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samedi 11 août 2012

Fleur Pellerin cire les pompes de Montebourg

Elle a la méthode, mais a-t-elle l'éthique ?


Le pouvoir PS ne soutient plus
le "printemps arabe",
sauf en Syrie...


De la promotion de la diversité, elle est un produit frelaté 

L'ENA, jusqu'en mai critiqué par le PS, est devenu un label
Le gouvernement Ayrault compte quatre énarques, dont Fleur Pellerin. Ce beau nom issue de la culture française dissimule son nom d'origine, Kim Jong-suk. Car cette quadra nous vient de Corée du Sud et nous est vendue comme une chance pour la France. C'est pourtant elle qui est redevable à ce pays qui l'a adoptée à l'âge de six mois et c'est par le concours externe qu'elle accède à l'ENA, via Sciences Po, que la Convention éducation prioritaire (CEP) de 2001, autorise à recruter en zone d'éducation prioritaire (ZEP) dans le cadre d'une procédure d'admission privilégiée, sur dossier, puis sur entretien. 

Son mari est maintenant directeur de cabinet adjoint de Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, de la décentralisation et de la réforme de l'Etat.

Ministre-déléguée flagorneuse

Le 16 mai 2012, elle est nommée au gouvernement Jean-Marc Ayrault en tant que ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, rattachée au ministère du Redressement productif.

Or, ce ministre - qui a échoué deux fois, lui, au concours d'entrée de l'ENA -  n'est autre que Nono Montebourg, le concubin d'Audrey Pulvar, patronne parachutée à la tête de la rédaction des InRocks. 

Pellerin réagit à la polémique suscitée par les rumeurs concernant le retour à des hotlines payantes dans la téléphonie mobile. L'un des "défauts" du gouvernement Zayrault avait saqué les clients "pour éviter la casse sociale dans la téléphonie" et lutter contre les délocalisations. Les déclarations à l'emporte-pièce du tonitruant Montebourg avaient provoqué un fort émoi : " Rapatrier 10000 emplois en France coûterait 20 centimes par forfait et par mois aux abonnés", avait-il minoré . "Les consommateurs sont-ils prêts à accepter cette légère hausse de prix, en contrepartie de la relocalisation d’emplois ? " s’interrogea le ministre, après avoir reçu les dirigeants de Bouygues, SFR et Orange.

Le pouvoir tâtonne

Mais la sous-ministre avait été envoyée au front pour tenter de désamorcer la bombe Montebourg, poussant le bouchon un peu loin : "Je crois qu’Arnaud Montebourg a été très pédagogue. Il a montré que, moyennant un effort financier minime, on peut créer de l’emploi. Mais il n’est pas question de remettre en cause les acquis des consommateurs." Il faudra que cette lumière nous explique comment elle peut réaliser ce tour de force: taxer davantage les consommateurs (que Hamon-le-benoît est censé protéger) et préserver leurs acquis !   


Le gouvernement prépare pourtant une entourloupe

L’une des pistes à l’étude serait de démonter la loi Chatel, qui avait été plébiscitée par les consommateurs en 2008. Cette loi avait rendu les hotlines gratuites et avait raboté la durée d’engagement de vingt-quatre à douze mois. Le gouvernement étudie donc la possibilité de créer une hotline " premium ": une arnaque à la socialiste. 

Autre arnaque annoncée

Les téléphones inclus dans les forfaits sont dans le collimateur du pouvoir socialiste. 

Comme une fleur, la sous-ministre dénonce ces appareils parce que, comme d'ailleurs les panneaux-solaires, par exemple, ils ne sont pas fabriqués en France : " Ils ne rapportent donc pas à notre industrie. Avec mon collègue chargé de la Consommation, Benoît Hamon, nous avons lancé une concertation sur ce thème avec l’ensemble des acteurs, opérateurs comme consommateurs." 

Servile,  le site Rue89 s'interroge ! "Pour ou contre la hotline payante ?"
Son argumentaire a des relents de xénophobie, voire de racisme: " Si les hotlines sont rapatriées en France et qu’au moins on a au bout du fil un interlocuteur qui maîtrise parfaitement notre langue [mieux qu'un immigré clandestin] et y ajoute un soupçon de compétence [quel mépris !], pourquoi pas ? "

La gauche médite de faire de nos portables les vaches à lait du gouvernement, comme l'est l'automobile avec le prix de l'essence et les contraventions liées au " contrôle-sanction automatisé " par les radars automatiques."

mardi 24 juillet 2012

Montebourg, incompris de la presse de gauche, aussi

Rapatrier les centres d'appels? Et le co-développement, bordel ? 


Le ministre français du Redressement productif lance l'idée d'un rapatriement des centres d'appels à l'étranger. 
Mais à quel prix...

Le PDG d'Orange obtempère

Lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat, 
Stéphane Richard s'est prononcé mercredi en faveur d'un " état des lieux objectif " sur la délocalisation des centres d'appels, mené par " un corps de l'Etat " : il se trouve que le gouvernement socialiste a justement demandé aux opérateurs d'étudier le rapatriement d'une partie de ces services.
La veille, mardi, les ministres Arnaud Montebourg ("Redressement productif") et Fleur Pellerin (PME et Economie numérique) venaient notamment de demander aux dirigeants d'Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free dans quelle mesure ils pourraient rapatrier, du Maghreb notamment, une partie des emplois dédiés à leurs hotlines d'assistance technique et de service après vente. 
Relocaliser en France 10.000 emplois dédiés à l'assistance technique des opérateurs télécoms " coûterait en moyenne " 20 centimes par mois aux abonnés, a affirmé mercredi A. Montebourg.

Montebourg démondialise au grand dam des altermondialistes

"Montebourg veut empêcher le Maghreb de se développer mais accélérer le déclassement des jeunes diplômés français: ça part d’un bon sentiment !

Arnaud Montebourg veut réindustrialiser la France et c’est une super idée. Après tout, fabriquer des trucs et des bidules plutôt que simplement les inventer dans des bureaux d’étude [Produire sans inventer, c'est en effet la décroissance. Une aberration  croissante !] ça justifie l’existence d’un parc nucléaire   qui alimente des usines gloutonnes en énergie et ça stimule les activités de dépollution. [déraillement de la démonstration]
Ça n’est pas exactement de la croissance durable, bien sûr, mais c’est toujours de la croissance tout court. 

Le hic, c’est que les trucs et les bidules sur lesquels il se concentre, du fil de soutien-gorge au fil d’acier [en passant par le fil chirurgical de suture], ne sont pas exactement le meilleur moyen de rattraper l’Allemagne ou le Japon sur ce terrain. Ces deux pays, les seuls ou presque encore capables de vendre quoi que ce soit aux émergents, préfèrent leur expédier des machines-outils ou des robots [et des usines clé en main]: ça rapporte davantage et ça permet de bien payer les ouvriers [tout en poussant les travailleurs français au chômage]. Mais surtout, les Chinois ne savent pas encore faire les mêmes et ils en ont besoin pour fabriquer les soutiens-gorge et l’acier qu’ils exportent vers la France à vil prix. 

De fait, si notre projet industriel est de concurrencer la Chine et l’Inde sur le textile et les rouleaux de métal, il faudra aussi penser à ramener nos salaires et nos conditions de travail aux niveaux chinois ou indiens [A Florange, A. Filippetti veille au grain (de loin) et les salariés d'ArcelorMittal sont attentifs]. Remarquez, ce sera tout bénef pour les fabricants allemands et japonais de machines-outils auprès desquels il nous faudra bien nous équiper… [La solidarité des travailleurs de l'internationale socialiste n'est plus ce qu'elle était aux beaux jours]

Mais Arnaud Montebourg s’intéresse aussi au tertiaire, même si ça clashe un peu avec l’intitulé de son ministère. Il entend désormais "rapatrier" les centres d’appels des sociétés françaises installés en Afrique du Nord ou à Madagascar [un état en grande pauvreté qui, en 1972, a choisi le socialisme]au motif que ça créerait des emplois (un bon 30.000, entend-on dire ici et là mais personne ne sait vraiment). 

Bon, c’est normal qu’il s’intéresse à ce genre de choses parce que c’est exactement la même approche que pour l’industrie: concurrençons les pays à bas salaires [le Maghreb] sur des postes peu qualifiés et la prospérité reviendra! Mais le hic (oui, il y a encore un hic), c’est que les centres d’appels [délocalisés] sont exactement le genre d’endroits où aboutissent les jeunes diplômés [tunisiens et sénégalais] qui n’ont pas été pris chez McDo pour parachever leur déclassement social. [Au diable les jeunes diplômés de France ?]

Abonnés au SMIC, forcés de travailler le dimanche et le soir [comme l'épicier arabe du coin: la honte !] parce que le principe de la hotline, c’est précisément de fonctionner à plein régime sur ces périodes, ils pourraient mettre leurs masters en psycho, socio et autres "sciences de la communication" [des filières signalées aux lycéens kamikazes comme des impasses ] au service des abonnés à Free (lesquels feraient tout de même un peu la gueule parce que le prix de l’assistance téléphonique aura augmenté dans la foulée). 

Pour autant, l'ami [camarade?] Montebourg, il faudra encore qu’il explique à Pascal Canfin, son collègue chargé de l'aide au développement [et ex- chargé de mission à la CFDT et militant altermondialiste d'Europe Ecologie-les Verts], en quoi cette initiative est une bonne chose pour les pays du Maghreb, dont les avantages comparatifs autorisant un décollage économique à l’asiatique sont précisément d’être francophones [?], de travailler le dimanche et à des horaires différents de la France pour des raisons culturelles, de disposer d’une main d’œuvre abondante et bon marché [mais motivée, compte-tenu du niveau de vie local]. [L'eurodéputé Canfin initia la création de l'ONG Finance Watch avec Philippe Meirieu, et était  membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs et de la délégation pour les relations avec la République populaire de Chine]

Des milliers de licenciements en Tunisie et au Maroc et l’interdiction absolue pour ces pays d’apprendre à pêcher au lieu d’être gavés de poissons conditionnés en France (ok, c'est une image), ça ça serait un joli coup de pouce de la gauche aux révolutions arabes… [Et à Moncef Marzouki, hostile à "la vieille gauche tunisienne,laïcarde et ... francophone" ou au chef du gouvernement du Maroc d'origine de Najat Vallaud-Belkacem, Abdel-Ilah Benkiran,   secrétaire général  du Parti de la justice et du développementislamiste].

Lu dans
Slate 

Le Tiers-mondisme a la vie dure.

samedi 21 mars 2009

Luc Chatel annonce la fin des numéros surtaxés des hotlines

Les centres d'appels demandent un délai d'un an depuis bientôt 8 mois...
Leur facturation était insupportable et les Français étaient impatients de voir les hotlines alignées sur les tarifs des communications ordinaires. Ce sera fait, mais l'Association française de la relation client (AFRC) a demandé au secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, un délai d'un an pour supprimer les numéros surtaxés pour les hotlines

Le chantage à la protection de l’emploi
L’AFRC demande un délai, arguant que 10.000 emplois dans les centres d'appels sont menacés par cette réforme. Argument galvaudé en période de crise.
"Cette loi peut détruire 10.000 emplois", a mis en garde vendredi Eric Dadian, président de l'AFRC, qui regroupe la majorité des centres d'appels, un secteur employant quelque 210.000 personnes,.

Par courrier datant tout de même de quatre mois (12 novembre), l'AFRC fait part de son "besoin d'aménager une période de transition d'un an minimum pour permettre aux entreprises françaises, très souvent délocalisées et exploitant des services téléphoniques de relation avec la clientèle, de mettre en oeuvre ces dispositions dans des conditions techniques et économiques efficaces et viables".
Cette mesure, votée le 4 août 2008 dans le cadre de la Loi de modernisation de l'économie (LME), prévoit que "le numéro de téléphone destiné à recueillir l'appel d'un consommateur en vue d'obtenir le bonne exécution d'un contrat conclu avec un professionnel ou le traitement d'une réclamation ne peut pas être surtaxé". Elle est entrée en vigueur le 1er janvier.

L'AFRC tire sur le cable téléphonique la ficelle
Elle pointe les difficultés techniques pour mettre en place cette nouvelle tarification, qui en outre, selon elle, "entraînera indéniablement des effets pervers en favorisant des appels parasites ou intempestifs". Et ce n’est pas ce qu’on appelle un argument « à la graisse d’oie » !…

L'AFRC ne veut pas changer de ‘cochon de payeur’
De plus "ces dispositions imposent de financer autrement les services clients, ce qui représente un coût direct de plus de 100 millions d'euros pour le secteur".
"Il faut du temps pour trouver un nouveau modèle économique", larmoie Eric Dadian, qui suggère de s'inspirer de pays étrangers où le coût du service client est inclus dans l'abonnement ou le prix du produit.

Depuis le 4 août 2008, l’AFRC n’a toujours pas anticipé
  • L’association parle de "bouleversement brutal - car non anticipé ni accompagné - (...) qui constitue à l'évidence une menace grave pour l'emploi dans le secteur des centres d'appels téléphoniques en France", poursuit le courrier, comme si les services étaient implantés principalement en France. Les clients devront-ils donc financer les difficultés de compréhension et les cours de langue du pays d’implantation du service ?
  • Dans sa réponse, datée du 8 décembre, Luc Chatel soulignait que "depuis plusieurs années déjà, les consommateurs manifestent une certaine incompréhension face à la généralisation des numéros surtaxés" et assure qu'"en la matière l'intérêt des consommateurs ne s'oppose pas à celui des professionnels". C'est à vérifier...
  • Le secrétaire d'Etat avait alors proposé, "afin d'évoquer le sujet en toute transparence", une "réunion d'échange" avec la Direction générale de la concurrence (DGCCRF), les représentants des entreprises et des consommateurs, "avant la mi-décembre". Selon M. Dadian, aucune réunion n'a depuis été organisée. Et l’association a laissé courrir…
    Interrogé, Bercy dément et assure qu'une réunion a bien été organisée, le 10 décembre, avec le MEDEF, une vingtaine de représentants d'entreprises du secteur et des associations de consommateurs.
    Cette réunion "s'est bien déroulée" et le "climat de compréhension réciproque" a incité M. Chatel à "demander à ses services de faire preuve de compréhension" s'ils constatent un manquement dans l'application de la loi durant les premiers mois, mais refuse l'idée d'un moratoire d'un an, ajoute Bercy.

    L’AFRC n’aurait-elle pas besoin d’une incitation forte ?