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samedi 25 février 2017

Le parquet national financier enquête sur le maire socialiste d’Istres

Le PNF enquête sur les marchés publics de Bernardini, maire PS d’Istres

Ouverte à Aix-en-Provence 
par le parquet national financier


En parallèle sont attendues au début 2017 les conclusions de la chambre régionale des comptes qui s'annoncent salées.
Les affaires de François Bernardini ne s’arrangent pas, puisqu'une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la tête du maire d’Istres, un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes et de la brigade financière sur sa gestion municipale et une enquête préliminaire. de la justice pénale. 

Ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence et désormais entre les mains du parquet national financier (PNF) à Paris, l'enquête s’intéresse à des questions d’ "atteinte à la probité" – en clair, des faits présumés de corruption. A l'hôtel de ville dont le parvis est décoré par Buren, on confirme s’être saisi de l’enquête sans vouloir en dire plus pour ne pas compromettre les investigations en cours de la Chambre régionale des comptes et de la brigade financière. 
Nicolas DAVINI
Fin septembre, l’opposition interrogea toutefois François Bernardini sur les investigations. Envoyé au charbon, l’adjoint "centriste", Olivier Mayor, confirme que Nicolas Davini (ci-contre à droite), le directeur général des services, a été entendu par la CRC et la police. Et le maire d’assurer que si la police est venue, c'est juste pour savoir, suite à des "dénonciations", pourquoi " les travaux à la Régalido [cercle du troisième âge classé 'restaurant ou service social classifié Foyer club restaurant, comme on voudra] ont duré autant de temps ? […] Voyez comme c’est pauvre !" commenta cet ex-directeur général du syndicat d'agglomération nouvelle regroupant les villes de Fos-sur-Mer (PS), Istres, Miramas (PCF). 

Depuis 2002, il est directeur régional d'un groupe de presse et vice-président du SAN Ouest Provence. Le sexagénaire est grand-père puisque sa fille Laetitia a donné un fils à un footballeur marié du PSG, Yohan Cabaye, ci-contre.
 
L’information de l'enquête n’est pas anodine car le PNF a été créé après l’affaire Cahuzac pour combattre la corruption et l’évasion fiscale. Si toutes les affaires pouvant relever de son champ de compétences lui sont signalées, le parquet national financier ne sélectionne que les dossiers les plus graves et les plus complexes. C’est donc le cas du dossier istréen, mais c'est la procureure du parquet d’Aix, Dominique Moyal, qui instruit le dossier. A propos du maire, "il a été approché en tant que témoin mais n’a pas encore été formellement entendu. Et il n’y a pour l’heure ni information ouverte ni garde à vue," indique le parquet.

Récidiviste, ce maire a déjà été condamné en 2001

Des soupçons d'irrégularités potentielles pèsent sur des marchés publics de la mairie d’Istres. Les comptes de plusieurs entrepreneurs sont en cours d'examen, ainsi que le train de vie de certains élus et cadres de la Ville, comme le tissu de circuits financiers qui pourrait les relier. Il revient au PNF de choisir les enquêteurs  et d'ouvrir, si besoin, une information judiciaire qui conduirait à la désignation d’un juge du pôle financier.

Après plus d'un an d'enquête, si le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire, c'est à la suite d'un vol d'armes sur la base aérienne d'Istres. 

La possible mise en examen de François Bernardini rend le dossier sensible.
 
Maire d’une commune de 40.000 habitants, président du Conseil de territoire Istres Ouest Provence et vice-président de la métropole, c’est un élu qui compte dans un département particulièrement marqué par les affaires politico-financières ces dernières années. 
C'est ainsi qu'il a déjà été condamné en 2001 à dix-huit mois de prison avec sursis, 400.000 francs d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics au détriment d’une association. L’affaire l’avait alors obligé à quitter la présidence du département et (provisoirement) la mairie. 

En 1997, le préfet avait démissionné le maire et l'un de ses adjoints, ... Bernardini !
Procédure exceptionnelle 
Déclarés comptables de fait par la chambre régionale des comptes (un jugement du 30 avril 1995), le docteur Jacques Siffre, maire PS, et son adjoint, François Bernardini, vice-président (PS) du conseil général, ont été démis par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Proust. Au coeur du débat, la gestion très laxiste de l'association Istres Promotion, un organisme qui, selon la chambre régionale, "n'a été que l'instrument passif d'une entreprise organisée par les dirigeants de la commune".
Les magistrats indiquaient que l'organisme n'a eu « aucune réelle vie associative ", et relevaient des dépenses somptuaires sinon extravagantes engagées pour le seul profit des dirigeants. Pour assumer ces dépenses, la commune d'Istres a versé au total une somme de 9,430 millions de francs, « subventions qui ont constitué les seules ressources de l'association, laquelle n'a perçu aucune cotisation de ses membres ». Champagne à flots, frais de déplacement exagérés, sondages politiques inutiles, financements de la campagne « les voeux du maire " : les comptes, selon les magistrats financiers, étaient éloquents. Lien Les Echos
Un pedigree qui ne plaide pas en la faveur du socialiste auprès des juges financiers.

Des éléments de l'enquête se corroborent

Le travail des juges financiers complétera celui de la chambre régionale des comptes (CRC) dont le rapport définitif sur la gestion de la mairie d’Istres ne devrait être rendu public qu’en 2017. 
Dans son rapport provisoire, celle-ci fait aussi état de soupçons de conflit d’intérêts entre le maire et des entrepreneurs qui lui sont proches. Il est tenu secret malgré les demandes de communication faites au conseil municipal le 18 octobre 2016 par les opposants Lionel Jarema (PS) et Robin Prétot (LR). 
Conformément à la règle du contradictoire, la CRC a adressé cet été des courriers à tous les acteurs, privés comme publics. Leurs réponses serviront à la rédaction du rapport final. 

Plusieurs acteurs proches du dossier confirment que le résultat de l’inspection s’annonce sévère.
La CRC en aura alors fini avec le dossier municipal mais restera dans le secteur puisque la Cour mène aussi une inspection de l’ancien SAN Ouest Provence, l’intercommunalité qui a trouvé opportun de se dissoudre dans la métropole au début de l’année 2016.
 
 On pourrait aussi évoquer les nombreux soupçons d'irrégularités pesant sur l'acquisition et la reconstruction de la villa de Marlène Prospéri-Picon, la directrice de cabinet de François Bernardini. 
Le parquet financier ne manquera pas de se pencher sur le dossier du 'mas de Saint-Véran', estimé à plus d’un million d’euros... 

jeudi 26 mai 2016

Le mari de Fleur Pellerin ne fait pas non plus l'affaire auprès de Hollande

Les candidats à la direction de l'Elysée ne se bousculent pas

Hollande perd son directeur de cabinet qui a décidé de partir

A un an de la fin de son mandat, les collaborateurs  de François Hollande, préfèrent abandonner le navire: après le conseiller économique du président parti dans le privé, c'est son directeur de cabinet.
Le dircab, Thierry Lataste (62 ans, ci-contre), a été nommé haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie (bien que co-prince en Andorre), une fonction qu'il a déjà occupée de 1999 à 2002. Ancien directeur de cabinet de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, arrivé à l'Elysée quelques jours avant les attentats de janvier 2015, le conseiller de François Hollande connaît déjà le haut-commissariat de Nouvelle-Calédonie, dont il a été secrétaire général de 1991 à 1993, avant d'être nommé directeur de cabinet du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Jean-Jack Queyranne, de 1997 à 1999.
  
L'impétrant est un énarque de talent qui a accompagné François Hollande durant la campagne de 2012 mais qui est surtout connu pour être aussi le mari de l'illettrée qu'il a fallu remplacer par Audrey Azoulay lors du dernier remaniement. Vous l'avez deviné, il s'agit de Mme Pellerin, une Fleur déposée au ministre de la Culture en août 2014 (pour son anniversaire) et virée sans ménagement en février 2016.
En 2002, repérée par Pierre Moscovici, Fleur Pellerin intégra l'équipe des plumes du candidat Jospin, puis en 2007, elle s'occupa de la presse spécialisée pour le compte de Ségolène Royal. Nul besoin à ces postes d'avoir lu, un abonnement à Closer suffit. Elle s'engagea à fond dans la campagne de François Hollande et en fut récompensée.
L'époux Pellerin est actuellement au Conseil d’Etat. Après avoir soutenu Ségolène Royal en 2007, Laurent Olléon s’attendait à être nommé secrétaire d’Etat après l’élection de François Hollande en 2012, mais la parité a voulu que ce soit son épouse Fleur Pellerin. Enarque de la promotion Valmy, celle de Bruno Le Maire notamment, il avait pourtant dirigé le cabinet de Anne-Marie Escoffier à la décentralisation.

Depuis le limogeage de son épouse en février 2016, Laurent Olléon n'était pas tendre avec François Hollande sur sa page Facebook privée, alors que sa page publique reste silencieuse depuis janvier.
A ses 532 amis, il a souvent fait part de son amertume. Par exemple, il approuvait la Une du Parisien titrée "Monsieur Bricolage après le remaniement de François Hollande". Ou encore il postait une photo du Titanic où il se demandait "où vaut-il mieux se trouver?" au lendemain de l'éviction de son épouse. Sans oublier de nombreux liens vers des articles fustigeant la politique ou les actes de François Hollande. Ainsi, à propos de la légion d’Honneur remise par Hollande au prince héritier saoudien, il s'interrogeait: "Comment a-t-on pu passer d’un président à l’autre, du tout Qatar au tout Arabie Saoudite, en négligeant à ce point l’importance de l’Iran ? Au surplus, en termes de communication, ça mine un peu la profession de foi féministe dans Elle…"
Le 3 mars, il a partagé un lien vers un papier intitulé
"Pourquoi Hollande n’est déjà plus Président".
Mais Hollande préfère tenir ses détracteurs aigris à l'oeil.

Laurent Olléon avait été pressenti pour devenir le nouveau dircab de François Hollande

L. Olléon avait été chargé par le gouvernement 
d'étudier d'éventuelles évolutions du statut 
de Saint Pierre et Miquelon
Laurent Olléon, qui s'était vu préférer son épouse Fleur Pellerin pour une question d'équilibrage des genres au gouvernement, avait fait les frais de la compétence, explique aujourd'hui pourquoi il a refusé le poste. "J'ai en effet refusé la fonction que me proposait le président de la République", a commenté Laurent Olléon.

Et il précise que cela n'a rien à voir avec les mauvais traitements subis par sa femme.
"Le dircab s'occupe de deux choses à l'Élysée: des 800 membres du personnel et de la remontée d'informations policières et du renseignement. C'est pour cette raison que cette fonction doit être dévolue à un préfet. Ce que je ne suis pas", a-t-il tenu à préciser. Thierry Lataste avait été fait préfet de région en juillet 2012 et directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en décembre 2012. La compétence n'est pas pour Hollande un critère déterminant...

Olléon 
ne rejoindra donc pas au Château Boris Vallaud, secrétaire général adjoint de l'Elysée depuis novembre 2014 et mari de la ministre Najat Vallaud-Belkacem...

Le poste de dircab de Hollande est vacant.

dimanche 20 décembre 2015

Le secteur public ne connaît pas la crise et l'austérité

Enquête sur un mal très français, le train de vie du secteur public

Un article de Philippe Eliakim dans capital.fr du 18 décembre 2015

Nos finances ont beau être à l’agonie, beaucoup d’élus et de [hauts] fonctionnaires continuent de mener grand train avec l’argent public. 

Tout le monde au sol !
Le bouton va péter...
[L'alternance socialiste n'y a-t-elle rien fait ? A-t-elle même enkysté plus profond les vilaines habitudes ?]

Les naïfs convaincus que nos élus et nos [hauts] fonctionnaires sont devenus économes avec les deniers publics feraient bien d'aller flâner un peu dans les sous-sols de Paris. Pas dans les égouts ni les catacombes, rassurons-les, juste sous l'esplanade des Invalides [lieu de compassion de l'Etat-PS], dans le très chic quartier des ministères et de l'Assemblée nationale.
Là, en contrebas du gazon (la terrasse est quand même à l'air libre !), ils tomberont sur le fameux restaurant Chez Françoise (ci-contre) cantine attitrée de nos hommes politiques et de leurs conseillers de cabinet.  [Outre Chez Laurent (lien PaSiDupes) ou aussi La Maison de l'Amérique latine (lien PaSiDupes) ]. Comme eux, ils pourront y déguster une Poêlée de cèpes à la pointe d'ail (22 euros), suivie d'une Sole meunière entière (45 euros) 
accompagnée d'un Rully Clos de Bellecroix (40 euros) [désolé pour les "sans dents" du si 'compassionnel' Hollande]. Mais eux devront régler avec leur propre argent, pas avec celui des ministères, ni avec l'indemnité de 2.500 euros que l'Assemblée accorde tous les mois à chaque député pour ses menues dépenses [et plaisirs].

Après quoi, nos enquêteurs seront en forme pour rejoindre la station Total, enterrée elle aussi sous l'esplanade à une petite centaine de mètres de là. On leur conseille de s'y boucher le nez et les oreilles, car le ballet des grosses berlines officielles qui viennent y faire le plein au tarif fort (1,485 euro le litre de SP 98 à la mi-septembre) ne cesse pas de la journée. Et les chauffeurs font volontiers tourner l'appareil de lavage, pour tromper l'ennui en attendant leur directeur de cabinet ou leur député... On pourra toujours objecter que les tarifs de "Françoise" sont relativement raisonnables (le quartier abrite des tables nettement plus onéreuses), qu'il faut bien mettre de l'essence dans les voitures et que, de toute façon, les choses se sont toujours passées comme ça aux abords de l'Assemblée. Peut-être. Mais c'est justement cela le problème.

[A 'bling bling', bling bling et demi]  

Lorsque les finances de la République se portaient à peu près bien, on pouvait à la rigueur [?] accepter [ou tolérer] que nos élus, nos hauts fonctionnaires et pas mal d'autres agents publics prennent leurs aises avec l'argent du contribuable. Mais maintenant que le pays croule sous les déficits, que les impôts battent des records et qu'une bonne partie de la population peine à boucler ses fins de mois, leurs frasques deviennent difficiles à supporter. 

La lecture de ces lignes fera sans doute bondir plus d'un fonctionnaire. Entre le gel de l'indice, imposé depuis quatre ans par les gouvernements successifs, la réduction généralisée des crédits et les coupes claires dans les effectifs des ministères non prioritaires (2.500 postes ont encore été supprimés à la direction des impôts l'an dernier), beaucoup d'entre eux subissent la rigueur de plein fouet. Et travaillent dans des conditions qui frôlent la misère. Les policiers condamnés à officier [disons même à "s'éclater' ?] dans des commissariats aux murs lézardés avec des voitures de service hors d'âge en savent quelque chose. Les enseignants des maternelles, qui doivent faire des pieds et des mains pour obtenir un simple lot de crayons de couleur, aussi [mais c'est une affaire entre le SNUipp -étrangement patient- et les communes, tandis que les lycées, sous le joug de Najat Vallaud-Belkacem, n'ont guère d'autre priorité que la causette à bas coût (compassionnelle mais aussi idéologique), à hauteur des crédits réellement palpables sur le terrain, avec la diversité -réduite à telle ou telle communauté, notamment homosexuelle- en passant par le néo-colonialisme ou l'anti-libéralisme et l'anti-mondialisation, sans oublier le manque de considération -voire de respect- dus par les adultes aux jeunes].   

Mais à côté de ça, quels gâchis ! 
Et quelle désinvolture dans l'utilisation des fonds publics ! Un exemple entre mille. Il y a quelques mois, deux élus de Saint-Laurent-du-Maroni, un minuscule port de Guyane [chérie de Christiane Taubira], se sont offert un voyage de 16.500 kilomètres jusqu'à Durban, en Afrique du Sud, avec l'argent de leurs électeurs. [Bon, peut-être ne devons-nous pas être si mesquins: ils suent sang et eau pour nous servir...] Officiellement, il s'agissait d'assister au congrès de l'Association internationale des villes portuaires, mais nos deux amis ont dû se sentir bien petits aux côtés des représentants d'Anvers, de Buenos Aires ou de Rotterdam ! Et bien seuls aussi, car le délégué aux affaires portuaires de Saint-Laurent-du-Maroni n'était pas du voyage... Le plus inquiétant, c'est que cette affaire, révélée par le site Guyaweb, n'a donné lieu à aucun scandale [dans Le Monde ou Libération], à aucune sanction [du très sourcilleux Manu Valls], ni à aucune reprise, même dans la presse locale [BFMTV a tant à faire pour lutter pour le muticulturalisme et contre le pluralisme de l'information]. Trop banal, sans doute. Comme le dit le député apparenté PS René Dosière, "la France n'a pas rompu avec la culture de la dépense"[Son patron, Bartolone, n'est pourtant pas tendre avec certains, s'ils ne sont pas des siens]. 

[La presse détourne son regard impitoyable sur le gaspillage alimentaire et tacle la grande distribution ]

Notre enquête ne fait que le confirmer. Entre les logements de complaisance distribués à la pelle [S'ils étaient de droite, on saurait que des élus, recteurs d'académie ou diplomates, plusieurs milliers de personnes -y compris des gendarmes, militaires ou des directeurs d'école communale- habitent toujours dans des appartements de prestige aux frais des contribuables], les flottes de voitures de fonction un peu trop généreuses et les incroyables privilèges de certains systèmes de retraite, plusieurs milliards d'euros s'envolent chaque année [Rendant évidemment la suppression des taux réduits de TVA inéluctables]. 
Havre de paix de style Renaissance
pour ronds de cuir bien-pensants
[L'AP-HP, qui met gratuitement plus de 1.100 logements à disposition de ses employés -dont certains ne travaillent plus dans l'institution-, et loge une demi-douzaine de hauts cadres dans le prestigieux hôtel Scipion, à Paris [sis au 13, rue Scipion dans le 5e arrondissement de Paris [quartier Sorbonne et Panthéon], qui n'héberge donc pas seulement l'administration de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis 1983, au temps du président Mitterrand, icône socialiste].

Dans ce concert de gaspis, l'Elysée fait figure d'exception. Compressé comme jamais sous les ordres de François Hollande, son budget est repassé l'an dernier sous la barre des 100 millions d'euros. Comme quoi on peut laisser dériver un pays et s'appliquer à soi-même une discipline de fer. 
[Un arbre de vertu (médiatique) peut cacher une forêt de turpitudes]

mercredi 17 avril 2013

Arnaud Montebourg case son directeur de cabinet à la tête d'Arianespace

République socialiste des copains et des coquins

Les socialistes s'accordent tous les droits
Le pouvoir  salit la morale politique
Ils ne cessent de la souiller de leurs mots vides de sens mais chargés de bombes à retardement. Ainsi, dès le départ,, lors du premier conseil des ministres, le 17 mai 2012, le président de la République et le Premier ministre ont-ils fait signer une "charte de déontologie" aux 34 ministres. Elle leur interdisait de cumuler, par exemple, un portefeuille ministériel avec un poste de maire ou de président de région et leur enjoignait de "se garder de tout conflit d'intérêt". Elle marqua les media à défaut de marquer un tournant car, pour l’essentiel, elle reprenait des contraintes déjà mises en oeuvre par François Fillon et respectées par ses ministres.

Moins d'un an plus tard,
cette charte est surtout devenue le symbole d'un pouvoir socialiste de la sémantique et du bluff.
Le ministre du Budget de Hollande déclencha en effet une affaire de fraude fiscale, en décembre 2012. Accusé par un site d'information en ligne d'avoir tenté de blanchir en Suisse, puis à Singapour, des fonds secrets soustraits au fisc, Jérôme Cahuzac jura ses grands dieux son innocence, y compris devant les députés à l'Assemblée nationale. Le jour de l'ouverture d'une information judiciaire, le 19 mars 2013, il démissionna du gouvernement, puis, se déclarant "dévasté", finit par avouer sa faute le 2 avril 2013 devant les juges d'instruction. Il est alors mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de fraude fiscale.

Arnaud Montebourg met un collaborateur sur orbite
 
Par la politique, l'actuel directeur de cabinet du ministre du Redressement productif, arrive à la tête d'Ariane Espace, numéro un mondial du lancement de satellites.  Stéphane Israël devrait remplacer ce jeudi Jean-Yves Le Gall (lien Le Figaro), envoyé présider le Centre national d'études spatiales (Cnes)malgré la polémique que fait naître cette nomination.

Chez Arianespace,  les enjeux sont hautement stratégiques et donc très sensibles.
Dans le monde du spatial, cette éventuelle nomination fait donc du bruit, note Libération ce mardi. On dénonce une "nomination politique". Fin mars, le protégé du pouvoir s'en était défendu: "J'ai une légitimité. Ce serait une opportunité extraordinaire", précisant, comme pour s'excuser, "qu'on ne choisit pas son calendrier".
Depuis l'automne, quand les relations s'étaient tendues avec ArcelorMittal, S. Israêl était le négociateur de Montebourg à Matignon. Aux heures les plus chaudes sur les plans sociaux de PSA ou de Sanofi, tandis que Montebourg parade, "c’est Israël qui fait le lien entre le ministère et Matignon, qui le considère comme le seul interlocuteur digne de ce nom au ministère", révèle un conseiller de Ayrault. Dans le bras de fer sur la nationalisation du site sidérurgique, Israël se serait rangé derrière Ayrault, en opposition avec la ligne de son ministre. Lorsque Montebourg joua la scène de sa démission, il souhaita aussi se séparer de son dircab.

Le conflit entre Israël et Montebourg est un secret de polichinelle
"L'exécutif a bien œuvré en coulisses. D'abord pour obtenir de Jean-Yves Le Gall que les voix du Cnes aillent à Israël", écrit Libération. Ainsi Israël obtiendrait-il d'office le soutien d'un actionnaire qui pèse 34% du capital d'Arianespace. Resterait donc à capter les voix d'EADS, qui en détient 28,4%. Ce qui est quasi certain, car EADS ne se risquerait pas à s'opposer au choix de l'État. "D'autant que les deux concurrents d'Israël (le nouveau numéro deux du Cnes, et le directeur des programmes d'Arianespace) semblent avoir subitement renoncé à se porter candidats", renchérit le quotidien.

Le conflit d'intérêt est établi
Après cinq mois de turbulences, l'ombrageux Montebourg offre toutefois à son dircab de sortir de la fonction publique pour rebondir vers le privé avec un reclassement avantageux, sans aucune phase transitoire décente. Israël arrive donc à la tête d'une société européenne privée de droit français avant que la moralisation en cours de la vie politique ne fasse obstacle à son recyclage avec un carnet d'adresses de première main.     

Les hommes de paille des politiques

Outre ces considérations stratégiques, les compétences et le charisme de Stéphane Israël sont discutés. Pour être à la hauteur de son prédécesseur, il faudrait que cet agrégé d'...histoire maîtrisât "la technique, l'anticipation, et la capacité à s'imposer dans des négociations musclées". 
Mais il faut aussi avoir des relations politiques de haut niveau, précisément pour avoir des appuis lors de négociations des plus stratégiques. Sur ce point-là, Stéphane Israël jouit d'un réseau de taille, grâce à sa période où il fut proche de Laurent Fabius, dont il a été la plume dès 1996.

La carrière de cet énarque a été propulsée lorsqu'il est devenu, en 2007, le conseiller de Louis Gallois, alors PDG du géant européen EADS. Il est ensuite passé chez Astrium (filiale d'EADS) où il était directeur de contrôle de gestion et de programme de la division défense d'Astrium Space Transportation. Avant de rejoindre la direction du cabinet du ministre Arnaud Montebourg en 2012. Les deux hommes s'étaient rapprochés en 2005, en s'opposant au traité de constitution européenne en 2005.

Israël ne pouvait rêver de sanction plus prestigieuse...

jeudi 9 août 2007

Sarkozy ouvre les cabinets ministériels à la gauche

Preuve d’une dérive présidentialiste !

La gauche est perturbée dans ses repères : elle s’y enlise.

Nicolas SARKOZY leur a tendu une main secourable et a pratiqué l’ouverture non seulement au niveau des titulaires des portefeuilles ministériels, mais aussi de leurs cabinets.

Depuis les rivages de la gauche

Au niveau de la « technostructure », plusieurs «dir cabs» viennent des rivages de la gauche, ou y ont fait un séjour. Qui sont ces voyageurs pendant un temps égarés dans la ‘forêt obscure’? Ceux-là ont mesuré le mal incarné par la gauche sectaire, ont été guidés par la raison et se sont laissé entraîner hors des neufs cercles de l’Enfer, à travers les neuf cieux du système Sarkozy, vers la pénitence et le pardon.

Christian FREMONT est considéré comme un grand préfet de gauche. Il a néanmoins été nommé directeur de cabinet du nouveau ministre Alain Juppé. Avant de devenir préfet de la région Paca, il faut savoir qu’il fut celui de la région Aquitaine et de la Gironde entre 2000 et 2003. Ceci explique cela. C’est lui qui a notamment coordonné les services de l’Etat lors de la marée noire du Prestige.

Stéphane RICHARD, quarante-cinq ans, diplômé d'HEC et de l’'ENA, le nouveau directeur de cabine de BORLOO, était conseiller technique de Dominique STRAUSS-KAHN, au ministère délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur, en 1991-1992, dans le gouvernement CRESSON. Il était déjà directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi dans le premier gouvernement Fillon.

Thierry COUDERT, qui a créé et animé le club des sarkozystes de gauche, « la Diagonale », a pourtant commencé, en 1991, sa carrière en tant que directeur de cabinet de Kofi YAMGNANE, secrétaire d'Etat aux Affaires sociales. Thierry Coudert a débuté sa carrière en 1984, comme directeur de cabinet du commissaire de la République du Haut-Rhin. En 1988, il devint chargé de mission au cabinet d'Alain MADELIN, ministre de l'Industrie, puis chargé de mission auprès du délégué aux rapatriés. Nommé, en 1992, sous-préfet de Bonneville, il revint en Alsace en 1996 comme directeur de cabinet du préfet du Bas-Rhin. En 2001, il fut secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme, où la mère de Bruno Julliard (UNEF) est maire du Puy-en-Velay. Il fut nommé l'année suivante par Nicolas Sarkozy conseiller technique de son cabinet au ministère de l'Intérieur. Sous-préfet de Nogent-sur-Marne de 2002 à 2005, il ira ensuite diriger le cabinet de Brice Hortefeux.

Pour l'ouverture au centre, Hervé MORIN, quant à lui, a choisi Patrice MOLLE, dont il était proche, au poste de directeur de cabinet du ministre de la Défense. Il avait été chef de cabinet de François LEOTARD, alors que Hervé Morin était l'un de ses conseillers techniques. Diplômé de Saint-Cyr, ancien officier du célèbre 2ème Régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère, Patrice Molle avait été, avant sa nomination au cabinet de Léotard, chef d'état-major du général Pons, le directeur du renseignement des services secrets à la DGSE.

vendredi 27 juillet 2007

Poitou-Charentes : valse des dircabs

Danielle Mailhé supplantée par Alexandre Godin

Qui sont ces Royal citrons ?

Exit Mailhé...

Comme d’autres, la préfète Danièle Mailhé, un temps dircab de Royal, a beaucoup servi, mais a ensuite été jetée comme un kleenex.


Sa Cynique Majesté Royal ne peut pas tout faire : répondre aux interviews multiples et variés, faire la couverture des principaux magazines français et diriger sa région.


Royal s'est donc entourée d'une garde rapprochée dont Danielle Mailhé qui jusqu’au début du mois tenait encore les rôles principaux.


Danielle Mailhé fut nommée il y a quelques mois seulement, à la tête du cabinet de la présidente de la région Poitou-Charentes. Cette tarnaise diplômée de l'Institut d'études politiques de …Toulouse née à Vabre (81) est bien connue dans le département comme militante du parti socialiste, courant CERES (chevènementiste) dans les années 70-80. Elle a ensuite suivi un parcours qui l'a rompue aux arcanes des collectivités locales. Elle a été notamment chargée des politiques d'urbanisme et de logement dans le Tarn, chargée de mission pour le développement local, directrice de la règlementation et de l'environnement toujours à la préfecture du Tarn, elle a été nommée ensuite sous-préfète de Jonzac en Charente- Maritime. Après un passage de chargée de mission pour la politique de la ville auprès du préfet de la région des Pays de Loire, elle fit la rude expérience de directrice du cabinet de la présidente Royal, pour ainsi dire à la tête de la région Poitou-Charentes !


Une tête de trop!

Voici Alexandre Godin le débauché...

Il vient de la Vienne, de Chatelrault exactement, où il travaillait pour François Hollande!

Ce séduisant jeune homme était secrétaire fédéral aux élections dans la Vienne, mais le département, croyez-vous, était trop petit pour un homme de cette stature et il aura souhaité une promotion dans n'importe quelle région. Mais aller se donner à l'ex-concubine de son patron, c'est tout de même du vice, même si c'est en tout bien tout honneur. Encore que la notion d'honneur... Enfin, bref!

Alexandre Godin remplace donc la fidèle Danielle Mailhé en tant que directeur de cabinet de la présidente Royal de Région.

Le site de région n'a pas encore évincé Danièle Mailhé de l'organigramme et Alexandre Godin n'en a donc pas encore eu les honneurs... La population n'a pas encore le droit de savoir qui il est. Ils en savent plus en lisant PaSiDupes, car depuis le 2/7/2007, il n'a eu droit qu'à la brève suivante:

Nouveau directeur de cabinet pour la présidente de Région, Alexandre Godin remplace Danielle Mailhé en tant que directeur de cabinet de la présidente de Région, Ségolène Royal.

vendredi 20 juillet 2007

Royal : les têtes tombent en région

Au placard, la Royal dircab, et hop !

Pour Royal, ce n’est plus elle…

Il faut que les coupables paient, surtout si c’est la patronne qui l’est. C'est partout l'été que ça se passe, y compris en Ségolie...

Sa Cynique Majesté Royal, au lendemain de sa défaite à la présidentielle, a décidé de se séparer de sa directrice de cabinet au Conseil régional de Poitou-Charentes : exit Danielle Mailhé qui se retrouve « placardisée » à la direction générale de l’administration. Elle sera remplacée par Alexandre Godin, actuel directeur de cabinet du maire de Châtellerault, et donc... ancien collaborateur de François Hollande.

A Châtellerault, Flamby 1er était-il sous surveillance de Godin, l’œil de Royal?