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mercredi 29 janvier 2020

Une femme de djihadiste n'est pas fichée djihadiste: l'une d'elle est mise en examen en France

Echappée de Syrie avec ses enfants, expulsée de Turquie, cette femme procréait-elle pour Daesh ?

Cette maman d'une trentaine d'années est instrumentalisé pour jouer sur la corde sensible des mamans de France ?

Les familles des victimes françaises des fous de l'islam aussi ? 
Elle a été mise en examen par un juge antiterroriste - simple formalité effectuée mardi, étape obligée qui ne préjuge en rien de quelque suite judiciaire que ce soit -, en effet, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Croyez-vous que des charges aussi lourdes suffisent à appeler des juges français du siège à la fermeté ?  

Valeurs actuelles met sur la table un sujet  subalterne : "elle est le symbole de la complexité, pour la France, de faire face à ses "revenants", ces islamistes et leurs enfants de retour des rangs de l'organisation Etat islamique". 
La question de fond serait plutôt de savoir si la France doit reprendre ceux de ses citoyens qui la combattent à l'extérieur et exécutent des concitoyens, laissant des femmes (et des enfants, puisque les enfants sont des otages de leur défense : le droit du sol est à sens unique...). 

Mardi 28 janvier, allez savoir où, l'une de ces femmes de djihadistes a été mise en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", rapporte Le Parisien. Après s'être échappée avec ses trois enfants d'un camp en Syrie, elle avait été expulsée par la Turquie, mardi.

Restent encore... 450 "revenants" potentiels

Née en 1989, terrible indiscrétion d'une source proche du dossier, elle a également été placée en détention provisoire, poursuit le journal de source judiciaire. Cette décision est une exception à la présomption d'innocence. 

Elle était en effet visée par un mandat d'arrêt - sans doute du seul fait que c'est une simple maman comme les autres - et a donc été directement présentée à un juge d'instruction à son arrivée en France. A croire donc qu'est infondée l'accusation de laxisme qui colle aux basques de nos juges.

Ses enfants, eux, ont été pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. 
"La prise en charge s'est très bien déroulée tant par les services judiciaires que par l'Aide sociale à l'enfance", a expliqué l'avocat de cette femme, Me Nabil Boudi. La France ne les a donc pas traumatisés à vie ? 
On croyait être autorisé à rêver : les Indigènes de la République ne vont pas pouvoir accabler la France raciste..

Mais ce conseil en tire des conclusions biaisées qui ne seront que très provisoirement du goût des Indigènes : cela montre que la France est "en capacité d'accueillir les femmes et les enfants qui sont dans les camps" de Syrie. Cette malheureuse maman et ses innocents enfants en annoncent 446 autres...
Mais sachant  que l'Irak est déjà jugée en incapacité du moindre jugement serein, il va donc falloir élargir les portes pour les 'revenants' que, bien sûr, la France "s'honorera d'accueillir"...  

Belloubet a évoqué la possibilité du rapatriement des djihadistes français détenus en Syrie

Cette image capturée sur un site internet de militants, montre des combattants de l'EIIL défilant dans leur quartier général de Raqqa, en Syrie.A rebours de précédentes déclarations françaises, la ministre de la Justice a déclaré le samedi 25 janvier  dernier qu'elle ne "voit pas d'autre solution". Et comme aucun membre de cet exécutif français n'est fiable,
son entourage a nié une rupture avec la position de Paris sur ce dossier sensible. Attendez-vous à ce que la prochaine déclaration nous apprenne que des djihadistes ont été accueillis en Lozère ou dans la Creuse pour "redynamiser" la région...
"Jusqu'aux récentes évolutions [les déclarations de ce gouvernement n'engagent pas l'avenir], nous pensions à la possibilité de mettre en place avec d'autres Etats européens un tribunal mixte en Irak", pour juger les djihadistes étrangers - notamment français - que leurs pays ne veulent pas reprendre, un tribunal "que nous aurions appuyé", a expliqué la ministre dans les colonnes de Libération, le 11 janvier 2020. Mais «la donne a changé», a-t-elle susurré sans plus de détails. «Dans ce cas là, s'il n'est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d'autre solution que de rapatrier ces gens en France. Tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l'avons toujours fait
Après en avoir longtemps mené une politique personnelle sans considération de l'Europe, la Turquie passe commence à plaire à Macron : en novembre, le pays de Recep Tayyip Erdoğan a entrepris les renvois vers leurs pays des djihadistes détenus sur son sol. En décembre, déjà, quatre femmes - mises en examen à leur arrivée -, et sept enfants avaient déjà été renvoyés en France. Les autorités affirment que 450 ressortissants français affiliés à l'organisation Etat islamique sont toujours détenus en prison ou retenus dans des camps en Syrie. Il s'agirait de 150 adultes et 450 enfants.


Les "revenants" dont le retour serait "une chance pour la France"



En mars dernier, la presse indiquait qu'environ 1.700 Français et Françaises, dont environ 700 djihadistes, ont rejoint le 'califat' sur le théâtre syro-irakien à partir de 2014, selon le gouvernement français. Quelque 300 djihadistes ont déjà été tués, tandis qu’un petit nombre a rejoint d'autres pays (Afghanistan, Maghreb, Libye), en transit. Plus de 330 personnes, dont environ quatre-vingts mineurs, sont en outre revenues en France.


Parmi les djihadistes et leurs proches en détention, on compterait environ 40 Français sur les 900 djihadistes étrangers aujourd'hui aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie, tandis qu'une quarantaine de familles françaises, mères et enfants, sont prisonnières des YPG.

Il semblerait que Belloubet soit impatiente de revoir Thomas Barnouin, 37 ans, le théologien, que l'on dit captif. 
Il est l'une des figures les plus connues des djihadistes français aujourd’hui détenus par les forces kurdes.
Originaire de Toulouse et membre de la filière d’Artigat, converti à l'islam en 1999, il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme. Une sentence d'une extrême sévérité...

Adrien Guihal, le propagandiste, captif.
Agé de 33 ans, Adrien Guihal a longtemps été l'un des principaux propagandistes de Daech. Connu sous le nom d'"Abou Oussama al-Faransi", il a prêté sa voix aux revendications de plusieurs attaques perpétrées par l'EI en France, dont l'attentat de Nice en 2016, et travaillé au sein d’organismes médiatiques fondés par l'organisation: l'agence de propagande Amaq, Al-Hayat Media et la radio Al-Bayan.
Capturé avec sa femme et ses... six enfants en mai 2018 par les forces kurdes à Raqa, il avait rejoint la Syrie trois ans plus tôt. Né dans le XIIe arrondissement de Paris, il s'est converti à l'islam en 2002, avant d'effectuer plusieurs voyages entre 2004 et 2007 en Egypte et en Arabie Saoudite et de devenir l'administrateur d'Ansar al-Haqq, un site faisant l'apologie de l'islam et incitant à des actes terroristes.
Son rôle dans cette structure de propagande consistait, entre autres, à traduire en français la revue de propagande anglophone Inspire, fondée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Un profil intéressant pour Mediapart...

Interpellé une première fois en France en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris, il est à nouveau arrêté et condamné en 2012 à quatre ans de prison. Mais il purge une peine de six mois seulement, est libéré et placé sous contrôle judiciaire. Il co-dirige alors avec Macreme Abrougui un garage automobile dans le Val-d'Oise, devenu un repaire de djihadistes.
Trois ans plus tard, c'est avec un groupe de garagistes, dont Macreme Abrougui et Thomas Mayet, mais aussi en compagnie de Fabien Clain, dont il est proche, qu'il rejoint le 'califat' en Syrie.

Emilie König, la recruteuse, captive : un DRH potentielle ?
Agée de 34 ans, elle est l'une des djihadistes françaises les plus connues! Cédric Klapisch et Mathieu Kassovitz pense-t-il à elle pour un prochain film anti-français ? Abdellatif Kechiche pourrait la leur disputer avec Adèle Haenel dans le rôle-titre...
Retenue au camp de Roj dans le nord de la Syrie depuis décembre 2017, cette Bretonne a joué un rôle de propagandiste et de recruteuse sur les réseaux sociaux pour l'EI.
Une des premières Française à avoir rejoint Daech –avant même son émergence territoriale en juin 2014–, elle est arrivée en Syrie en 2012, laissant derrière elle deux enfants d'une première union en France. Elle aura trois autres enfants d'une deuxième union avec un djihadiste en Syrie.
Première femme inscrite par les Etats-Unis sur la liste noire des terroristes internationaux, Emilie König est née à Lorient, en Bretagne, d'un père gendarme et a grandi dans une fratrie de quatre enfants. Elevée seule par sa mère, elle s'est convertie à l'islam vers 16 ans. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'Onu sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.
"C'est une jeune fille triste [...], son père est absent, elle vit des déceptions amoureuses répétées. Elle aurait lu la Torah, la Bible avant d'avoir une révélation avec le Coran", écrit le journaliste Olivier Barruel dans son livre La bombe humaine, itinéraire d'une djihadiste. Bienvenue ! Il faut lui donner sa chance... 

Quentin Lebrun, ou "Abou Ossama Al-Faransi", 30 ans, est originaire de Toulouse, là où Belloubet a été rectice d'académie... 
Il a rallié l'EI en 2014 avec son épouse. Le couple, qui s'est récemment rendu aux forces kurdes, a quatre enfants dont trois nés en Syrie, que leurs grands-parents espèrent depuis pouvoir prendre en charge.
Sorti du dernier réduit djihadiste à Baghouz, en cours de désagrégation, Quentin Le Brun est considéré comme un propagandiste de l'organisation Etat islamique, selon les enquêteurs.
Il s'est rendu tristement célèbre fin 2014 dans une vidéo où il brûlait son passeport aux côtés de deux compagnons d'armes, dont Maxime Hauchard.

Les proches d'Amedy Coulibaly (sort inconnu)
Trois proches de l'auteur des attentats de Montrouge et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, auraient été tués en Syrie, mais leur mort n’est toujours pas confirmée officiellement. Il s’agit de la compagne de Coulibaly, Hayat Boumeddiene (ci-contre), et des frères Belhoucine.
Selon la femme de Jean-Michel Clain, Hayat Boumeddiene, 30 ans, serait morte récemment sous les bombardements de la coalition internationale anti-EI, dans le cadre de l'ultime offensive baptisée Roundup III menée par les forces kurdes contre la dernière poche djihadiste. Mauvaise choix de mensonge, alors que Macron reprend tout le monde.

Mohamed et Mehdi Belhoucine, qui ont rejoint la Syrie il y a plus de trois, auraient également été tués. En France, Mohamed, ancien étudiant en ingénierie, est accusé d'avoir été un mentor de Coulibaly, côtoyé en prison.

Omar Diaby, l’électron libre et pourtant captif

Arrêté en Syrie en août 2018 par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, ce djihadiste français d’origine sénégalaise âgé de 42 ans, arrivé à l’âge de 7 ans à Nice, est également connu sous le nom d’"Omar Omsen".
Il était à la tête d’une katiba (groupe de combattants) baptisée Firqat al-Ghuraba et formée d’une trentaine de jeunes Français, majoritairement originaires de Nice, qu’il avait recrutés et formés.

Jonathan Geffroy, le "repenti " et revenant
Livré à la France en septembre 2017 via la Turquie, ce français de 36 ans originaire de Toulouse et père de quatre enfants était parti faire le djihad en Syrie en février 2015, avant de tenter de fuir le territoire avec sa famille début 2017 et de se faire arrêter par l'Armée syrienne libre (ASL).
Cet auto-proclamé repenti était proche des frères Clain et a révélé aux autorités judiciaires françaises plusieurs détails sur des plans de l'EI, dont celui d'envoyer des adolescents-soldats en France pour commettre des attentats-suicides, ainsi que sur la cellule djihadiste toulousaine.

Djebali, El-Baghdadi et Maurize, les déçus : revenants volontaires 
Ces trois-là nient avoir combattu pour le compte de l'EI. Ils ont été inculpés, ainsi que trois autres djihadistes du même groupe, tous rentrés en France en 2017 et jugés par les autorités compétentes.
Partis pour la Syrie en 2014, ces proches de la nébuleuse Merah expliquent être rentrés, car la réalité sur place ne correspondait pas à leurs aspirations...
Epoux de la sœur de Mohamed Merah, El-Baghdadi a été condamné à neuf ans de prison, tandis qu'Imad Djebali, en récidive, sera incarcéré durant quinze ans. Gaël Maurize, un converti albigeois, a écopé d'une peine de de huit ans.
Les trois autres membres de ce groupe originaire de Toulouse et d'Albi ont eux été condamnés à une période allant de cinq à neuf ans de prison.

lundi 9 décembre 2019

Erdogan retourne à Macron onze djihadistes français présumés

Effet boomerang des insultes de Macron ?

Fallait pas condamner l'attaque de l'allié turc sur des Kurdes et juger l'OTAN "en état de mort cérébrale"...


La majorité de ces djihadistes présumés sont des femmes, tempèrent les autorités françaises. Les féministes accepteront-elles que leur efficacité de combattantes soit ainsi méprisée par la France ? Quant aux terroristes islamistes en minorité, sont-ce des 'gonzesses'? En attendant de savoir, "Erdogan multiplie les chantages, ce n’est pas un allié", juge Nicolas Bay (RN) depuis cette expulsion lundi 9 décembre de ces djihadistes détenus sur le  territoire de la Turquie, membre de l'OTAN.
"L'expulsion des combattants terroristes étrangers se poursuit. Dans ce cadre, onze ressortissants français ont été renvoyés", a indiqué le ministère dans un communiqué.  

Six femmes pour cinq hommes, ça fait une différence ?
La décision d'expulser ces présumés terroristes islamistes avait été annoncée par un porte-parole du ministère turc de l'Intérieur, lorsque Ankara avait commencé à renvoyer vers leurs pays des ressortissants étrangers soupçonnés d'appartenir au groupe djihadiste Etat islamique (EI) et détenus en Turquie. Paris avait alors indiqué que ces Français promis à l'expulsion par la Turquie étaient "en majorité des femmes".


Certains de ces ennemis de la France sont en prison "depuis longtemps" et d'autres sont arrivées "plus récemment", avait précisé Paris, décidément spécialiste des nuances oiseuses. 
Elles brandissent des garanties : dans le cadre du "protocole Cazeneuve", ces Français qui ont combattu les forces occidentales seront tous interpellés et présentés à un juge à leur arrivée en France. Signé en 2014, cet accord de coopération policière entre Paris et Ankara permet que des djihadistes rentrant de Syrie via la Turquie puissent être retournés à l'envoyeur et incarcérés - ou placés en garde à vue - à leur arrivée sur le territoire national. Et après ? 

Nunes avoue 250 individus concernés par le "protocole Cazeneuve"

Longtemps soupçonnée de laisser les djihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, a rejoint la coalition anti-djihadiste en 2015, après avoir été frappée par plusieurs attentats commis par l'EI.

Mais, ces dernières semaines, Erdogan est accusé de laxisme face aux  éléments dispersés de l'EI. Il a en effet lancé, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation djihadiste, manifestant ainsi, selon les Occidentaux, sa connivence avec les islamistes.

samedi 19 octobre 2019

Retrait des troupes américaines de Syrie - Macron humilié : Trump ne l'a pas calculé !

Jupiter l'a "découvert par un tweet" 

Le  petit coq n'a plus d'illusions à se faire sur son importance dans le concert international

Dominant-dominé, ou l'affaire d'un soir


Négligent les affaires intérieures et les mouvements sociaux contestant en rafale ses réformes, ses prises de positions, aussi bien que ses silences (Rouen ou voile islamique), il s'est beaucoup agité sur la scène internationale, en pure perte. C'est par un message publié par le président américain Donald Trump sur le réseau social que Macron a appris le retrait américain de Syrie. "Comme tout le monde", commente le président de papier. ll est profondément mortifié : les calins n'y font rien;  Trump ne le considère pas plus que les autres. 
Et il n'est pas mieux considéré dans l'Union européenne. Il l'a appris à ses dépens lors du rejet de la candidature de Sylvie Goulard au poste de Commissaire européenne. Pro-européen convaincu, Macron ne s'est pourtant pas fait que des amis non plus dans l'U.E. Ses comportements arrogants - ce que la presse macronienne appelle le "style Macron" - "ne passent pas" en Europe, pas mieux qu'en France. Ses sondages de popularité ne sortent d'ailleurs plus !

Macron a découvert "par un tweet" de Donald Trump le retrait des troupes américaines du nord-est de la Syrie 
 .
Un soupçon cavalière, cette annonce du 8 octobre par Washington du lancement de l'offensive de la Turquie contre les forces kurdes présentes dans le nord-est de la Syrie a été faite à l'issue d'un sommet européen à Bruxellesa révélé Macron devant la presse,  vendredi 18 dernier
Le président français a confié cet affront en précisant qu'il avait été traité "comme tout le monde".

Au sujet de l'offensive menée par Ankara, le président d'opérette a lancé : "C'est une folie de faire ce que les Turcs font depuis plusieurs jours".
 
Macron n'a pas non plus hésité à accuser la Turquie de "complicité", en cas de résurgence du groupe Etat islamique dans la région. Or, la Turquie est membre de l'OTAN et candidate à l'adhésion à l'Union européenne.

Il a enfin tenté de reprendre le dessus en annonçant vendredi une "initiative commune" avec la chancelière allemande Angela Merkel et et le premier ministre britannique Boris Johnson pour rencontrer "prochainement" le président turc Recep Tayyip Erdogan. Mais la rencontre se déroulera ..."sans doute à Londres", en marge du sommet de l'OTAN, organisé les 3 et 4 décembre près de la capitale britannique, a précisé l'Elysée.

Lors d'une visite à Ankara, le vice-président américain Mike Pence a conclu jeudi un accord dans lequel  la Turquie a accepté de suspendre pour cinq jours son offensive lancée le 9 octobre. 
Elle accepte même d'y mettre fin si les forces kurdes des YPGUnités de protection du peuple formant la branche armée du Parti de l'union démocratique syrien, considérées comme "terroristes" par Ankara, se retirent pendant cette période des zones frontalières de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.
Selon France 24, entre 2013 et début 2018, 1.500 à 2.000 combattants étrangers ont rejoint les rangs des YPG. Parmi ces derniers figurent plusieurs profils : des aventuriers sans expérience militaire ni motivations politiques ; des mercenaires, anciens militaires, pour certains proches de l'extrême-droite, motivés par le combat contre l'Etat islamique et des militants d'extrême-gauche, de plus en plus nombreux, séduits par le projet révolutionnaire instauré par le PYD au nord et au nord-est de la Syrie. Ces miliciens soutiendraient une politique laïque, fondée sur des principes démocratique et socialiste démocratique, égalité des sexes, écologisme qui se reflète a travers sa constitution, à l'origine sous l'influence du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mais désormais sous l'emprise d'anarchistes qui rejettent tout nationalisme et prônent une société libertaire : égalitaire, paritaire, respectueuse des droits des minorités. Ce Contrat social est propagé à travers tout le territoire autonome, principalement par les femmes.

lundi 22 janvier 2018

L'accablant témoignage d'un djihadiste de France sur une chaîne publique

France 2 a pu interroger un djihadiste français,  à visage découvert

Capturé en Syrie par les forces kurdes, il espère rentrer en France.

Une quarantaine de djihadistes français adultes, au bas mot, autant de femmes que d'hommes, accompagnée d'une vingtaine d'enfants, a été arrêtée en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie, rapporte une "source proche du dossier" en France.

Parmi eux, Yassine - le prénom a été modifié, mais son visage est montré à découvert ! - qui a témoigné  dans le cadre d'une reportage diffusé samedi soir 20 janvier. "Je veux retourner chez moi", clame le djihadiste de 30 ans originaire de Lunel (Hérault), après avoir abandonné son domicile français pour aller combattre l'Occident chrétien ou laïc mais non musulman, en même temps que le pouvoir légitime d'un pays étranger en paix avec la France. 

Capturé par les forces kurdes en Syrie, il est soupçonné d'avoir combattu dans les rangs de Daesh. Lui assure ne pas être venu pour combattre : "Je suis venu sans idéal; je suis venu, je ne connaissais aucune sourate. Je suis venu chercher mon petit frère". A la vérité, les deux hommes se sont pourtant pris en photo ensemble en Syrie, armés et souriants, l'arme au poing, comme le montre le reportage.

La France a-t-elle passé un accord  avec une entité ?

Les Kurdes veulent le juger chez eux, sauf si la France le réclame. 
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Mais Yassine est confiant. "Je veux retourner chez moi. Ils m'ont dit que je finissais les interrogatoires et que je rentrais chez moi.

Un Français engagé volontaire au sein des forces kurdes se tient posté derrière lui et finit par l'interrompre. "Tu penses que ça va être aussi facile que ça de rentrer chez toi après avoir été avec l'État islamique? Avoir vu des gens se faire décapiter et ne pas avoir réagi ?", lance le membre des forces kurdes. "Tu crois vraiment que les gens vont te laisser partir comme ça sans avoir rien fait ?" 

"Tu crois que, nous, on va oublier ?", poursuit le soldat français. "Qu'on va oublier tous les gens qui sont morts dans cette guerre? Tous nos camarades qui sont tombés à cause des gens comme toi." "Je n'ai pas pris les armes", réplique le vaincu.

Le retour des djihadistes depuis les zones de combat irako-syriennes est un sujet sensible pour Paris.

Le sujet des "revenants" se pose à la France, alors que la Turquie bombarde en Syrie un bastion kurde allié des Etats-Unis. 
Image associéeDepuis samedi 20 janvier, Ankara mène une offensive aérienne et terrestre dans la région d’Afrine, une enclave kurde située au nord de la Syrie, contre une milice kurde qu'elle considère comme "une organisation terroriste", avec pour possible conséquence un sérieux coup d’arrêt à la perte d'influence de Daech.
Selon une ONG et un porte-parole des forces kurdes, au moins 21 Kurdes, dont 18 civils, ont été tués en 48h dans des tirs de missiles de l'aviation turque.

Cette zone est aux mains des YPG, l'extension syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une rébellion contre les autorités turques depuis 1984. Or, cette milice se situe dans le même temps en première ligne depuis 2014 dans le combat de la coalition internationale contre les groupes djihadistes en Syrie.

Cette agression turque suit l'annonce, dimanche 14 janvier, par la coalition internationale antidjihadiste menée par Washington de la création imminente d'une force frontalière dans le nord de la Syrie composée de 30.000 hommes, dont près de la moitié issus des rangs des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes à la pointe de la lutte contre le groupe Etat islamique. 
En représailles, Recep Tayyip Erdogan a promis mercredi d'en finir avec les "nids de terroristes" dans le nord de la Syrie. L’offensive aérienne démarre jeudi, des échanges de tirs se multiplient à la frontière vendredi, et samedi, des rebelles syriens formés par l'armée turque entrent dans l’enclave d’Afrine, comme elle l'avait déjà fait lors d'une incursion lancée en 2016. L’objectif est d’ailleurs le même : empêcher la mise en place d’un "corridor" kurde en installant "une zone de sécurité" d'une profondeur de 30 km à partir de la frontière. "Si Dieu le veut, nous terminerons cette opération en très peu de temps", a assuré le président turc dimanche, tout en interdisant deux manifestations d’opposants.
La zone kurde d'Afrine représente un enjeu stratégique majeur. Estimés à 15% de la population syrienne, longtemps opprimés sous le régime de Damas, les Kurdes ont profité de la guerre pour établir une autonomie de facto dans les territoires qu'ils contrôlent, dans le nord et nord-est syrien.
En 2012, après le retrait des forces gouvernementales de la zone, Afrine est devenue la première région kurde à échapper au contrôle du régime de Bachar al-Assad, et tombe aux mains des YPG. Elle devient un véritable laboratoire de l’administration kurde autonome. Les habitants commencent à parler la langue kurde, longtemps interdite par le gouvernement syrien, et mettent en place des écoles, des centres culturels et des forces de sécurité.

Dès 2014, la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD) sort de sa neutralité et s’impose comme l'une des principales forces combattant Daech avec l'appui aérien de la coalition internationale. Elle est au coeur de la reprise de Kobané en janvier 2015, appuyé par le coalition internationale, puis de Raqqa en octobre 2017, au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS).Le soutien croissant de Washington aux YPG, notamment en armes, a provoqué "une profonde préoccupation" en Turquie, ajoute Abdullah Agar, un analyste militaire turc."La ministre française des Armées, Florence Parly, a appelé la Turquie à cesser ses opérations contre les YPG, qui sont alliés des Occidentaux dans lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI)."C'est dans l'intérêt de la France d'appeler Ankara à combattre plutôt les djihadistes que les YPG, analyse l’expert du djihadisme Romain Caillet sur Twitter. Mais il faut comprendre que, pour la Turquie, la principale menace terroriste n'est pas l'EI mais le PKK, dont les YPG sont une émanation".
Le gouvernement français a-t-il passé un accord avec un entité ?

Résultat de recherche d'imagesLe Kurdistan irakien n'est pas un état souverain. C'est une entité politique autonome du nord de l'Irak, reconnue par la constitution irakienne, adoptée le 15 octobre 2005 par un référendum populaire. Les Kurdes représente environ 17 % de la population totale en Irak.
Une guerre civile kurde opposa les deux grands partis kurdes, le PDK et l'UPK, et leurs forces respectives de peshmergas, entre 1994 et 1997. Elle se termina par un compromis, le PDK gouvernant le nord-ouest de la région autour d'Erbil, tandis que l'UPK administre le sud-est autour d'As-Sulaymaniya.
Le 7 juin 2017, les principaux partis kurdes se mettent d'accord pour fixer au 25 septembre 2017 la date du référendum visant à l'indépendance du Kurdistan. Le oui l'emporte largement, à 92,7%. Mais des tensions continuent de caractériser les rapports entre les principaux partis kurdes : en octobre 2017, la démission de Massoud Barzani est accompagnée de violences contre les partis d'opposition comme l'UPK et le Goran.
Le gouvernement régional kurde dispose d'une force armée connue sous le nom de Peshmerga.
Désormais massivement déployés dans les territoires que se disputent le gouvernement autonome kurde, basé à Erbil, et le pouvoir central de Bagdad, ils occupent la ville stratégique de Kirkouk, menacée par l'avance de l'EI, le 12 juin 2014. Une victoire qui place le Kurdistan irakien en position de force vis-à-vis du gouvernement national. "Maliki [le Premier ministre irakien] sait qu’il aura du mal à se passer de l'aide kurde. Sans les peshmergas, qui sont des soldats aguerris, l'armée irakienne peinera à reconquérir seule les villes aux mains des djihadistes", explique Karim Pakzad, spécialiste de l'Irak à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Jusqu'ici, Paris a estimé que les individus faits prisonniers en Irak devaient être jugés dans ce pays, où ils encourent la peine de mort. Une djihadiste allemande a d'ailleurs été condamnée à mort dimanche 21 janvier. 

Résultat de recherche d'images pour "retour djihadistes"Il reste plus flou et au conditionnel sur la Syrie, où les Kurdes - à majorité sunnite - contrôlent une partie du nord et du nord-est qu'ils ont repris à Daech avec l'aide des Occidentaux, mais n'ont pas d'État reconnu. Mais les Kurdes se disent prêts "à s'arranger". "Avec la France, un pays allié, on peut trouver une entente qui arrange au mieux, sachant que la priorité est que ces terroristes doivent rendre compte de leurs crimes", a indiqué Khaled Issa, représentant en France du Kurdistan syrien. "Une fois l'instruction terminée, nous verrons le sort réservé à ces terroristes en fonction de l'entente avec l'État allié" concerné, ajoute-t-il.