahier de doléances adressées au souverain, fort de ses seuls députés godillots, l’ancienne battue à la primaire de 2011 et l’ancien député européen, avec leurs proches, "prennent à partie" (Le Monde) François Hollande et Manuel Valls, et livrent "un très sévère réquisitoire" (Le Monde) contre la politique menée par l’exécutif depuis deux ans. "Trop, c’est trop ! ", estiment-ils. 

A quatorze mois de l’élection présidentielle, cet appel incendiaire, destiné à devenir une pétition populaire, réclame un changement radical de ligne, sous peine d’une défaite programmée en 2017, à la fois morale et politique selon eux. "Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés", écrivent ses auteurs dont certains, tels l’écologiste Yannick Jadot ou le sociologue Michel Wieviorka, ont récemment appelé à l’organisation d’une primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2017.

"Pas CA, pas NOUS, Pas la GAUCHE !" 

Le signataires veulent expulser le locataire de Matignon depuis deux ans
Alors que Hollande est en voyage dans le Pacifique, cette tribune vise néanmoins le pacte de responsabilité, "pacte avec le Medef qui se révéla un marché de dupes". Or, il a été annoncé lors des vœux du président de la République aux Français, le 31 décembre 2013, et François Hollande est donc aussi directement visé. 
Les rebelles attaquent ensuite le "désolant débat sur la déchéance de nationalité", "la meurtrissure de l’indécent discours de Munich" de Manuel Valls (ci-contre) sur l' "hyper-terrorisme" et de la "terreur de masse", propagés par l’organisation Etat islamique (EI) au nom d’un "pseudo-messianisme religieux", et l’accueil des réfugiés en Europe, et, bien sûr, le projet de réforme du code du travail. "C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas, en renversant la hiérarchie des normes (…). Pas ça, pas nous, pas la gauche !", tonnent les signataires. 

L'escroquerie de l'idéologie socialiste en péril
"Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ?", concluent-ils dans une formule assassine contre le chef de l’Etat et son premier ministre. 

Parmi les signataires de cet appel, outre Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, figurent notamment  l’ancien ministre de l’éducation nationale, Benoît Hamon, la tête de gondole de l’aile gauche du PS, Christian Paul, plusieurs élus proches de la maire de Lille, comme Jean-Marc Germain, Laurence Dumont ou François Lamy, le premier adjoint à la maire de Paris, Bruno Julliard, ex-UNEF. 
Côté écologiste, on trouve le député européen EELV Yannick Jadot, alors que pour les chercheurs, on peut citer le sociologue Michel Wieviorka, le généticien Axel Kahn, frère de Jean-François (ex de Marianne) et l’économiste Daniel Cohen, lequel, en décembre 2011 sur LCP, avait reconnu être l'un des soutiens et des conseillers... économiques de François Hollande ! Lors de l'élection présidentielle de 2012, il signa encore l'appel des économistes en soutien du candidat François Hollande !

Voici la liste des économistes bernés
Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (Paris-X Nanterre), Yann Algan (Sciences Po Paris), Rémi Bazillier (université d'Orléans), Maya Beauvallet (Telecom Paristech), François Bélorgey (Irest), Françoise Benhamou (Paris-XIII), Eric Brousseau (Paris-Dauphine, Institut universitaire européen), Julia Cagé (Harvard, épouse Th. Piketty), André Cartapanis (IEP Aix-en-Provence), Gilbert Cette (université de la Méditerranée), Thomas Chalumeau (Sciences Po Paris), Mireille Chiroleu Assouline (Paris-I), Daniel Cohen (Ecole normale supérieure), Elie Cohen (Sciences Po Paris), Brigitte Dormont (Paris-Dauphine), Bernard Gazier (Paris-I), Jean Imbs (Ecole d'économie de Paris, CNRS), Marc Fleurbaey (Princeton, Collège d'études mondiales), Samuel Fraiberger (New York University), André Gauron, Jérôme Gautié (Paris-I), Patrice Geoffron (Paris-Dauphine), Tristan Klein, Jacques Le Cacheux (université de Pau et des Pays de l'Adour), Jean-Hervé Lorenzi (Paris-Dauphine, 70 ans, membre du conseil d'administration du Groupe Edmond de Rothschild France), Philippe Martin (Sciences Po Paris), Jacques Mistral (Harvard Kennedy School), El Mouhoub Mouhoud (Paris-Dauphine, Franco-algérien spécialiste de la relocalisation industrielle), Pierre-Alain Muet (fondateur du Conseil d'analyse économique, député socialiste du Rhône, adjoint au maire de Lyon et membre de l'équipe de campagne de François Hollande), Fabrice Murtin (Sciences Po Paris), Dominique Namur (Paris-XIII), Romain Perez (Paris-I), Thomas Philippon (New York University), Thomas Piketty (EEP, EHESS et ex-compagnon d'Aurélie Filippetti qui porta plainte pour "violences conjugales" en 2009), Michel Rainelli (université Nice-Sophia-Antipolis), Lionel Ragot (université d'Evry-Val-d'Essonne), Romain Rancière (EEP), Katheline Schubert (Paris-I), Laurence Tubiana (Sciences Po Paris, Columbia, ex-LCR et actuelle représentante spéciale du gouvernement pour la COP21 nommée par L. Fabius), Joëlle Toledano (Supélec), Dominique Villemot (qui co-rédigea avec Bernard Poignant le livre de François Hollande, Le rêve français. Discours et entretien (2009-2011).
Qui parmi ceux-là avoue encore être à son côté ?

jeudi 14 août 2014

Acculé par ses échecs, Hollande réserve une rentrée d'enfer aux Français

Les sept plaies d'Egypte sont pour Hollande


Déflation, déficits, chômage, logement, retocages par le Conseil constitutionnel, frondeurs du PS et impopularité: François Hollande est contraint d'assumer ses échecs 

Une seule option, selon des économistes, accélérer le rythme de réformes impopulaires dans une partie de sa majorité et parmi une majorité de Français

L'abandon implicite, jeudi, de l'objectif de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2015 en raison d'une croissance nulle sonne, avec ceux de l'inversion de la courbe du chômage ou de la construction de 2,5 millions de logements pendant le quinquennat, le glas des engagements phares du président.
"Mieux vaut assumer ce qui est, plutôt que d’espérer ce qui ne sera pas", a  piteusement résumé le ministre des Finances, Michel Sapin, dans une tribune au Monde,  pour rendre compte devant l'opinion de l'impasse dans laquelle se trouve le gouvernement, à la veille du week-end du 15 août.

Le président et son Premier ministre n'ont pas prévu de s'exprimer sur ce revers vendredi au Fort de Brégançon dans le Var, où ils prévoient de faire le point sur la situation économique depuis la résidence d'été présidentielle qu'il devait déserter.
Manuel Valls avait préparé l'opinion à de mauvaises nouvelles économiques, le 1er août lors d'un séminaire gouvernemental. "Réformer inlassablement", avait promis le Premier ministre, alors que ses partenaires européens et les milieux économiques demandent de ne pas compter sur le seul pacte de responsabilité pour baisser plus fortement le coût du travail pour les entreprises.

L'idéologie socialiste a ruiné nos espoirs de reprise

"Les réformes structurelles doivent aller plus loin", a révenu jeudi le MEDEF qui réclame notamment la révision des seuils de salariés au-delà desquels les entreprises se voient imposer des obligations sociales, une réforme à laquelle se résigne le gouvernement deux ans trop tard, après avoir donné des gages à sa gauche, mais qui est toujours rejetée par les syndicats radicaux.

Le gouvernement estime que la publication des chiffres rend  "d'autant plus pertinentes et nécessaires‎" les réformes portant notamment sur les seuils sociaux, les professions réglementées ou encore le logement, selon l'entourage du Premier ministre. "Les réformes sont indispensables, la majorité l'a compris", veut-on croire de même source, en réponse aux risques que font peser les frondeurs.

Pour l'économiste Patrick Artus, "la croissance est bloquée par un problème massif d’offre", et une relance de gauche classique en faveur des ménages -réclamée par les "fondeurs" de la gauche ringarde du PS- ne changerait pas la donne"On voit bien au deuxième trimestre que le soutien de la consommation profite aux importations et pas à la production domestique", analyse le directeur de la recherche et des études de Natixis.

L'Europe campe quant à elle sur ses positions 

"C'est à travers des réformes, votées et mises en oeuvre, que les conditions d'une reprise durable pour la croissance et l'emploi seront posées en France", a dit jeudi un porte-parole de la Commission après la réduction de moitié, à 0,5%, de la prévision de croissance française pour 2014.

Manuel Valls prépare une tournée des capitales européennes à la rentrée, en commençant avec Angela Merkel en septembre, pour quémander de nouveaux délais, alors que les précédents ont été refusés, la presse aux ordres considérant que le rythme de réduction des déficits ne peut  se faire en France à un rythme qui n'étouffe pas une activité encore balbutiante.
Suite aux promesses non tenues pour 2014, il peinera à convaincre que la France a consenti les efforts structurels suffisants pour reporter au-delà de 2015 l'objectif de ramener le déficit à 3%.
Il compte notamment sur le projet du ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, de s'attaquer aux professions réglementées pour étayer la position de la France.

Hollande a indisposé par ses mises en accusation de l'Europe
"Vu l’indulgence dont a fait traditionnellement preuve Bruxelles à l’égard de la France, on peut craindre que Paris obtienne un délai supplémentaire pour atteindre les 3%", estime Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, banque d'investissement en ligne danoise, qui craint que la France abandonne les réformes sitôt obtenu un nouveau délai"Sans pression forte de la part de l’Europe et ou des marchés financiers, la France ira à reculons dans les réformes", estime-t-il, alors que des certains économistes prédisent un avenir sombre s'il n'y a pas de changement de politique fort.

"Le chômage continuera de battre des records au moins jusqu’au printemps 2015", estime Marc Touati du cabinet ACDEFI pour qui la dette de la France atteindra 100% du PIB en 2015.

"En prévision de ce nouveau dépassement des objectifs de comptes publics, la note de la France sera dégradée d’au moins deux crans d’ici la fin d’année", prédit l'économiste, qui voit la crise de la dette revenir "en fanfare dès cet automne" et frapper la France.
Après les six plaies d'Egypte, les dix fléaux...

mardi 11 septembre 2012

François Hollande conduit la France dans une impasse

Les socialistes nous mènent droit dans le mur

Le gouvernement socialiste ne traite que les conséquences des problèmes et non pas leurs causes


C'est le constat de Laurent Pinsolle, porte-parole du parti Debout la république dirigé par Nicolas Dupont-Aignan, qui observe que le PS aune fois de plus choisi la voie "sociale-libérale".

Un petit "coup de pouce" au SMIC trois fois moins important que celui de Jacques Chirac en 1995, une baisse symbolique du prix des carburants, un gel du point d’indice de la fonction publique et des coupes drastiques dans les effectifs, l’acceptation de la camisole budgétaire, l’austérité en temps de crise : François Hollande est dans une impasse. 



Hier, Le Point annonçait que le rapport commandé par Arnaud Montebourg sur la fermeture de l’usine PSA, et qui devait être initialement publié le 25 juillet, devrait, malheureusement mais logiquement, valider le choix du constructeur automobile, comme chacun pouvait le prévoir en juillet. C'est aujourd'hui le tribunal de Commerce qui autorise la mise au chômage des 2/3  des salariés du groupe volailler Doux. Autant de signes de l’incapacité chronique du gouvernement socialiste à sortir du cadre idéologique dans lequel il s’enferme et qui fait qu’il ne traite que les conséquences des problèmes et non pas les causes.



Des causes et des conséquences de la démondialisation


Super Mario Montebourg la rêvait, mais le "redresseur positif" s'en mord les doigts
Il est tout de même incroyable que la "gauche sociale" fasse trois fois moins pour les petits salaires que Jacques Chirac en 1995. Il est tout aussi invraisemblable de voir le PS souscrire au logiciel néolibéral d’interprétation de la crise, réduire les déficits de 30 milliards et rejeter la lecture d’économistes comme Paul Krugman, qui dénonce dans son dernier livre les plans d’austérité appliqués en Europe

Les socialistes qui ont libéré les échanges et la finance jouent désormais aux infirmières des conséquences de cette libéralisation. Pire, cette libéralisation et le carcan européen privent le pouvoir tous les jours davantage des moyens d'y parvenir. En fait, le PS traite les conséquences de la mondialisation en semblant à peine se soucier des causes des problèmes et dans tous les cas, sans jamais avoir rien fait pour les remettre en cause, du fait d’un fond idéologique trop internationaliste et libertaire.


L’avenir s'assombrit


Opus aux puces, Zou !
,  
au rebut
ouste  !
Entre les trois gauches, le PS a opté pour le social-libéralisme, comme l’expliquait Laurent Bouvet en 2010. Excepté entre 1981 et 1983, temps des dévaluations de François Mitterrand, c’est toujours la voie qu’il a choisie. Le Général de Gaulle n’a-t-il pas déclaré qu’il "n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes" ? Mais le problème est que le pouvoir destructeur de la mondialisation s’est considérablement renforcé depuis l’émergence de la Chine et des pays émergents à faibles coûts sociaux et salariaux. La crise de la zone euro et l’austérité accentuent le problème. 


Sur la méthode, de surcroît, la présidence normale - et flottante - ne parvient pas à  convaincre. Pour des raisons plus concrètes et objectives, les sondages et les media désenchantés ne sont pas moins critiques que sous Nicolas Sarkozy. En refusant de remettre en cause le cadre de la mondialisation et de cette Europe néolibérale, le gouvernement actuel n’a strictement aucune marge de manœuvre et se retrouve à essayer de rendre un peu moins injuste une grande régression sociale qu’il ne remet paradoxalement pas en cause.


Un PS dans le sillage de la Grèce

Le pouvoir socialiste est-il à ce point aux abois qu'en appliquant les recettes du PASOK en Grèce, il en accepte sciemment le  destin  ? 

Le Parti Socialiste semble parti pour nous entraîner dans un naufrage au moins aussi violent que celui de 1993 en 2017. Il ne reste plus qu'à positiver en espérant que l'échouage du pédalo de Hollande permettra de faire émerger une alternative extrême, autre que l'un ou l'autre Front,  National ou de Gauche, et que nous échapperons à une cohabitation droite-gauche,  que la nécessité imposerait, comme en Grèce aujourd’hui. 
Alors qu'au moment opportun, la gauche avait refusé l'union nationale à Sarkozy, une partie de l'ancienne majorité - toute aussi incrédule qu'elle soit - n'est-elle pas en train de trouver quelque vertu au projet de loi socialiste d'emplois d'avenir ? En désespoir de cause et plutôt que de ne rien tenter !
Le PS n'en est qu'au début de sa descente aux enfers 

Les décrypteurs sont déboussolés

Favorables au cadre actuel, ils tombent néanmoins à bras raccourcis sur ce gouvernement suicidaire qui se précipite tête baissée vers sa fin. 

Bien que, par ses options civilisationnelles sur le mariage entre personnes de même sexe ou des salles de "shooting", elle se livre au saccage de notre civilisation, la "gauche sociale" compte fort sur le patriotisme viscéral de la droite et sur la réunion des conditions d’une recomposition politique.