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dimanche 21 juillet 2013

Dubaï: condamnation d'une femme violée

La Norvégienne écope de seize mois de prison pour s'être faite violer

Sexisme ou xénophobie ?
Une Norvégienne de 24 ans a été condamnée, mercredi 17 juillet, à seize mois de prison par un tribunal de Dubaï, alors qu'elle avait porté plainte pour viol. Le jugement de ce tribunal vient sanctionner un comportement indécent, impliquant une relation sexuelle hors mariage, une consommation d'alcool et un faux témoignage.

Marte Dalelv avait été violée le 6 mars, alors qu'
elle était de sortie avec des collègues dans le cadre d'un voyage d'affaires, selon la BBC. Alors que la jeune femme s'était rendu au commissariat pour porter plainte, les policiers lui avaient confisqué son passeport et son argent. 
Trois jours plus tard, la Norvégienne était inculpée pour trois chefs d'accusation, notamment pour relation sexuelle hors mariage. Elle a alors été immédiatement licenciée par la franchise dubaïote de l'entreprise pour laquelle elle travaillait, THE One Total Home Experience, selon Rue89.

"Comportement inacceptable"

L'employeur n'avait par ailleurs pas tenu bon d'
informer la famille du viol de la jeune femme, et cette dernière a dû attendre de trouver une carte téléphonique pour contacter ses proches. Selon Torgeir Furesend, son beau-père, elle a été licenciée au motif de "comportement inacceptable". Il qualifie l'action de l'entreprise d'"impardonnable". THE One Total Home Experience, fondée, en 1996 par le suédois Thomas Lundgren, a refusé de s'exprimer sur l'affaire.

Vendredi,
la victime norvégienne a fait appel de sa condamnation et devra donc être rejugée, probablement début septembre. En attendant, elle a  dû chercher refuge dans une église norvégienne de Dubaï, d'où elle a lancé un appel à une aide financière après avoir dépensé ses économies en frais d'avocat. 
Selon la jeune femme, son agresseur a été condamné pour sa part à treize mois de prison, pour les mêmes chefs d'accusation.

Y a-t-il quelque chose de pourri au royaume du Danemark  
de Norvège ?En Norvège, les femmes sont exposées à des violences et surtout des viols.
L’ONU et Amnesty International s'étaient d'ailleurs inquiétés en 2011 pour les femmes norvégiennes, comme Eva Joly. Dans ce pays unanimement loué pour son niveau de l’égalité des sexes, les viols sont très fréquents. Selon les autorités, une femme sur 10 de plus de 15 ans est violée à un moment donné de sa vie. Et la plupart des viols, près de 9 sur 10, ont lieu au domicile de la victime. Par un proche, en général le mari ou le concubin. Mais ce sont surtout les viols ”de pulsion”, hors du domicile, qui créent la panique. Ils ont doublé en un an, et forcé le gouvernement (de gauche) à mettre beaucoup plus de policiers dans la rue et à élaborer un plan d’attaque, présenté récemment par le ministre de ...l’égalité des sexes, Audun Lysbakken.
En 2006, Marie-sEGOlène Royal, la candidate socialiste, avait initié la création d'un blog créé le 16 mars 2006 sous l'appellation "Ségonordic" qui évolua en réseau intitulé Gonordisk. Trois jours plus tôt, le lundi 13 mars 2006, s'était déroulé la première réunion du comité parisien de son association de soutien et de financement, Désirs d'avenir, et la mission dévolue à ce comité était de réfléchir aux "meilleures pratiques" en provenance des pays nordiques dont la France pouvait s'inspirer !
Lien PaSiDupes
En France, Valls 
avait placé un extrémiste norvégien, Varg Vikernes, et son épousen garde à vue

Colère de la Norvège

Le ministre des
Affaires étrangères norvégien, Espen Barth Eide, s'est fait l'écho vendredi de la stupéfaction régnant dans son pays après la condamnation. "Il semble très étrange qu'une personne qui dénonce un viol soit condamnée pour des actes qui dans notre région du monde ne sont même pas des délits", a-t-il réagi dans un entretien accordé à l'agence de presse NTB. 
Le ministre a affirmé avoir tenté en vain de contacter son homologue des Emirats arabes unis pour discuter de l'affaire.

La responsable juridique du ministère des Affaires étrangères norvégien, Kathrine Raadim, a toutefois
exclu un rappel de l'ambassadeur de Norvège en poste aux Emirats. "Nous risquerions d'aggraver la situation de Marte Dalelv dans l'attente de l'examen de son appel. Je pense que tout est mieux si la Norvège maintient une représentation diplomatique sur place", a-t-elle déclaré à NTB. L'opposition a demandé au gouvernement de mieux aider la jeune femme. "Le moins que les autorités norvégiennes puissent faire est de la laisser résider à l'ambassade d'Abou Dhabi, où elle ne pourrait pas être appréhendée", a affirmé un parlementaire du Parti du progrès, Per-Willy Amundsen.

C'est Le Monde qui rapporte !
Ce que le quotidien du soir ne dit pas en revanche, c'est que Oslo fait de la résistance
Lien PaSiDupes - "La Norvège refuse un financement de mosquée par l'Arabie saoudite ":  Pas de mosquée saoudienne en Norvège, tant qu'il n'y a pas de liberté religieuse en Arabie Saoudite...


dimanche 19 mai 2013

L'infaillible Ségolène Royal se mélange dans les Roosevelt

Ségolène Royal cite Roosevelt, mais pas le bon...

On la pensait éradiquée par les urnes !


Las ! Mais elle confirme que l'ENA ne fait pas des lumières.  

Dans son dernier essai et ses entretiens, l’ancienne candidate à la présidentielle s'est mélangée les crayons: parce qu'elle est instruite, diplômée et ancien bras cassé du ministre Claude Allègre à l'Education, elle cite fréquemment une formule de Franklin D. Roosevelt (ci-contre), le président US (1932-1944) et père du New Deal. 

Manque de chance - ou complot ourdi contre son intelligence-, la citation est en réalité imputable à Théodore, un prédécesseur et homonyme, celui du Teddy Bear.


En attendant le prochain remaniement ?
Cette semaine, Ségolène Royal avait laissé son Conseil régional tourner seul au profit de son grand tour médiatique pour la promotion de son dernier opus, censé être une collection de portraits illustres, mais galerie de faire-valoir illustres consacrant en fait ses hauts faits plutôt que les méfaits de sa personne dans l'environnement politique.  Interrogée par le quotidien du soir préféré du PS sur son désir de faire partie du gouvernement, l’ancienne victime de Nicolas Sarkozy à la présidentielle a affirmé qu’elle se concentre sur sa région Poitou-Charentes, citant pour preuve une formule attribuée à Franklin D. Roosevelt :
Ce n’est pas d’actualité. Comme dit Roosevelt : faire ce que l’on a à faire, là où l’on est, avec les moyens que l’on a.”
Les lectrices de Elle et de Femme Actuelle n'ont rien remarqué, mais Claire Chazal n'a pas fait mieux.
La photo officielle de la Conférence de Yalta (1945) présente F.D. Roosevelt entre Churchill et Staline, à sa gauche. 
Pas de quoi frapper certains esprits...

Problème: ses moyens sont plus limités que son aplomb 

Memorial du Mount Rushmore:
Theodore Roosevelt, au centre droit
La postulante au Goncourt s'est prise les pieds dans le tapis, car les Roosevelt célèbres sont deux, et le père de cette formule, c'est l'autre ! Non pas Franklin D. Roosevelt mais le républicain des deux..., son prédécesseur et lointain parent; le président Théodore Roosevelt (1901-1909). Ce n'est pas à elle que nous apprendrons pourtant que Franklin épousa une nièce de Theodore, Eleanor. 
Courage, Ségolène... d'autant que sa référence, en bon eugéniste du début du siècle précédent, déclara : "Je souhaiterais beaucoup que l’on empêchât entièrement les mauvaises personnes de se reproduire, et quand la nature malfaisante de ces gens est suffisamment manifeste, des mesures devraient être prises en ce sens. Les criminels devraient être stérilisés et il devrait être interdit aux personnes faibles d’esprit d'avoir des descendants." 
Ségolène a bien fait de ne pas naître trop tôt.

Vraiment, il faut être mal intentionné pour chipoter Désirdavenir Royal:
on n'est pas à une génération près !
Les entrepreneurs, qui attendent après la BPI, non plus ?

BPI, banque politique, confirme Royal

Le directeur doit exécuter les décisions des politiques, selon Royal

Le directeur général de la BPI doit exécuter les décisions prises par les politiques, affirme Marie-sEGOlène Royal, 
Parité et sexisme
entrent à la BPI
vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), dimanche  lors de l'émission "12/13 Dimanche" sur France 3.
La BPI, c'est ainsi confirmé, est un nouveau machin  levier gouvernemental et non pas une banque au service des entreprises. 
Or, selon un sondage OpinionWay réalisé pour Challenges, la Banque Palatine et l'Observatoire de la performance des PME-ETI, les chefs d'entreprise redoutent précisément que la future Banque publique d'investissement soit "trop politisée".

A la question, "les politiques décident, le directeur exécute ?", elle a répondu : "Voilà, exactement !", ajoutant que "bien sûr, il a son rôle pour faire des propositions et notamment pour définir les critères d'intervention de cette banque".
La présidente de la région Poitou-Charentes venait d'être interpellée, dans l'émission, par l'ancien ministre UMP Eric Woerth sur ses divergences avec Nicolas Dufourcq.

En avril, la présidente de Poitou-Charentes avait taclé  le directeur de la BPI
Elle avait considéré comme "de grave dérapage" des propos de ce dernier, qui avait déclaré que le sauvetage de Petroplus ou des hauts-fourneaux de Florange n'aurait pas représenté "un bon business" pour la BPI.

Seul l'argent est plus fort que sa liberté de parole

"Mon rôle, a déclaré dimanche la mère des enfants du président de la Rpublique, est un rôle de surveillance, qui n'est d'ailleurs pas rémunéré, ce qui me laisse une grande liberté de parole, et je veux que cette banque publique soit vraiment conforme à la volonté du législateur et en particulier que ce soit une banque sobre". 
Dufourcq touche 450.000 euros annuel et le bénévolat n'est pas un moteur Royal !

Elle justifie son "ministère" de la parole  
Selon Le Parisien
"Lorsque je dis qu'il est inutile de dépenser 300.000 euros dans un logo, je suis dans mon rôle. Je ne veux pas qu'il y ait d'investissements luxueux, et je veux que chaque euro dans cette banque soit un euro qui aille aux entrepreneurs pour créer des activités et des emplois", a-t-elle insisté.

Jean-Pierre Jouyet, président de la BPI, avait prévenu. 
A la veille d'annoncer à son premier conseil d'administration qu'il proposerait le nom de Ségolène Royal pour la vice-présidence de la BPI, cet ancien élève de l'ENA, promotion Voltaire, 1980, comme les Ségollande, cet intime de Hollande avait motivé son choix sur France Inter. "Compte tenu de ses capacités, si j'ose m'exprimer ainsi, en terme de communication, elle pourra jouer un rôle important en tant que porte-parole de la BPI".

Revenant sur d'autres propos encore du mois d'avril

Après un an de présidence Hollande, elle a déclaré que "nous étions dans une phase de rôdage de mise en place." Elle a même le sentiment qu' "on m'aurait reproché si je n'avais pas dit un certain nombre de choses par rapport à la conception de cette banque".

Il n'y a pas le feu au marais !
Selon la présidente du marais poitevin, les entreprises peuvent attendre
La BPI "est une banque publique au service des entreprises, une banque patiente qui n'attend pas un retour sur investissements financiers, qui ne spécule pas et qui va financer l'innovation, la créativité, l'augmentation de la taille des entreprises et qui va apporter une bouffée d'oxygène en matière de trésorerie à nos entrepreneurs".
Espérons qu'elle ne prêtera tout de même pas l'argent public à fonds perdus !
Et combien de temps les entreprises devront-elles encore attendre pour que l'usine à gaz s'ouvre et devienne accessible ?
Sur le papier, laBPI, dont l'Etat et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) sont les coactionnaires à parité, devait distribuer des prêts et du capital aux entreprises de taille petite, moyenne et "intermédiaire". Mais le machin est constitué de trois grands circuits de financements existants (la banque Oséo, le Fonds stratégique d'investissement - FSI - et CDC entreprises), et ce nouvel établissement public qui dispose de 40 milliards d'euros, plus que le budget de la Défense, est si complexe qu'il décourage les demandes .

jeudi 15 décembre 2011

Hollande, le candidat qui aime les quartiers riches pour son QG

Présidentielle 2012 : Hollande ne quitte plus le 7e arrondissement

François Hollande installe son QG de campagne dans le ...7e de Paris

Des locaux qui permettront de "mener une campagne conviviale", susurre Pierre Moscovici: allez savoir pourquoi ! Le XXe arrondissement ne l'est-il pas davantage encore et plus populaire et socialiste, aussi ?...
Si vous voulez écrire à François Hollande,
ce n'est donc pas dans la France profonde, en Corrèze, qu'il faut lui envoyer vos lettres, ni dans la France de la diversité, en Seine-Saint-Denis. Non ! Le candidat socialiste à la présidentielle a ses habitudes et un certain sens du populisme, dans les discours plutôt que dans les faits.
Celui qui, le 8 juin 2006, sur le plateau de "A vous de juger" sur France 2 assura qu'il n'aime pas les riches (lien PaSiDupes) aime néanmoins la paix civile et le confort bourgeois. Sa nouvelle adresse depuis mercredi se situe à deux pas de son immeuble en SCI (vérification sur le site www.societe.com).
Lien PaSiDupes: "Patrimoine Royal: liste exhaustive, provisoire, de ses biens... "


Les commentaires tentent de couper court à la critique
Son équipe et lui se sont en effet installés au 59 avenue de Ségur du 7e arrondissement de Paris (ci-dessus), dans environ 1.000 m2, à 11.682 euros le m2.
" Ca a été bien négocié ", s'est aussitôt félicité Moscovici, le directeur de campagne auto-satisfait de François Hollande, auprès de son organe de presse dédié, "Le Monde", qui n'a pu se retenir d'un coup de griffe: " Ce local coûte beaucoup moins cher que ce que nous aurait coûté la rue de Grenelle (envisagé initialement). C'est sans commune mesure. Et il nous coûtera à peine plus cher que celui de Ségolène Royal en 2007 ", a précisé le député du Doubs.

L’immeuble abritait le Haut commissariat aux Solidarités actives de Martin Hirsch, a précisé P. Moscovici. " C’est un local sans ostentation, de taille tout à fait humaine pour un siège de campagne. Il est conçu pour être fonctionnel et permettre à une équipe de travailler de manière opérationnelle et conviviale ", a-t-il insisté.

Il fait également valoir qu’il n’est pas trop éloigné de l’Assemblée nationale et du siège du PS, mais Moscovici glisse allègrement sur sa situation dans une large avenue tranquille qui présente l'avantage d'offrir de nombreuses places de stationnement (ce qui est pratique pour les équipes de télévision !)

Mais le directeur de campagne du candidat a carrément omis de préciser que les locaux se trouvent à une distance également conviviale de La Sapinière, la SCI familiale.

Dans un premier temps, l’équipe de campagne du candidat PS avait en effet eu des goûts de luxe qui pouvaient prêter le flanc à la critique, car Flamby 1er avait d'abord envisagé de s’installer au 103 rue de Grenelle (VIIe arrondissement, photo ci-contre) dans un luxueux immeuble
, mais c’était " beaucoup, beaucoup trop cher", a regretté Moscovici. Et plus cher que le QG 2007 de Marie-sEGOl'haine ?

Jusqu'ici et dans l’attente de l’installation avenue de Ségur, les proches du socialiste étaient provisoirement installés rue de l’Arcade, près de la Madeleine, dans le non moins cossu VIIIe arrondissement..
Le député du Doubs a encore ajouté que le nouveau bailleur est "la Caisse de sécurité sociale des mines", avec laquelle il a signé ce mercredi.
" On a choisi un local à taille humaine et à coût raisonnable, le moins onéreux possible ", a minimisé le député du Doubs. Tout près de l'Ecole militaire. " C'est très fonctionnel et accessible à tout le monde ", indique Pierre Moscovici, un brin populiste. D'ailleurs, malgré le quartier, le directeur de campagne assure que le loyer se trouve dans une fourchette basse du budget des QG de campagne. Il fait passer le message: " On a choisi un local à taille humaine et à coût raisonnable, le moins onéreux possible", a-t-il lourdement insisté.

Les défavorisés contraignent les socialistes à se raviser
Dans un premier temps, l’équipe de campagne du candidat PS avait envisagé de s’installer dans un luxueux immeuble, au 103 rue de Grenelle (VIIe arrondissement), mais c’était " beaucoup, beaucoup trop cher ", a concédé P. Moscovici.


Le socialiste Hollande s'établit dans la rue de la comtesse de Ségur
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, est issue d’une grande famille aristocratique russe d'origine princière descendant des Khans mongols de la Horde d'Or et de la famille de Genghis Khan, sans rapport avec DSK ! Elle épousera Eugène de Ségur (1798-1869), petit-fils du maréchal de Ségur, ambassadeur de France en Russie et neveu du général Philippe de Ségur, aide de camp de Napoléon.
Elle est l'auteur des "Malheurs de Ségolène Sophie". Reste à savoir si ce QG leur portera davantage chance.

" Ce sont de beaux locaux. Nous avons de l'espace pour travailler et pour construire nos idées. C'est sans doute le plus important ", observe un membre du staff de campagne. Ils emménageront début janvier dans ce vaste immeuble.


Un choix symbolique laborieux
Certains socialistes souhaitaient installer les locaux de campagne dans un quartier plus populaire. " Le 18e ou le 20e représentaient des lieux plus symboliques. Cela aurait collé davantage à l'image du PS. Populaire ", explique un proche du clan Hollande.

Mais finalement, ce sont donc des locaux face à ceux de l'Unesco qui ont été choisis.
" Il y a de quoi installer un commando ", admet finalement Pierre Moscovici. 60 à 80 personnes, dont la direction de campagne, la communication et le cabinet du candidat, devraient s'y installer.
" C'est très fonctionnel et accessible à tout le monde ", indique Pierre Moscovici.

"Tout le monde", ce sont les journalistes.
Ils seront accueillis dans deux pièces spécialement aménagées et les conférences de presse pourront s'y tenir. Malgré le quartier, le directeur de campagne maintient que le loyer se trouve dans une fourchette basse du budget des QG de campagne.

Les Segollande ont le goût de la pierre

En 2007, la candidature de Marie-sEGOlène Royal à la présidentielle avait attiré l'attention de la presse médusée sur les biens immobiliers qu'elle avait en partage avec son concubin de l'époque, François Hollande, aujourd'hui à son tour candidat déclaré pour 2012.
Hostile à la transparence, l'amère Royal dénonça alors des " méthodes de racaille " en
pointant du doigt l’UMP, François Hollande a chargé son avocat, Me Jean-Pierre Mignard, de porter plainte à Toulouse contre un député UMP, ainsi que plusieurs sites Internet, à la suite d'une information sur la possession par le couple Royal-Hollande de La Sapinière, une Société Civile Immobilière (SCI) , 28 avenue Duquesne, dans le VIIe arrondissement de Paris, qui justifiait leur imposition à l’ISF à laquelle les deux socialistes nantis échappaient pourtant, selon l'Internet plutôt que la presse dite d'investigation...

La candidate actualisa l'information
: " En cumulant les deux patrimoines, François Hollande et moi sommes redevables de l'ISF [Impôt de Solidarité sur la Fortune] pour la deuxième année consécutive pour un montant annuel de 862 euros ", écrivit-elle.
Madame Royal déclara détenir un tiers de l'appartement familial de 120m2 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine: ci-dessous dans le montage photo ci-contre) acheté en 1990 par emprunts sur quinze ans "aujourd'hui remboursés", mais selon un dispositif spécial de prêt immobilier à taux alors privilégié en faveur des députés). Cette part, évaluée à 197.800 euros, est détenue via cette SCI La Sapinière, qui associe F. Hollande et ses parents.
Le montant du patrimoine déclaré du couple, non marié mais qui faisait des déclarations fiscales communes avec, de surcroît, un enfant mineur alors à charge, atteignait 934.000 euros. Il se trouvait en 2006 dans la première tranche de l'ISF, taxé à 0,55%, avec une franchise de 750.000 euros.

Madame Royal contesta également l'évaluation de sa propriété sous le soleil de Mougins. Selon le journal Le Monde du 6 mars 2007, alors qu’elle ne cessait de répéter : " Il n’y a pas de sujet sur mon patrimoine car tout est transparent.", une controverse anima aussi les experts immobiliers et les conseillers de la candidate socialiste sur la valeur d’un de ses biens, cette "maison de moyen standing" (mais selon les termes de l’avocat du couple, Maitre Mignard) était cotée à 540.000 euros au début 2006, malgré la piscine, le terrain et la vue depuis les hauteurs de Cannes (Alpes-Maritimes).

vendredi 16 septembre 2011

Primaires du PS sur France 2: débat ? Vous avez dit débat ?

Le projet du PS empêche tout débat
Le jeu de massacre socialiste sur France 2
Du bras droit, Baylet tient Montebourg en respect
et Hollande se campe devant la Ch'tite Brochen-Aubry

Pour débattre, encore faut-il être opposés

Les socialistes ont vraiment la culture du dialogue !

Fallait-il vraiment que le service public nous infligât une galerie de portraits figés plutôt qu'un affrontement d'idées.
À quelques escarmouches près, ce fut un débat bonnet rose et rose bonnet. Personne n'attendait des figures libres et tout le monde a en effet assisté hier à des figures imposées. Les candidats ne jouaient pas leur avenir: certains sont hors jeu et ne font acte de présence que pour se positionner en vue de 2017 et les deux favoris verrouille et ne lâche rien. On se montre, mais on ne se dévoile pas.

La télévision se regarde avec les yeux, c'est la règle du 70/15/15
70 % de l'effet produit vient du langage du corps: regard, sourire, gravité ou tension s'impose sur le contenu, puisque les propos sont uniformes et asceptisés. 15 % revient à une gestuelle qui évite toute gesticulation. Les propos tenus font 15 % seulement de la prestation. Nous n'avons d'ailleurs pas à culpabiliser, puisque les candidats n'avaient pas tellement plus à offir, outre la mèche laquée sur le front basané de Manuel Valls, que les tons de gris des cravates ou des vestes et de l'austère vareuse surpiquée de la colonele Royal: la contemplation d'un mur de grisaille, à l'instar de l'émission, reflet du projet socialiste.

Mieux que quiconque, les six santons connaissaient l'issue de la partie

Parmi les trois premiers rôles
, François Hollande assumait gravement son avance, Martine Aubry, irascible, refusait de lâcher prise, le grimaçant Nono Montebourg exprimait haut et fort ses assurances du moment, Jean-Michel Baylet (1946) affichait sa satisfaction d'être encore là, l'ombrageux Manu Valls était en séance d'entraînement et l'amère Royale, tantôt revêche, tantôt ailleurs (déjà repartie en Poitou-Charentes...), communiquait son ennui aux spectateurs. Pour le favori, si décati soit-il, les maîtres mots étaient pourtant hardis: jeunesse et espérance ! Dans la doyenne Aubry (1950), on distinguait l'image de Jospin, le 21 avril 2002. Dans Royal, aucune trace de sEGOlène. Au total, aucun charisme et encore moins de charme; seulement un ronron,une invite à l'abstention ou au suicide.

Les trois rôles d'appoint ne pouvaient pas même jouer les faire-valoir.
Au benjamin Valls manquait le poids de l'âge. Sur les épaules de Baylet-l'ancien, pesait, passé et enfui, un siècle de radicalisme. Le sectaire Montebourg incarnait la radicalisation systématique et proclamée. Le radical-socialisme est apparu usé, hors de saison et gris. Et encore, dans cette atmosphère feutrée, n'ont-ils pas évoqué les mesures d'austérité qu'ils nous réservent ! Alors, une seule chose est claire et sûre: l'audience élevée n'a pas pris en compte les Français assoupis...

Les Français seront-ils présents aux prochains rendez-vous ?

Ce débat citoyen n'a inspiré qu'ennui et rancune.
Cette soirée perdue n'en appelle aucune autre. Les Français ne s'y laisseront pas reprendre, quitte à se rabattre sur un feulleton américain ou un documentaire sur les blattes en Iran. La démocratie a des passages obligés, mais certains spectacles imposent des chemins de traverse.

La gauche a encore rendu hier un mauvais service à la démocratie
En multipliant les faux débats, sur le modèle innovant, cinq ans après, des 'débats participatifs' de la campagne précédente, les socialistes vont s'enliser en chemin, avant d'arriver au vote.
Etait-il d'ailleurs besoin d'une primaire et de cette débaûche de moyens publics en période de contrôle des dépenses, puisque les dés sont jetés ?

mardi 1 juillet 2008

Humour - Les meilleures "petites phrases" de 2008

La gauche n’arrive encore pas première
L’opposition de Bayrou à Besancenot, en passant par le PS et le PCF, réussirait mieux au concours de la petite phrase la plus fielleuse…
Le jury du Prix "Press Club, Humour et Politique" a récompensé le 30 juin la "petite phrase" la plus drôle de l'année parmi les 17 prononcées par nos politiques, en lice pour l'édition 2008. Décerné par un jury de journalistes et d'humoristes que préside l'ancien PDG d’agence de presse, Jean Miot, le prix est décerné chaque année aux propos volontairement ou involontairement drôles d'une personnalité politique.

Voici les 17 phrases nominées pour le Prix 2008 :
- "Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C'est la stratégie de l'anéantissement", Jean ARTHUIS, Sénateur de la Mayenne. Tarabiscoté !
- "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires", François BAYROU, Président du Modem au soir de sa défaite aux Municipales. Lucide ?
- "Ne montez pas, il y a du monde dans la rue", François BAYROU, refusant sa porte à Ségolène ROYAL le soir de sa défaite. Comme Bayrou, cette phrase a manifesté des faiblesses : Sa Cynique Majesté Royal en aurait dit, comme de son auteur, qu’elle est restée en panne !
- "Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne...", réponse de Ségolène ROYAL, dans son livre, à propos de l’inébranlable Bayrou. Elle s’est pourtant contentée de Flamby pendant des années…
- " Le Parti Socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner", Xavier BERTRAND, Ministre du Travail. Sans parti ? Ouf, l’orthographe sauve l’honneur…
- "On ne peut pas s'entendre avec tous les Ministres, car tous les Ministres ne peuvent pas s'entendre", Eric BESSON. Réalisme et humour font-ils bon ménage ?
- "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier Ministre", Jean-Louis BORLOO. Brillant !
- "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?", Christian ESTROSI, Ancien Ministre, Maire de Nice, s'adressant à des journalistes accompagnant le Chef de l'Etat en Guyane. Le PS n’est pas d’accord !
- "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française", François GOULARD, Député-maire de Vannes. Supérieur !
- "Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac", François HOLLANDE. Cà sonne comme la basse-cour de la Rue de Solférino.
- "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo", Christine LAGARDE. Promotrice du Vélib’, cette phrase a toutes ses chances au PS et chez Les Verts.
- "Je voulais voir les Antilles de vive voix", Bernard LAPORTE, Ministre des sports débarquant en Guadeloupe. Au téléphone ?
- "Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL", Jean-Claude MAILLY, Secrétaire Général de FO. Toute une époque …
- "Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel", Nadine MORANO. C’est flatter Fogiel…
- "J'ai tendance à croire que Nadine Morano c'est la Castafiore", réponse de Fadela AMARA. Côté bijoux,la spécialiste des perles, c’est Fadela !
- "Souvent les courants d'air proviennent de ce qu'il y a trop d'ouverture ", Josselin de ROHAN, Sénateur du Morbihan. Les courants du PS illustrent plutôt la fermeture.
- " Je me retrouve avec la journée des droits de l'homme sur les bras et Khadafi sur le tarmac", Rama YADE. Ses états d’âme de Rama ne compensent pas leur absence chez sa consoeur, Sa Cynique Majesté Royal.

En 2007, le gagnant du Prix était le Président du conseil général des Hauts de Seine, Patrick Devedjian."Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire", déclarait-il en en mai 2007. Une phrase teintée d'agacement. Mais une phrase qui nous a fait rire.

Et ‘the winner is ' :
Le ministre de l'Ecologie !
Jean-Louis Boorlo
a été récompensé lundi pour cette phrase: "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre".
Le jury a également décerné un prix spécial à
Xavier Bertrand, ministre du Travail, pour avoir lancé : "Le parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner".
François Goulard, député-maire UMP de Vannes, a reçu quant à lui un accessit, le tout nouveau "prix des internautes" du Press Club pour : "Johnny Halliday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française".


Aucun lot de consolation pour la gauche. L’humour ( ?) de salon de Hollande n’a séduit personne. Un ‘couac’, comme les autres.
En revanche, cette année le jury a accordé un bonus en retenant une nouvelle "raffarinade" - du nom de l'ancien Premier ministre
Jean-Pierre Raffarin : "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens". Profond…
En 2007, le prix avait été décerné à Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, pour : "je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozistes, c'est tout dire".

dimanche 9 mars 2008

Sarkozy travaille à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes

Sarkozy aime les femmes et le prouve
Nicolas Sarkozy envisage des sanctions financières pour les entreprises qui ne respectent pas l'égalité entre hommes et femmes en matière de salaires.
" Il n'y a aucune raison que les femmes soient moins bien payées que les hommes pour le seul fait qu'elles soient femmes", a déclaré le chef de l'Etat à l'occasion de la Journée internationale de la femme.
La loi du 23 mars 2006 relative à l'égalité salariale entre les hommes et les femmes prévoit de supprimer avant le 31 décembre 2010 les écarts de salaires. A cette loi seront donc ajoutées des mesures aussi incitatives qu'énergiques!… « A partir de 2009, je ferai voter des sanctions financières par le Parlement. Je veux des sanctions financières qui s'appliquent ».

Pour son premier 8 mars à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a reçu une centaine de personnalités féminines de tous horizons " pour souligner combien l'apport des femmes est décisif dans toutes les sphères de la vie sociale et à tous les niveaux de responsabilité", selon un communiqué de l'Elysée.
Selon l'Insee, les femmes à temps complet ont touché en France en 2006 un salaire moyen inférieur de 18,9% à celui des hommes. Elles sont aussi plus nombreuses à être en sous-emploi - 997.000 contre 323.000 hommes, soit 8,6% du nombre total d'emplois occupés par des femmes contre 2,4% pour les hommes. Le sous-emploi est une notion nouvelle qui permet de grossir les chiffres. Il prend en compte principalement les personnes à temps partiel souhaitant travailler plus. Et "le souhait" de travailler plus est très peu "fiable", mais tellement exploitable...
On aurait pu dire "Madame François Hollande" si le couple avait été marié. C'est fini aussi parce que, si tant est qu'il en ait déjà vues, Sarkozy ne veut plus de "Madame Bertrand Delanoë" !
En revanche, il souhaite qu'on puisse bientôt légalement dire "Madame Marie-sEGOlène X", mais l'exemple n'est pas le meilleur possible, puisqu'elle n'a pas trouvé 'charentaise' à son pied: Fountaine ne fait pas la pointure. Elle restera donc "Sa Cynique Majesté Royal". A la rigueur "Madame Désirdavenir Royal": ça a tout de même une autre gueule que "Madame Sérénité Royal"... C'est plus vrai, mais est-ce assez "respectueux"?