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vendredi 8 juin 2012

A la différence du PS, l'UMP ne s'en remet pas aux extrémistes

Législatives: résister à la "tentation" d'alliances avec le FN, dit Juppé 


La majorité socialiste soumise
aux totalitaires de l'extrême gauche,
altermondialiste et communiste


Le maire UMP de Bordeaux , Alain Juppé, a insisté sur son blog sur la nécessité de résister à la "tentation" d'alliances tactiques avec le Front national, qui cherche à "casser l'UMP", pour battre la gauche aux législatives.
"A l'approche des élections, la même tentation revient sur le terrain : pourquoi ne pas faire alliance avec le Front National pour battre la gauche?", observe Alain Juppé, en réponse à l'incompréhension des militants qui ne comprennent pas que le PS puisse accepter le vote des totalitaires de l'extrême gauche communiste.

Estimant que ceux qui accuseraient la direction de l'UMP d'être "coupée des réalités" en refusant une telle option, A. Juppé assure qu'il faut faire passer "les principes avant les considérations tactiques".

"Il y a au moins trois raisons essentielles pour refuser toute alliance avec le Front National"

L'ex-ministre des Affaires étrangères défend "une raison morale", car les "références idéologiques de ce parti ne sont pas les nôtres";  "une raison programmatique" car "sur bien des points, les propositions du FN sont en totale contradiction avec les nôtres" et enfin, "une raison tactique", car "l'objectif du FN n'est pas de faire alliance avec nous, mais de casser l'UMP" et de recomposer la droite.

Alain Juppé souligne ainsi que le Front national est prêt à "assurer la victoire des candidats PS, pour asseoir sa prédominance sur la droite".
L'ancien Premier ministre met en garde: "On n'est pas obligé de tomber dans le piège".

Pour Alain Juppé, les électeurs et les électrices du Front National sont "des Français comme les autres" et il faut donc "les écouter" et "dialoguer pour les convaincre".
Mais "la ligne de l'UMP est claire": "J'appelle tous ceux qui partagent nos valeurs et qui conjuguent attachement à la Nation et engagement humaniste, à tenir bon", face à la menace que représente la direction du FN.



mercredi 12 novembre 2008

PS - Désirdavenir Royal fait de l’obstruction

Sans moi, c'est le déluge !
Le père de ses enfants l’a déclarée prioritaire mais à deux jours de l’ouverture du congrès socialiste de Reims, Sa Cynique Majesté Royal ne s’est encore pas déclarée. Le PS est suspendu à la décision de l'amère Royal de briguer, ou non, la succession de François Hollande et les tractations des autres motions s’en trouvent bloquées.

La ‘bravitude’ de la manœuvre n’est pas apparente.
La probabilité de sa candidature au poste de premier secrétaire du PS ne cesse de grandir, mais sa tactique de blocage ne contribue pas à la promotion de « république du respect ». Selon un proche responsable politique, qui n'a pas voulu être cité, elle "est candidate" . Le courageux anonyme fait ainsi une tentative d’intimidation des courants adverses : "c'est inscrit dans le score" de sa motion, et ses quatre points d'avance.

»Couacs » dans l’équipe Collomb-Royal
Un autre élu très proche d'elle a toutefois assuré mardi, lui aussi sous couvert d'anonymat, que "personne ne peut dire qu'il est sûr qu'elle sera candidate. Elle n'a dit à personne si elle l'était". Pour Frère François Rebsamen, numéro 2 du PS sortant, l’arrogante a "toute légitimité" à l'être.
Sa Cynique Majesté Royal entretient le mystère pensant bien entraver les possibilités de rapprochements trans-courants. Lorsqu’elle est interrogée, la diva ne souhaite pas réagir. "Personne n'a rien à annoncer", a-t-elle affirmé. La peste joue franc-jeu !
Les magouilles
  • Forte de sa ‘pole position’ dans le tour d’essai du vote des militants le 6 novembre avec 29% des voix des 50% de suffrages exprimés, la battue à l'Elysée ne délègue rien et ne laisse à personne le soin de mener les discussions avec Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon pour trouver un accord avec eux, ou certains d'entre eux. Elle portera la pleine et entière responsabilité d’un éventuel échec, mais sans témoins qui dans son camp pourrait se livrer à des révélations et la possibilité d’accuser ses amis comme elle a accusé l’appareil du PS de ne pas l’avoir soutenue suffisamment dans sa campagne perdue de la présidentielle.
  • Lundi soir, elle a reçu dans ses bureaux parisiens François Lamy, lieutenant de Mme Aubry, puis M. Delanoë en tête à tête, selon des sources socialistes aussi concordantes qu’anonymes, pour plus de transparence. Elle avait vu samedi Benoît Hamon, chef apparent de l'aile gauche et candidat déclaré à la succession de François Hollande. Ces conciliabules se déroulent dans "un climat serein et humainement agréable", prétend B. Delanoë, dont on n’attendait pas la vérité avant l’après-congrès ! "Ce n'est pas Rennes", confie un de ses soutiens, en référence au congrès fratricide de 1990, tant redouté à Reims

  • La combine actuelle
    Désirdavenir Royal est tellement peu consensuelle que sa personne encombre même carrément. Mais
    elle ne consent pas à s’effacer. Elle s’incruste et proposerait donc d'être assistée d'"un premier secrétaire délégué", un fantoche, selon un familier du parti.

    Les tractations n’avancent pas
    Mais les seconds couteaux ferraillent
    Manuel Valls, député-maire d'Evry, allié fluctuant de la présidente de Poitou-Charentes, prétend savoir –-pour exister autant qu’il puisse–- qu'elle prendra sa décision "mercredi, sans doute", une promesse qu’elle avait elle-même faite, mais qu’elle n’est donc –sans doute– pas en état de tenir. "Il serait au fond assez légitime qu'elle soit candidate, mais il faut qu'elle réunisse les conditions d'un rassemblement". Ce n’est donc pas fait. Le pétillant Valls ne faisait que maintenir sa position, à la suite de la prise de parole de plus fourbe que lui.
    Le porte-parole du PS Julien Dray, proche de la candidate, a confirmé mardi en fin d’après-midi l'information annoncée par "Le Monde": "d'après mes informations, c'est vrai", a déclaré le député de l'Essonne. "Il ne m'appartient pas d'annoncer une telle décision", a-t-il néanmoins tempéré dans un communiqué, sans toutefois démentir ses premiers propos. "Ségolène Royal a donné un calendrier et il doit être respecté", a-t-il insisté. Il n'a rien à dire et il le dit ....
    Un député pro-Delanoë relève d’ailleurs que "les discussions s'engagent à peine", depuis le temps…

    Le diktat des ‘propositions’ de Sa Cynique Majesté Royal

  • L'équipe Royal a élaboré un "document de travail ouvert" énonçant ce qu'elle a appelé ses "propositions pour la gouvernance du PS".
  • Le document reprend l'idée d'un parti "décentralisé", qui ne fait pas l'unanimité au PS. Selon "Le Monde", la présidente de la région Poitou-Charentes proposera dans les prochains jours une nouvelle organisation de la direction du PS. Un Premier secrétaire (ou président) devrait chapeauter une direction composée d'un Premier secrétaire délégué et d'une "équipe rajeunie".
  • Sa Cynique Majesté Royal explicite sa conception des alliances
  • Dans un document de travail transmis aux autres motions, Sa Cynique Majesté susnommée rappelle que la stratégie du PS "a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d'un contrat de gouvernement", puis à s'adresser "seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite". Mais, plus que méfiants, ses concurrents lui prêtent l'intention de négocier un contrat de gouvernement avec le MoDem de François Bayrou.

  • Le nom de la tête est déclaré tabou
    Les interlocuteurs de Désirdavenir Royal mesurent le danger de sa tactique et disent mener les pourparlers "sur le fond", en laissant "de côté toutes les questions de personne", selon les termes du maire de Paris. Pas question de donner prise à l'accusation d'un TSS ("Tout Sauf Ségolène"). S'il n'y a pas d'accord, ce serait donc sur des divergences purement politiques.
    François Lamy attend toujours quelques avancées sur "les salaires, la justice fiscale, l'immigration, le rôle de l'Etat, les retraites". Faute de les avoir obtenues, le négiciateur de la Ch'tite Aubry
    est reparti sans même prendre le "document Royal".
    "Nous nous déterminons sur une ligne politique, une conception du parti, pas par rapport à Ségolène", renchérit Claude Bartolone (fabiusien pro-Aubry).
    Bébert Delanoë de Paris insiste sur la nécessité d'une "ligne claire et tenable dans la durée". Pourquoi demander l'impossible ?

  • Les échanges ont lieu tous azimuts
    Delanoë a vu Hamon mardi, qui a vu la maire de Lille, qui doit voir Hamon mercredi. Le "collectif" autour de la maire de Lille (amis de DSK, Fabius et Montebourg et nordistes) s'exprimera mercredi. L'absence d'un accord avant le ‘happening’ de Reims est dédramatisée. "Un Congrès politique n'est pas fait pour envoyer les délégués faire du tourisme", selon un proche de Bébert Delanoë, qui parle utilement.

    Royal et sa ‘tactique saine’
    Seule communicante, elle réduit les autres au silence. Mieux, elle s’érige dans l’opinion en candidate unique que ses détracteurs entraveraient dans une quête légitime.
  • La question de personne est évacuée
  • Selon son désir, ce serait elle ou rien. En la rejetant, les membres du congrès se rendraient responsables du chaos. Tel est l’enjeu de son comportement respectueux…