POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est économistes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est économistes. Afficher tous les articles

jeudi 17 septembre 2015

150 économistes, dont Thomas Piketty, contestent les choix de Hollande

Hollande pointé pour son choix à la tête de la Banque de France par 150 économistes 

La nomination 
de François Villeroy de Galhau à la présidence de la Banque de France
secoue le pédalo de Pépère

A peine officialisée par l’Élysée le 8 septembre, un collectif d'économistes signe une tribune dans "Le Monde" pour dénoncer un grave conflit d'intérêts et l"'effet délétère d'une telle décision sur notre démocratie". Près de 150 économistes contestent ainsi la nomination de l'ancien directeur général délégué de la BNP Paribas à la tête de la Banque de France. 
Parmi les signataires, des économistes particulièrement réputés comme Thomas PikettyMichel Aglietta, 77 ans (ci-dessous)
ou encore Dominique Meda qui conseilla la candidate S. Royal à la présidence. Dans une tribune publiée ce mardi dans le journal du soir -à l'initiative de trois jeunes femmes, les économistes Jézabel Couppey-Soubeyran, Laurence Scialom et Anne-Laure Delatte- les signataires expliquent que, en dépit de "l'expérience de François Villeroy de Galhau" qui "lui confère à n'en pas douter une excellente expertise du secteur bancaire", sa nomination à la tête de la Banque de France "l'expose à un grave problème de conflit d'intérêts et met à mal son indépendance". 

Conflit d'intérêts, mélange des genres 

Les signataires estiment que la carrière de Villeroy de Galhau porte atteinte à sa capacité d'exercer cette prestigieuse fonction : "Etant donné les enjeux de pouvoir et d'argent qu'il véhicule, le secteur bancaire est particulièrement propice aux conflits d'intérêts. Il est totalement illusoire d'affirmer qu'on peut avoir servi l'industrie bancaire puis, quelques mois plus tard, en assurer le contrôle avec impartialité et en toute indépendance"
Les économistes déplorent le choix du président de la République qui avait pourtant l'opportunité "de promouvoir, au sein de la Banque de France, une candidature interne bien moins exposée au risque de conflit d'intérêts et apportant les meilleurs gages de compétence et d'expérience". 

Benoît Coeuré, candidat préféré des économistes du collectif 
S'ils ne le citent pas nommément, les signataires du collectif font directement allusion à la candidature de Benoît Coeuré, 46 ans, actuel membre du directoire de la BCE, un temps pressenti pour succéder à Christian Noyer : "Parmi les candidats externes souvent évoqués, un économiste français, ancien de la direction générale du Trésor, actuel membre du directoire de la BCE, présentait aussi les gages d'expertise comme d'indépendance vis-à-vis des pressions politiques et de celles du lobby bancaire, avec en outre à son actif un curriculum académique qui, à peu près partout ailleurs qu'en France, aurait constitué un atout pour recruter un banquier central", détaille cette tribune, extrêmement critique vis-à-vis de cette nomination issue "du sérail de la haute administration".
Ancien de l'INSEE, Coeuré est membre du Cercle des économistes, où on ne retrouve aucun des contestataires, des professeurs d'université: Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Laurence Scialom, professeur à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, et Anne-Laure Delatte, chargée de recherche au CNRS et affectée comme la précédente à EconomiX, laboratoire de recherche en sciences économiques de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense et du CNRS, dont est membre Michel Aglietta, consultant à Groupama-AM !... Elles ont en commun d'avoir publié pour Terra Nova, think-tank progressiste du PS.
"L'entre-soi", poison de la démocratie 
Enfin, ils déplorent le choix de Hollande d'avoir préféré l'ex-banquier et s'inquiètent des effets délétères d'une telle nomination sur la démocratie : "Nos gouvernants sont-ils à ce point prisonniers des intérêts financiers qu'ils laissent à la finance le pouvoir de nommer les siens aux fonctions-clés des instances censées la réguler ? Sont-ils à ce point dans l'entre-soi qu'ils ne réalisent pas l'effet délétère d'une telle décision sur notre démocratie ? Sont-ils à ce point déconnectés de leurs concitoyens qu'ils ne mesurent pas la défiance à l'égard des institutions qu'une telle décision vient nourrir ?"

Le collectif a demandé aux parlementaires de s'opposer à la proposition de Hollande de nommer François Villeroy de Galhau président de la Banque de France. François Bayrou a cependant volé au secours de l'impétrant...

mercredi 3 octobre 2012

Hollande affolle aussi les économistes de gauche


Cet ex-professeur d'économie de Sciences Po  nommé Hollande qui atterre les économistes de gauche 

Après The Economist, un article de Challenges


Qu'il s'agisse de fiscalité ou de stratégie budgétaire, les premiers pas économiques du chef de l'Etat déçoivent ces sociaux-démocrates qui le soutenaient pendant la campagne présidentielle.


  •   Piketty attend toujours une grande réforme fiscale 
C'est l'un des plus célèbres soutiens du Parti socialiste parmi les économistes, reconnu dans le monde entier pour ses travaux sur les inégalités fiscales (cités notamment dans le dernier livre du Prix Nobel Joe Stiglitz). Thomas Piketty ne prend pas de gants pour juger les débuts du "hollandisme": "Le début du quinquennat Hollande est-il aussi mauvais qu’on le dit? Oui, malheureusement. Certes les circonstances ne sont pas faciles, et le nouveau président n’est pas près de nous faire regretter l’ancien. Il reste qu’on observe sur tous les sujets un attentisme et une indécision bien inquiétants pour un début de mandat", décoche mardi 25 septembre le professeur de l'Ecole d'économie de Paris dans Libération.
Il s'en prend particulièrement aux "bricolages" fiscaux du gouvernement. "La France brille par l'empilement de plusieurs impôts directs, avec des assiettes mitées se superposant les unes aux autres avec des règles distinctes: qu'à cela ne tienne, on créera une tranche à 75% avec une troisième assiette, distincte à la fois de celle de l'impôt sur le revenu et de celle de la CSG, et encore plus percée que les deux premières", moque Thomas Piketty.  
Il avait déjà dit à Rue89 tout le mal qu'il pensait d'une taxe à 75% ne ciblant que les revenus d'activité, et non les revenus du patrimoine. "C’est vraiment pas malin d’instaurer un taux très élevé sur une assiette très étroite. Il vaudrait bien mieux appliquer un taux moins élevé, 60% par exemple, sur une assiette large, qui inclurait les revenus de l’épargne", expliquait-il alors, ajoutant: "Dix ans d’opposition pour arriver à un projet aussi mal ficelé..." Dans Libération ce mardi, l'auteur de Pour une révolution fiscale résume sa pensée par un bon mot: "Au royaume des usines à gaz, les conseillers fiscaux seront rois".

  • Pour Sterdyniak, les revenus du capital sont déjà très taxés
Sur le thème de la fiscalité, l'autre grand déçu est Henri Sterdyniak, pour des raisons opposées à Thomas Piketty. Lui n'avait pas signé la tribune printanière mais est classé à gauche - il fait partie du collectif des économistes atterrés. Dans une interview donnée au Nouvel Observateur du 20 septembre, qui fait vriller nos certitudes, l'économiste de l'OFCE met en garde contre la volonté de François Hollande d'aligner l'imposition des revenus du capital sur celle des revenus du travail. "Cette réforme peut paraître justifiée pour des raisons d'affichage, mais elle ne l'est pas sur le plan économique", affirme Henri Sterdyniak, pour qui les revenus du travail "sont déjà très fortement taxés". 
Attention, la démonstration est complexe. "Si vous recevez un intérêt de 4%, explique-t-il, il faut en déduire l'inflation (environ 2% aujourd'hui) pour déterminer le revenu réel de votre placement, qui sera donc de 2%. Cependant vous êtes imposés sur les 4%. Donc si on compare l'impôt acquitté au revenu réel de votre investissement, la taxation, alourdie des prélèvements sociaux, atteint déjà 79% aujourd'hui. Si le gouvernement soumet les intérêts au barème (de l'impôt sur le revenu, ndlr), le taux d'imposition atteindra 116,4%."
Traduction: actuellement, les contribuables peuvent choisir d'être imposés via un prélèvement libératoire de 24% sur les intérêts, auxquels il faut ajouter 15,5% de CSG et de contributions sociales (détail ici). Soit 39,5%. Qui, multipliés par deux (comme l'inflation), donnent 79%. Si on aligne la taxation sur le barème de l'impôt sur le revenu, dont le taux marginal est actuellement de 41% et demain de 45%, on arrive donc à une taxation supérieure à 100%. Un non-sens économique, dit Sterdyniak... "Ce n'est donc pas le barème qu'il faut modifier, mais les trous du système qu'il faut boucher", conclut l'économiste.

  • Cohen, Aghion, Rancière et le risque d'une spirale dépressive
Là où beaucoup d'"experts en conjoncture" classés à gauche se retrouvent, c'est dans la critique de l'orthodoxie budgétaire ardemment défendue par le gouvernement Ayrault. Dans ce camp idéologique, marqué par les leçons keynésiennes, on préfère donner du temps à l'économie pour se rétablir et éviter les coups de semonce sur la consommation, l'investissement et le pouvoir d'achat. Sans s'en prendre directement à l'exécutif, Philippe Aghion et Daniel Cohen avertissent des risques que fait peser la marche forcée vers les 3% en période récessive. Tous deux appellent à fixer des objectifs de réduction des déficits structurels, sans tenir compte des aléas de la croissance. 
Dans une tribune récente, le premier, professeur à Harvard, se montre pessimiste quant à la capacité du gouvernement à revenir à 3% de déficit public dès 2013, à cause de l'effet dépressif des mesures de rigueur qu'il allait prendre. "Nous sommes (...) face au risque d'une spirale où le resserrement budgétaire et l'affaiblissement de la croissance s'alimentent mutuellement", écrit-il, relevant au passage, dans une semi-critique adressée à François Hollande, les chantiers structurels auxquels la France doit rapidement s'attaquer selon lui: "une multiplication excessive des échelons administratifs; un empilement de subventions opaques; une assurance-maladie trop coûteuse et en déficit permanent; un système de retraite toujours déséquilibré, une fiscalité compliquée et inopérante".
Même argument chez Daniel Cohen, dans une interview aux Echos: "La Commission doit tout remettre à plat. Ce seuil de déficit à 3 % de PIB est beaucoup trop procyclique : quand tout va bien, il est facile à atteindre, quand tout va mal, il est impossible. Nous sommes en train de créer de toutes pièces une crise artificielle." En creux, on lit la remise en question de la stratégie budgétaire arrêtée par François Hollande, même si le professeur de l'Ecole normale supérieure reconnaît qu'il n'a pas vraiment le choix. "Le débat ne peut se faire qu'au niveau européen", nuance-t-il.
Chercheur à l'Ecole des Ponts et Chaussées et soutien affiché de l'ex-candidat socialiste à l'Elysée, Romain Rancière est moins diplomate, qui dénonce "l'aveuglement fatal du gouvernement". L'économiste remarque le traité européen de stabilité fixe des objectifs budgétaires structurels (un déficit maximum autorisé de 0,5% du PIB) plus à même de conjuguer efforts et croissance. "Au lieu de suivre une politique économique irréaliste économiquement et inutilement coûteuse socialement, contentons-nous de respecter les objectifs plus raisonnables du traité européen que nous nous apprêtons à voter", conclut-il.
  
Pour finir de nous rassurer, son ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, est  un ancien élève  de l’ENA  (1982-1984), où Dominique Strauss-Kahn fut son professeur.

mercredi 18 avril 2012

Présidentielle: Hollande ne fait pas le plein à Lille

Avec Hollande, la presse sature les Français


Pourquoi ne pas montrer plutôt
les grands vides dans la salle ?


Face aux avaries, Sarkozy se révèle " insubmersible "


Mais le candidat socialiste a besoin d'un coach vocal et peine sur la distance

S'il ne manque pas de souffle pour critiquer, le socialiste a atteint ses limites
En meeting mardi dans le Nord, il a encore attaqué son rival, faute de propositions, et a lancé un nouvel appel à la mobilisation, dans la crainte d'une manipulation des sondages.

Fébrile, le PS en est à brandir des noms de sportifs acquis de longue date
Les sportifs qui ne passent pas pour des cerveaux retrouvent grâce au PS: Valérie Fourneyron, l’ex-kayakiste Pascal Bonnetain,  le patineur Gwendal Peizerat et de vieux compagnons de route comme l’ex-Stéphanois Patrick Revelli, Daniel Costantini, l’entraîneur des Barjots champions du monde de handball, Pierre Villepreux et son compère du XV de France, Jean-Claude Skrela, ou l’ex-judoka Thierry Rey. Les soutiens de Vikash Dhorasoo et de l’ex-international ivoirien Abou Cissé ne sont pas des révélations et Yannick Noah soutenait déjà Marie-Ségolène Royal, la battue de 2007.
Comme en 2007 encore, les socialistes vont-ils aussi faire signer les intellos de la pensée unique qui noyautent l'EHESS et le CNRS ?

Le PS voit trop grand !
Hollande trouve visiblement plus difficile de convertir
A cinq jours du premier tour de la présidentielle, François Hollande n’a pas rempli le Grand Palais de Lille (Nord) pour son dernier gros meeting. Porté par les sondages qui le donnent toujours vainqueur et par quelques ralliements de ministres de l'ouverture de retour au bercail, le candidat socialiste en a profité pour lancer un nouvel appel à la mobilisation générale.



La désinformation de la presse saute aux yeux 


Dans les travées, certains cadres chuchotent que la fédération du Pas-de-Calais  voisin, engluée dans ses affaires internes, n’arrive plus à mobiliser.

D’autres soupçonnent celle du Nord de ne pas avoir totalement joué le jeu. Les dissensions apparaissent sur le parcours du candidat, tandis que la presse militante continue d'intoxiquer les électeurs: malgré les revers publics, elle continue de présenter la Ch'tite Martine Brochen-Aubry comme premier ministrable... Un duo d'enfer !  

Certains grands écrans ont été installés pour rien.
Mais les socialistes préfèrent se concentrer sur " les fausses bonnes nouvelles " du jour. 

Des personnalités de gauche sont mises à contribution comme appâts
C'est de bonne guerre, mais ne trompe personne: outre la centaine de sportifs, une quarantaine d’économistes servent de miel pour les mouches, puisqu'il n'y brille pas bien qu'il en fasse profession, sans compter le soutien de certains chiraquiens ou villepinistes, qui choisissent de devenir les parias de la gauche, comme Martin Hirsch et Corinne Lepage le sont restés depuis 2007. 
Manuel Valls saute vite aux conclusions: " Ça veut dire que le mouvement est aujourd’hui de notre côté ", se félicite-t-il, content de ses grosses ficelles. Mais il faut rappeler qu'il est le directeur de la communication du candidat. 

La méthode Coué fonctionne à plein. " Les choses se présentent positivement," assure Lolo Fabius. Ils sont  venus, ils sont tous là, proportionnellement plus nombreux que les curieux... Sapin, Moscovici, Montebourg, Baylet, Hue… On a rarement vu autant d’aspirants ministres au mètre carré.  Dans le fief de sa meilleure ennemie, seule Sa Cynique Majesté Royal brille par son absence pour assister à l’ovation que reçoit Lionel Jospin qui fait un V de la victoire: du masochisme ?
Martine Aubry en fait trop pour être honnête

L'amère de Lille rivalise avec Hollande et pénètre dans la salle à la façon de son vainqueur des primaires socialistes, au milieu d’une haie d’honneur, la musique en moins. Donnée parmi les favoris pour Matignon, Aubry fait le job en faisant huer à l’envi celui qu’elle appelle une fois " Sarko ".
Surtout, elle vante les qualités de son ancien adversaire des primaires dont  elle loue " la force tranquille " dans un clin d’œil à François Mitterrand: l'imagination est au pouvoir !
Quitte parfois à en faire des tonnes, histoire de ne pas être crue et de nuire au héros: " François, le candidat de la victoire ", " François, le seul qui peut faire gagner la gauche " " On a besoin de toi, François, à la tête de la République française ", lance-t-elle, se croyant peut-être crédible.

Sabotage de la comploteuse ?
Au moment où Hollande et la maîtresse des lieux doivent se retrouver sur scène, une panne d’écran intervient. Aucune image ne pourra fixer l'instant et être retenue contre l'hôtesse…



Hollande renonce à l'arrogance et fait de la retape  à sa gauche

Après avoir annoncé qu’il organiserait un " grand rassemblement international de la paix " à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre s’il est élu, Hollande entonne l’air de l’union. Contre toute évidence, le candidate assure qu' " Ii n’y a pas la gauche des cortèges contre la gauche des ministères ", confirmant la détestable image de la gauche syndicale dans le pays ,et hors de nos frontières.

L'appel du pied de Hollande à l'extrême gauche
Hollande ne fait pas confiance aux entreprises commerciales de sondages. D'abord méprisant, il refuse maintenant la théorie des " deux gauches " : la sienne et celle de Jean-Luc Mélenchon. " Nous la ferons cette union ", assure-t-il, l’œil déjà rivé sur l’entre deux tours et sur son combat contre Nicolas Sarkozy, auquel il rendra "coup pour coup ".
Plutôt que de convaincre sur son projet, il choisit de dénigrer  ce quinquennat qui  a traversé plusieurs crises internationales, mais qu'injustement il  caricature, assurant qu'il " a commencé dans un grand restaurant et finit dans un grand hôtel, avec les mêmes convives ", faisant allusion à une rumeur du "Canard enchaîné ", selon laquelle une cinquantaine de membres du premier cercle, qui regroupe les donateurs les plus généreux de l’UMP se seraient retrouvés à l’hôtel Crillon, dimanche, avant le meeting de la Concorde. Aucune preuve, que des ragots de fin de campagne. La carrière présidentielle de Hollande a commencé avec les accusations de viol visant le véritable favori des sondages, Dominique Strauss-Kahn (PS), au Sofitel de New York, et s'achève Chez Laurent, restaurant gastronomique de grand luxe du VIIe arrondissement de Paris: lien PaSiDupes 

L'équipe Hollande angoisse
" J’ai besoin que la levée en masse se fasse dès le premier tour ", lance encore Hollande, qui aimerait entrer dans un " processus irréversible "
On aura surtout compris à quel point Hollande redoute le face à face avec Sarkozy !


lundi 3 octobre 2011

La Corrèze, vitrine abandonnée de François Hollande, un économiste

Ça va mal en Corrèze, le département géré par Super Moyen...

Avec une dette d’environ 333 millions d’euros
, soit 101,9% du budget du département, la Corrèze détient le triste record de France du département le plus endetté ( 1329 euros / habitant !!!).


L’Etat - donc les Français les plus défavorisés - vont donc venir en aide à ce département en apportant une aide exceptionnelle de 11,5 millions d’euros ! Cette décision fait suite à l’accord trouvé entre l’Etat et le département, après que la mission d’inspection indépendante sur les finances a conclu que « la structure budgétaire du département était la plus fragile ». Dur dur pour notre SuperZero qui essaye de nous faire croire à ses qualités de gestionnaire...

Mais malgré cette situation financière catastrophique, Super Moyen a fait offrir un ordinateur portable à tous les collégiens en classe de 5ème, 4ème et 3ème ! Pour les élèves de 6ème c’est un Ipad qui est offert ! Le tout pour un coût total d’1,5 millions d’euros pour le département le plus endetté de France... Quoi de plus normal !?
Lien PaSiDupes

Plutôt que de gérer l’argent public en « bon père de famille », François Hollande, notre Super Moyen, préfère jouer au Père Noël avec l’argent du contribuable corrézien ! Wonder Ségo (ex Mme Super Moyen) n’avait d’ailleurs pas hésité à le faire remarquer lors des universités d’été de La Rochelle : " La Corrèze est le département le plus endetté de France. Imaginez ce qu’on dirait si c’était le Poitou-Charentes ! ". Nous, on préfère même pas imaginer !!!

Décidément, entre les calculs approximatifs sur le coût réel de ses propositions et la mise en lumière de la gestion financière calamiteuse de la Corrèze, Super Moyen a un problème avec les chiffres.
Comme Frère François Rebsamen, piètre gestionnaire de Dijon: lien PaSiDupes
Et encore Didier Migaud , président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, qui n'a pas appris à compter: lien PaSiDupes
Ou comme Jérôme Cahuzac, député du Lot-et-Garonne, un écervelé qui se mélange les doigts quand par ailleurs il ne met pas des claques aux enfants: lien PaSiDupes

Plus que jamais : Avec le PS, c’est faillite garantie !
(source: les super-zerros)

lundi 22 août 2011

Ségol'haine Royal n'a que mépris pour les économistes des candidats socialistes


Royal ironise sur les «réunions d'économistes» autour de candidats PS

La picto-charentaise affiche un sentiment infondé de supériorité

La prétendante permanente à l'investiture socialiste se targue de ne pas avoir « attendu pour parler de la crise » et s'oppose de surcroît à une hausse d'impôts préconisée par ses concurrents.

Le décor de l'université d'été du PS est planté
Sans attendre La Rochelle ni la réunion de crise du Bureau national mardi soir, les candidats à la primaire PS font leur rentrée sur l’incontournable dossier économique.
A sa fête confidentielle de la Rose à Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg occupe le terrain de la gauche du parti.
Manuel Valls a investi le créneau de la droite du PS en proposant de remettre à plat le projet socialiste tout-terrain et en prenant les socialistes à contre-courant sur la règle d'or : il communique avec ses concurrents par lettre ouverte ce matin.
Lien Libération.

Les candidats socialistes jouent la carte de la gravité

Alors que les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement pour réduire les déficits publics sont attendues pour mercredi, François Hollande s’exprimera le même jour après un «colloque sur la sortie crise et la politique économique de la France» et Martine Aubry réunit jeudi sa «cellule de suivi de la crise».

Et l'amère Royal ?
« Moi, JE n’ai pas attendu pour parler de la crise. La crise, on la connaît depuis 2008, on la subit depuis trois ans. Je n’ai pas attendu demain ou après demain pour rencontrer les économistes», se flatte-t-elle, après que tous, au PS, aient nié l'ampleur de la tâche de la majorité, avec elle.
Elle ne réserve pas seulement ses flèches au gouvernement, mais aussi à ces experts « de haut vol » - « à quel moment ont-ils interpellé le pouvoir en place ? » - d'une part, mais aussi à ses camarades, d'autre part: «Attention aux mises en scène et à la politique spectacle ! » « S'il y a des économistes de haut niveau, comme un ancien président de la Commission, qui ont des choses à dire, qu'ils viennent le dire devant tous les socialistes», assène l'agressive Royal. La dédicace s'adresse à Jacques Delors qui participe à la cellule de crise de sa fille, Martine Aubry
L'agresseur ne brille pourtant pas pour ses compétences en économie.

Elle tente de se hausser en mettant en avant son expérience d’ex-candidate à la présidentielle, pourtant battue à plate couture en 2007 et rebattue par sa rivale Aubry, déjà en mai 2008. Faire illusion avec des échecs recyclés en expérience trahit un défaut chronique de lucidité, voire d'aveuglement.

Certes ses propres économistes « de (très) haut vol » ont depuis peaufiné ses propositions soumis au 'crash test' de « 17 universités populaires, des déplacements internationaux », détaille la gestionnaire-comptable, sans que leur impact ne soit avéré. Thomas Piketty a pourtant failli arriver sur le ventre à l'émission On n'est pas couché du 29 janvier dernier sur France 2... Or, cet économiste de référence de Sa Cynique Majesté Royals'est surtout illustré pour une garde à vue à Paris en mars 2009 à la suite d'une plainte pour violences de sa compagne, la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti.
Lien PaSiDupes


Surfant sur la vaguelette des Indignés, elle s’octroie aussi la médaille de Chabichou de la « bonne gestion des fonds publics »: en Poitou-Charentes, « je suis la démonstration qu’il est possible de faire du développement économique sans augmenter les impôts» depuis 2004. « Lever l’impôt, c’est la solution de facilité », insiste la tête de gondole.

Après avoir stigmatisé, samedi, certains de ses rivaux qui promettent « du sang, des larmes et de la rigueur », Royal se distingue à nouveau dans la « course à l’échalote sur la rigueur ». Elle fait ainsi la leçon à Valls et à Hollande, le père de ses enfants. « Il faut se demander qui supporte cette rigueur », pointe-t-elle, prônant un « rigueur plus "rigoureuse"» pour le système bancaire et les grandes fortunes fraudant le fisc.

Elle a la langue fourchue mais, à trop servir, le venim altéré.


vendredi 17 juillet 2009

Pouvoir d'achat en hausse malgré la propagande socialiste

La baisse des prix sur un an s'accentue en juin

Silence radio à gauche

Le PS, et la gauche unie dans le dénigrement, ne communiquent plus, ni pour critiquer, ni pour proposer sa politique alternative, archaïque et fumeuse.

L'INSEE a en effet publié jeudi 16 juillet des données qui lui imposent le silence, puisque la gauche ne sait pas reconnaître ses erreurs et la réussite du gouvernement Fillon. Nous verrons d''ailleurs prochainement que l'exemple travailliste en Grande-Bretagne appelle à la discrétion...

L'agence de presse boude-t-elle sa joie ?

R****** écrit que « les prix ont progressé de 0,1% sur un mois en juin, après +0,2% en mai, mais [qu'] ils ont reculé de 0,5% sur un an, après -0,3% en mai » a-t-elle des raisons idéologiques de ne pas écrire que « les prix ont baissé en juin de 0,1% par rapport à mai et ont encore reculé de 0,5% sur un an, après avoir baissé de -0,3% en mai » ?
La même agence poursuit dans le même esprit et la même rhétorique tendancieuse. Elle note que «vingt-et-un économistes s'attendaient en moyenne à une hausse de 0,2% de l'indice IPCH et à une inflation de -0,5% sur un an », mais ne souligne donc pas la tendance de ces/ses économistes à noircir le tableau, puisque les résultats sont meilleurs que prévus.

Les Cassandre de l'opposition restent sceptiques

Les experts engagés seraient-ils moins sollicités qu'ils se portent en première ligne pour exhorter les populations à ne pas se réjouir trop tôt ?
Un panel d'experts a été sélectionné pour nous appeler à cacher notre joie. Pas un seul, parmi eux, n'a trouvé de motif à espérer. En effet, leurs réactions ne seraient pas plus pessimistes si les dernières données de l'INSEE avaient été moins positives. Or, ils ne s'en est trouvé aucun pour considérer que cette résistance au marasme est franchement encourageante. Si donc, avec ce qui suit, les Français ne restent pas moroses, ce n'est pas la peine que la gauche se décarcasse.
Les Français ne risquent pas de se se méprendre: ils n'ont aucune raison de satisfaction. Malgré l'INSEE !

  • "Il n'y a pas de processus déflationniste qui s'enclenche", estime Jean-Louis Mourier, de Aurel BGC, qui souligne que l'inflation sous-jacente sur un an reste de 1,5%.
    "Ce qui baisse c'est les prix de l'énergie et les prix des matières agricoles, qui étaient en forte hausse à la même époque l'an dernier. Ce qu'on voit là, c'est le contrecoup. Donc cette baisse sur un an ne doit pas faire surgir d'inquiétudes." Rien sur la baisse au rayon des produits frais: J.-L. Mourier ne se nourrirait donc que de conserves?
    En mars dernier déjà, Christian Parisot, économiste chez Aurel BGC également, peinait à sourire. Le scorbut s'étend-il chez Aurel BGC ? Les plans de relance allaient permettre un rebond technique de l'activité mais le succès du plan Geithner était loin d'être garanti, selon lui. Il assurait alors que la Chine et les Etats-Unis étaient plus malins: « ils ont mis en place des plans de relance conséquents alors qu'en Europe, il s'agit plus d'amortisseurs à la dégradation de la conjoncture. » Nous savons maintenant où en est l'économie américaine...
  • L'indice IPCH, qui permet une comparaison au niveau européen, a augmenté de 0,1% mais reste dans le rouge sur les 12 derniers mois à -0,6%. A la bonne heure !
  • Cet endiguement de la hausse des prix renforce d'ailleurs l'hypothèse d'une baisse du taux de rémunération du Livret A au 1er août.
  • Pour Philippe Waechter, de Natixis, "l'inflation en France va rester négative au moins pendant les mois d'été". Ne nous emballons pas...
  • Frédérique Cerisier, de BNP Paribas, juge pour sa part que "de nouveaux effets de base dans le secteur de l'énergie devraient encore pousser l'inflation à la baisse au mois de juillet. Elle se redresserait par la suite mais resterait négative au cours des prochains mois." Pas de quoi pavoiser ?
  • Selon Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès, "il serait prématuré de parler de déflation" même si la baisse de juin peut faire craindre un enchaînement déflationniste. "Si ce risque ne peut être définitivement exclu, nous n'en sommes pas encore là." Attendons pour nous auto-satisfaire...

    En données corrigées des variations saisonnières, l'indice des prix calculé selon la méthode nationale augmente de 0,1% [moins que prévu!] en variation mensuelle et affiche une diminution de 0,5% sur un an [plus qu'annoncé !] .

    Et le reste à l'avenant.
    L'indice des prix hors tabac augmente quant à lui de 0,1% sur un mois et baisse de 0,5% sur un an.
    Les prix de l'énergie ont progressé de 3,2% en juin, portés par la hausse de 5,4% des produits pétroliers. Sur un an, l'énergie baisse de 17,4% et les produits pétroliers de 26,1%.
    En passant, l'INSEE note, mais c'est probablement anecdotique, que "la hausse des prix de l'énergie est en grande partie compensée par la baisse des prix des produits frais" de 3,8% sur un mois et 9,2% sur un an.
    L'INSEE ajoute: "Le début de la période des soldes en métropole est à l'origine de la baisse des prix des produits manufacturés et notamment de ceux de l'habillement-chaussures", respectivement en repli de 0,2% et 0,8% en juin. Sachant que les soldes n'ont pas lieu tous les ans, n'est-ce pas, la remarque vaut ce qu'elle vaut !

    Pour autant, tous ne cultivent pas la sinistrose

    En mars dernier, pour le cabinet d'études Xerfi, les prix des logements devaient reculer dès cette année de 6%. En 2008, la baisse devait être de 6%, devait atteindre 9% en 2009 et 3% en 2010. Le mouvement serait toutefois de courte durée, puisque dès l'année suivante «une hausse suivra cette correction sévère mais légitime, puisqu'en dix ans les prix ont progressé de 143%». C'était une bonne nouvelle pour les candidats à l'achat.
    Aujourd'hui, Alexander Law, du cabinet d'études Xerfi, estime certes que le recul de 0,5% sur un an est "anecdotique". Et "ce chiffre n'augure pas, en tout cas pour l'instant, de l'entrée de la France dans une spirale déflationniste", dit-il. "Pour l'instant, la consommation résiste tant bien que mal et les salaires ne reculent pas, c'est déjà une sacrée bonne nouvelle." Tiens, un coin de bleu dans le ciel sombre. Pour l'instant !

    "La baisse des prix sur un an s'accentue en juin", selon cette agence de presse, ne signifie donc pas que les prix ont baissé sur un an: ça arracherait la bouche le papier.
  • L'impertinence de la presse est-elle exclusive de l'honnêteté ?

    jeudi 5 juin 2008

    Le chômage abaissé à 7,2% sans que l’opposition s’en réjouisse !

    Et sans que le gouvernement pavoise devant tous les media
    Le taux de chômage a baissé à 7,2% au premier trimestre en France métropolitaine, après 7,4% (révisé de 7,5%) au quatrième trimestre 2007, selon les données CVS provisoires publiées par l'Insee, au sens du Bureau international du Travail (BIT).
    Ce chiffre, le plus bas depuis 25 ans (au premier trimestre 1983), quand il était de 7,1%, avait été dévoilé peu avant sur France-Info par Christine Lagarde, la ministre de l'Economie.
    En moyenne au premier trimestre, 27.969.000 personnes étaient actives en France métropolitaine, soit 56,4% de la population de 15 ans et plus. Parmi elles, 2.000.000 étaient au chômage au sens du BIT et 25.969.000 avaient un emploi, précise l'INSEE.
    Le taux d'emploi de la population âgée de 15 à 64 ans, en hausse depuis le milieu de 2006, a progressé au premier trimestre à 65,1%.
    En incluant les départements d'outre mer, le taux de chômage s'établit à 7,5% au premier trimestre, contre 7,8% en octobre-décembre 2007. Douze économistes interrogés l'attendaient en moyenne à 7,8%, leurs estimations allant de 7,7% à 8,0% ! C’est dire que le moral des Français est tributaire du pessimisme des experts, mais qu’ils n’ont pas les mêmes raisons politiques de se laisser influencer.
    Interrogée sur une éventuelle stabilisation du taux de chômage en 2008, Christine Lagarde a déclaré à cette radio et non pas sur d’autres (si elle en avait fait la tournée): "Je ne pense pas qu'on aura une décrue aussi forte qu'en 2007 mais je pense qu'on est dans la bonne direction et que cette tendance va se confirmer."