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mercredi 10 juillet 2019

Municipales à Paris: Griveaux, candidat pleurnichard à l'investiture LREM

"S'il y en a un qui n'a pas été épargné, c'est moi  !", raconte le favori de l'Elysée

Méprisant de ses rivaux, il a fanfaronné, croyant sa cause gagnée d'avance

Résultat de recherche d'images pour "b griveaux"Mais à la veille de son oral devant la commission nationale d'investiture de LREM pour les municipales à Paris, Benjamin Griveaux livre ses inquiétudes, alors que les autres concurrents n'ont pas eu droit à cette tribune. 

Lorsque Emmanuel Macron était encore en campagne pour l'Elysée, la répartition des rôles était fixé: la Mairie de Paris lui serait dévolue ! Assuré du soutien du président, l'ancien porte-parole du gouvernement s'y voyait donc déjà. Or, depuis quelques semaines, les plans d'origine semblent bouleversés. A quelques heures du grand oral des candidats face à la commission d'investiture nationale de La République en marche (LREM), Griveaux fait appel à l'homme d'affaires François Pinault pour faire paraître un entretien dans son magazine, Le Point, et pour marteler ce qui le sépare de son adversaire principal, Cédric Villani, sa stratégie, son image écornée... et l'hypothèse Edouard Philippe.

L'opération a de quoi surprendre puisque Pinault passe pour être en amitié avec Hollande. Certes Griveaux et Villani sont d'anciens socialistes repentis, mais lors d'un entretien accordé à 'M, le magazine du Monde', le 23 juin 2018, l'homme d'affaire François Pinault, 30e fortune mondiale en 2019, déclara qu'Emmanuel Macron "ne comprend pas les petites gens ". Il indiqua aussi qu'il a "peur qu'il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes". Cet entretien déclencha une vague de condamnations de la part de l'Elysée et des proches du président de la République. Ainsi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, déclara-t-il notamment : "De la part de quelqu’un qui pendant longtemps n’a pas payé d’impôts, je ne suis pas certain qu’il comprenne lui-même les petites gens"...

Le Point : Pourquoi seriez-vous le meilleur candidat de La République en marche à Paris  ?

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Benjamin Griveaux : A Paris, ce n'est pas quelques semaines ou quelques mois de mobilisation qui font que vous êtes suffisamment entouré, que vous avez pris le temps d'écouter. Moi, j'y travaille depuis près de deux ans, je vais à la rencontre des gens, sans Twitter, sans Facebook, sans caméra, sans journaliste [dénigre-t-il]. J'ai lu que la tribune de ce week-end [34 élus parisiens ont confirmé leur soutien à Benjamin Griveaux dans le JDD] serait une forme de réaction. Vous pensez vraiment qu'on puisse réunir ces gens en un claquement de doigts pour signer une tribune  ?

Vous ne pouvez pas dire que le timing n'est pas calculé...

On a aussi le droit, quand on mène une campagne, qu'on veut devenir maire de Paris, d'être le maître de ses horloges [Macron aux petits pieds]. Cette tribune, c'est le fruit d'un travail de très longue haleine, ce ne sont pas des ralliements de dernière minute. J'ai autour de moi des gens de toutes les sensibilités, et je pense qu'au fond, c'est ça ma spécificité. J'ai toujours dit, depuis le premier jour, que le candidat soutenu par LREM à Paris devra être central. Je ne crois pas aux stratégies de gauche, écolo, de droite, ou que sais-je encore. Il faut être central, point. Moi, j'ai à mes côtés aussi bien l'adjointe Vert de la mairie du 20e [Florence de Massol, vous connaissez ? Non ! C'est une ex-EELV, ralliée à LREM, comme Canfin] que des élus de droite [Sylvain Maillard est un UDI passé à LREM et Alexandre Vesperini, un  juppéiste d'Agir! mené par Franck Riester passé ministre de Macron]. C'est ça l'ADN absolu d'En marche [!] Ce qui n'est pas le cas d'autres [c'est leur honneur...]…

Quel thème vous paraît le plus porteur  ? Vous avez beaucoup parlé d'ordre dans cette campagne...

Il faut remettre de l'ordre dans l'espace public et il ne s'agit pas que de la police municipale. La ville est en désordre. Certains disent que le maire ne doit pas être gestionnaire. Bien sûr que si  ! Je revendique absolument l'idée que le maire de Paris doit être un bon gestionnaire. Quand vous faites des travaux trois fois dans la même rue, la même année, un coup pour l'eau, un coup pour le gaz, un coup pour la fibre, franchement, vous emmerdez, comme disait Pompidou, les gens trois fois. Et écologiquement, c'est un désastre. Etre bon gestionnaire, c'est aussi être écolo. Evidemment qu'il faut faire des travaux, je ne suis pas démago, mais on va les séquencer intelligemment [l'intelligence n'est pourtant la marque fabrique de Griveaux]. Et il n'y a pas un seul trou de bitume dans Paris sans accord du maire du Paris. La vision, c'est bien, mais il n'y a pas de visions sans réalisations concrètes, sans régler les problèmes des gens en bas de chez eux.

Vous parlez d'écologie, certains disent que vous n'avez d'écologique que la posture. Qu'avez-vous à leur répondre  ?

Rien. Ce sont des effets de tribune. Je ne me suis pas découvert une fibre écologique après les résultats des élections européennes. J'ai été le seul membre du gouvernement à m'opposer, dès novembre, au projet Europa City. Le sujet des maladies respiratoires des enfants, je m'en suis saisi quinze jours après ma sortie du gouvernement. Mon engagement est ancien. Et c'est moi qui ai été rejoint par Antonio Duarte. Je ne veux pas être "le premier maire écolo" [comme l'a ironisé Cédric Villani lors de son meeting le 4 juillet], je veux que Paris soit la première ville écolo.

En quoi vous différenciez-vous de vos adversaires  ?

Je ne crois pas qu'on ait des visions opposées, il y aura des choses à prendre chez les uns et chez les autres. Moi, je porte surtout une méthode, et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu que cette investiture se fasse tôt. Je ne conçois pas qu'on fasse une campagne sans associer les Parisiens. Or, si on ne choisit pas de candidat maintenant, on ne pourra pas matériellement le faire. Je n'ai pas demandé ce calendrier pour le plaisir  ! Il faut trouver 17 mandataires financiers, tous les gens qui seront têtes de liste devront emprunter à titre personnel et il faut aussi parler avec nos partenaires... Soit vous le faites à l'arrache parce que vous avez désigné votre candidat trop tard, au mois d'octobre sur un coin de table [exemple de propos malveillant], et là, ça donne l'actuelle majorité avec un accord d'appareils qui ne résiste pas au moindre coup de vent. Soit vous faites ça de manière sérieuse et ça prend du temps. Et surtout, il faut parler aux gens  ! C'est dans ma culture, c'est ma manière de faire, c'est comme ça que j'ai gagné un canton que l'on disait imprenable en Saône-et-Loire [alors, parachuté ?]. Surtout quand on est un "connard arrogant "…
Pourtant, on y arrive en allant voir les gens  ! Quand je lis le dernier sondage BVA, le plus proche des gens dans la bande, c'est moi. Et ce que disent les entourages de mes adversaires à mon propos est assez contradictoire avec ce que je lis dans mes enquêtes.
[Selon un sondage Ifop de juillet, Cédric Villani, candidat LREM pour la mairie de Paris, pourrait battre Anne Hidalgo au second tour des élections municipales. Lien BFMTV]
Puisque vous en parlez, cela fait de nombreux mois qu'il est dit que vous avez un déficit de sympathie dans votre image, que vous dégagez une certaine insincérité. Est-ce l'un de vos principaux freins  ?

Résultat de recherche d'images pour "b griveaux"Non, on ne m'a jamais parlé d'insincérité. On me dit arrogant, cassant, mais jamais insincère. Justement, on m'a reproché d'être trop cash  ! Ecoutez, si j'ai vraiment cette image, je m'en sors pas trop mal dans les sondages [commerciaux]. Je vais vous dire quelque chose que je vais aussi dire à la commission : s'il y en a un qui n'a pas été épargné depuis 18 mois quand il était porte-parole du gouvernement et qui n'a pas été épargné depuis six mois par ses compétiteurs, c'est bien moi. Dans une campagne face à Anne Hidalgo, il faut être solide, savoir résister à la pression et aux attaques. Les autres ont été très épargnés, pas moi. J'ai eu l'occasion de prouver que j'étais résistant. Une campagne est une bonne façon de montrer sa sincérité, et vous ne pouvez pas construire un personnage dans une campagne locale  ! Les gens le voient  ! Est-ce que le maire de Paris doit être lisse  ? Je ne crois pas, les grands maires [sic] avaient des aspérités, des coups de cœur et des coups de gueule. Est-ce que je suis cash  ? Eh bien, oui. Est-ce que je ne tourne pas autour du pot  ? Eh bien, non. Est-ce qu'il y a des gens que j'aime bien et des gens que je n'aime pas  ? Eh bien, oui. [Pourrait-il donc être le maire de tous les Parisiens?] Mais comme les Parisiens, au fond. Le consensus mou, ce n'est pas Paris. Quand j'embrasse une cause, je la défends, et je le fais sans compter. ["qui trop embrasse mal étreint"...]

Votre expérience d'élu local a-t-elle joué sur votre façon d'appréhender cette campagne  ?

Dans le travail de préparation, sans doute. Une campagne locale ne se gagne pas dans les médias et en notoriété nationale, et Paris en a été la démonstration létale pour beaucoup. J'entends les gens dire que ce soutien d'élus locaux fait très ancien monde... Non  ! Ce sont des gens qui ont fait un mandat, parfois deux, au service des Parisiens. Et ne pas tenir compte de ce que ces gens-là ont à dire, ou peuvent représenter dans cette ville, ce n'est pas possible. Et puis, je suis persuadé qu'on ne peut pas raconter n'importe quoi dans une élection municipale. Et encore moins à Paris, car tout est vérifiable très facilement. Vous ne pouvez pas dire des choses fausses.

Vous faites référence à Cédric Villani, qui a dit que la dette ou les impôts ont augmenté sous le mandat d'Anne Hidalgo...

C'est vrai que la dette s'est aggravée, il n'y a pas de doute, mais vous ne pouvez pas dire qu'Anne Hidalgo a augmenté les impôts. Dans une campagne municipale, vous devez, pour chaque proposition que vous formulez, presque avoir conduit une étude de faisabilité au préalable. C'est la force de l'équipe que j'ai rassemblée autour de moi depuis longtemps et l'apport de Julien Bargeton [ex-adjoint socialiste aux finances d'Anne Hidalgo]: il a été adjoint de Bertrand Delanoë et d'Anne Hidalgo, il sait de quoi il parle, il sait ce qui est possible ou non, il connaît les calendriers pour chaque mesure. [le "monde nouveau de Macron ne passe pas par Griveaux]

Cédric Villani connaît une vraie dynamique ces derniers jours, notamment avec le ralliement des désormais ex-candidats Mounir Mahjoubi et Anne Lebreton. Comment avez-vous vécu cette montée en puissance  ?

Je note que vous avez fait beaucoup moins de bruits pour le ralliement de Julien Bargeton, qui est quand même président d'un groupe au Conseil de Paris. D'ailleurs, trois présidents de groupe m'ont apporté leur soutien, et Antonio Duarte hier. On arrive chacun à la commission avec deux personnalités, qui vont d'ailleurs être entendues. Après, vous avez tous ces élus  ! Qui ont-ils soutenu  ! ? 

Ça ne vous ressemble pas de faire le procès les médias en les accusant d'avoir choisi leur camp…

Je ne dis pas ça. Il y a une compétition, je comprends que ça vous intéresse. Mais quand j'entends "il engrange les ralliements, il y a un bloc contre Griveaux ", factuellement, c'est faux. Deux candidats se sont ralliés de part et d'autre, et j'affiche 34 élus parisiens, ancrés sur le territoire. Vous me direz "il a Matthieu Orphelin", très bien, mais il est dans le Maine-et-Loire [comme Griveaux, venu de Saône-et-Loire]. Emilie Cariou, c'est formidable, mais elle est dans l'est de la France. Les élections sont à Paris…

C'est aussi une question de sensibilités des soutiens…

Oui, c'est la différence entre Cédric et moi. J'assume une stratégie de positionnement central, qui, je crois, est démontré dans mes soutiens. Cédric, lui, assume de vouloir être le candidat de gauche. Sauf que le candidat de gauche, c'est Anne Hidalgo.

Vous attendiez-vous, quand vous vous êtes lancé, à ce que cette course soit aussi serrée  ?

Tout le monde a écrit que c'était déjà fait; moi, j'ai toujours dit que ce n'était pas le cas. Vous avez voulu raconter que j'étais le candidat officiel qu'Emmanuel Macron avait choisi… [Griveaux ne dément pas...] Il sortira de cette pré-campagne un candidat légitime, car il aura fait face à des rivalités, à une vraie compétition interne. Et puis ça a permis de faire émerger des talents  ! Pour un parti qui n'a que deux ans d'existence [mais coucou qui fait éclore les oeufs des autres], qui selon les médias n'a pas d'ancrage local, pas de banc de touche, pas de personnalités... pardon du peu. On était trois, avec Mounir Mahjoubi, à être devant Anne Hidalgo dans le dernier sondage BVA  ! C'est plutôt une bonne nouvelle, non  ? [Une bonne nouvelle que Mahjjoubi ait rejoint Villani ? Question "sincérité", Griveaux n'est pas crédible : tout est "vérifiable"...] Cédric et moi sommes au même score depuis des semaines, peut-être que la commission d'investiture est le meilleur moyen pour départager des projets et des personnalités qui ont démontré ces derniers mois qu'elles avaient une identité politique. 
La CNI de LREM (composée de 16 membres) est co-présidée par Marie Guévenoux (ex-collaboratrice parlementaire d'Alain Madelin, puis première présidente des Jeunes Populaires (UMP) en 2004 et conseillère de plusieurs ministres, secrétaire générale de la campagne d’Alain Juppé pour la primaire de 2016, avant de rejoindre La République En Marche) et Alain Richard, 73 ans (ex-PSU, puis ex- Parti Socialiste de 1975 à 2017, conseiller d’Etat, parlementaire de longue date, il a été ministre de la Défense de Lionel Jospin entre 1997 et 2002 et a été réélu sénateur en 2017 après avoir rejoint La République En Marche), membres du Bureau Exécutif de LREM en charge des élections municipales.
L'ancien maire du Havre Antoine Rufenacht, et, plus récemment, François Bayrou ont déclaré qu'Edouard Philippe serait un bon candidat pour Paris…

Ce qui me laisse songeur, c'est que cela fait un an que vous faites l'Arlésienne sur la candidature d'Edouard Philippe. Ne vous attachez pas à l'écume des petites phrases. Le Premier ministre a fait un discours de politique générale le 12 juin dernier  ! En plus, je suis certain que François Bayrou, comme moi, pense qu'Edouard Philippe est un excellent Premier ministre…

N'est-il pas le mieux placé pour conquérir les arrondissements de l'Ouest, tenus par la droite  ?

Non. Il faut vous dépolluer [sic] avec ça, ce n'est pas le sujet. Si la stratégie est de gagner à droite, il prendra les arrondissements aujourd'hui tenus par LR et sera minoritaire. Ce n'est pas la droite qui dirige Paris aujourd'hui. Alors oui, on peut prendre ces arrondissements de l'Ouest; ça ne sert à rien si on ne prend pas les arrondissements de gauche. Il faut sortir de ce schéma. Moi, ma bataille depuis deux ans, c'est de tenir la position centrale, c'est comme ça qu'En marche  ! a fonctionné. Tous ceux qui veulent nous remettre dans un truc gauche/droite ne sont pas fidèles au mouvement. Moi, j'en suis membre, et j'en suis même l'un des fondateurs  !

Que ferez-vous si jamais vous n'êtes pas choisi par la commission d'investiture demain  ?

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Moi, je l'ai dit : je soutiendrai le candidat investi. J'ai signé l'engagement, sans aucun état d'âme. [arrogant ?!] Je n'imagine pas une réponse différente de mes deux compétiteurs. Je serai à la place qu'ils souhaiteront que j'occupe dans leur campagne. Je ferai ce qu'ils me demanderont de faire pour gagner Paris.

Vous avez peut-être lu que certains proches du président de la République confient, sous anonymat, qu'il est de moins en moins certain que vous soyez le candidat naturel de LREM à Paris. Qu'en pensez-vous  ?

Eh bien, comme cela je ne serai pas le candidat du président et j'aurai arraché cette investiture à la force de ma conviction et de ma détermination.


vendredi 17 octobre 2008

Le PS réclame la tête de Laporte

Rideau de fumée sur les désordres socialistes
Hollande-Ayrault ont dépêché un second couteau.
Refoulé d’Orly sous les lazzis aux municipales (Lire PaSiDupes), Razzye Hammadi (PS) paie maintenant sa dette à Hollande, futur ex-premier secrétaire qui l’a fait.
Hammadi a dit jeudi que la démission de Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux Sports, s’imposerait pour des propos tenus mercredi sur RMC. Non pas que Bernard Laporte aurait sifflé la Marseillaise, mais parce qu’il a suggéré que l'équipe de France de football ne joue plus contre les équipes du Maghreb au Stade de France (9.3., Seine-Saint-Denis)

Le réquisitoire d’Hammadi
"Qu'est-ce qu'un ‘public sain’ ? Ces propos expriment une dérive raciste et xénophobe gravissime pour un ministre de la République", juge le secrétaire national du PS à la 'riposte' (!) dans un communiqué.
Bien qu’il ait besoin d’un petit rafraîchissement de mémoire, Hammadi distribue des leçons de morale. A Orly, ses magouilles n’ont-elles pas pourtant provoqué la réprobation générale et son rejet ?

De retour Rue de Solférino la queue entre les jambes, il lèche ses plaies et éclabousse alentours de sa bave moralisante.
"La condamnation unanime de tels propos est nécessaire et constitue une question de principe et un devoir d'exemplarité pour notre République", a-t-il poursuivi.
"Suite à de tels propos, je demande sa démission immédiate du gouvernement. Ils sont, en termes de manque de respect vis-a-vis de la République et de ses valeurs, aussi graves que les sifflets, sinon plus", conclut très gravement Razzie dans son réquisitoire. On retiendra le « sinon plus » qui ne constitue pas un manque de respect vis-a-vis de la République et de ses valeurs, aussi graves que des mots, sinon moins…

Au-delà des accusations
En réaction aux sifflets contre la Marseillaise mardi lors du match France-Tunisie qui devait être amical,
Bernard Laporte avait envisagé de faire jouer les matches contre les équipes du Maghreb, non plus dans les quartiers, mais en province, devant un "public sain".
Dans sa volonté de polémiquer, Hammadi évacue l’explication du ministre d'aller jouer "chez eux" ou en "province", car "en province, ils sont sevrés... Ils la voient jamais, l'équipe de France... Les 30.000 Tunisiens qui sont de la banlieue parisienne, ils iront pas, si le match est à Carcassonne ou si le match est à Biarritz, ils n'iront pas voir le match. Voilà, on aura un public sain".


'Sain' veut dire 'neutre' et 'non partisan'.
Que peut comprendre Hammadi en termes de neutralité et d’objectivité ? D'autant qu'il n'a pas considéré un instant que les sifflets pouvaient s'adresser à Laam, l'interprète d'origine tunisienne de la Marseillaise et de Ben Zema, également d'origine tunisienne, qui avait décliné sa sélection dans l'équipe de Tunisie. Ne peut-il donc comprendre davantage que les deux cibles tunisiennes méritaient le respect de leur concitoyens?


Ce procès 'malsain' par l’émissaire de Hollande n’aurait-il d’autre objet ambigu que de se rallier les quartiers et de distraire le peuple des turpitudes internes du PS à la veille de son congrès ?


Les luttes intestines du congrès de Reims seront-elles plus « saines » ?
Jean-Pierre Chevènement, ministre socialiste de l’Education, ne s’est pas exprimé sur le sujet. Ses efforts pour la promotion de l’éducation civique ont tourné court. Il ne semble d’ailleurs rien pouvoir faire pour ses camarades.
Nous compterons les croche-pieds et mesurerons les décibels de sifflets. Le PS donnera-t-il une meilleure image du monde politique en France que celle qu’il montre actuellement ?
Au fond, qu’ils se sifflent, s’invectivent et se déchirent tout leur saoul ! Dommage pour la rose; au moins, les symboles de la nation ne seront pas souillés.

Né en 1964, Bernard Laporte fut joueur de rugby à Gaillac, puis à Bègles-Bordeaux où il remporta le titre de champion de France en 1991 au poste de demi de mêlée. Devenu entraîneur, en 1998, il remporte le championnat de France de rugby et amène le Stade français en demi-finale européenne. En 1999, il remporte la Coupe de France.

Sélectionneur de l'équipe de France
, le XV national remporte le Tournoi des Six Nations à quatre reprises en 2002, 2004, 2006 et 2007, termine à la quatrième place lors des coupes du monde de 2003 et de 2007 et réalise le grand chelem à deux reprises en 2002 et 2004.

Le 22 octobre 2007, il a été nommé secrétaire d'État chargé des Sports auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports dans le second gouvernement Fillon, puis secrétaire d'État chargé de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative avec le remaniement du 18 mars 2008.

vendredi 18 avril 2008

A Cassis, l’ancien maire UMP J.-Pierre Teisseire annonce un recours en annulation

Danielle Milon, la nouvelle élue (divers droite) –à six voix–"détendue et sereine"
Jean-Pierre Teisseire, un ancien footballeur né en 1940, est Vice Président de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole et proche de Jean-Claude Gaudin qui le présente comme « un partenaire efficace et compétent très impliqué dans le fonctionnement de MPM » et rappelle que « rien de tout ce qui a été réalisé à Cassis n'aurait été possible sans le dynamisme et la compétence de son Maire à qui il souhaite une brillante réélection pour mener à bien les projets engagés ».
Sur son site le maire sortant, candidat UMP officiel à la mairie de Cassis informe ses électeurs :

Procédure de recours en annulation lancée par J-P TEISSEIRE

Chers lecteurs,
Veuillez trouver ci-dessous un communiqué adressé ce jour à la presse régionale.
Bien à vous,
Cassis au Coeur
COMMUNIQUE DE PRESSE

ELECTIONS MUNICIPALES A CASSIS: Procédure de recours en annulation lancée par Jean-Pierre TEISSEIRE

Cassis, le 21 mars 2008 - Jean-Pierre TEISSIERE remercie les électeurs qui lui ont renouvelé leur confiance dimanche 16 mars à l'occasion des élections municipales.
Devancé par 6 voix d'écart par sa principale adversaire Danièle Milon, sur 5 008 suffrages exprimés, Jean-Pierre TEISSEIRE et son équipe ont décidé de lancer une procédure de recours en annulation.
"Avec un scrutin aussi serré, nous avons des raisons de penser que la moitié du village attend ce recours, alors que l'autre moitié le redoute. C'est une question de principe, Cassis mérite une équipe municipale fortement légitimée par le suffrage universel pour gérer les grands dossiers porteurs d'avenir. J'ai pris la décision de faire ce recours, c'est mon devoir, vis à vis de mes électeurs, de mon équipe et surtout vis à vis de Cassis" a ajouté Jean-Pierre TEISSEIRE.
"Nous avons des raisons juridiques de penser que notre recours est recevable, certains éléments de fait constatés sont susceptibles d'avoir affecté la sincérité de scrutin" a précisé l'avocat de Jean-Pierre TEISSEIRE, qui ne souhaite pas en dire d'avantage pour le moment.

Madame Milon réagit:
Publié le samedi 22 mars 2008 à 07H56
Fraîchement élue à la mairie à Cassis, Danielle Milon (liste Majorité-Centristes) réagit ce matin dans La Provence au recours déposé par Jean-Pierre Teisseire, le maire sortant battu par seulement six voix d'écart. "Cette décision me surprend sans me surprendre... Je pense qu’elle ne vient pas de Jean-Pierre Teisseire, qui lui, avait vraiment envie d’arrêter là. Je crois qu’il a cédé aux pressions de son équipe."
"Ce que je regrette, c’est que l’on reparte pour trois mois de tensions à Cassis, explique l'élue. Mais en ce qui me concerne, je resterai détendue, je suis sereine, d’autant que ce recours n’a pas encore débouché sur une invalidation..."
"Jean-Pierre Teisseire évoque une question de principe. Pour moi, le meilleur des principes, c’est que ce sont les urnes qui parlent", conclut-elle.

A six voix près, les urnes ont chuchoté.

vendredi 4 avril 2008

L’exemple Rachida Dati face au racolage Royal sur Désirs d’Avenir

Rachida Dati, l’exemple vrai de la diversité et de la mixité ‘justes’
Rachida Dati, envahie par l’émotion, est devenue maire du 7ème arrondissement de Paris, suite aux municipales du 16 mars. Rachida Dati était tête de liste de la droite.
Elle participait le samedi 29 mars à son premier conseil municipal. Visiblement très émue au moment de recevoir l’écharpe tricolore, Mme Dati en éprouve des difficultés à prononcer son discours.
VOIR et ENTENDRE

Rachida Dati au bord des larmes
Cette élection à la mairie de Paris est un exemple de réussite et un modèle d'intégration pour les populations d'origine magrébhine et étrangères, qui ont eu l'illusion de la sincérité de la gauche et fait l'expérience de la manipulation aux deux derniers scrutins.

jeudi 13 mars 2008

Municipale à Marseille : bipartisme au sein même du MoDem...

Des candidats orange refusent d’avaler les pépins
Le MoDem marseillais connaît depuis hier un début de fronde, après l'accord conclu dans leur dos entre son chef de file, Jean-Luc Bennahmias, et le candidat socialiste Jean-Noël Guérini. Une demi-douzaine de candidats marseillais du MoDem –pour l’heure- se sont réunis hier pour dénoncer « le manque de démocratie » dans ce choix stratégique. Il faut pourtant être innocents pour s’étonner de méthodes anti-démocratiques locales, puisque, par son autoritarisme, Bayrou a déjà fait éclater l’UDF et fuir les membres éclairés qui refusaient d’être manipulés comme les petits chevaux de son haras.
Ainsi, Otmane Aziz, un candidat orange de la diversité, en 3° position sur la liste du 1er secteur du camarade ex-trotskiste et ex-Verts mais encore MoDem, Jean-Luc Bennahmias, se plaint d'avoir été sacrifié par cette tête de liste et demande le respect des promesses d'avant le premier tour...
A défaut d'une logique concertation locale (à défaut d'accord national), « On a essayé d'informer les militants, mais à un moment donné il faut trancher, riposte un proche de Jean-Luc Bennahmias! Et c'est le chef de file, investi par François Bayrou, qui a tranché. » Même chef, même petit chef... Le "débat participatif" n'est pas pratiqué non plus au MoDem: un point commun avec le PS. Les frondeurs –laissés pour compte- réclamaient hier une réunion exceptionnelle du bureau du MoDem 13 pour « ne donner officiellement aucune consigne de vote pour le second tour ». Mais c'est Jean-Noël Guérini qui décide au MoDem et il n'a pas accordé ne serait-ce qu'une mandarine au candidat issu de la diversité. C'est déjà ce que font les socialistes de leurs "divers issus de l'immigration" au PS...

Les électeurs du MoDem risquent de trouver que le pouvoir d’achat de Guérini les écrase, sans que n’aient augmenté les prix des matières premières agricoles (comme l’orange).
Veulent-ils vraiment avoir dimanche soir un goût d'orange amère à la bouche ?
Guérini achète tout.
Ainsi, les femmes invitées et nourries au Conseil Général pour la Journée internationale de la Femme se sont vues offrir -aux frais des contribuables territoriaux- ... des chaises longues !
Depuis des années, il achète le vote populaire avec des ordinateurs destinés à rester à la maison et, depuis cette année à l'occasion des municipales, ... des clés USB pour les collégiens: LISEZ PaSiDupes en cliquant sur le libellé Ordina 13 ( ou ICI).

Municipales à Aix-en-Provence: les opposants à l’UMP ne s’entendent pas

Complet désaccord: le socialiste Pezet retire sa liste
La proposition de fusion des trois listes d’opposition à la municipalité sortante, avancée par Michel Pezet le soir du premier tour des élections municipales n’a pu être menée à terme.

Dans la nuit de lundi à mardi 11 mars, le PS Alexandre Medvedowsky de la liste « Aix pour tous », le PS Michel Pezet -venu de Marseille- de la liste « Aix à venir », et le MoDem François-Xavier De Perreti de la liste « Génération Aix », ont renoncé à une fusion de leurs trois listes.
Cette union d’opposition à Maryse Joissains aurait été interrompue par la volonté d’Alexandre Medvedowsky.
Egal à son maître Bayrou, le MoDem local, François-Xavier De Perreti de la liste « Génération Aix » avait accepté dès le départ l’idée une fusion dans le seul but avoué et honorable de bloquer la maire sortante au second tour… « Je ne peux que prendre acte de cette décision, alors que cette proposition portait en elle la meilleure possibilité de reprendre la municipalité à l’équipe en place en regroupant les deux tiers des électeurs Aixois.
La décision de fusionner avec son concurrent socialiste ou le candidat centriste aurait pu revenir à cet autre socialiste, Michel Pezet. Il jette l’éponge !

mercredi 12 mars 2008

Municipales 2008 : le PS Razzie Hammadi, protégé de Hollande, s’écrase à Orly

Le poulain de Hollande rentre à l’écurie de papa
PaSiDupes avait stigmatisé le parachutage du petit favori de François Hollande à Orly. Les électeurs le renvoient d’où il vient !
La "diversité" n'est pas un critère en soi !
L'ex président du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes), le PS Razzie Hammadi, arrivé mauvais quatrième avec 13,30% dimanche soir aux élections municipales à Orly (Val-de-Marne), mais en position de se maintenir, a annoncé mercredi qu'il avait cependant décidé de retirer sa liste au second tour sans demander son reste ni donner de consigne de vote.
Dans un communiqué, Razzie Hammadi, mauvais perdant, a mis en cause le refus de fusion de la sénatrice communiste Odette Terrade, dont la liste est arrivée en deuxième position (19,94%) derrière celle du maire sortant (DVG) Gaston Viens (35,79%). Sans compter le SE François Philippon avec 17,63%.
Le PCF ne s’allie pas avec un PS qui accepte tous les voix, dont celles du MoDem qui pourtant repousse le PCF, comme à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône. Juste retour des choses.
Odette Terrade "ayant refusé, à la surprise générale, de respecter l'accord de fusion décidé avant le premier tour et pourtant rendu public déjà depuis plusieurs mois, Razzie Hammadi et son équipe [des nervis importés d’ailleurs dans son rose parachute empaqueté par papa Hollande], ne donneront aucune consigne de vote pour le second tour", affirme Razzie Hammadi, 28 ans, secrétaire national à la riposte du PS.
La riposte est venu du camarade communiste !
"Ayant trahi et menti, Odette Terrade est aujourd'hui l'alliée objective de Gaston Viens", 83 ans [aussi bien, le PCF Paul Lombard à Martigues en a 80], a accusé Hammadi, contraint de retirer sa liste pour, dit-il, ne laisser "aucun argument au mensonge"! Enfant gâté du socialisme arrogant, en fin connaisseur du mensonge, Hammadi condamne bien vertement la camarade communiste, lui dont les méthodes de malfrat font la réputation de la « république du respect ».
Inconscient de ses turpitudes qui sont naturelles dans son milieu politique, il poursuit dans un registre qui lui est pourtant totalement étranger et qui lui a valu la sanction sans appel des électeurs. "Une gauche honnête et intègre existe maintenant sur Orly [sic !] et va travailler pendant les six ans à venir [gageons qu’il ira se faire pendre ailleurs d’ici là…], ainsi que sur les échéances (électorales) intermédiaires", a ajouté le nouveau venu socialiste, en promettant : "Je reste sur Orly, je m'y engage". Il est temps !…
La candidature de Razzy Hammadi, ancien président du MJS, imposée par la direction nationale du PS au titre de la "diversité", avait suscité des remous chez les socialistes locaux dont les voix se sont éparpillées au premier tour entre les listes de Hammadi, de M. Viens et de Mme Terrade. Facteur de division, comme celui de la LCR…
Au second tour, trois listes restent en présence: celle de M. Viens, celle de Mme Terrade et celle de François Philippon (SE), qui avait failli ravir la mairie à Gaston Viens en 2001 en échouant de 77 voix face à la liste d'union de la gauche que ce dernier conduisait. M. Philippon a obtenu dimanche 17,63% des suffrages…
Tous à gauche se liguent pour détrôner le vieux lion Viens,
à trois contre un…

lundi 10 mars 2008

Marseille: Gaudin (UMP) talonné par le PS

14,5% séparent les scores individuels des deux têtes de liste
Marseille aura-t-elle pour maire l’homme qui aura fait le moins bon score personnel ? Entre les deux hommes, il n’y a pas photo…
A Marseille, le premier tour des municipales a donné un léger avantage en voix au maire sortant Jean-Claude Gaudin (UMP) mais pour son challenger PS Jean-Noël Guérini, déjà président du Conseil Général, Marseille vaut bien une mairie.
Les chiffres du premier tour annoncent un second serré: Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire qui brigue son troisième mandat, a obtenu 41,03% des suffrages (mais plus de 52% dans son propre secteur). Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, 39,14% (et seulement 37,51% dans son propre secteur).
Pour Gaudin que des sondages avaient déclaré en difficulté, voire battu, c'est mieux qu’annoncé: "Nous résistons de manière très satisfaisante", a-t-il relevé.
Mais le candidat socialiste Jean-Noël Guérini accepte de panacher ses listes de gauche, dont les communistes, avec des candidats du MoDem, a annoncé lundi Guérini. Une sacrée union de circonstance, qui associe le PCF et le MoDem !
"Je vous annonce la fusion de la liste du Modem avec la nôtre. Nous croyons ainsi nous donner les moyens de créer un mouvement puissant pour le changement à Marseille", a déclaré M. Guérini lors d'une conférence de presse avec le chef de file local du MoDem, Jean-Luc Bennahmias. En fait un mouvement Impuissant parce qu’ingérable.
Guérini se flatte d’obtenir une majorité sans unité et Bennahmias ajoute pour convaincre: "Il faut une majorité nouvelle dans cette ville pour lui redonner de l'élan, pour qu'elle soit à la hauteur de villes comme Barcelone ou Gênes", affirmant que cet accord n'était pas "politicien" (il faut oser le dire…) mais destiné à améliorer la vie des Marseillais. Il faut dire que Bennahmias a la culture de l’harmonie: n’a-t- il pas semé la zizanie chez les Verts
On peut faire encore mieux, si on s’appelle François Hollande, le premier secrétaire du PS. Il a qualifié lundi de choix de "clarté" fondé sur "des projets politiques "la décision du MoDem de fusionner ses listes avec celles du candidat socialiste à Marseille. Il n'en dit pas autant dans toutes les villes situées dans ce cas de figure et a manifestement une certaine idée de la politique…
Symboliquement, Guérini a échoué dans sa tentative de percer dans le 3e secteur, où avec 37,51% des suffrages, il a été devancé par le premier adjoint sortant UMP Renaud Muselier (42,16%). Peut-on être maire en étant battu dans son propre secteur ? Pour sa part, Gaudin a en revanche, été élu au premier tour dans le 4e secteur, comme en 2001.

Les deux hommes s’accordent sur un point : "faire la mobilisation du second tour". Guérini a appelé à "labourer, semer et récolter". A Marseille, on ne laboure pas la mer…
Avec une participation (57,74%) supérieure de six points à celle de 2001 et de quatre à celle de 1995, il est possible que le plein des voix ait été fait. Mais l’électorat du MoDem pourrait être pris d’écoeurement. Les marseillais ont l’odorat sensible et ne font pas la bouillabaisse avec du poisson pas frais. On peut donc espérer un sursaut moral et que les électeurs du MoDem qui s’était assemblés sur le quai face à la mairie prenne le ferry-boâte pour rejoindre le maire.
Sachant que le Front national (FN) a obtenu 8,99% au premier tour et a appelé ses électeurs à l'abstention au second tour (à l'exception du 7e secteur où son chef de file, Stéphane Ravier, a pu se maintenir pour une triangulaire), il s’agit de savoir
d’une part,- si les 5,54% d’électeurs du MoDem veulent être neutralisés par les 5% de l'extrême gauche,
- et d’autre part, si ils peuvent s’entendre avec des trotskistes !
Le scrutin pourrait se jouer dans trois secteurs-clé: les 1er, 3e et 6e secteurs, avec pour ces petits partis la possibilité de faire pencher la balance.
Dans le 1er secteur (centre ville), l'UMP Jean Roatta (39,94%) le PS Patrick Mennucci (39,21%), sont au coude à coude. L'extrême gauche est arrivée 3e avec 7,57%. Le MoDem n’a fait que 6%, moins que le FN avec 6, 63%. Mennucci porte-bagages de Sa Cynique Majesté Royal –déjà battue- serait donc élu par l’extrême gauche si le MoDem se détourne de Roatta.
Dans le 3e secteur, celui du duel Muselier-Guérini, l'extrême gauche (6,18%), le MoDem (6,30% à Christophe Madrolle, car Bennahmias -7,75% malgré le déplacement de Bayrou- est candidat dans les 6° et 8° arrondissements du 4° secteur, et l'extrême droite (7,26%) pourraient faire la différence.)
Le scrutin sera peut-être serré dans le 6e secteur où l'UMP a recueilli 43,38% devant le PS 38,22%, avec un FN à 8,73% , contre 4,97 au MoDem.
En annonçant lundi qu'il s'apprêtait à rencontrer les candidats UMP et PS et qu’il réclamerait un "moratoire" sur la construction en cours d'un incinérateur à ordures à Fos, le chef de file du MoDem local a souligné que Gaudin est réaliste, puisque la décharge devra être fermée fin 2008, qu’il n’a pas transigé et qu’il n’est pas à vendre.
A l'issue du premier tour, le PS obtient 19 sièges, l'UMP quinze et le FN un, dans trois secteurs (2e, 4e et 8e). Le conseil municipal compte 101 sièges. Rien n’est joué.
Chacun s'apprêtait donc à remobiliser les électeurs selon un programme qui n'était pas connu lundi, à l'exception d'un face-à-face prévu mercredi sur la chaîne locale de télévision LCM (La Chaîne Marseille). secteurs (2e, 4e et 8e).

samedi 8 mars 2008

Municipale 2008 à Marseille: Roger Hanin soutient Jean-Claude Gaudin

L’inspecteur Navarro a du flair et vote Gaudin
VOIR et ENTENDRE le beau-frère ex-communiste de …François Mitterrand

Roger HANIN envoyé par soutiensTV

Son grand-père fut rabbin, son père employé des PTT. Il sera renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy. Il sera engagé volontaire dans l'aviation en 1944.
Roger Hanin se définit lui-même ainsi : « Mon vrai nom, c'est Levy. Mon père s'appelle Joseph Lévy. Ma mère Victorine Hanin. À l'origine, c'était Ben Hanine. C'est une fille
Azoulay. Je suis 100% casher sur le plan génétique. Je suis fils de communiste et petit-fils de rabbin. Je me sens très juif. » (Actualité juive, 4 décembre 1987).
Beau-frère par alliance de François Mitterrand par son mariage avec Christine Gouze-Rénal, sœur de Danielle Mitterrand. Il fut l'un des intimes du Président de la République (qui fut d'ailleurs témoin à son mariage). (Biographie Wikipedia)

vendredi 7 mars 2008

Pour des socialistes marseillais, c’est Gaudin

Ces socialistes qui ne veulent pas du socialiste Guérini pour Marseille

Jean-Louis Sanmarco, professeur de Santé Publique, ancien équipier et médecin de Gaston Deferre, maire socialiste de Marseille, soutient l’équipe de Jean-Claude Gaudin.
Son frère est Philippe Sanmarco (ci-dessous)

Jean-Louis SANMARCO Pr. de Santé Publique envoyé par soutiensTV

Philippe Sanmarco est ancien député socialiste des Bouches-du-Rhône (1981-1993) ; actuellement conseiller municipal de Marseille. Il est président fondateur de Convention citoyenne et membre de Gauche moderne, fondé par Jean-Marie Bockel.
De 1978 à 1981, il fut secrétaire général de la Ville de Marseille (Gaston Defferre étant maire socialiste)
VOIR et ENTENDRE
le candidat, 3° sur la liste Gaudin dans les 1er et 7° arrondissements


Philippe SANMARCO envoyé par MarseilleReussitTV
Serge Gambini était l’adjoint au maire socialiste de Marseille Robert Paul Vigouroux, pour l’économie.
VOIR et ENTENDRE

Municipales à Auxerre: Jean-Pierre Soisson soutient Dominique Mary

"Auxerre-Ensemble" n'est pas un vain mot
Pour Jean-Pierre Soisson, Dominique Mary incarne le renouveau de la politique auxerroise
Maire d'Auxerre de 1971 à 1998, député de l'Yonne depuis 1968, ancien ministre d'Etat, Jean-Pierre Soisson s'engage en faveur de Dominique Mary et de la liste "Auxerre Ensemble".

"Dominique Mary, le renouveau de la politique auxerroise
Avec Dominique Mary et la liste « Auxerre Ensemble », une page de l’histoire locale se tourne. La droite a perdu en 2001 parce qu’elle était divisée et que deux listes se sont maintenues au second tour. Guy Férez a alors été élu par défaut.
Dominique Mary, avec une personnalité de chef d’entreprise, a su en quelques semaines réunir la droite et le centre. C’est la première fois depuis très longtemps que la majorité va au combat enfin rassemblée.
Dominique a aussi su renouveler profondément les cadres et s’entourer de personnalités nouvelles, passionnées, compétentes, comme Jean Quéron et Jean-Pierre Bosquet qui, bien que ce dernier ne soit pas présent sur la liste, ont conduit un travail remarquable d’analyse et de projets.
Un rassemblement, un renouvellement, une énergie : voila la marque d’Auxerre Ensemble. Voilà pourquoi je soutiens son combat et j’appelle les Auxerrois qui m’ont toujours fait confiance à me suivre.

Jean-Pierre SOISSON"


Henri de Raincourt souhaite que Dominique Mary soit le prochain maire d'Auxerre
Henri de Raincourt, président du Conseil général et Sénateur de l'Yonne, s'engage pour Dominique Mary et l'équipe "Auxerre Ensemble".

Municipales 2008 à Marseille : Alain Delon soutient Jean-Claude Gaudin

On ne change pas une équipe qui gagne
VOIR et ENTENDRE Alain Delon (lien biographique)

Municipale 2008 à Marseille:une équipe municipale résistante

Le marathonien Benoît Z a choisi l'équipe Gaudin
VOIR et ENTENDRE Z(wierzchlewski), le champion d'Europe (lien biographique)

Municipales à Marseille: Jean-Claude Gaudin et la diversité

Chantal Benzekri, commerçante dans le 4°, supportrice de Bruno Gilles, majorité
VOIR et ENTENDRE
Myriam Lamare, championne de boxe
VOIR et ENTENDRE

Myriam LAMARE merci Marseille envoyé par soutiensTV

Samir Berbachi, champion du monde de full contact, défend les couleurs de son quartier et de Marseille dans le monde entier. (lien biographie)
VOIR et ENTENDRE

Samir Berbachi envoyé par soutiensTV
Moustapha Slimani, chef d'entreprise

jeudi 6 mars 2008

mercredi 5 mars 2008

La gauche : plus qu’un « vent de révolte », "un climat de quasi guerre civile".

A Nantes et Rennes, Fillon met en garde les Français contre un vote à gauche
François Fillon a dit tout haut ce que les républicains observent : la gauche fait régner "un climat de quasi guerre civile".
A quatre jours du premier tour des municipales, le Premier ministre s'est rendu à Rennes et Nantes pour soutenir respectivement les candidats UMP Karim Boudjema et Sophie Jozan (ci-contre), qui relèvent le défi d'affronter les socialistes dans deux de leurs bastions. Alors que les sondages les donnent tous deux perdants, François Fillon envoie un message fort aux électeurs : la bataille n’est pas perdue avant d’avoir été livrée.
Comme toute élection qui est périlleuse pour le parti au pouvoir, les municipales s'annoncent serrées pour la majorité présidentielle. François Fillon, fort d'une popularité ascendante, s'est engagé dans la campagne aux côtés de "ceux de ses amis qui ont le moins de chance de l'emporter".
"Les électeurs font toujours des surprises et par définition, si ce sont des surprises, ce sont des surprises", a-t-il lancé d'un sourire au terme d'une réunion publique à la Cité des Congrès de Nantes en présence de plusieurs centaines de personnes : 800 selon les services de sécurité.
A Rennes comme à Nantes, François Fillon a de nouveau souligné le bilan de la "rupture" alors que l'impopularité de
Nicolas Sarkozy
est entretenue par la presse que l’on disait pourtant dévouée à sa cause lors de la présidentielle... Le Premier Ministre a assurant que le gouvernement continuerait de mettre en oeuvre "imperturbablement, avec sérénité" le projet présidentiel et que le train des réformes continuerait sur sa lancée.
A propos des sondages brandis comme une arme fatale, il a rappelé aux Français à Nantes qu’ " qu'on ne gouverne pas la France à coups de sondage. (...) Nous avons cinq ans devant nous".
François Fillon a fait allusion au prix du baril de pétrole, à la menace sur celui du gaz et à la parité euro-dollar, dont les media engagés ne veulent pas souligner l’impact sur l’économie de notre pays. Il a donc affirmé que le programme économique du nouvel exécutif "résistera à toutes les tempêtes internationales et aux tempêtes intérieures"...



A Nantes, dans le quartier populaire du centre culturel du Triangle, il a exhorté les militants et sympathisants : "Je vous demande de vous mobiliser pour la vérité", soulignant de nouveau la nécessité des réformes face au ralentissement de la croissance mondiale.
Dénonçant le "socialisme vindicatif et peu imaginatif" de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, et maire sortant de Nantes, qu'il dirige depuis 1989, François Fillon a de nouveau pourfendu une gauche qu'il juge rétive au changement et agressive.
"Il y a un décalage entre le climat de quasi guerre civile que fait régner la gauche dans cette campagne, avec des attaques répétées, ad hominem et ces partenaires sociaux qui s'entendent", a-t-il dit à Rennes, évoquant l'accord sur le contrat de travail.
"Oui, Sophie, on peut faire mieux", a-t-il dit à Sophie Jozan, un professeur d'économie de 51 ans.
"Il n'y aucune fatalité qui pèse sur la ville de Nantes et sur les autres villes du Grand Ouest", a-t-il souligné.

A Rennes, François Fillon a apporté son soutien à Karim Boudjema, chirurgien nouveau venu en politique, "le candidat symbole de cette Bretagne qui est une terre d'ouverture". Le maire sortant socialiste ne se représente pas.

Sophie Jozan
Son site :
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Portrait :
Sophie Jozan a 52 ans ; elle est mariée et mère de quatre enfants.
Diplômée de Sciences Po et titulaire d’une licence de droit social, elle a travaillé à la COFACE (Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur) puis comme professeur d’économie politique. Engagée dans les années 1980 dans le mouvement ATD Quart-Monde, elle a ensuite milité dans des associations de parents d’élèves avant de s’engager dans la politique en 2001 en devenant conseillère municipale sur la liste de Jean-Luc Harousseau à Nantes. Depuis 2002, elle anime l’équipe d’opposition municipale et siège aux conseils d’administration de la Cité des Congrès, de la SAMOA (Société d'Aménagement de la Métropole Ouest-Atlantique) et du Conseil Communal d’Action Sociale. En 2004 elle est élue conseillère régionale sur la liste de François Fillon puis s’est présentée aux élections législatives en juin 2007 et a mis le député-maire de Nantes en ballotage.
Vice-présidente de l’UMP de Loire-Atlantique, elle est très attachée à son mandat de déléguée à la parité. Ses convictions la portent à s’intéresser particulièrement aux thèmes de l’égalité des chances et du logement. Tête de liste pour les élections municipales des 9 et 16 mars prochains, elle a la conviction qu’il faut apporter un souffle de jeunesse et de renouvellement au Conseil Municipal. Elle veut rassembler les meilleurs talents sur un projet novateur et dynamique, en s’entourant de femmes et d’hommes issus de tous les quartiers et engagés dans la vie économique et sociale de la cité.

Karim Boudjema
Son site:
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Quelques dates…
1957 Naissance à Taher (commune de Djidjelli) en Algérie. Etudes primaires et secondaires à Constantine (Collège des Pères Blancs et Lycée Victor Hugo)
1973 Baccalauréat D à Paris,
1974 Début d’études de médecine, Paris VI,
1980 Interne des Hôpitaux de Strasbourg,
1984 Volontaire à l’aide technique à Saint-Denis de la Réunion,
1987 Chef de Clinique, Assistant des Hôpitaux,
1989 Research Fellow. Madison, Wisconsin, USA,
1992 Mise au point des techniques de greffe de foie auxiliaire chez l’enfant et chez l’adulte, Spécialiste français de la transplantation hépatique,
1993 Professeur des Universités, CHU de Strasbourg.
1998 Professeur des Universités, CHU de Rennes.
1999 Elu breton de l’année,
2006 Chef du service de chirurgie viscérale au CHU Pontchaillou à Rennes, l’un des plus importants centres de greffe hépatique français (80 à 100 greffes par an ; son équipe vient de fêter la 1000e greffe de foie).
2007 Triple greffe, coeur, poumon, foie en collaboration avec une équipe nantaise pour traiter une jeune fille atteinte de mucoviscidose.

lundi 3 mars 2008

Municipales 2008: Gaudin, la passion de Marseille

Marseille, c'est Jean-Claude Gaudin
La majorité municipale en campagne.
VOIR et ENTENDRE

Municipales 2008: Gaudin pour Marseille

Gaudin oppose son bilan à la coalition circonstancielle de la gauche
Marseille, 2° ville de France avec 840000 habitants (population de son aire urbaine estimée à 1 605 000 habitants en 2007), est un port sur la Méditerranée orienté vers le Maghreb, cosmopolite, dont les rues étaient (malpropres, l'habitat dégradé, l'activité économique en perte de vitesse, sont l'héritage laissé par Gaston Deferre et Vigouroux (1953-1995).
De tradition socialiste, Gaudin a gagné Marseille à la droite en 1995 et a été réélu en 2001. Cinq des huit secteurs sont à l'UMP, deux au PS et un au PCF.
CV de Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de Marseille

Site du maire sortant: lien
Site officiel de campagne: Marseille Réussit

Le bilan de la municipalité menée par Jean-Claude Gaudin: Lien

dimanche 2 mars 2008

Municipales 2008 à Marseille: les soutiens de l'UMP Gaudin

Jean-Claude Gaudin n'est pas seul face au matraquage de Guérini

Découvrez ceux et celles qui font campagne pour garder Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille, au service de tous les Marseillais et Marseillaises.
Il suffit de placer votre curseur sur une des photos des célébrités politiques ou médiatiques, sportives ou associatives, de la diversité ou non.
En cas de difficulté, cliquer ICI
Vous verrez et entendrez, par exemple:
Roger Hanin, beau-frère de Mitterrand;
et les championnes Myriam Lamare ou Nathalie Simon;
l'humoriste Titoff;
le chanteur Patrick Fiori;
le professeur J.-Louis San Marco, etc...