POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est macronisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est macronisme. Afficher tous les articles

dimanche 19 janvier 2020

Arrestation de Taha Bouhafs: Danièle Obono accuse le macronisme "de racisme"

L'exécutif et ses élus sont-ils racistes ?

Ndiaye se reconnaît caution de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "Obono Bouhafs racisme"

La dernière polémique en date divise la diversité multiculturelle 
L’affaire Taha Bouhafs tire son nom de celui d'un détenteur de carte de presse qui assistait vendredi soir à une représentation dans un théâtre parisien et qui a révélé sur Twitter que les Macron étaient installés bien en évidence dans les premiers rangs du parterre, plutôt que dans une loge. "Je suis actuellement au théâtre des Bouffes du Nord (Métro La Chapelle), 3 rangées derrière le président de la république [le journaliste ne s'embarrasse pas de majuscules]. Des militants sont quelque part dans le coin et appelle tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare... la soirée risque d’être mouvementée", a-t-il ainsi posté dans la lignée d’autres Twittos. La formulation est un appel à peine voilé à venir manifester aux lieux indiqués avec précision.

Informés, les détracteurs du président et de sa  réforme des retraites se sont rendus sur place et ont "tenté" d’entrer dans le théâtre, provoquant une exfiltration du président et de sa femme, qui ont été hués et dont la voiture a été caillassée. Redite de la visite nocturne de Macron au Puy-en-Velay.

Mais
cet appel à la mobilisation a valu à Taha Bouhafs d’être placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "organisation d’une manifestation non déclarée". Sans mention de menace sur la personne du président. 

Pour son avocat, Me Arié Alimi, qui s’apprête à déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse, "ce n’est pas une affaire d’Etat, mais c’est grave: c’est un aveu de faille du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)", en charge de la sécurité du président désigné sous de nom de code 'Vega'. 
Le jeune homme, qui assume être "journaliste des luttes" dans sa biographie Twitter, a été défendu par de nombreux militants, parmi lesquelles Danièle Obono, députée La France Insoumise

Le "jeune homme" avait été arrêté par racisme, a estimé la députée d'extrême gauche Danièle Obono (LFI)

Image illustrative de l’article Taha BouhafsInvitée samedi de BFM TV, cette dernière a ainsi estimé : "Informer n’est pas un délit, manifester non plus. Monsieur Taha Bouhafs est un journaliste, je sais que ça en défrise beaucoup qu’un jeune homme arabe, sans être sorti des grandes écoles [sans bénéficier d'aucune filière réservée aux quartiers], puisse avoir ce statut mais il l’est". Depuis décembre 2018, sur le site web d’information 'Là-bas si j’y suis'. Problème des critères de l'attribution d'une carte de presse...
Cet activiste franco-algérien participe à différents mouvements protestataires depuis 2016, notamment à 19 ans, en tant que militant du comité Adama. Il est un des déclencheurs de l'affaire Benalla - c'est lui qui filme la première vidéo publiée, place de la Contrescarpe à Paris - et, en tant que journaliste, couvre différents mouvements protestataires.

Elue naturalisée française en 2011, Obono a poursuivi en envoyant un tacle à BFM TV et autres chaînes d’info en continu. 
Appelée par la chaîne privée du franco-israélo-libanais Patrick Drahi à réagir sur la garde-à-vue du journaliste Taha Bouhafs, né en Algérie et pourtant français, Danièle Obono, députée La France Insoumise, n'a pas épargné BFM.
"Il n’est pas plus militant que tous les éditorialistes que l’on voit sur votre plateau et qui prennent des positions politiques sans assumer qu’il s’agit de positions politiques", a-t-elle lancé, avant d’être coupée par la journaliste de BFM TV,  Sandra Gandoin.
"C’est de notoriété publique que des journalistes ont des points de vue politiques (...) [La "notoriété publique est bonne juge, comme la rumeur] J'imagine Madame que vous avez des points de vue politiques. Certains de vos collègues se sont retrouvés candidats et même eurodéputés pour la République en marche. (...) A moins de souscrire à un mépris de classe et de racisme, c'est un journaliste", a malgré tout ajouté Danièle Obono.

Se prenant en exemple d'intégration, la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement soutient que le pouvoir ne peut être taxé de racisme 

Résultat de recherche d'images pour "ndiaye accoutrement" Ndiaye s'est invitée à l'émission politique de BFM Politique ce dimanche pour défendre les siens contre les accusations de racisme proférées par la députée, mais au prétexte de dénonciation des actions menées contre les lieux et personnes emblématiques de la macronie, lesquelsà mesure que l'avant-projet se précise, sont de plus en plus ciblés par les opposants à la réforme Macron des retraites, comme les permanences d'élus de la majorité par des Gilets Juanes
La majorité diffuse un élément de langage faux sur la base d'une soi-disant légitimité du projet que les électeurs du président auraient appelé de leurs voeux dans les urnes. Or, en choisissant Macron - d'ailleurs par défaut - les Français n'ont pas pu voter pour cette réforme des retraites, puisque les discussions ont duré deux ans à compter de 2017 son contenu est resté flou jusqu'en décembre 2019 et qu'il ne contenait pas la notion d'âge pivot. 
La porte-parole du gouvernement s'est notamment exprimée sur la manifestation qui a eu lieu vendredi soir au théâtre des Bouffes du Nord, où le couple Macron faisait de la provocation en prenant du bon temps, pendant que les Franciliens galéraient dans les grèves, notamment des transports. L'ex-chargée des relations du locataire de l'Elysée avec la presse s'est aussi exprimée sur l'arrestation du journaliste militant Taha Bouhafs, interpellé, puis placé en garde à vue pour avoir partagé une vidéo montrant le couple présidentiel assistant au spectacle de ce théâtre du 10e, un arrondissement populaire, La Mouche, histoire, pour l'ex-banquier Rothschild, de se faire voir partageant quelques minutes avec des Bidochon.

Sibeth Ndiaye a asséné que le racisme de l'exécutif n'a "aucun sens".
"Honnêtement [ça commence mal !], accuser le Macronisme de racisme, je crois que c’est un non-sens évident", a-t-elle lâché, en se montrant. "Je me montre moi même parce que dans le gouvernement, vous avez eu Mounir Mahjoubi, vous avez Cédric O, Sibeth Ndiaye... C’est ridicule. Il y a plus de députés noirs car il y a eu un élan important de renouvellement porté par La République en marche (...) Ce n'est pas à la hauteur de Danièle Obono", a conclu la porte-parole.


Cette dénonciation d'un racisme de la macronie est-elle la réponse de la bergère au berger qui accusait les Gilets Jaunes de "fascisme" dans ses évocations des "heures les plus sombres de notre Histoire"



BHL les avait assimilés au nazisme avant d'appeler à soutenir Macron. "la peste brune qui a manifesté" sur les Champs-Elysées à Paris, selon Gérald Darmanin, faisant écho à Macron qui le premier remonta le temps de l'Histoire.



Taha Bouhafs est ressorti libre samedi soir sans être mis en examen, mais l'enquête se poursuit. Il a été placé sous le statut de témoin assisté.

dimanche 16 septembre 2018

Un deuxième député LREM claque la porte du parti du président

La vice-présidente de la commission des Affaires culturelles compare le groupe LREM au 'Titanic' 

"Les fondamentaux du macronisme ont été oubliés," souligne la députée démissionnaire de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine 

Départ d'une députée LREM: on ne part pas "quand la houle monte", critique Guérini (LREM)

Alors que s'ouvre la campagne médiatique pour les Européennes de mai 2019, la productrice de cinéma Frédérique Dumas, députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine quitte La République en Marche à cause de "désaccords profonds, sur le fond et sur la méthode", explique-t-elle dans un entretien avec Le Parisien. "Beaucoup de choses vont dans le bon sens, mais les fondamentaux du macronisme ont été oubliés", regrette-t-elle. Ainsi, la vice-présidente de la commission des Affaires culturelles compare le groupe LREM au Titanic. 

Frédérique Dumas dénonce également les "couleuvres" qu'il faut "avaler pour rester au gouvernement". 
"J'attendais des gestes forts à la rentrée, cela n'a pas été le cas", déplore encore la députée. Ainsi la députée LREM regrette-t-elle également la nomination de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée alors qu'il a été visé par une procédure judiciaire.

Mais la déçue du macronisme garde ses illusions sur l'UDI

C'est un retour au bercail pour Frédérique Dumas qui a donc décidé de rejoindre l'UDI, sa "famille d'origine", qui constituerait, selon la "fille prodigue", "un vrai contre-pouvoir constructif".
Parallèlement, la vice-présidente de la commission des Affaires culturelles et de l'Education a publié un courrier dans lequel elle justifie sa décision.

"On ne part pas quand la houle remonte," critique un ami du président.
La majorité présidentielle n'est "ni le Titanic ni le Costa Concordia", a assuré le député LREM Stanislas Guérini, homme d'affaires de 36 ans (société de panneaux solaires fondée en 2007 avec le père d'Ismaël Emelien, conseiller spécial de Macron à l'Elyséeaprès avoir été membre de l'équipe de campagne de DSK en 2006) condamnant, lundi sur Sud Radio, la démission de la députée Frédérique Dumas.
En riposte à l'observation de la députée qui a dit avoir "le sentiment d'être sur le Titanic", Guérini a ajouté que "ce n'est pas un navire de croisière qu'on emprunte quand il fait beau et dont on part quand la houle monte. C'est précisément maintenant qu'il faut tenir la barre".

"Evidemment, c'est difficile ce qu'on a engagé pour le pays (...) On a décidé d'essayer de transformer ce pays en profondeur; donc on se heurte à beaucoup de difficultés, donc c'est maintenant qu'il faut être solide", a-t-il commenté. Comme Michel Sapin en son temps, à propos de la courbe du chômage de Hollande, le jeune homme a le sentiment qu' "il y a beaucoup de signaux faibles qui montrent que le pays commence sa transformation", avant de faire le "job" en affichant son optimisme de façade : "et ça, ça me motive"...

Sur Cnews, la candidate battue et ravie dans la course au perchoir, à nouveau  face à un homme (du président) donné gagnant à 100 contre un, Richard Ferrand, la députée Barbara Pompili a de son côté regretté le départ de Mme Dumas, jugeant que le fait que LREM "n'arrive pas à retenir des gens de cette qualité, c'est un problème qu'il faut prendre à bras le corps et qu'on regarde en face".
Elle a d'ailleurs confirmé "des problèmes de fonctionnement dans le groupe" LREM, évoquant de "relations avec l'exécutif". "Il manque de la coordination, de la préparation en amont des dossiers", a-t-elle ajouté. 
On n'ose donc imaginer ce que Ferrand va donner au perchoir, après avoir échoué comme président de groupe...

Frédérique Dumas pourrait-elle entraîner avec elle d'autres députés LREM ?
 
"Beaucoup de députés aimeraient être mieux utilisés [employés?]. Ils ont abandonné des choses pour venir travailler pour le projet d'Emmanuel Macron", a-t-elle remarqué, en estimant qu'il fallait "les remotiver".
Ancienne collaboratrice de François Léotard, puis de Patrick Devedjian, la députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas, 55 ans, retournera, penaude, à l'UDI, ainsi qu'au club de Xavier Bertrand, 'La Manufacture'. Deux râteliers valent mieux qu'un.

Il s'agit de la deuxième défection dans le groupe LREM à l'Assemblée, après le départ de l'ex-PS Jean-Michel Clément, qui s'était opposé à la loi Asile et immigration.

vendredi 23 juin 2017

Macron débauche des PS et des MRG : coup de volant à gauche ou coup de grâce

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des lignes politiques 

Ni rajeunissement, ni équipe gouvernementale réduite
La presse n'exploite pas certains chiffres: volonté de dissimulation ? Macron avait promis un renouvellement de la classe politique, mais il ne fait pas pour autant la sortie des écoles et son goût du vieux semble avoir repris le dessus.
La moyenne d'âge dans le premier gouvernement Philippe dépassait les 56 ans et descendait à 54 ans en incluant les secrétaires d'Etat. Or, l'équipe actuelle navigue dans les mêmes eaux en ce qui concerne l'âge des ministres, mais reste dans la tranche d'âge des quinqua, si on inclue les secrétaires d'Etat. Macron n'a donc pas fait sa révolution. Certains tiendront à signaler un ministre, Gérald Darmanin, mais ce trentenaire de 34 ans n'est pas à proprement parler un perdreau de l'année puisqu'il a déjà été chef de cabinet de l'UMP David Douillet au secrétariat d'État chargé des Français de l'étranger, puis au ministère des Sports, avant d'être nommé directeur de cabinet en avril 2012. A noter toutefois que le benjamin de l'équipe a changé. Mounir Mahjoubi (Numérique), 33 ans, a été "détrôné" par l'un des deux secrétaire d'Etat nommés auprès de Nicolas Hulot. Ex-président LR d'un Conseil départemental pris au PS, celui de l'Eure et de Bruno Le Maire qui s'y est fait réélire député pour la troisième fois, Sébastien Lecornu31 ans, est également issu de la pépinière de droite... Les jeunes de Macron ne sont pas tous des novices : juste de nouvelles recrues.
La promesse de "société civile" n'est pas davantage respectée.
Parmi les 19 ministres, neuf ne sont pas clairement membres d'un parti,
mais à y bien regarder, la sexagénaire Nicole Belloubet qui pouvait faire valoir ses droits à la retraite, mais a été nommée à la place du MoDem François Bayrou, démissionné avec grâce et grandeur pour cause de tromperie aux dépens du Parlement de Strasbourg,  était jusqu'ici membre du Conseil constitutionnel, a été élue à la région Midi-Pyrénées, ainsi qu'à la mairie de Toulouse dans des majorités socialistes.
Quant au nouveau ministre de 
la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, PRG de 70 ans sans défenses, qui fut d'abord nommé à l'Agriculture et à l'Alimentation, avant de remplacer Richard Ferrand (déchu pour favoritisme et enrichissement personnel, selon Cambadélis) à l'Aménagement du Territoire, un mois plus tard, était certes un peu avocat, mais surtout conseiller général depuis 23 ans (1994) et sénateur PRG depuis neuf ans (2008) : un vieux de la vieille en politique.
Au ministère du Travail, Muriel Pénicaud, 62 ans (âge officiel de départ à la retraite), est également étiquetée "société civile", abusivement, car  elle a débuté comme administratrice territoriale (1976-1985), avant d'occuper des fonctions au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-1993), et d'être membre du cabinet du ministre (1991-1993) et conseiller pour la formation auprès de la ministre Martine Aubry (1991-1993), soit déjà dix-sept ans au service de l'Etat. Mais ce n'était pas fini, car on peut bien mettre en exergue ses années Dassault, Danone ou Orange (2002-2014), elle est revenue à ses premières amours, comme administratrices de Aéroports de France, SA où l'Etat est actionnaire principal (50%), puis à l'Etablissement public d'aménagement Paris-Saclay, placé sous la tutelle de l'État, représenté conjointement par les ministres chargés de l’urbanisme, de l’enseignement supérieur et de la recherche. La parité société politique-société civile est un trompe-l'oeil   
Sur le plan de la parité, les apparences sont tout aussi trompeuses
Le gouvernement d'Edouard Philippe se veut des plus vertueux sur ce plan aussi, mais les évidences masquent une réalité plus discutable. 
Quand la nouvelle ministre de la Justice démissionnait de son poste de recteur pour protester contre Fillon
Sur les 29 ministres et secrétaires d'Etat nommés, quinze sont des femmes. Parmi les seuls ministres, on compte même huit hommes pour onze femmes, même si les deux seuls ministres d'Etat, Gérard Collomb et Nicolas Hulot, sont des hommes. En revanche, le remplacement de François Bayrou par Nicole Belloubet au ministère de la Justice a "rééquilibré" la parité parmi les ministres aux fonctions régaliennes, d'autant que la sexagénaire ne pas pas pour sotte, si on considère que le genre ne peut être une spécificité supérieure à l'intelligence. Mais le maintien de la libre-penseuse Marlène Schiappa tend toutefois à contredire cette faveur donnée à la compétence. Point commun à ces deux générations de femmes, le sectarisme de gauche, car la ministre de la Justice avait démissionné de son poste de recteur (sur nomination de Jospin en 2002) de l'Académie de Toulouse  pour protester contre Fillon. "Je ne pense pas trouver désormais la force de conviction suffisante pour servir le ministère de l'Éducation nationale au niveau de détermination qu'exige ma conception de l'éthique professionnelle."
Seule petit accroc par rapport au premier gouvernement d'Edouard Philippe, les ministères des Armées et de la Culture, tous deux occupés par des femmes, ont rétrogradé d'un rang dans l'ordre protocolaire...
Le gouvernement qui devait être "restreint" s'est alourdi 
Deux chiffres :   
- mai 2017 : 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat, soit 22 membres 

- juin 2017 : 19 ministres et 10 secrétaires d'Etat , soit 29 membres
Croyez-vous que les "fact checkers" s'en soient donnés à coeur joie ?

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des clivages politiques

Il débauche des boit-sans-soif issus de la gauche et de la droite qui ne rêvent que de portefeuille ministériel. Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail.

Mais il est vite dit d'affirmer que les deux recrues sont deux ministres.
Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail. C'était la démarche annoncée par le candidat Macron, avant la présidence. Et c'est également l'impression laissée par le deuxième gouvernement d'Édouard Philippe, après un mois d'atermoiements  et une crise politique déclenchée par le départ de la ministre MoDem des Armées, Sylvie Goulard, prise dans une embuscade judiciaire. L'effet dominos ne manqua pas d'opérer, entraînant la chute de la bipolaire Murielle de Sarnez, puis de François Bayrou, patron d'un parti en faillite que le Thénardier tenait artificiellement en vie au moyen d'un système de financement frauduleux aux dépens du Parlement européen, pompe à fric chérie. 

Faute de ressources humaines propres, Emmanuel Macron détourné des ministres désorientés issus de la gauche et de la droite. Les viviers  de gauche et de droite ont du bon... L'allié MoDem est en revanche défaillant, mieux, il est à l'origine d'une crise politique sur fond de déficit de moralité. Le président jupitérien réajuste donc sa stratégie. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin gouvernement philippe"
Ces boit-sans-soif  ne rêvaient que de portefeuille ministériel , tout en étant uniquement soucieux de servir les Français.

Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est subordonnée, place Beauvau, au ministre de l'Intérieur socialiste, Gérard Collomb, mais sans affectation déterminée...
Maire de Mont-de-Marsan, Geneviève Darrieusecq travaillera avec Florence Parly, la nouvelle ministre des Armées. 
Si le parti centriste reste présent dans l'exécutif avec deux MoDem (Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est ministre, mais auprès de Gérard Collomb à l'Intérieur, et Geneviève Darrieussecq n'est que secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, aucune n'est ministre de plein exercice. Le MoDem n'est plus indispensable en termes de majorité présidentielle à l'Assemblée composée de 350 Macron-idolâtres.
Belloubet et Travert, anciens PS convertis au macronisme anthropophage. 
Trois socialistes de plus au tableau de chasse du banquier.
Ancienne membre du gouvernement Jospin, Florence Parly n'est pas la seule personnalité issue des rangs du PS à entrer au gouvernement. 
Sa nomination au ministère des Armées soulève déjà une tempête sous les képis, les casquettes et les bérets: depuis mai 2016, cette ministre était directrice générale de SNCF Voyageurs et, avant cela, à Air France: on l'aurait attendue aux Transports ! Mieux, la quinquagénaire (dont le père de la progéniture est Martin Vial, alors directeur général du groupe ...La Poste) a servi le Premier ministre Lionel Jospin comme secrétaire d'État au ...Budget (2000-2002), ce qui fait craindre la prise de mesures d'austérité. Vous avez dit société civile ?
Image associée
Ancienne élue socialiste de gauche à Toulouse, Nicole Belloubet a viré au centre pour appliquer une politique radicale à la Justice et Stéphane Travert, député socialiste de de la Manche depuis juin 2012, récupère le ministère de l'Agriculture. Celui-ci avait été l'un des premiers députés PS à s'être mis "En marche!", en août 2016. Il a fait toute sa carrière au PS, finalement dans le camp des frondeurs: il n'a pas voté la confiance au Premier ministre Manuel Valls. Alors, de la "société civile", ce n'est encore pas lui qui en serait.

Emmanuel Macron n'a pas  pour autant oublié ses proches dans ce remaniement, mais ce qu'on retiendra d'eux n'est ni leur opportunisme ni leur arrivisme. Se situant au niveau du PS Michou Sapin en termes de parti-pris, l'ancien porte-parole d'En marche! élu député REM de Paris, dimanche, Benjamin Griveaux est un ancien vice-président PS du Conseil départemental PS de Saône-et-Loire.
Il sort du cabinet de Marisol Touraine, mais ce n'est pas pour autant qu'il est  secrétaire d'Etat à la Santé. Non, cet "expert" est attaché au ministère de l'Economie, sans attribution spécifique. D'aucuns le soupçonnent d'être l'oreille de Macron dans le sillage des LR, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Cette fonction de supplétif le place d'ailleurs au dernier rang  dans l'ordre protocolaire.
L'ancien directeur de cabinet adjoint de Macron à Bercy, Julien Denormandie, est également fait secrétaire d'État, après avoir jusqu'ici été secrétaire général adjoint de l'Élysée

Résultat de recherche d'images pour "Macron anthropophage"
A noter que ce secrétaire d’Etat est attaché au ministre de la Cohésion des territoires. On peut même dire qu'il reste lié à Richard Ferrand qui a dû lâcher ce ministère sur des soupçons de favoritisme et d'enrichissement personnel sur le dos des mutualistes bretons et que son successeur, Jacques Mézard, 70 ans, restera plaçé sous la tutelle  surveillance du député du Finistère, par le biais du sémillant Denormandie.On se demande encore vraiment où se cachent les membres du gouvernement issus de la "société civile" : une Arlésienne ?

Avec deux secrétariats d'Etat, les demandeurs d'emploi LR "constructifs" peuvent s'estimer négligés.

Pas d'entrée en force des Républicains Macron-compatibles au gouvernement Philippe 2car Bercy en recèle déjà un bon nombre, des Juppéistes, dans un ministère exposé qui va devoir faire ses preuves et où les mouchards de Macron veilleront à ce qu'ils mettent leurs convictions passées dans leurs poches et leurs mouchoirs par-dessus, notamment en matière de CSG et de fiscalité en général.

L'aile droite du gouvernement est néanmoins complétée par deux secrétaires d'EtatProches de Bruno Le Maire - 2,4% à la primaire de la droite et du centre et apport politique négligeable à la majorité - Sébastien Lecornu sera chargé de la Transition écologique et Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à rallier Emmanuel Macron, hérite de l'Europe et des Affaires Étrangères, à la suite de la démission forcée de Marielle de Sarnez, bras droit de Bayrou (MoDem), au coeur du système de fraude aux finances du Parlement européen.

dimanche 21 mai 2017

Législatives: petite cuisine du chef Macron avec Marisol Touraine

Investie par le PS, Touraine se revendique aussi de la "majorité présidentielle avec Emmanuel Macron"

Elle soutenait le frondeur Benoît Hamon mais rejoint l'héritier de Hollande 

"A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, le gouvernement de Bernard Cazeneuve est divisé dans le choix du vote. 
Résultat de recherche d'images pour "Touraine Hollande"
Pas moins de six ministres et secrétaires d’Etat ont appelé à voter pour le candidat d’En marche !, Emmanuel Macron, tandis qu’une dizaine a apporté son soutien à Benoît Hamon," écrivait le journal Le Monde, le 23 mars. Et d'insister : "Une majorité se déclare en faveur du socialiste Benoît Hamon. D’autres, dont le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, appuient Emmanuel Macron."

Résultat de recherche d'images pour "Touraine ayrault"Tandis que des Michou Sapin, L. Rossignol, JJ. Urvoas, P. Boistard, M. Fekl, E. Cosse, JV. Placé, Th. Mandon ou Najat Vallaud-Belkacem (son conjoint est candidat à la succession d'Henri Emmanuelli dans les Landes) optaient pour Hamon, d'autres pointaient le doigt dans le vent. Ce sont Jean-Marc Ayrault, Stéphane Le Foll, JM. Le Guen et Marisol Touraine.

L'ancienne ministre de Hollande, investie par le PS pour les législatives, a cependant gommé toute référence à son parti 

Elle se revendique "de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron".
Discrète sur ses intentions lors de la campagne présidentielle, Marisol Touraine semble avoir pressé le pas pour prendre le train en marche et rejoindre la troupe des  ralliés macroniens. 

Investie par le PS dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire, l'ex-ministre de la Santé de Ayrault et Valls ne fait pourtant aucune mention à son parti dans sa lettre de candidature, publiée ce dimanche 21 mai sur son site de campagne. Ainsi, à la place du parti socialiste, Marisol Touraine se revendique en tant que "candidate de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron" sur la première page de cette lettre. 


Touraine tourne la page du Parti socialiste

Plus bas, elle écrit : "Je serai (candidate) sans oublier d'où je viens, la gauche réformiste, mais sans esprit de parti, sans calculs, car l'enjeu appelle tous les progressistes à dépasser les vieux clivages". Une philosophie chère à Emmanuel Macron. 

Marisol Touraine s'est faite adouber par En marche!
Résultat de recherche d'images pour "touraine Macron"
Elle peut autant se revendiquer du macronisme que La République en marche n'a pas présenté de candidats dans cette circonscription. 

Il n'y a pas encore trois semaines, au début du mois de mai, devant le bureau national du PS, son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, avait pourtant assuré qu il n'y aurait pas de candidats avec la double étiquette PS-En marche !
Résultat de recherche d'images pour "touraine Macron""Il a été assez clair qu'à partir du moment où il y avait un candidat investi par le Parti socialiste, ou supposé investi par le Parti socialiste, qui prenait une autre étiquette, comme par exemple En Marche!, il ne pouvait plus être candidat du Parti socialiste et était susceptible d'avoir un candidat du Parti socialiste face à lui", avait ainsi expliqué devant la presse le député européen 

A la "Belle Alliance Populaire", rien de ce que dit Cambadélis, premier secrétaire du PS, ne tient.