POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est UBS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UBS. Afficher tous les articles

samedi 15 juin 2013

Pourquoi J. Cahuzac n'avait-il pas enquêté sur la banque suisse Reyl & Cie ?

La justice de François Hollande lave plus rose que blanc

Enquêter pour mieux contrôler et dissimuler


L'établissement suisse n'abritait pas seulement le compte de Jérôme Cahuzac mais aussi d'autres 'politiques français. C'est la révélation explosive de l'un de ses anciens employés aigris. Reyl dément vigoureusement, mais Bercy prend peur et contre-attaque.


La  banque genevoise Reyl est désormais dans le viseur de la justice française. 

Le Parquet de Paris a en effet ouvert une information judiciaire contre l'établissement suisse, accusé d'abriter des comptes d'hommes politiques français. Pierre Condamin-Gerbier, témoin dans l'affaire Cahuzac, assure détenir la preuve des comptes en Suisse d'une quinzaine de ministresIl a été auditionné jeudi matin à huis clos par le député socialiste Yann Galut, rapporteur du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale. Or, pendant la campagne électorale de 2007 et jusqu'en 2009Pierre Condamin-Gerbier fut (donc ), directeur de délégationen Suisse, pour ...l'UMP. Le PS redoute donc des révélations sur le financement de la campagne de tel ou tel parti politique.  Et il justement affirmé, comme la veille devant la commission d'enquête sur l'affaire Cahuzac, détenir les preuves qu'une quinzaine de personnalités politiques auraient fraudé le fisc français. Le PS craint pour sa vertu...


Les déclarations de Pierre Condamin-Gerbier mettent le pouvoir en émoi


Jérôme Cahuzac, l'ancien ministre délégué au Budget de Hollande, a été mis en examen pour avoir fraudé ses propres services du fisc français en cachant un compte secret à la banque Reyl, ensuite transféré vers sa filiale de Singapour.  Le 18 avril dernier, au cours de son audition par le juge Renaud Van Ruymbeke chargé de l'affaire Cahuzac, Condamin-Gerbier a avoué qu'il détient les noms d'autres contribuables français ayant des avoirs dans cet établissement spécialisé dans la gestion de fortune, connu pour sa clientèle non résidente en Suisse et qui propose à celle-ci des fonds de placement très lucratifs.

Le juge Van Ruymbeke a alors demandé l'autorisation d'explorer cette piste: le Parquet n'a pas pu refuser, mais, le 31 mai,  il a ouvert une enquête distincte de celle visant Jérôme Cahuzac, pour "blanchiment de fraude fiscale".

Cahuzac ne serait qu'un "fusible", voire un pion ?
Jeudi, l'ancien salarié de Reyl a réitéré ces accusations lors d'une audition à huis-clos devant les députés dans le cadre du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale. Il a répété connaître une "quinzaine" de noms d'ex ou actuels personnalités politiques détenteurs d'un compte en Suisse. "Nous ne sommes pas entrés dans le détail mais il nous a confirmé, sans nous dire ‘c'est l'actuel ou l'ancien gouvernement', que c'était un système généralisé qui touchait une minorité d'élus qui avaient des postes importants de notre République", a déclaré le député PS Yann Galut, présent lors de l'audition. 

Condamin-Gerbier dit subir des "menaces de mort" 
Tout le paysage politique serait mouillé et appelé à la retenue
"Il a des documents, il a des preuves. Il faut absolument, bien entendu, dans cette affaire comme dans d'autres, que la justice fasse son travail en toute indépendance", a-t-il ajouté. Mais le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a aussitôt déclaré haut et fort que "s'il y a une liste, il faut qu'il la donne".

La banque suisse, elle, rejette en bloc ces accusations 
Dans un communiqué publié vendredi le "Groupe Reyl tient à réaffirmer, comme il l'a déjà fait devant les autorités judiciaires genevoises, qu'il n'entretient aucune relation de compte (titulaires ou ayants droit) avec des résidents français exerçant des charges politiques". Cette banque ne servirait-elle donc qu'à un enfumage général?

Mais, Reyl & Cie ne serait plus le seul établissement suisse visé par la justice française. 

Jeudi, Pierre Condamin-Gerbier était interrogé en même temps que
Nicolas Forissier, autre ex-banquier qui travaillait lui pour UBS. Cet établissement a été mis en examen la semaine dernière, soupçonné de démarcher les fortunes françaises pour leur proposer des placements soustrayant des fonds au fisc français. Lors de leur audition devant les députés, les deux ex-banquiers ont évoqué un "pillage" global de l'épargne par la Suisse, estimant cette évasion fiscale à "plusieurs milliards d'euros par an".

En fait, tout ramène donc à UBS et Cahuzac

Un Cahuzac peut en cacher un autre. Jérôme Cahuzac pourrait être le cerveau de la bande. Ancien direction générale d'EDF Energies Nouvelles, la filiale verte de l'électricien, le frère du ministre sort de l'Ecole Polytechnique. En 1992, Antoine Cahuzac passa de coresponsable de la salle des marchés du CCF à conseiller du président de ce qui ne s'appelait pas encore Vinci, mais retourna bien vite à ses premières amours en 1994 à la banque des Champs-Elysées qui lui donna la haute main sur les marchés actions. Jérôme Cahuzac est alors au ministère de la Santé. 
En 2006, USBC expédia Antoine à Dubaï pour y chapeauter la banque d'investissement dans tout le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Y assura-t-il le financement de la candidature Hollande qui aurait donc renvoyé l'ascenseur à Jérôme ?
La banque et un peu plus ?...


Client par hasard de la banque, Jérôme Cahuzac 
aurait découvert des informations compromettantes sur les activités illicites de la banque HSBC en 2010. Selon Médiapart, il aurait été contraint de se taire pour protéger ...son frère, un des dirigeants de la banque en France. Le ministre de Hollande était bien placé pour frauder en bande organisée, à la différence de DSK en matière de prostitution. Pour protéger son cadet de deux ans, Antoine, Jérôme aurait fait du recel d'informations, alors qu'il était président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, révèlent les anti-libéraux de Mediapart, dans un article payant... et l’émission Cash Investigation diffusée mardi 11 juin sur le service public de France 2.

Le 23 avril dernier, une information judiciaire contre X a été ouverte par le Parquet de Paris pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. Elle s'intéresse aux conditions dans lesquelles des contribuables français ont ouvert des comptes en Suisse chez HSBC.

"Les yeux dans les yeux",  Hollande n'aime ni les riches, ni la banque...



En 2009, l'informaticien Hervé Falciani livre à la justice française une liste de milliers de comptes cachés en Suisse. En août 2010, Arnaud Montebourg, proche de Me Patrick Rizzo, l'avocat d'Hervé Falciani, craignait de voir le dossier s'enliser. Selon le site d'information, l'actuel ministre du Redressement productif aurait transmis le "PV explosif" contenant les révélations de Falciani, à Jérôme Cahuzac, alors président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale

Mais Jérôme Cahuzac n'aurait donné aucune suite à cette lettre. La raison en serait simple, selon Mediapart : à cette époque, Antoine Cahuzac, le frère de Jérôme, était l'un des principaux dirigeants de la banque en France.

Mi-avril, Arnaud Montebourg avait dénoncé sur RTL la lenteur du traitement du dossier, regrettant qu'il "dorme tranquillement".


jeudi 4 avril 2013

Cahuzac a fait ouvrir un compte en Suisse par un avocat avocat FN

La "république exemplaire" de Hollande tourne en "république bananière"

Une faute morale au gouvernement socialo-écolo
provoque une crise de régime
L’ancien ministre du Budget de Hollande a été mis en examen mardi pour blanchiment de fraude fiscale après avoir menti à la France entière et au pouvoir socialiste, comme aux députés et après avoir finalement reconnu qu’il avait détenu un compte à l’étranger, d'abord en Suisse, puis à Singapour.

Proche du pouvoir, le journal Le Monde  fait diversion
 

Alors que l’affaire Cahuzac pouvait être du pain béni pour Marine Le Pen, le journal qui avait occulté l'affaire, admet maintenant qu'il en savait plus long qu'il ne le disait: pour détourner l'attention de l'opinion du pouvoir sur Marine Le Pen, Le Monde se dévoile en révélant que l’homme qui a ouvert le compte de l’ex-ministre est proche de la patronne du FN et en l'accusant d'avoir été au courant de l’existence de ce fameux compte. La présidente du FN qui dénonçait le mensonge d’Etat du pouvoir PS en constatant que François Hollande et Jean-Marc Ayrault, comme leur presse aux ordres, ont tenté de couvrir l’ex-ministre, est maintenant amenée à riposter.
Libération n'ignore pas tout non plus de l'affaire et propose aussi: les étranges parrains du compte de Cahuzac 

L'avocat proche de Le Pen met au clair son rôle dans l'affaire Cahuzac


Ami de la présidente du FN, Me Philippe Péninque dont la mission était d'ouvrir en Suisse le compte bancaire de Jérôme Cahuzac, déclare au Parisien-Aujourd’hui en France paru jeudi avoir ignoré que l'ex-ministre n'avait pas déclaré au fisc l'ouverture de son compte en 1992.
"Lorsque j’ai appris l’existence de cet enregistrement [celui de la voix de Jérôme Cahuzac révélé en décembre par Mediapart], j’ai tout d’abord pensé à une manipulation. Je me suis dit qu’il était tombé dans un piège car, pour moi, un gars aussi intelligent que Cahuzac ne pouvait pas ne pas l’avoir déclaré", confie au journal Philippe Péninque. 

Ancien leader du
GUD (mouvement étudiant marqué à droite), l'avocat confirme avoir ouvert "certainement en 1992" à la banque UBS un compte pour Jérôme Cahuzac. 
"Ensuite, ce compte a vécu sa vie", ajoute l’ancien avocat spécialisé dans les montages fiscaux, sans évoquer son transfert en 2009 à Singapour.
"Cahuzac voulait développer ses interventions de greffes capillaires à l’étranger. Il se rendait parfois chez ses clients en Italie, en Espagne et au Moyen-Orient aussi, je crois. Il était plus "glamour" pour la facturation de pouvoir donner une adresse en Suisse plutôt qu’à Paris", explique Philippe Péninque. "Je me suis donc rendu à Genève pour ouvrir un compte chez UBS dont j’étais tout d’abord l’ayant droit. Après quelques semaines ou mois - je ne me rappelle plus -, Cahuzac s’est rendu en Suisse mettre le compte à son nom", poursuit l’ancien avocat. Il précise qu’il ne savait "absolument pas" que l’ex-ministre du Budget ne l’avait pas déclaré à l’administration fiscale française.

Philippe Péninque dit avoir connu Jérôme Cahuzac au tout début des années 1990 par l’intermédiaire d’un associé - ancien membre du GUD lui aussi - qui était le cousin de sa femme Patricia. 
"J’ai la même amitié qu’avant pour lui. Je l’ai croisé par hasard à la sortie d’un café du XVIe arrondissement quelques jours avant ses aveux mardi. Il était blanc comme un linge et il m’a dit : "Je vais aller me dénoncer aux juges", affirme l’ancien avocat. 

De son côté, la présidente du FN Marine Le Pen s'est indignée du rapprochement fait entre l'affaire Cahuzac et ses liens avec Philippe Péninque, dénonçant une "manipulation politique". 

"Je ne comprends pas le débat, à part tenter de faire une diversion", a-t-elle dit jeudi sur LCI. "On me reproche quoi exactement ? D’être amie avec quelqu’un qui n’a rien à se reprocher ?", a demandé la dirigeante frontiste.
"Je vois bien la manipulation politique qui est derrière, qui consisterait à tenter d’éclabousser Marine Le Pen, dont la veste est immaculée, ce qui n’est pas le cas des autres", a poursuivi Marine Le Pen. "Je n’ai évidemment rien à voir dans cette affaire, je n’ai aucune responsabilité, j’ai les amis que je veux y compris parmi les avocats, ce qui est un peu normal, compte tenu de mon parcours", a tranché celle qui est aussi avocate.

DEVOIR DE MEMOIRE

Jérôme Cahuzac n'a eu de cesse de nier avoir eu un compte en Suisse
, alors que la presse taisait d'ailleurs son transfert à Singapour. Devant les députés, lors de la séance des questions au gouvernement, le ministre du Budget avait farouchement démenti l'existence d'un tel compte : "Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de comptes à l'étranger ni maintenant, ni avant."
À l'origine des informations révélées par Mediapart, un agent du Fisc Rémy Garnier. Il affirme avoir obtenu d'un "aviseur" une information faisant état d'un compte en Suisse de Jérôme Cahuzac. Il a expliqué en avoir fait état à sa hiérarchie mais qu'ensuite rien n'avait été fait.

ENTENDRE le ministre de Hollande qualifier de "délirantes" les accusations de la presse


Le ministre du Budget avait par ailleurs publié sur son blog le détail du financement de son appartement. Il l'a retiré depuis, mais le voici:
Un nouvel élément publié par Mediapart

Mediapart a mis sur la place publique un enregistrement qui daterait du début des années 2000. Un homme – identifié par le bâtonnier Michel Gonelle comme Jérôme Cahuzac – se dit embêté par l'existence d'un compte à la banque UBS et qu'il souhaite savoir comment le fermer sans se rendre en Suisse, en catimini.


En réponse à cette nouvelle révélation, le ministre a publié un communiqué dans la nuit qui a suivi. Cahuzac a affirmé : "Aucun des prétendus éléments matériels dont Mediapart croit disposer ne sont convaincants, ne m'impressionnent ni ne peuvent ébranler ma détermination à poursuivre mon action".

Jérôme Cahuzac a reçu le soutien solidaire du Premier ministre. 

Interrogé par France 2, Jean-Marc Ayrault a réaffirmé sa "confiance en son ministre Jérôme Cahuzac". Selon le Premier ministre de Hollande : "Il ne s'est pas exprimé n'importe où aujourd'hui, il s'est exprimé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Et il a déclaré que toutes ces allégations étaient infondées".



Jean-Marc Ayrault n'est pas solidaire de l'entière face cachée de Cahuzac

Toujours selon Le Monde, l’ancien ministre socialiste se serait acoquiné avec   Jean-Pierre Eymié, un avocat parisien, lui-même ancien du GUD et proche de Philippe Péninque. 
Les trois amis auraient fait des affaires ensemble, se seraient renvoyés des clients, et seraient allés jusqu’à investir dans des mines au Pérou, par l’intermédiaire d’un autre "Gudard", Lionel Queudot. 
Selon un financier interrogé par Le Monde, "l'argent allait ensuite sur un compte UBS". L’histoire ne dit pas (encore) s’il s’agit du fameux compte qui a coûté sa place de ministre admiré de François Hollande comme du "sombre Ayrault - alors que ses collègues ministres  l'ont craint et haï - et sans doute sa carrière politique, à Jérôme Cahuzac. Et son honneur.

Et, au rayon des forfaitures, leur ministre du Budget a même signé ce torchon que Fabius et Hollande qualifiaient pompeusement de "Charte de déontologie" par laquelle il signait un engagement - sur l'honneur - à respecter la "république exemplaire" qui devait assurer un changement...

L'avatar Péninque n'évacue pas non plus la question de l'origine des fonds de la fraude fiscale

L'évasion fiscale poursuivie concerne-t-elle des sommes versées à Cahuzac par des laboratoires pharmaceutiques
alors qu'il était salarié de Claude Evin, ministre de la Santé (1988-1991) de Michel Rocard, sous François Mitterrand.

 

lundi 11 février 2013

Fraude fiscale: Cahuzac est allé se faire blanchir en Suisse

Mais Mediapart ne s'en laisse pas compter 

Le ministre aurait arraché un accord avec les autorités fiscales suisses
 

Se gardant d'être affirmatives, elles excluent que le ministre du Budget français ait eu un compte bancaire ouvert à la banque UBS "à son nom ou à celui d'une société" depuis 2006, affirme le Journal du dimanche, ce qui laisse la place à un reliquat de suspicion.

Une source anonyme de l'entourage du ministre de l'Economie, Pierre Moscovici,   assure que Jérôme Cahuzac n'aurait pas été titulaire d'un compte à l'UBS depuis 2006, écrit l'hebdomadaire, selon la réponse des autorités fédérales, transmise en fin de semaine dernière, mais dont la teneur exacte n'est pas communiquée. "Il n'y a aucune place au doute", commente cette source éminemment subjective.

Jérôme Cahuzac estime que la réponse prouve son innocence

Pour preuve, "je suis toujours ministre du Budget et cette réponse a été portée à la connaissance des autorités françaises la semaine dernière. Quelle conclusion en tirez-vous ? Je peux vous aider. La conclusion qu'on peut en tirer, c'est que depuis le début, c'est moi qui dis la vérité", a-t-il fanfaronné vendredi sur BFMTV.

Le journal en ligne Mediapart   maintient ses accusations 

"Oui, M. Cahuzac a eu un compte caché à l'UBS Genève, comme il en atteste lui-même dans un enregistrement que nous avons mis en ligne", écrit dimanche François Bonnet, directeur éditorial du site.
Le site trotskiste accuse le témoin de moralité bancaire de jouer sur les mots
"Ce compte a été fermé lors d'un déplacement de M. Cahuzac à Genève début 2010 et tout ou partie des avoirs transférés à Singapour."

Selon Le Nouvel observateur, qui a révélé mardi que les autorités suisses avaient répondu à Paris, ce document montre que le ministre n'a pas fermé de compte à l'UBS à cette date.


Une enquête préliminaire a été ouverte en janvier par le Parquet de Paris à la suite des informations de Mediapart.
J. Cahuzac a -t-il signé la "charte de déontologie" rédigée par Fabius en mai 2012 ?

jeudi 17 janvier 2013

L'enregistrement de Jérôme Cahuzac est entre les mains de la police

Michel Gonelle a remis "la sauvegarde de l'enregistrement" du fraudeur fiscal Cahuzac

L'ex-élu RPR du Lot-et-Garonne a expliqué jeudi 17 avoir été entendu par des policiers de brigade financière de la police judiciaire, mercredi à Bordeaux.
Ils se sont déplacés dans le cadre de l'enquête ouverte par le Parquet de Paris, afin de vérifier si M. Cahuzac a détenu un compte en Suisse. Il a dit avoir remis, lors de cette audition, l'enregistrement dans lequel, un homme, qui pourrait être l'actuel ministre du Budget, évoque son compte chez UBS.
"J'ai remis aux enquêteurs les éléments que je détenais, c'est-à-dire la sauvegarde de l'enregistrement sur un mini CD", a expliqué M. Gonelle lors d'une conversation téléphonique.


Sud-Ouest croit savoir que ce CD, dont l'avocat dit dans un entretien au Parisien avoir remis une copie à
"un haut magistrat", serait le juge Jean-Louis Bruguière, l'ancien juge antiterroriste, originaire de Villeneuve-sur-Lot et candidat malheureux aux législatives contre Jérôme Cahuzac, mais surtout de Pierre Girard-Hautbout, ex-chargé de mission auprès du général Jeannou Lacaze, qui fut le premier à affronter Jean-Louis Bruguière et tenta de le faire déclarer inéligible.


Maire RPR sortant (1993-2001) de Villeneuve-sur-Lot, M. Gonelle, qui est avocat, a réaffirmé que "cet enregistrement n'est pas un faux" et assure qu'il s'agit "bien de la voix de Jérôme Cahuzac".
Sur la bande, dévoilée dans son intégralité le 6 décembre par le site d'informations Mediapart, on entend un homme parler de son compte en banque en Suisse et dire: "Cela me fait chier d'avoir un compte ouvert là-bas, l'UBS c'est quand même pas forcément la plus planquée des banques."

Le ministre lui-même a plusieurs fois, notamment le 5 décembre devant l'Assemblée nationale, nié avoir jamais possédé un compte bancaire en Suisse. 
Mais il est également soupçonné par Mediapart d'avoir fait transférer son compte UBS de Suisse à Singapour.



Le bâtonnier Gonelle a répété ne pas être "à l'origine de cette affaire". 


"Ce n'est pas moi qui ai remis cet enregistrement à Mediapart, je ne suis pas un corbeau", a martelé le député du Lot-et-Garonne (1986-1988) et dont J. Cahuzac est le rival politique à Villeneuve-sur-Lot, menaçant de poursuivre en justice tous ceux qui utilisent ce terme pour le qualifier.

Le JDD pointe Michel Gonelle pour suggérer que "la défense de Jérôme Cahuzac ne devrait pas se priver de dénoncer une opération téléguidée" et " Qui est Michel Gonelle, le "corbeau" de Jérôme Cahuzac ?" s'interrogeait en décembre 2012 francetvinfo, un service public  de France Télévisions...

Sur la bande, dévoilée dans son intégralité le 6 décembre par le site d'informations Mediapart, on entend un homme parler de son compte en banque en Suisse et dire: "Cela me fait chier d'avoir un compte ouvert là-bas, l'UBS c'est quand même pas forcément la plus planquée des banques."

Le ministre lui-même a plusieurs fois, notamment le 5 décembre devant l'Assemblée nationale, nié avoir jamais possédé un compte bancaire en Suisse.

Une enquête a été ouverte le 8 janvier par le parquet de Paris pour "blanchiment de fraude fiscale" pour vérifier les informations de Mediapart.

mercredi 5 décembre 2012

Cahuzac est-il victime d'un règlement de comptes instrumentalisé par Mediapart ?


L'investigation de Mediapart vire à la stigmatisation du journaliste
Bien que Cahuzac fasse peur jusqu'au sein du gouvernement, selon Aurélie Filippetti qui dit trembler comme une feuille d'impôts en entrant dans son bureau, à lire le site de la radio Europe 1, l'arrogant ministre du Budget n'a pas que des détracteurs. 
Or, Mediapart est également très contesté pour ses rumeurs douteuses mais protégées par le secret des sources et la liberté de la presse.

Alors, si les motifs qui portent les uns et les autres dans un camp ou l'autre sont troubles, leurs prises de position respectives sont toutefois éclairantes. 

Europe 1 propose un angle de défense du ministre

La radio soupçonne son confrère...


Le contexte
Mediapart a publié mardi un article dans lequel Jérôme Cahuzac est accusé d’avoir détenu pendant plusieurs années un compte non déclaré en Suisse. [N'oublions pas toutefois qu'il est également soupçonné de l'avoir fait transférer à l'UBS de Singapour, en 2010 ] Le site Internet s’appuie notamment sur les propos et les notes d’un ancien directeur du Fisc, Rémy Garnier. L’homme est aujourd’hui à la retraite, mais il n’a pas oublié ses vieux dossiers.

Son surnom : "Columbo"
Journaliste
militant...
Rémy Garnier est décrit par ses anciens collègues comme un inspecteur coriace, obstiné et méthodique. En 2008, il signale à sa hiérarchie l’existence éventuelle d’un compte à l’UBS de Genève au nom de Jérôme Cahuzac. Mais c’est lui qui est sanctionné pour avoir consulté le dossier de l’actuel ministre sans autorisation. Rémy Garnier terminera ses dernières années d’inspecteur au placard, mais il met à profit son temps pour consigner ce qu’il dit savoir dans des carnets. Une ex-collègue confirme : "il nous disait : ‘une fois à la retraite, je sortirai des trucs’."

Un contentieux qui date
Entre Rémy Garnier et Jérôme Cahuzac, le torchon brûle depuis un long moment déjà. Depuis 1999 en fait. Celui qui était alors député du Lot-et-Garonne aurait à l’époque passé plusieurs coups de fil pour effacer la dette d’une coopérative de pruneaux. Or, la société avait été placée en redressement par un certain Rémy Garnier. Ce dernier n’avait pas apprécié l’intervention politique. "Le fonctionnaire n’est pas un domestique au servie du pouvoir politique", répète-t-il à l’envi.

Une rencontre "récemment
Les deux parties confirment une rencontre récente entre Jérôme Cahuzac et Rémy Garnier. "Oui, il y a eu un contact", a confirmé mercredi Me Auguste, l’avocat du ministre. "Récemment, M. Garnier, qui est en délicatesse avec son administration, qui accuse depuis longtemps ses collègues, sa hiérarchie, et beaucoup de gens d’avoir commis beaucoup, beaucoup d’infractions, a rencontré M. Cahuzac, qui [cassant, comme à son habitude] lui a dit : ‘je suis navré pour vous’". L’ancien fonctionnaire confirme lui aussi : "Il m’a reçu, il a confirmé que selon lui l’administration fiscale m’avait tendu un piège au lieu d’utiliser mes qualités, tout en déclarant qu’il n’interviendrait pas."

Ce qu’il dit de Cahuzac
Sans évoquer le fameux compte en Suisse, Rémy Garnier s’en est pris [sic] mercredi matin sur Europe 1 à Jérôme Cahuzac. "Je considère que la parole d’un ministre a perdu tout crédit à partir du moment où il soutient sciemment les éléments les plus corrompus de son administration. Moi, je suis victime de l’omerta. Depuis de nombreuses années, l’administration fait barrage", a assuré l’ancien inspecteur du fisc [ses préférences politiques et son appartenance syndicale se précisent clairement...]. Puis, après avoir évoqué leur rencontre infructueuse : "Pour moi, M. Cahuzac n’a plus aucune crédibilité. C’est tout ce que j’ai à dire pour l’instant."

"Cahuzac n’a plus aucune crédibilité" par Europe1fr



Ce que l’avocat de Cahuzac dit de lui
Pour Me Gilles Auguste [l'avocat du ministre rogue, rappelons-le!], les informations de Rémy Garnier ne sont pas sérieuses. "Il a prétendu dans le même document, et je suis étonné que Mediapart n’en ait pas parlé, que Jérôme Cahuzac avait une villa à Marrakech et une maison à La Baule. Pourquoi pas une hacienda au Mexique", a-t-il raillé sur Europe 1 [Tenterait-il d'éluder par la raillerie ?] "Oui, ils se connaissaient. M. Garnier est connu dans la région parce qu’il accuse beaucoup de gens."

"Cahuzac n’a plus aucune crédibilité" par Europe1fr


Reste à savoir lequel est le moins infect des deux
On attend aussi une prise de position des syndicats du ministère des Finances qui ont Cahuzac pour patron au Budget...


mardi 4 décembre 2012

Cahuzac aurait un "compte suisse", selon Mediapart

Le ministre du Budget de Hollande préfère les paradis fiscaux

Solidaire des Français les plus démunis, mais point trop !

Les riches fraudeurs fiscaux socialistes
ne sont pas favorables à
la démondialisation

Pendant de longues années, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a détenu "un compte bancaire non déclaré" en Suisse, affirme mardi le site d'informations Mediapart.

Cahuzac "a détenu un compte bancaire non déclaré à l'Union des banques suisses (UBS) de Genève", précise le site internet d'Edwy Plenel, assurant disposer de "nombreux témoignages" et "éléments documentaires probants" qu'il ne révèle pas directement.

"Ce compte a été formellement clos par Jérôme Cahuzac début 2010, quelques jours avant qu'il ne devienne président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale", lors d'un "discret déplacement à Genève", précise le media trotskiste. 

"Les avoirs auraient été ensuite déplacés vers un autre paradis fiscal"

Les grosses économies due l'actuel ministre du Budget  ont échappé au fisc. Elles ont été délocalisées à l'UBS de Singapour, paradis fiscal de Malaisie "par le truchement d'un complexe montage financier offshore", précise-t-il, citant "des sources informées du dossier".

Le socialiste nanti a immédiatement démenti en dénonçant des "propos diffamatoires"
"Je réitère le démenti formel que j'ai apporté directement auprès de Mediapart: je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais", se défend le ministre du Budget dans un communiqué. Il annonce évidemment avoir donné mandat à SES avocats de porter "plainte au pénal", "dans les plus brefs délais", "pour diffamation".
"Je ne sais pas de quoi il est question", "c'est ahurissant", a-t-il ensuite  tweeté.

Pour l'anecdote, élu socialiste du Lot-et-Garonne, Jérôme Cahuzac, 60 ans, est spécialiste des implants capillaires. On dit qu'il aurait exercé ses talents sur la calvitie galopante du candidat à la présidentielle qui l'aurait payé avec le maroquin du Budget à son arrivée au pouvoir en mai .

Ce ministre "vertueux" a récemment annoncé un plan de lutte contre la fraude fiscale, dans la foulée de son projet de budget pour 2013 comportant un effort de rigueur sans précédent, essentiellement concentré sur les ménages les plus aisés et les grandes entreprises.



Cahuzac snobbe la marinère
"made in France" de Montebourg...


Selon Mediapart, Jérôme Cahuzac s'est "inquiété de l'existence de ce compte" en Suisse "lors d'une conversation" en 2000 "avec un chargé d'affaires" non identifié. Le site écrit ses prétendus propos, sans dire qui les lui a rapportés: "Ce qui m'embête, c'est que j'ai toujours un compte ouvert à l'UBS".


Mediapart cite enfin un mémoire d'un agent du fisc du Sud-Ouest, Rémy Garnier, adressé en 2008 à sa hiérarchie, dans lequel il évoquait "un compte bancaire à numéro en Suisse" ouvert, selon lui, par Jérôme Cahuzac. Cet agent a été par la suite sanctionné par un "avertissement", qu'il conteste devant la justice administrative, ajoute le site.

Le ministre du Budget assure que les journalistes de Mediapart qu'il a rencontrés n'ont "pas accepté de produire le moindre document étayant leurs affirmations délirantes". 
"A supposer qu'ils existent, je peux par avance qualifier ces soi-disant documents comme étant de faux grossiers", insiste-t-il.

Intimidation et atteinte sur la liberté de l'information
Jérôme Cahuzac menace de "poursuivre tous ceux qui colporteraient ces élucubrations". Cet après-midi à l'Assemblée nationale, si puissant soit ce ministre, il était d'une humeur massacrante.
Bizarre de la part d'un élu qui assure être dans son bon droit, mais navrant de la part d'un socialiste vertueux.