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dimanche 17 mars 2019

Castaner et Le Maire convoqués mardi au Sénat après les violences contre les Gilets jaunes à Paris 

Castaner et Le Maire devront rendre des comptes au Sénat: pourquoi l'Assemblée nationale reste-elle insensible ?

Les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat veulent savoir


Le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Economie  seront auditionnés mardi par les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat, pour s'expliquer sur les violences "d'une réelle gravité" qui ont marqué le 18e acte des gilets jaunes, samedi à Paris a fait savoir le Sénat au lendemain de l'Acte XVIII de la mobilisation des Gilets jaunes.

Les deux ministres seront entendus par les deux commissions réunies conjointement "sur les moyens mis en place pour faire face à ces troubles et sur les conséquences de ces nouvelles dégradations sur la situation du commerce et l'attractivité économique de notre pays", a précisé le Sénat dimanche dans un communiqué.

Le Sénat assume sa "mission de contrôle" 

"Des actes d'une grande violence et d'importantes dégradations se sont produits à Paris"samedi, souligne le Sénat. "Alors que les séquelles des actes de vandalisme et de destruction commis en particulier les 1er et 8 décembre 2018 étaient à peine effacés, le quartier des Champs-Elysées a été de nouveau le théâtre d'affrontements et de scènes de pillage de commerces que chacun croyait ne plus devoir connaître". 

32.300 manifestants étaient mobilisés dans toute la France ce samedi, selon l'Intérieur, soit un peu plus que la semaine dernière et au moins 10.000 mécontents rien qu'à Paris, soit quatre fois plus que pour l'Acte XVII, ne rappelle pas l'AFP. 200 personnes ont été placées en garde à vue à Paris. 

La commission des Lois et la commission des Affaires économiques, présidées respectivement par Philippe Bas (LR), ancien secrétaire général de l’Elysée (2002-2005), et Sophie Primas (LR), ingénieure agronome et diplômée de l'ESSEC, procéderont chacune "à des auditions complémentaires", dont la liste sera publiée "dans les prochains jours". Le Sénat affirme haut et fort sa mission de "contrôle" du gouvernement, face à une Assemblée nationale muselée : elle est massivement dominée par la majorité présidentielle. 

Les sénateurs ont adopté cette semaine une proposition de loi dite anti-casseurs, inspirée d'une proposition du chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau et adaptée par le gouvernement et des amendements au contexte des manifestations de Gilets jaunes. Bruno Retailleau a reproché sur Twitter à Emmanuel Macron d'avoir "fait la fine bouche" en saisissant lui-même le Conseil constitutionnel sur ce texte. Le chef de l'Etat "ne sait pas où il va et les casseurs en profitent", a-t-il souligné.

Bercy a annoncé dimanche l'organisation d'une réunion dès lundi après-midi pour faire le point sur l'impact économique du mouvement des Gilets jaunes, et en particulier sur les violences qui ont touché samedi les Champs-Elysées.

jeudi 31 octobre 2013

Travail le dimanche: "Personne n'y comprend plus rien", à commencer par Hollande

Castorama et Leroy Merlin autorisés à rouvrir leurs magasins franciliens, Bricorama, non !

Les enseignes dénoncent une loi illisible: demi-mesure et discrimination.
Mardi 29, la Cour d'Appel de Paris a autorisé Auchan à rouvrir ses magasins franciliens de bricolage Leroy Merlin et Castorama  le dimanche, infirmant la décision de première instance et relançant ainsi l'épineux débat sur l'ouverture dominicale. Le 26 septembre, le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) avait condamné en référé les deux enseignes à fermer 15 de leurs magasins d'Ile-de-France, à la suite d'une plainte de leur concurrent Bricorama. Le P-DG du groupe, Jean-Claude Bourrelier, avait alors dénoncé une concurrence déloyale et réclamé que les enseignes de bricolage soient "toutes ouvertes ou toutes fermées".

Cette décision était assortie d'une astreinte de 120.000 euros par magasin et par dimanche ouvert.
Les deux enseignes avaient aussitôt fait appel et bravé l'interdiction en ouvrant 14 des 15 magasins condamnés, par le biais de dérogations préfectorales ou municipales, ou de leur droit à ouvrir cinq dimanches par an. 
Mardi, le jugement contraire rendu en appel les autorise donc à maintenir ces ouvertures. Dans ses attendus, la cour a jugé "irrecevables" les demandes de Bricorama de faire fermer ses concurrents, car "se heurtant à l'autorité de la chose jugée". En effet, deux jugements, l'un en référé en décembre et l'autre sur le fond en avril, résultant d'une précédente plainte de Bricorama, avait déjà débouté l'enseigne.

Bricorama en appelle au gouvernement 

Syndicat en conflit
avec les... salariés
Castorama et Leroy Merlin se sont déclarés mardi "soulagés", mais ont souligné que la décision de la Cour d'Appel "n'est qu'une première étape". "Ce n'est pas une victoire, car il reste encore l'audience au fond au tribunal de Bobigny" attendue le 22 novembre, et consécutive elle à la nouvelle procédure engagée en juillet par Bricorama, a rappelé un porte-parole de Leroy Merlin. "Au final, la décision d'aujourd'hui n'apporte donc qu'un répit de quelques semaines pour les salariés", a renchéri l'avocat de Castorama, Me Richard Renaudier. Le PDG de Bricorama a regretté pour sa part une "décision d'injustice", "totalement incompréhensible". "Une fois de plus (...) ce sont les puissants qui dictent leur loi", a déploré Jean-Claude Bourrelier.

Outre le fait d'avoir été débouté de sa demande, Bricorama a également été condamné à payer à chacun d'eux 12.000 euros de dommages et intérêts. Il a renouvelé son appel au gouvernement pour "revoir la législation"  sur les ouvertures dominicales des commerces afin qu'ils soient "ou tous ouverts ou tous fermés"
Les enseignes ouvertes le dimanche
sont souvent fermées le mardi matin...
Une position pour le coup appuyée par ses deux concurrents. "Il faut un nouveau texte de loi pour régler définitivement" aussi bien la question judiciaire que celle du débat polémique et récurrent autour des ouvertures dominicales, a déclaré Me Renaudier. Aujourd'hui, "nous avons deux décisions de justice contradictoires à un mois d'intervalle, cette situation est illisible, personne n'y comprend plus rien", a souligné le représentant de Leroy Merlin.

Une législation incompréhensible
"Pour résoudre ces questions, il faut pérenniser une bonne fois pour toutes ces ouvertures le dimanche pour tous les magasins de bricolage d'Ile-de-France, y compris ceux de Bricorama", a-t-il ajouté. Actuellement, selon la loi, les enseignes de bricolage, contrairement à celles d'ameublement et de jardinage, ne sont pas autorisées à ouvrir le dimanche. Un certain nombre le sont malgré tout, grâce à des dérogations des préfets ou des maires ou à un classement en "puce" (périmètre d'usage de consommation exceptionnelle). 
Pour cela, le gouvernement a confié début octobre une ...mission de concertation sur le travail dominical à l'ancien PDG de La Poste Jean-Claude Bailly, qui doit rendre ses conclusions fin novembre.

Selon un sondage Ifop pour Metronews paru en début de mois, 69 % des Français se déclarent favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, un chiffre qui monte à 82 % en région parisienne. Quant aux salariés du bricolage, ils clament depuis un mois leur volonté de continuer à travailler le dimanche contre repos compensateur supplémentaire ou revalorisation salariale

Le collectif des salariés de Castorama et de Leroy-Merlin, "Les Bricoleurs du dimanche", est allé manifester mercredi sous les fenêtres du ministre du Travail, Michel Sapin, pour demander une modification de la loi.

Hollande est-il vraiment "normal"? 


Responsable de l'entreprise familiale qui détient la grande droguerie Zola Color située dans le 15e arrondissement de Paris, Jean Cremer, se souvient encore de cette pétition signée par ses clients en 2010 pour que son magasin puisse continuer à ouvrir le dimanche. Mille cinq cents signatures en une semaine dont celle de… François Hollande, habitant du 15e et client régulier de cette institution du quartier Charles-Michels depuis les années 1950. Zélé pétitionnaire né en 1954, le député PS avait assorti sa signature d'une annotation manuscrite: " en accord avec les salariés". "Il s'arrêtait régulièrement en voiture chez nous pour acheter beaucoup de journaux", se souvient M. Cremer.

Il a d'ailleurs conservé la photo où celui qui était alors premier secrétaire du PS posait avec ses employés pour défendre le travail du dimanche. D'autres personnalités ont signé, la totalité de ses employés aussi, mais il a dû quand même baisser son rideau le dimanche.

Un beau jour, alors que son commerce était ouvert depuis des années,  une jeune femme de l'inspection du Travail avait débarqué dans son magasin. "Et elle nous a dit “
vous n'avez pas le droit d'ouvrir le dimanche”", raconte-t-il. Assignation en justice, pétitions, puis condamnation en 2011. "C'était très désagréable, on a l'impression d'être des voleurs ou des assassins", explique M. Cremer.

Son magasin employait alors entre 8 à 13 personnes le dimanche, contre près de 40 en semaine. Des gens qui ont perdu en niveau de vie, souligne-t-il, car "ils étaient payés triple ce jour-là." Lui aussi a beaucoup perdu : le magasin faisait à l'époque 8 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, dont 700.000 euros les dimanches. Mais surtout, il dénonce l'absurdité du système qui autorise le travail dominical pour certains et pas pour d'autres, et le militantisme à outrance de ceux "qui se pensent représentants des personnels de vente sans considération de ceux qui veulent travailler le week-end ".

"On a été condamné à verser à l'administration 150 euros d'amende par employé, se souvient M. Cremer. Les syndicats CFDT, FO et CGT se sont portés partie civile pour en remettre une couche en nous demandant des dédommagements de 200.000 euros par syndicat, alors qu'aucun de nos employés n'est syndiqué". L'affaire, en appel, n'a toujours pas été tranchée.

Et Hollande ne tranche rien.


lundi 12 mars 2012

'Buy European Act': Sarkozy veut le promouvoir, mais Hollande ?

Sarkozy a la volonté politique, là où ses prédécesseurs ont laissé courir


En 1980 à Romilly, les communistes organisaient déjà des manifestations
contre les délocalisations en ...Tunisie.


"La France demandera que l'Europe se dote d'un 'Buy European Act'

Un serpent de mer
Ainsi, sur le modèle du 'Buy American Act', bénéficieront de l'argent public européen, les entreprises qui produiront en Europe".

Parmi les trois ultimatums fixés à l' Europe par Nicolas Sarkozy figurent ces deux propositions : imposer à toutes les administrations de l'UE et des pays membres de se fournir et de travailler uniquement avec les entreprises issues de pays européens ; et imposer des règles de réciprocité, qui permettraient des mesures de rétorsion en cas de frein aux exportations européennes.

Sarkozy l'a promis, mais Hollande n'en souffle mot

Si "dans les douze mois qui viennent, aucun progrès sérieux sur l'exigence de la réciprocité avec nos principaux partenaires n'était enregistré, alors la France appliquera unilatéralement cette règle jusqu'à ce que les négociations aboutissent".

La détermination est salutaire, mais Le Monde, favorable à Hollande, se pose de la question de la crédibilité, comme à chaque fois que son candidat n'a aucune position sur le sujet...


On attend le "Buy European" qui ne vient pas

Guigou adepte du protectionnisme que le PS reproche à l'UMP


L'idée d'acheter européen n'est pas nouvelle et Elizabeth Guigou, ministre socialiste des affaires européennes de Mitterrand, l'évoquait en 1993, sans parvenir -en cinq années de pouvoir- à le faire passer dans les actes. Marchais (PCF), avant elle avait fait campagne "Produisons français" au début des années 80...
Lien PaSiDupes : " Achetez français, clame Hollande, avec les communistes ".

A la même époque, la députée (UDF, devenue UMP depuis) Marie-Thérèse Boisseau expliquait à l'Assemblée : "La Communauté européenne doit reprendre l'offensive et se doter d'instruments législatifs analogues à ceux des Etats-Unis. Cela n'a rien à voir avec une ' forteresse Europe'. Mais le 'Buy American Act' n'est pas prêt d'être aboli. Il faut donc au plus vite renforcer l'Union européenne en brandissant notamment un 'Buy European Act'". A son tour, François Bayrou fait du neuf avec de l'ancien en 2012.

Mais la dernière décennie du XXe siècle se consacre au libre-échange au travers d'accords d'ouverture de marchés, dans l'esprit du GATT (en français : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce).
Plus question de mesures protectionnistes, jugées contre-productives et critiquées à gauche comme à droite. Entre-temps, les négociations entre Union européenne et organisation mondiale du commerce (OMC) ont conduit à l'abaissement du tarif douanier commun instauré en 1968 et permettant aux pays européens d'imposer des droits de douane.

La gauche rédige beaucoup mais n'agit pas

L'idée d'un "Buy European" ressurgit périodiquement d'un extrême à l'autre de l'échiquier politique.

Sorti de sa torpeur par la présidentielle, le sénateur trotskiste fabiusien Henri Weber prend le train en marche dans une note pour la fondation socialiste Jean Jaurès, en date de février 2012. Avant lui, la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris a également rédigé plusieurs notes réclamant une telle mesure. La question a surtout été relancée par Christine Lagarde, un mois avant encore, en janvier 2011. Elle annonçait des actions sur le sujet, mais les frasques de l'odieux socialiste D. Strauss-Kahn l'interrompirent, puisque son affaire de violences sexuelles la propulsa à la tête du FMI en juin 2011.

On comprend donc que, malgré son volontarisme, l'action gouvernementale n'a pu porter ses fruits, du moins pour le moment. Les membres de l'Union européenne ne sont pas tous sur la même ligne, complexe, et certains craignent des effets économiques inattendus : elle peut en effet entraîner des surcoûts importants, notamment pour les matières premières qui devraient alors être impérativement orginaires d'Europe pour être employées dans des projets publics.

Surtout, les mesures protectionnistes peuvent entraîner des mesures de rétorsion de la part du pays qui subirait des blocages. Et l'Allemagne, deuxième exportateur mondial, n'a pas envie de voir son économie mise en péril par de nouvelles règles.


Un projet en gestation à la Commission européenne


Sarkozy s'attaque à un gros morceau

L'Allemagne a évolué favorablement, comme le montre la carte jointe, car elle préférait jusqu'ici (décembre 2011) rappeler les règles existantes, et notamment l'article 58-2 de la Directive 2004/17, qui prévoit que "toute offre présentée pour l'attribution d'un marché de fournitures peut être rejetée lorsque la part des produits originaires des pays tiers (...) excède 50 % de la valeur totale des produits composant cette offre". Elle est désormais le deuxième état le mieux disposé. Mais il est impossible de savoir si ce dispositif est appliqué, faute de statistiques établies, comme le regrettait un rapport sénatorial.

Sous la pression des autorités françaises, la Commission européenne n'est pas restée totalement inactive face à une question devenue de plus en plus pressante. Elle a récemment évoqué ces questions, en lançant, en juin 2011, une consulation sur "la question de l'accès aux marchés publics externes".
Ainsi, le Français Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur, et le commissaire belge au commerce, Karel De Gucht, préparent parallèlement une proposition pour favoriser l'ouverture des marchés publics de certains pays étrangers, avec, à la clé, une menace d'être exclus de certains marchés européens.

L'idée serait de permettre aux administrations et opérateurs publics européens de traiter différemment les fournisseurs en fonction de l'accès que laisse leur pays d'origine à ses propres marchés publics. Les deux commissaires prévoient également un mécanisme de "défense commerciale" qui permettrait de fermer des marchés en cas de discrimination des fournisseurs européens dans un pays tiers.

Ces résolutions devaient être présentées en mars, avant d'emprunter le tortueux chemin des institutions européennes : validation par le Parlement, puis par le Conseil européen.

L'ultimatum de N. Sarkozy pourrait faire accélérer ce calendrier.

mercredi 15 février 2012

L'économie de la France a mieux résisté que celle de l'Allemagne au 4e trimestre

Surprise des Cassandre et déception de Hollande

La politique gouvernementale récompensée

L'économie française a affiché une croissance réconfortante de 0,2%
, grâce au commerce extérieur et à l'investissement, tandis que l'activité s'est contractée en Allemagne et en Italie.

Les défaitistes ne désarment pas
La France devrait donc échapper à une récession technique, à court terme, mais l'activité pourrait reculer dès le premier trimestre et maintenir les finances publiques sous pression alors que la crise de la dette en Europe joue les prolongations.

Les économistes anticipent en moyenne un repli du produit intérieur brut de 0,1% sur les trois premiers mois de l'année avant un rebond au deuxième trimestre.

De son côté, l'INSEE prévoit une économie en stagnation au moins jusqu'en juin: après les élections ! A noter que cet institut longtemps villipendé, ne l'est soudainement plus, lorsqu'il émet des prévisions alarmistes...

"(Les) exportations risquent de ralentir au premier trimestre 2012, car les débouchés européens se réduisent. En outre, en fin d'année 2011, elles ont pu être dynamisées par la dépréciation de l'euro par rapport au dollar or cette dépréciation semble s'interrompre", estime Juliette Hubert, chargée d'études senior du cabinet Asteres (2006), créé par Nicolas Bouzou, un économiste français membre du Cercle Turgot, dont Philippe Dessertine est le vice-président. Expert omni-chaînes (dont Canal+), le clairvoyant Bouzou assurait: "c'est le moment d'acheter en Bourse !", en avril 2008...
VOIR et ECOUTER Nicolas Bouzou qui le mercredi 5 août 2008 était disponible pour toutes les caméras de télévision et s'exprimait abondamment et avec aplomb sur les boni que devaient toucher les traders de la BNP:


"L'investissement des entreprises risque de fléchir, car les chefs d'entreprises constatent une dégradation de leurs carnets de commandes depuis décembre", ajoute Juliette Hubert.

Pour leur part, Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin d'Exane sont à l'unisson: "Une nouvelle période conjoncturelle très difficile pourrAIT [conditionnel de précaution!] s'ouvrir après l'été, la hausse prévue de la TVA et/ou le resserrement additionnel inévitable après les élections pour tenir l'objectif de 4,5% de déficit (public) cette année, puis 3% en 2013, devant conduire à une baisse de l'activité en fin d'année et à une année 2013 très morose
". De quoi renforcer l'idée que Nicolas Sarkozy est l'homme de la situation, mais effrayer la "gauche molle" ! Or, Exane (1990), société de bourse française effectuant du courtage sur les marchés secondaires actions, représente BNP Paribas, qui fait partie de l'indice CAC 40 et dont Michel Pébereau fut président du conseil d'administration jusqu'en décembre 2011.

Depuis le 1er janvier, l'euro regagne près de 1,8% face au dollar.


Les voisins européens sont à la peine

En Allemagne, première économie de la zone euro, le PIB s'est contracté de 0,2% au quatrième trimestre
, le ralentissement du commerce extérieur et de la consommation ayant pesé sur la croissance.
La production industrielle y a reculé nettement plus que prévu en décembre, mais le ministère de l'Economie a estimé qu'il s'agissait d'un accès de faiblesse provisoire.

En Italie, le PIB s'est inscrit en diminution de 0,7% après -0,2% au troisième trimestre, officialisant ainsi l'entrée du pays en récession. Les chiffres espagnols seront connus jeudi et les économistes attendent une baisse de 0,3%.

Le PIB français a donc surpris par sa vigueur insoupçonnée des experts...
Les 36 économistes sondés anticipaient une évolution du produit intérieur brut de -0,1%, leurs estimations s'échelonnant de -0,6 à +0,2%.

La Banque de France prévoyait de son côté une croissance nulle au cours des trois derniers mois de l'année et l'INSEE une baisse du PIB de 0,2%. Pouvons-nous prendre en compte cette hyper-sensibilité des experts à la contagion de la morosité ambiante ?

La France, deuxième économie de la zone euro, progresse de 1,7% sur l'ensemble de 2011, après 1,4% en 2010.
L'acquis de croissance pour 2012 s'inscrit à +0,3%.

Le ministre de l'Economie, François Baroin, a observé par communiqué que ces chiffres confortent les prévisions du gouvernement qui table sur une croissance de 0,5% cette année.


Léger ralentissement de la consommation

L'INSEE désenchante les acteurs économiques et la population en révisant à +0,3% la croissance du troisième trimestre contre +0,4% précédemment.

Au quatrième trimestre, la contribution du solde dégagé par le commerce extérieur à la croissance est estimée à 0,7 point après +0,1 point au troisième trimestre.

Les investissements des ménages, des entreprises non financières et des administrations publiques affichent une hausse de 0,9% après +0,2% au trimestre précédent et contribuent ainsi à hauteur de 0,2 point à la progression du PIB.

Les entreprises non financières ont notamment augmenté leurs investissements de 1,4%.

Les dépenses des ménages, moteur traditionnel de l'économie, s'inscrivent néanmoins en légère décélération, à +0,2% après +0,3% au troisième trimestre.

Les chiffres de la croissance de l'ensemble de la zone euro seront publiés en fin de matinée.

vendredi 15 octobre 2010

Mélenchon, coupable de conflit d'intérêts

Le bateleur anti-libéral vend son bouquin comme un cheese burger

La propagande du parti fait coup double: politique et commerciale


Le bouquin




Pour la rééducation

des masses

laborieuses



N.B. L'épouse Besancenot (NPA) est cadre chez cet éditeur...


Le flyer




Pour

les

lycéens







L'affiche

Pour les malades de la cornée !



Pour lui,


c'est l'Académie française...






Pour nous,



c'est la double peine
.







Mélenchon fait de la publicité (certes mensongère) sur les murs de France,

mais ne voilà-t-il pas que 'Ronald' Mélenchon vend sa 'junk food' dans la rue, à la sauvette !

samedi 11 octobre 2008

Ouverture des magasins le dimanche: les Parisiens plutôt favorables

Luc Chatel encourage une proposition de loi
Quelques 52% des Français sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, 48% ne le sont pas, selon un sondage Ifop publié dans "Le Journal du dimanche".

Les provinciaux favorables au travail décent et à la qualité de vie...
Les Parisiens y sont dans l'ensemble plus favorables (73%) que les provinciaux (50%); au contraire, 27% des Parisiens et 50% des provinciaux n'y sont pas favorables.
Les sondés seraient 67% à accepter de travailler le dimanche, si leur employeur le leur proposait, sachant qu'ils seraient payés davantage qu'en semaine, contre 59% il y a un an. Quelques 33% n'accepteraient jamais, contre 41% en 2007.

Ca tombe bien !
Le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, souhaite que des mesures favorisant l'ouverture des magasins le dimanche soient examinées par l'Assemblée Nationale avant la fin de l'année.
C’est Richard Maillé, le député UMP des Bouches-du-Rhône, qui prépare une proposition de loi, qui prévoit de créer dans les grandes villes (Île-de-France, Marseille) des "zones d'attractivité commerciale exceptionnelle", où le travail serait autorisé le dimanche sur décision préfectorale. Près de Marseille, à Plan-de-Campagne, il existe déjà la zone commerciale la plus grande de France … (Lien Le Point)

"Si le calendrier le permet, nous pourrions l'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée d'ici la fin de l'année", déclare Luc Chatel dans un entretien au JDD.
"Partout où les magasins ouvrent le septième jour, l'activité a été favorisée. Le commerce du dimanche, c'est des emplois et de la croissance !", plaide le secrétaire d'Etat."
Luc Chatel dit vouloir favoriser "la formule la plus bénéfique aux salariés" et préserver le droit au refus de ces derniers.
Sondage téléphonique des 22 et 23 septembre.