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jeudi 20 juin 2013

Quand les députés défendent leurs avantages acquis

Levée de boucliers de tous bords contre les députés anti-"privilèges"

En énonçant leurs propositions pour "moderniser" l'Assemblée nationale,
Anti-parlementarisme primaire
les dix
députés interrogés par "le Nouvel observateur" en ont irrité plus d'un. (lien PaSiDupes
Ces élus socialistes, écologistes et UMP reçoivent depuis mercredi une volée de bois vert, alors que le projet de loi sur la transparence -dont la portée a d'ailleurs été atténuée en commission- est examiné. Les tirs viennent de la droite, de la gauche, mais aussi du... perchoir.


Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone n'a pas caché sa colère. Premier disimulateur de patrimoine, il a exprimé son "ras-le-bol de ces députés qui se font une réputation sur le dos des autres". "Ce n'est pas juste pour tous les autres députés, nous sommes attentifs à chaque euro
Se faire un petit coup de pub sur ses collègues, ce n'est pas bien !" a affirmé ce propriétaire d'un luxueux logement aux confins de la Seine-Saint-Denis, département qu'il a présidé et endetté, sou après sou, avant de se déclaré trompé sur les emprunts toxiques. La cohérence du plaignant est difficile à suivre, car  peu après s'être posé sur le perchoir, l'ex-patron du 9.3 s'était fait reluire avec des "propositions précises" sur la "transparence et la sobriété" de la gestion du Palais Bourbon...


Et puis, Bartolone s'était rembruni sur la question des patrimoines

Le président PS de l'Assemblée nationale a mené la fronde contre la publication du patrimoine des élus. Catégorique sur BFM, le vertueux cachotier affirme qu'il ne publiera pas le sien: "Je ne publierai pas le mien car je pense que ce n'est pas la solution pour répondre à l'attente de l'opinion public (...) le tout est de savoir si j'ai payé ma maison honnêtement ou pas."


Le groupe socialiste dénonce une "tartufferie"


Le groupe socialiste a quant à lui fustigé, "un poujadisme ignorant", assurant que "la plupart de ces propositions sont déjà en cours de mises en œuvre". "Sur la forme, c’est une tartufferie : le prétendu appel n’est qu’une collecte de propositions disparates recueillies individuellement par le journaliste et qui n’a aucun caractère collectif", dénonce également le communiqué de ces experts en hypocrisies.



L'un des dix députés, le socialiste Jérôme Guedj, rétropédale. Il  dénonce la méthode du Nouvel Observateur, précisant qu'il ne s'agissait pas d'un appel commun avec la droite, que les élus ont été "interviewés séparément" et qu'il n'est d'ailleurs pas d'accord avec toutes les propositions formulées dans les colonnes de l'hebdomadaire. "C'est le Nouvel Obs qui nous a appelés pour nous demander une mesure qui améliorerait le fonctionnement de la vie politique", a confirmé l'écologiste Barbara Pompili.


VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj (PS) tirer des bords sur sa propre proposition de fiscalisation des revenus de parlementaires:

Les accusations en "populisme" et en "démagogie" ont encore fleuri ce jeudi matin. Tandis que l'élue UMP des Yvelines Valérie Pécresse -qui dit avoir décliné la proposition de l'hebdomadaire- mettait en garde contre le "député bashing", Henri Guaino tempêtait contre "une surenchère de démagogie" facile en temps de crise, "maladie mortelle de la démocratie".


VOIR et ENTENDRE Henri Guaino (UMP), vent debout contre la "démagogie":


"L’idée qui circule dans l’hémicycle de ne pas assez détruire les possessions matérielles des parlementaires et plus généralement des responsables politiques est une idée folle", a-t-il encore observé. "Je ne crois pas qu'en France, les élus soient privilégiés dans leur vie quotidienne, ni dans leurs rémunérations, ni dans les systèmes sociaux qui entourent tout cela", a abondé sur i-télé le député-maire UMP de Chantilly Eric Woerth, qui voit dans la démarche des dix députés "une bonne manière de se faire de la pub sur le dos des uns et des autres".


VOIR et ENTENDRE Eric Woerth dénoncer un coup de "pub":

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Bruno Le Maire,, lui, assume ses réponses au "Nouvel observateur". 
"C'est normal que les parlementaires bénéficient de protections, mais ces protections, elles doivent changer, évoluer", a insisté, sur RTL, le député UMP de l'Eure, qui veut notamment "obliger tous les hauts fonctionnaires à remettre leur démission lorsqu'ils deviennent parlementaires». «Le plus important", selon lui, c'est de "refond(er) la démocratie", de rétablir "la confiance entre les citoyens français et leurs élus", ce qui "passe par des transformations radicales".



VOIR et ENTENDRE B. Le Maire qui persiste et signe:


De Rugy pointe un "réflexe un peu corporatiste"


Le président du MoDem est apparu sur LCI comme l'un de ces démagogues aux côtés des dix députés, François Bayrou, qui avait lui-même lancé un appel pour la moralisation de la vie publique,  : "On a besoin d'avoir un pacte de confiance qui fasse que tout le monde sache que la loi est la même pour tous et les disciplines, les règles, les rigueurs sont les mêmes pour tous." 


Reste que les propositions des dix parlementaires ont échauffé les esprits.
L'écologiste François de Rugy, qui a proposé de mieux encadrer les lobbies, y a vu, sans grand étonnement, un "réflexe un peu corporatiste".



Proche de F. Fillon, Wauquiez, particulièrement visé 

Jean-François Copé a réagi comme d'autresce jeudi matin, à la proposition formulée par le député UMP de Haute-Loire, sur RFI, à la différence du PS, Bruno Le Roux.  Laurent Wauquiez propose de supprimer le régime spécial de retraite des parlementaires. "Ce qui n'est pas très apprécié de manière générale, ce sont les démarches qui peuvent être faites par tel ou tel, dont chacun comprend le caractère populiste ou démagogique, en prenant le soin d'avoir ses propres accommodements avec la vérité, y compris les accommodements personnels", a réagi le président de l'UMP. "Il n'y a pas de vision, il n'y a pas d'approche globale, il n'y a pas de courage, simplement la course à vouloir donner l'image la plus démago, la plus populiste", a ajouté le député-maire de Meaux.

La veille, un proche de Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP à l'Assemblée
Christian Jacob, avait déjà étrillé l'élu de Haute-Loire, fustigeant ceux qui se livrent au "concours du plus vertueux".

Ce n'est pas la première fois que divergent Jean-François Copé et Laurent Wauquiez, qui ne fait pas mystère de ses ambitions. Les deux hommes ot exosés des points de vue différents sur les déclarations de patrimoine des élus.
VOIR et ENTENDRE  Copé tacler Wauquiez:


La majorité présidentielle semble avoir été rappelée à la discrétion et ne communique plus: pour se faire oublier, avec ses velléités de "modernisation"de la vie parlementaire...



mardi 16 avril 2013

Patrimoine: Najat Vallaud-Belkacem, pas franche du collier ou petite tête de linotte

Les petits mensonges de Najat Vallaud-Belkacem 
On lui donnerait le bon dieu sans confession...
Si certains ministres zélés avaient anticipé la date limite du 15 avril pour appliquer les nouvelles règles vertueuses de transparence imposées par un Elysée dans la tourmente, certains ont fait dans la presse des déclarations  quelque peu sous-estimées le montant de leur patrimoine.

C'est notamment le cas de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. La semaine dernière, la petite menteuse en col Claudine se prévalait d'un patrimoine de seulement 25.000 euros. Un chiffre avancé à plusieurs reprises -avec autant de candeur que d'aplomb, mais que la déclaration de patrimoine officielle de la ministre est venue quelque peu contredire.
VOIR et ENTENDRE quel est, à l'en croire, "les yeux dans les yeux", le petit "patrimoine" de Najat Vallud-Belkacem :

La ministre des Droits des femmes y déclare plusieurs comptes en banque - en France - à la Banque postale, dont l'un affiche le solde de 54.980,02 euros. Soit plus du double de ce qu'elle avait déclaré quelques jours auparavant. 

Négligence bien naturelle de la part d'une ministre ou simple oubli? 
Toujours est-il que le patrimoine global réél de Najat Vallaud-Belkacem, estimé à 106.000 euros, est donc le double de ce qu'elle affiche. "Le problème c'est que quand on s'engage dans la transparence, il faut tout dire ou alors on vous accuse d'omission, "  admet la petite rouée a postériori, ce mardi 16 avril sur BFMTV

Mais on ne sait toujours rien de ses avoirs au Maroc.

Najat Vallaud-Belkacem est-elle donc la bonne personne pour porter la parole du gouvernement ? 

L'affaire Cahuzac donne à penser qu'elle est tout à fait adaptée, voire prédisposée.

Elle annonce une "liste noire" des métiers incompatibles avec un mandat
Sur BFMTV, elle revient sur cette vaste opération "transparence" (sic) du gouvernement.
"Oui, on peut être de gauche et riche", répond-elle mardi matin sur BFMTV après la publication du patrimoine, parfois estomaquant, de l'ensemble des ministres du gouvernement.

"Ce qui compte, ce n'est pas l'argent qu'on possède, c'est comment on l'a obtenu. La question qui se pose c'est le rapport éthique (c'est bien le moment d'e parler de morale !) que l'on a avec l'argent: comment cet argent a été acquis [De ses mains ou en héritage?] et y a-t-il eu un enrichissement inexpliqué [honnête et légal] et inexplicable, issu de privilèges lié à sa fonction ?", a-t-elle disserté sur BFMTV.

Mais la publication du patrimoine des élus n'est "qu'un premier pas". 
"L'étape suivante concerne le contrôle de ses déclarations", a souligné Najat Vallaud-Belkacem, évoquant la création d'un Parquet financier, et des emplois qui vont avec, avec "50 enquêteurs, 50 magistrats et 50 administrateurs fiscaux" et la mise en place d'un office central de répression des fraudes, deux mesures annoncées par François Hollande mercredi dernier. A noter qu'à l'annonce de ces deux créations correspond déjà la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), une administration misérable relevant du ministère de l'Économie et des Finances.

VOIR et ENTENDRE Najat Vallaud-Belkacem pontifier

"Une liste noire des métiers"

Dans la série de mesures annoncée par le chef de l'Etat pour moraliser la vie politique, l'une concerne des métiers qui pourraient être interdits par la loi aux parlementaires. Interrogée à ce sujet, Najat Vallaud-Belkacem a précisé que des métiers jugés incompatibles avec la fonction de parlementaire seraient bien  blacklistés par la loi. Une "liste noire" avec la suspicion, voire l'opprobre qui y seront attachés? "En quelque sorte", répond-elle avec légèreté sur BFMTV.
"Il est extrêmement problématique pour un parlementaire d'exercer le métier d'avocat d'affaires", développe Najat Vallaud-Belkacem, une élue de fraîche date, à qui rien de la fonction n'échappe... quand il s'agit notamment de défendre le gouvernement de toute chasse aux sorcières
"Il ne s'agit pas d'interdire un métier. Ce qu'il faut, c'est établir une règle dans laquelle une liste de métiers problématiques, parce qu'ils induisent un risque de conflit d'intérêts, seront incompatibles avec le métier de parlementaire", a soutenu Najat Vallaud-Belkacem. 
"Ce qui ne signifie pas que l'on va interdire d'exercer toute profession dans le privé", a-t-elle tempéré, soulignant que cette "incompatibilité" ne durerait que le temps d'un mandat électif. 
Personne n'a toutefois sollicité de la porte-parole qu'elle cite quelques critères objectifs d'appréciation...

Bien qu'elle se compromette avec la politique au point que plusieurs ministres y soient intimément unis, la presse échappe à la "liste noire" des métiers, sans discrimination, ni privilèges...