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jeudi 5 juillet 2012

Ne surtout pas obliger les sportifs à chanter La Marseillaise»

S'il avait été forcé de chanter la Marseillaise, Nicolas Anelka aurait quitté les Bleus



Anelka, Français anti-Français,
porteur du maillot de l'équipe de France,
pendant La Marseillaise
du match Tunisie-France, 30 mai 2010




Noël Le Graët dénonce "l'attitude des Bleus pendant La Marseillaise"

Mardi en conférence de presse
, le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, n'a pas mâché ses mots. 

"Je n'aime pas l'attitude des joueurs pendant La Marseillaise. Je leur ai dit à plusieurs reprises. Sinon chanté, je veux qu'il soit au moins ressenti. Il faut un respect total de notre hymne.

En cause, le comportement des Bleus durant l'Euro. Outre les insultes de Samir Nasri ou les provocations de Jérémy Menez, la sélection nationale s'est aussi illustrée par ses réticences à chanter La Marseillaise. 

À trois semaines de l'ouverture des Jeux olympiques de Londres, la question se pose de la honte annoncée: faut-il obliger les sportifs français à chanter l'hymne national ?

L'historien Bernard Richard propose de "désacraliser" La Marseillaise

Ce chercheur au CNRS prône des cours d'histoire et d'éducation civique aux athlètes pour qu'ils apprennent ce que symbolise cet hymne.
Mais faut-il pour autant banaliser La Marseillaise ?
Pour Bernard Richard, historien et auteur du livre Les Emblèmes de la République (CNRS Éditions), une obligation serait contre-productive. "Il ne faut pas faire de La Marseillaise quelque chose de sacralisé. Le sacré entraîne le sacrilège." Pas de sacré, pas de sacrilège; pas d'évaluation au primaire, pas de nivellement de l'enseignement; pas de thermomètre, pas de température...

Au contraire, explique-t-il, il faut "éduquer les sportifs. C'est un problème de pédagogie."





La tâche éducative est immense, en effet



Evitant de pointer les manquements de l'Education nationale noyautée par le syndicat dominant de professeurs, la FSU, proche du PCF, parti d'extrême gauche, Bernard Richard estime qu'il faut avant tout dispenser quelques cours d'histoire et d'éducation civique à nos athlètes. " Ils doivent apprendre ce que symbolise La Marseillaise en France, mais aussi à l'étranger. C'est bien plus qu'un hymne, c'est un chant universel de liberté.
Un enseignement qui pourrait aussi éviter quelques mauvaises interprétations des paroles, détournées de leur sens par les réfractaires à la politique d'identité nationale.


 Par leur violence, nos athlètes de la diversité se font connaître dans le monde: 
Zinedine Zidane a montré l' "exemple "


Ainsi "le sang impur" dont parle l'hymne est en fait, explique l'historien, "le sang du despote, en opposition au sang pur du peuple".

Pour autant, il ne demande pas aux sportifs de hurler l'hymne national à pleins poumons. Leur prosélytisme est préférentiellement consacré à leurs croyances religieuses. 
" On peut comprendre que certains n'aient pas envie de chanter, face à un stade. Il faut simplement l'écouter avec respect."
" À l'étranger, la France est connue par son drapeau et par La Marseillaise, , insiste Bernard Richard. Les sportifs représentant la France, ils doivent respecter ses symboles. "

Le phénomène de perte des valeurs est plus vaste et sérieux

Sans attendre la campagne présidentielle et ses longues primaires préalables, la gauche stérile avait  fustigé les valeurs d'identité nationale défendues par le Président Sarkozy.

Or, dans ce débat, les Français ne sont pas les seuls  sportifs déculturés à blâmer.

La "décontraction" des joueurs allemands Lukas Podolski et Bastian Schweinsteiger avant leur défaite en demi-finale de l'Euro contre l'Italie, le 28 juin 2012, à Varsovie.


Depuis plusieurs jours, l'Allemagne s'indigne également contre son équipe, qui n'a pas entonné l'hymne national avant sa demi-finale contre l'Italie.

Il est juste et bon que les joueurs chantent lorsque l'hymne national retentit. Ils jouent après tout pour l'équipe nationale d'Allemagne et non pour eux-mêmes", a déclaré le ministre-président (Premier ministre CDU) du land de Hesse, Volker Bouffier, au journal à grand tirage "Bild".

De la même manière,  Charles van Commennee, le patron de l'athlétisme britannique a demandé à ses sportifs de rafraîchir leurs connaissances des paroles de God Save the Queen. 
En mars dernier, la coureuse Tiffany Porter s'était révélée totalement incapable de le chanter...

dimanche 6 novembre 2011

2002-2007-2012: Chevènement reprend sa longue marche sur l'Elysée

Son nouvel accès quinquennal de fièvre présidentielle

Jean-Pierre Chevènement a annoncé qu'il se lance à nouveau dans la course présidentielle

" J'ai beaucoup réfléchi et j'ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l'avais dit, c'est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous ", a déclaré l'ancien ministre (ex-PS), âgé de 72 ans, samedi
5 novembre au soir sur France 2.

Celui qui fait trébucher les candidats du PS

=> Dix ans après une candidature qui lui avait valu d'être considéré comme l'un des tombeurs de Lionel Jospin au premier tour du 21 avril 2002, il se justifie: " J'avais le tort en 2002 d'avoir raison contre tous les autres ", a-t-il lancé, alors qu'il était interrogé sur le fait de savoir s'il n'y avait pas un excès de candidatures à gauche de l'échiquier politique. "
En 2002, déjà, j'ai mis en garde contre l'omnipotence des marchés financiers, j'ai proposé une politique industrielle, le redressement de l'Europe, des repères clairs pour l'école, la sécurité, l'intégration", détaille-t-il dans un entretien au Parisien dimanche.

=> A-t-il porté la poisse à Désirdavenir Royal en 2007 ?
Même pas !
Il avait annonçé sa candidature le 6 novembre 2006, avant de se retirer le mois suivant...
Chacun s'accorde donc à penser qu'il est advenu ce qui devait arriver(46,94 % à la gauche) après le choix malencontreux des militants aux primaires où elle avait obtenu 60,65 % des voix (contre Dominique Strauss-Kahn, 20,69 %, et Laurent Fabius, 18,66 %), malgré son souverain mépris pour le parti qui l'avait faite reine.

Chevènement avait promis qu'il annoncerait sa décision "à l'automne" soit avant le 21 décembre.
Il se préparait depuis plusieurs mois, à renfort dernièrement de livre et de campagne d'affichage. Nombre d'observateurs jugeaient cependant sa candidature peu probable. Candidat à l'élection présidentielle de 2002, il avait obtenu 5,3 % des voix. Il doit obtenir 500 signatures d'élus pour que sa candidature soit validée.

Un électron libre de plus à se croire indispensable

" Ma voix manquerait si on ne l'entendait pas s'élever aujourd'hui.
Je ne suis motivé que par le souci de servir le pays dans une période critique. ", s'est-il justifié pour défendre sa candidature, bien que privé de son siège de député en 2007.

Le score de Montebourg aux primaires avive ses prétentions
Arnaud Montebourg, qui défend des idées "proches" des siennes, est arrivé en troisième position lors de la primaire socialiste et le sénateur du Territoire-de-Belfort, pense pouvoir s'octroyer la majeure partie de ses 17%.

Nono Montebourg a d'ailleurs approuvé la candidature Chevènement

Invité sur Europe 1 le 3 avril dernier, Jean-Pierre Chevènement avait exprimé sa préférence pourle candidat aux primaires Arnaud Montebourg. Aujourd'hui sur Canal+, Arnaud Montebourg a jugé la candidature de Chevènement " parfaitement compatible " avec celle de François Hollande, soulignant qu'il aiderait à "faire ce pont" entre les deux. Nono a exhorté le candidat du PS à "écouter Jean-Pierre Chevènement" et à "reprendre une partie de ses idées" afin de "rassembler" le plus largement autour de lui.

Le président d'honneur du MRC supporte pas Hollande non plus
Sur France 2, ne s'est pas privé d'un scud contre François Hollande, le candidat PS officiel. " C'est un homme intelligent. On peut l'aider à se mettre à la hauteur ", a lancé l'ancien ministre de la Défense de Mitterrand, démissionnaire en janvier 1991 pour protester contre l'engagement de l'armée française dans la guerre en Irak, lors de l'engagement français dans la guerre du Golfe au côté des troupes américaines au Koweït.

Un souverainiste de plus à se croire indispensable

La question du Traité de Maastricht oppose Chevènement au PS


Nommé ministre de l'Éducation nationale (juillet 1984-mars 1986),il rétablit l'enseignement de l'éducation civique, alors abandonné, en 1969, au lendemain de Mai 68.

Le MDC a fait sécession du PS pour devenir un parti politique indépendant au début de l'année 1993.

En tant que ministre de l'Intérieur (1997-2000) du gouvernement Jospin, . Là aussi, il est parti sur un différend, concernant la gestion du dossier corse.

Le sénateur du Territoire de Belfort est l'un des défenseurs d'une " politique sécuritaire de gauche ", s'opposant notamment au Garde des Sceaux, Élisabeth Guigou (aujourd'hui proche de la Ch'tite Aubry), sur la question de la mise en détention des jeunes délinquants, et mettant en place la police de proximité.
Il soutiendra d'ailleurs Marie-Ségolène Royal en 2007.

En 2004, Chevènement sera très actif dans la campagne pour le " non " au référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe.

"Le vice est dans la monnaie unique !"

Lors de cet entretien télévisé de quelques minutes, J.-P. Chevènement a déroulé son argumentaire contre l'euro : " le vice est dans la monnaie unique !", s'est-il exclamé. " Il y a deux solutions à la crise : soit on renforce le moteur, la Banque centrale (BCE), et on garde la monnaie unique, soit on ne peut pas, parce que l'Allemagne s'y refuse et il faut envisager la solution qui fasse le moins souffrir les Européens c'est-à-dire la mutation d'une monnaie unique en une monnaie commune ", a-t-il expliqué sur France 2.
Il a aussi fixé quatre "repères fondamentaux" :
"une monnaie moins chère",
"la croissance plutôt que la récession",
"la souveraineté de la France, budgétaire et fiscale"
et "une Europe redressée et confédérale".

" Je suis un patriote", assume l'ancien ministre de l'Education (1984– 1986) dans Le Parisien, présentant sa candidature comme "pédagogique à l'égard des citoyens mais aussi des autres candidats".

Les formules chevènementesques

Il n'en a pas pris assez en 2002:
il en redemande !





Il aime cultiver une éloquence classique et réactiver un vocabulaire choisi devenu obsolète. C'est ainsi qu'il est le père du terme polémique de "sauvageons", pour désigner les jeunes délinquants urbains.

Cet atrabilaire est opéré de calculs à la vésicule biliaire à l'hôpital des armées du Val-de-Grâce, le 2 septembre 1998, mais est victime d'un grave accident d'anesthésie qui le plonge dans le coma pendant huit jours: il est tenu éloigné de son ministère pendant quatre mois et se surnomme alors lui-même le " miraculé de la République ".

Or, c'est lui qui, ministre de la Recherche et de la Technologie, pousse un coup de gueule contre la " parenthèse libérale " socialiste, au prétexte de la construction de l'Europe, et démissionne le 22 mars 1983, lançant sa célèbre phrase : " Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ".

mercredi 19 janvier 2011

Des syndicats de ...l'Education boycottent les voeux du Président de la République

La 'république du respect', c'est sans les enseignants de gauche




L'opposition réclame le respect,
pour elle;


mais pratique la violence,
contre les autres






L'éducation des éducateurs reste à faire

Les fédérations syndicales d'opposition de l'Education, la FSU, l'UNSA et le SGEN-CFDT, ont annoncé hier leur intention de boycotter aujourd'hui les voeux que le Chef de l'Etat a la courtoisie républicaine d'adresse « au monde de la connaissance et de la culture ».

C'est la deuxième fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy que ces syndicats démocrates manquent d'éducation et refusent de participer à cette cérémonie. « Les mesures prises sous la responsabilité du chef de l'Etat sont, par leur ampleur et leurs conséquences, d'une telle gravité pour la très grande majorité des citoyens et pour l'avenir de notre pays que la présence de la FSU à ces voeux apparaît impossible », a tenté d'expliquer.

Leur éducation a visiblement été manquée.
Comment dès lors pourraient-ils transmettre ce qu'ils n'ont pas acquis ?
Les fonctionnaires de la République non-pratiquants de la discipline pour laquelle ils sont payés par la collectivité doivent se voir retirer l'enseignement de l'instruction civique, ECJC, au lycée, qui ambitionne d"éduquer à la citoyenneté", précisant que "la citoyenneté s'apprendrait à l'école avant de s'exercer dans la vie du citoyen".

Darwiniens, comme il se doit, les textes officiels de 2002 précisent que " l'on ne naît pas citoyen mais qu'on le devient", si jamais... On aura donc compris que l'instruction civique, en tant qu' "inculcation de principes à mettre en actes" est morte. Désormais, " le citoyen est celui qui est capable d'intervenir dans la cité ". Puisque la citoyenneté n'est plus automatiquement acquise avec la nationalité, un jour viendra-t-il où un enseignant, un syndicat ou une association décidera si une personne est 'capable' ou non, et donc privée de sa citoyenneté naturelle ?

Les élèves peuvent-ils refuser la politesse à leurs profs ?


Il va falloir que les enseignants de gauche et d'extrême gauche tentent maintenant de faire comprendre aux adolescents que le respect ne serait pas dû à tous. Seulement aux jeunes et à leurs maîtres à penser ! Qu'ils peuvent d'ailleurs en manquer à leurs profs. Et aussi qu'en cela les syndicats sont respectables.

La respectabilité des syndicats risque de souffrir de cette pénurie
Quant au civisme, il sera le sujet d'un cours théorique... Pour les TP, il faudra sans doute défiler pour revendiquer des primes ?

lundi 8 février 2010

Fillon dévoile les premières mesures sur l'identité nationale

A quoi les clandestins aspirent-ils ?

Une trentaine de ministres avaient rendez-vous aujourd'hui lundi à Matignon pour faire un premier point sur le débat qui dure depuis trois mois.
François Fillon a souligné que le débat controversé sur l'identité nationale est au final «exemplaire». Le premier ministre s'en est félicité: «Si c'était à refaire, nous referions les choses de la même manière».
En invitant l'ensemble du gouvernement, le premier ministre souhaitait sans doute souligner la totale solidarité du gouvernement avec l'ex-socialiste Eric Besson, le ministre de l'ouverture en charge de ce dossier et qui subit le harcèlement de l'opposition.


Première série de mesures

=>
A l'issue de ce séminaire gouvernemental chargé de clore la "première étape" du débat, le premier ministre a notamment annoncé la mise en place d'une «commission de personnalités» chargée «d'approfondir le débat» et des mesures auprès de la jeunesse.

=> Le Premier ministre a ainsi annoncé la mise en place d'une «commission de personnalités» chargée «d'approfondir le débat».
Cette instance comprendra «des parlementaires, des intellectuels et notamment des historiens» et sera chargée auprès du ministre de l'Immigration, Eric Besson, de «suivre la mise en œuvre des mesures décidées aujourd'hui et d'en proposer de nouvelles».

=>
Le chef du gouvernement a également mis l'accent sur
  • les mesures destinées à «cultiver la fierté d'être français» et à «mieux faire connaître les valeurs de la République» :
  • «Le drapeau tricolore devra être effectivement apposé sur chaque école
    et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (et non pas celle de 1793 dont se réclament les « citoyens ». La première, la grande, "constitue notre référence républicaine et devra être présente dans chaque classe».
  • Il a aussi évoqué
    - la mise en place d'un «carnet de jeune citoyen»,
    - un renforcement de l'éducation civique à l'école,
    - et une modification de la «journée d'appel» pour en faire «un vrai rendez-vous citoyen».

    L'ensemble de ces mesures n'a pas encore été repris dans sa totalité par la presse, telle France Info, l'une des chaînes de service publique qui font le tri sélectif non seulement des intervenants mais des informations et dressent un compte-rendu caricatural de ce séminaire, comme de l'action gouvernementale. La journaliste Catherine Pothier s'est en effet limitée au drapeau national et à la déclaration des droits de l'homme, faisant à dessein l'impasse sur le reste pour dresser devant l'opinion un bilan réducteur du séminaire. La militante pèche par omission, quand elle ne sert pas la soupe à ses interlocuteurs, dans le style « Ne croyez-vous pas que... »

    François Fillon a également annoncé que le chef de l'Etat s'exprimerait «en avril» sur ce thème. Commentaire: le gouvernement ne veut pas traîner ce débat comme un boulet pendant la campagne des régionales... C'est non pas Mélenchon ou Duflot qui le dit, mais la sus-nommée journaliste 'impertinente' de France Info, radio officieuse du PS.

    L'accès à la nationalité n'est pas banalisé

    Un des objectifs du gouvernement est de «renforcer l'intégration des étrangers dans la communauté nationale», mais le chef du gouvernement précise: «L'accès à la nationalité française par naturalisation ou par acquisition va être rendue plus solennelle par la pratique systématique des cérémonies d'accueil et nous voulons qu'au cours de ces cérémonies une charte des droits et des devoirs soit signée devant une autorité publique».

    «L'accent sera mis sur
    - le respect des valeurs de la République et en particulier le principe d'égalité entre les hommes et les femmes,
    - et le niveau de connaissance de la langue française sera amélioré par des sessions de formation complémentaires si cela se révèle nécessaire».

    Le train de mesures est lancé
  • Pour le PS, on l'imagine bien, mais il faut en rendre compte pour ne pas rivaliser avec France Info, ces mesures seraient «un cache-misère pour masquer l'absence de réponses proposées face à la crise» et «un cache-rigueur» pour «masquer des mesures anti-sociales et la rigueur qui se préparent pour après les élections régionales».
    L'ineffable eurodéputé Harlem Désir, numéro deux du PS, s'est insurgé : «Le gouvernement se réunit en séminaire pendant plusieurs heures alors que ...la crise bat son plein [sic], pour proposer de mettre des drapeaux à l'entrée des écoles ce qui est le cas depuis des décennies, c'est se moquer des Français !» Si Désir (et non pas Désirdavenir Royal, qui ne s'est jamais autant désintéressée de la France que le temps de sa campagne aux régionales, comme de sa région pendant tout son mandat), si Désir-l'insurgé, donc, a déjà vu des drapeaux aux frontons des écoles, c'est qu'il n'y est jamais allé que quand elles étaient fermées, pour les fêtes nationales ! Et l'effet éducatif sur notre jeunesse était jusqu'ici quelque peu limité...
    Harlem désire autre chose encore et invite: «le premier ministre et le président de la République à entendre l'autre partie du message qui est maintenant de supprimer le ministère de l'identité nationale».
  • Cela dit et en vérité, le séminaire de ce lundi est censé être un «point d'étape» du débat. «C'est un processus de réflexion et d'action que nous enclenchons et qui va se poursuivre dans le temps», a insisté le Premier ministre, saluant au passage le travail d'Eric Besson, qui a animé le débat «avec beaucoup de courage et de générosité».
    Il s'est aussi félicité du «succès populaire» de cette initiative «qui dépasse les prévisions initiales» (58.000 contributions sur le site Internet (lien), «un signe qui devrait alerter tous ceux qui ont contesté le principe de ce débat quand ils n'ont pas contesté l'idée même que la France puisse avoir une identité».
    L'ex-socialiste Mélenchon nous assure qu'il existe en revanche une « identité du Parti de gauche ». C'est toujours ça, mais les Français -et encore davantage ceux qui aspirent à adopter l'identité française- n'en ont à faire quoi que ce soit.

  • vendredi 17 octobre 2008

    Le PS réclame la tête de Laporte

    Rideau de fumée sur les désordres socialistes
    Hollande-Ayrault ont dépêché un second couteau.
    Refoulé d’Orly sous les lazzis aux municipales (Lire PaSiDupes), Razzye Hammadi (PS) paie maintenant sa dette à Hollande, futur ex-premier secrétaire qui l’a fait.
    Hammadi a dit jeudi que la démission de Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux Sports, s’imposerait pour des propos tenus mercredi sur RMC. Non pas que Bernard Laporte aurait sifflé la Marseillaise, mais parce qu’il a suggéré que l'équipe de France de football ne joue plus contre les équipes du Maghreb au Stade de France (9.3., Seine-Saint-Denis)

    Le réquisitoire d’Hammadi
    "Qu'est-ce qu'un ‘public sain’ ? Ces propos expriment une dérive raciste et xénophobe gravissime pour un ministre de la République", juge le secrétaire national du PS à la 'riposte' (!) dans un communiqué.
    Bien qu’il ait besoin d’un petit rafraîchissement de mémoire, Hammadi distribue des leçons de morale. A Orly, ses magouilles n’ont-elles pas pourtant provoqué la réprobation générale et son rejet ?

    De retour Rue de Solférino la queue entre les jambes, il lèche ses plaies et éclabousse alentours de sa bave moralisante.
    "La condamnation unanime de tels propos est nécessaire et constitue une question de principe et un devoir d'exemplarité pour notre République", a-t-il poursuivi.
    "Suite à de tels propos, je demande sa démission immédiate du gouvernement. Ils sont, en termes de manque de respect vis-a-vis de la République et de ses valeurs, aussi graves que les sifflets, sinon plus", conclut très gravement Razzie dans son réquisitoire. On retiendra le « sinon plus » qui ne constitue pas un manque de respect vis-a-vis de la République et de ses valeurs, aussi graves que des mots, sinon moins…

    Au-delà des accusations
    En réaction aux sifflets contre la Marseillaise mardi lors du match France-Tunisie qui devait être amical,
    Bernard Laporte avait envisagé de faire jouer les matches contre les équipes du Maghreb, non plus dans les quartiers, mais en province, devant un "public sain".
    Dans sa volonté de polémiquer, Hammadi évacue l’explication du ministre d'aller jouer "chez eux" ou en "province", car "en province, ils sont sevrés... Ils la voient jamais, l'équipe de France... Les 30.000 Tunisiens qui sont de la banlieue parisienne, ils iront pas, si le match est à Carcassonne ou si le match est à Biarritz, ils n'iront pas voir le match. Voilà, on aura un public sain".


    'Sain' veut dire 'neutre' et 'non partisan'.
    Que peut comprendre Hammadi en termes de neutralité et d’objectivité ? D'autant qu'il n'a pas considéré un instant que les sifflets pouvaient s'adresser à Laam, l'interprète d'origine tunisienne de la Marseillaise et de Ben Zema, également d'origine tunisienne, qui avait décliné sa sélection dans l'équipe de Tunisie. Ne peut-il donc comprendre davantage que les deux cibles tunisiennes méritaient le respect de leur concitoyens?


    Ce procès 'malsain' par l’émissaire de Hollande n’aurait-il d’autre objet ambigu que de se rallier les quartiers et de distraire le peuple des turpitudes internes du PS à la veille de son congrès ?


    Les luttes intestines du congrès de Reims seront-elles plus « saines » ?
    Jean-Pierre Chevènement, ministre socialiste de l’Education, ne s’est pas exprimé sur le sujet. Ses efforts pour la promotion de l’éducation civique ont tourné court. Il ne semble d’ailleurs rien pouvoir faire pour ses camarades.
    Nous compterons les croche-pieds et mesurerons les décibels de sifflets. Le PS donnera-t-il une meilleure image du monde politique en France que celle qu’il montre actuellement ?
    Au fond, qu’ils se sifflent, s’invectivent et se déchirent tout leur saoul ! Dommage pour la rose; au moins, les symboles de la nation ne seront pas souillés.

    Né en 1964, Bernard Laporte fut joueur de rugby à Gaillac, puis à Bègles-Bordeaux où il remporta le titre de champion de France en 1991 au poste de demi de mêlée. Devenu entraîneur, en 1998, il remporte le championnat de France de rugby et amène le Stade français en demi-finale européenne. En 1999, il remporte la Coupe de France.

    Sélectionneur de l'équipe de France
    , le XV national remporte le Tournoi des Six Nations à quatre reprises en 2002, 2004, 2006 et 2007, termine à la quatrième place lors des coupes du monde de 2003 et de 2007 et réalise le grand chelem à deux reprises en 2002 et 2004.

    Le 22 octobre 2007, il a été nommé secrétaire d'État chargé des Sports auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports dans le second gouvernement Fillon, puis secrétaire d'État chargé de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative avec le remaniement du 18 mars 2008.