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dimanche 12 mai 2013

Outre-mer: Taubira prône une "politique foncière" en faveur des descendants d'esclaves

Mais, au travail de la terre, le CRAN préfère l'argent 

Aux "artisans de la mémoire" Hollande avait adressé ses salutations
Où est Cricri Taubira ?

Le 10 mai est institué Journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage. 
Vendredi 10 mai, le chef de l'Etat devait donc faire des phrases sur le sujet et cela devait suffire à réparer symboliquement, comme chaque année, les horreurs de la traite négrière à laquelle la France , comme d'autres puissances européennes a participé du milieu du XVIIe à la fin du XIXe siècle, en déportant plus d'un million d'Africains.
En mai 2012, la député de Guyane, Christiane Taubira, auteur de la loi du 10 mai qui instaure cette journée commémorative depuis 2006, estima que la présence du président fraichement élu, François Hollande, est plus qu'un symbole : "Je pense que la présence, debout, du président de la République, donne toute la dimension solennelle d'un président de la République élu, pas encore en fonction, et qui par sa présence a montré à quel point il respectait ce moment de mémoire national ". Aujourd'hui ministre Garde des Sceaux, elle est absente à cette commémoration: elle a autre chose en tête....

Les belles paroles ne coûtant rien, ce vendredi 10 mai 2013, le chef de l'Etat a souhaité "marquer une nouvelle fois son intérêt pour la mémoire de l'esclavage", après son discours au cimetière des esclaves de Saint-Louis, à La Réunion, le 1er avril 2012, pendant la campagne présidentielle, puis sa visite de la Maison des esclaves de l'île de Gorée, au Sénégal, le 12 octobre 2012.
Mais c'est essentiellement sur la "dimension pédagogique" de la cérémonie du 10 mai qu'a insisté Hollande en inaugurant l'exposition "Les échos de la mémoire", conçue par l'artiste guadeloupéen Luc Saint-Eloy, au jardin du Luxembourg. Il parla abondamment des "artisans de la mémoire", assurant qu'il souhaite leur donner un "avenir", notamment en impliquant l'Etat dans le financement de certains projets, comme le "Mémorial ACTe", projet initié par l'ex-président de Région de la Guadeloupe (20004-2012), Victorin Lurel, et consacré au souvenir de la traite et de l'esclavage. Ce dernier doit ouvrir en 2015 sur le site de l'ancienne usine sucrière Darboussier, à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.

Mais son désir de mémoire de l'esclavage est troublé par l'appel à des réparations financières

Depuis plusieurs mois et bien que son combat soit loin de faire l'unanimité, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) émet des demandes de réparation financière pour des descendants d'esclaves. Or, le président socialiste est catégorique: "L'histoire ne s'efface pas. On ne la gomme pas. Elle ne peut faire l'objet de transactions au terme d'une comptabilité qui serait en tout point impossible à établir".

Christiane Taubira "n'a jamais souhaité s'inscrire" dans le débat sur les demandes de "compensation financière" de l'esclavage



Elle prône en revanche une "politique foncière" pour les descendants d'esclaves en outremer. Evoquant les discriminations et le racisme qui sont "les survivances de cette violence", la ministre de la Justice affirme que "nous sommes tous comptables des injustices qui s'entretiennent et se reproduisent, parce qu'elles sont enracinées dans cette période d'esclavage et de colonisation", dans un entretien au JDD paru dimanche.
"Je sais qu'il y a des demandes de compensation financière, mais c'est un débat dans lequel je n'ai jamais souhaité m'inscrire", ajoute-t-elle, précisant qu'elle maintient, "à cet égard, une position constante depuis une quinzaine d'années". 

Le  CRAN fait l'unanimité contre lui, mais a annoncé vendredi qu'il assigne en justice la Caisse des dépôts (CDC), l'accusant d'avoir tiré profit de la traite négrière.


En revanche, la garde des Sceaux évoque la "confiscation des terres" dans les territoires d'outre-mer qui "fait que, d'une façon générale, les descendants d'esclaves n'ont guère accès au foncier". "Il faudrait donc envisager, sans ouvrir de guerre civile, des remembrements fonciers, des politiques foncières. Il y a des choses à mettre en place sans expropriation, en expliquant très clairement quel est le sens d'une action publique qui consisterait à acheter des terres", affirme Christiane Taubira.
"En Guyane, l'État avait accaparé le foncier, donc là, c'est plus facile. Aux Antilles, c'est surtout les descendants des "maîtres" qui ont conservé les terres donc cela reste plus délicat à mettre en oeuvre", reconnaît-elle.

Tata Christiane compte-elle cultiver ses nouvelles terres au prochain remaniement ministériel ?
Ce serait un conflit d'intérêts, non ?

mercredi 13 octobre 2010

Clientélisme: Poitou Charentes recrute des fonctionnaires territoriaux en masse

Royal sait comment augmenter sa clientèle électorale aux frais de la princesse
Et rentabilité ?
Si ! Mais pour qui ?

'Absolument débordée !'
C'est le titre du livre scandaleux qui met un coup de pied dans la 'fourmilière' du Conseil régional socialiste d'Aquitaine. Le terme de 'fourmilière' est d'ailleurs impropre car ce CR n'a visiblement pas assez de travail pour tous ses fonctionnaires... Il reste qu'en levant un tabou, il a alerté les assujettis à l'impôt et mené l'auteure au tribunal.
Lire PaSiDupes

Or, si la région Poitou-Charentes est seulement la 11ème région de France au plus fort taux d’administration,
elle comptait pourtant 132 641 fonctionnaires en 2009, soit 67,1 fonctionnaires pour 1 000 habitants.

Dommage collatéral de la décentralisation à la socialiste

La région Poitou-Charentes a de gros besoins en personnels de la fonction publique d’Etat.
Non seulement la gestion de sa présidente n'est nullement obérée par une pseudo insuffisance de compensation des transferts de compétences, quoi qu'n disent ses camarades présidents de région devant les caméras, mais elle a fait le libre choix politique - et politicien - d'accroître la fiscalité territoriale par tête d'habitant.

Avec 25,1 équivalents temps plein pour 1 000 habitants, la région Poitou-Charentes affichait le 3e taux d’administration le plus faible sur 23 régions (dont Dom). Ca n'a pas duré !

Autre chiffre notable, en effet : la deuxième plus forte hausse des effectifs dans la fonction publique hospitalière, en nombre d’équivalents temps plein (+901) comme en pourcentage (+3,2%).

Nombre de fonctionnaires en Poitou-Charentes en hausse de 11,6% sur un an, dont :

Fonction publique d’Etat : 57 340 (+21,1%)

Territoriale : 46 349 (+6,7%)

Hospitalière : 28 952 (+3,2%)

En recrutant ainsi des personnels dépendants, Sa Cynique Majesté Royal s'aliène des familles entières et s'assure d'un électorat soumis.
(d'après journaldunet.com)

jeudi 31 décembre 2009

Taxe carbone: en Suède, les ménages paient « plein pot »

Les entreprises suédoises sont exonérées



Oui, mais seulement
pour les grands de ce monde


et les gros pollueurs !

Et puis
les pays nordiques, tiens...



La gauche française est admirative du système suédois, mais ne nous dit pas tout !...

Pionnière de la taxe sur le CO2, la très progressiste Suède ne tient pas compte des critères sociaux et géographiques. Et les entreprises voient leurs charges allégées.

Est-ce la raison pour laquelle le PS a saisi le Conseil Constitutionnel ?
Pourquoi faut-il que la France ait des Sages? Pourquoi veulent-ils tous nous aligner sur la Suède ?

La gauche française nous veut-elle du bien ?

Si le modèle suédois jouit d'a priori favorables en France, c'est que les braves gens et nos commentateurs polyvalents n'en savent pas grand chose. Le gouvernement Fillon n'envisageait d'ailleurs pas de nous l'infliger tel quel. «C'est un modèle qui marche en termes de diminution de gaz à effet de serre et de croissance», reconnaît Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, en visite d'information à Stockholm, même si le système n'est pas transposable en France, pour des raisons sociales.
«Depuis 1990, les émissions de CO2 ont diminué d'au moins 9 %, alors que le produit intérieur brut s'est accru de 44 %», a expliqué Maria Wärnberg qui, en 1991, était conseillère du ministre de l'Environnement en charge de ce dossier. Sans l'introduction de la taxe, les émissions de CO2 seraient aujourd'hui supérieures de 20 % à leur niveau actuel, assure le ministère suédois des Finances.
Àu départ en 1991, en l'absence d'un quelconque marché du carbone, le prix de la tonne de CO2 avait été fixé en Suède à 27 euros ; aujourd'hui, elle atteint 108 euros, bien plus que les 14 euros - le prix du marché - préconisés par Nicolas Sarkozy -ou François Fillon, comme voudra la gauche ! Faudra-il que, pour commencer, le gouvernement nous ponctionne à hauteur de plus ou moins 27 euros, pour donner satisfaction à l'opposition et pour que les « retoqueurs » du Conseil Constitutionnel valident le prochain projet ?

Merci à la gauche qui a saisi le Conseil Constitutionnel et aux Sages "retoqueurs" qui veulent que tout le monde en prenne pour son grade.

Les media nous ont vendu les propositions passe-partout des ONG et l'opinion moutonnière a suivi: elle a obtenu ce qu'elle mérite. Ce serait bien si les émissions de CO2 chinois ou américain étaient mieux contrôlées, mais sans nous, pensait-on: nous ne sommes pas concernés. Mais grâce aux exaltés Verts , d'Europe Ecologie au PS, les « retoqueurs » nous ont rappelés à l'ordre: « ah, vous voulez plus d'écologie? Vous allez en avoir ! »

Pas de «chèque vert» en Suède

  • Lorsque Chantal Jouanno s'interroge si en Suède cette nouvelle taxe a été introduite en tenant compte de critères sociaux et géographiques, la réponse est sans ambiguïté : c'est non. Chaque Suédois, quels que soient son revenu et son lieu de résidence, supporte 100 % de la taxe carbone lorsqu'il fait le plein de sa voiture ou remplit sa cuve de mazout.
  • Les industries en revanche - à l'exception notamment des entreprises de service et du chauffage urbain - en sont très largement exonérées. Pour l'heure, elles ne paient que 21 %, concurrence internationale oblige, expliquent les autorités suédoises. Mais dans le cadre du plan climat adopté au printemps, une hausse a été annoncée. Ce taux devrait passer à 30 % en 2011 et à 60 % en 2015.
  • Il n'existe par ailleurs aucun mécanisme de redistribution de type «chèques verts».
    Les sommes récoltées sont versées au budget général. «En termes absolus, un ménage dans les intervalles les plus élevés de revenu paie une facture énergétique plus élevée. Mais en proportion au revenu disponible, ce sont les ménages à plus faible revenu qui ont subi la plus grande augmentation des coûts énergétiques», précise une étude.

    Comment expliquer alors que ce soit passé si facilement dans l'opinion publique suédoise ?
    Les autorités suédoises avancent deux réponses. La première est liée à la conscience écologique forte et ancienne des habitants. «Les Suédois sont traditionnellement soucieux de protéger leur environnement», insiste Maria Wärnberg. Mais, surtout, la taxe carbone a vu le jour dans le cadre d'une réforme générale de la fiscalité. Son institution progressive s'est faite en échange d'allégement d'autres charges. La taxe sur l'énergie mais surtout les charges pesant sur le travail. Comme la taxe professionnelle que la gauche veut maintenir ?
    En 1991, l'ensemble des taxes environnementales alourdissaient la fiscalité de 1,8 milliard d'euros, mais, dans le même temps, les taxes sur le travail étaient réduites de 6 milliards d'euros. Et ça ne crée pas de déficit public ?

    Reste une dernière interrogation : peut-on imaginer que cette taxe, qui a pour objectif en Suède -comme en France- d'inciter les habitants à changer de comportement, finisse donc par disparaître ?
    Pour l'heure, la Suède n'y songe pas. Même si la taxe carbone a provoqué la quasi-disparition des chauffages urbains au fioul, sa hausse constante a permis d'augmenter les rentrées budgétaires pour l'État. De 1,3 milliard en 1998, elles sont passées à 2,5 milliards en 2008.
    La fiscalité sur le carbone sera maintenue «tant que nous n'aurons pas atteint nos objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre», promet Elisabet Falemo, secrétaire d'État du ministère de l'Environnement. L'objectif est une baisse de 40 % en ...2020 par rapport à 1990. La Ville de Stockholm pour sa part annonce qu'elle ne sera plus du tout émettrice de CO2 en 2050.

    La taxe carbone a été introduite en Suède en 1991.
    Elle entre dans sa 19e année. Tandis que les plus gros pollueurs -capitaliste américain ou communiste chinois- gagnent du temps sur nous, au détriment de la planète, dès les Régionales passées, nous en prendrons en France pour plusieurs générations.
    Nous voilà prévenus...

    En Suisse et en 2008, la taxe s 'élèvait 7,91 € par tonne de CO2
    .
    Encore une bonne raison de se délocaliser avec Yannick Noah !
  • Taxe carbone: entre contribution et ristourne

    Avant compensation, elle aurait coûté en moyenne 74 euros à chaque ménage

    Depuis que la gelée Royal, puis l'amère de Lille se sont dressées contre la taxe carbone, les élus de la majorité lui trouvent des vertus nouvelles. Au premier rang desquelles le risque que prend le PS en ramant à contre-courant de l'écologiquement correct. Mais l'essentiel, pour les Français, ne réside pas dans l'opposition du PS au projet du gouvernement, puisque les socialistes ne font que chercher à exister face aux Verts, depuis qu'Europe Ecologie vient leur brouter leur électorat.
    Le sort que les « retoqueurs » du Conseil Constitutionnel leur réservent importe donc autrement davantage aux Français qui croyaient que les pays les plus pollueurs seraient seuls mis à contribution. Or, les Sages du Palais Royal veulent leur imposer de donner l'exemple au milliard et demi de Chinois -soit plus du cinquième de la population mondiale- et aux USA de l'illustre Obama dont ils avaient fait, mais un peu vite, leur icône.
    Les Français auraient préféré qu'on ne les menât pas en bateau et que la gauche hexagonale soit un soupçon plus positive. Mais les media à la traîne des ONG leur ont un peu plus brouillé les idées comme les émissions de CO2 le ciel. Les scénarii alarmistes les ont convaincus qu'ils risquaient d'être un peu plus taxés, et cela grâce au lobbying écologiste et aux pressions socialistes sur les « retoqueurs » souverains.

    Le projet initial n'était pas assez « contraignant »

    Alléluia ! Les onze retoqueurs hexagonaux sont vraiment trop forts. Ils parvenus à s'entendre là où les 193 chefs d'état de la planète n'ont pas réussi à la Conférence pour le climat de Copenhague: ils ont tout rejeté en bloc...

    Ce que nous ne sommes pas assurés de retrouver

    Le nouveau projet de taxe carbone proposera-t-il encore une compensation ? L'État redonnera-t-il d'une main ce qu'il aura pris de l'autre ? Le système était novateur mais perturbant.

    • Quelle aurait pu être la facture pour les ménages ?

    Les ménages auraient payé dès janvier la taxe carbone lors de leur passage à la pompe et sur leur facture de chauffage, puisque cet impôt frappera encore les énergies fossiles: le pétrole, le gaz, le charbon et le GPL. Mais que deviendront les 17 euros la tonne de CO2 émise, selon l'annonce du jeudi 10 septembre 2009 par Nicolas Sarkozy ? Il est clair que nous devrons les regretter.
    D'après le ministère du Budget, ce tarif aurait déjà dû entraîner un surcoût de 1,96 euro pour un plein de 40 litres d'essence, toutes taxes comprises (la TVA s'appliquant à la taxe). Pour le gazole, la note aurait grimpé de 2,16 euros. Le remplissage d'une cuve de fioul de 1 000 litres aurait coûté 54 euros de plus. Quant à la facture de gaz, elle saurait pris 7 %. L'impact aurait donc pu être très différent pour les particuliers, selon qu'ils se chauffent à l'électricité, au gaz ou au fioul et selon leur utilisation de la voiture. C'est à une modification des habitudes que le projet de loi invitait.
    Le surcoût moyen de 74 euros par ménage est une moyenne théorique. Il correspond à la recette estimée de la taxe pesant sur les particuliers divisée par le nombre de foyers fiscaux (36 millions). Mais il suffit de consommer 2 000 litres de fioul et de faire trois pleins d'essence par mois pour que la taxe carbone coûte 178 euros par an. Et un Parisien sans voiture qui se chauffe à l'électricité ne payera rien ! Chaque année, le coût de la tonne de CO2 augmentera (le chef de l'État n'a pas précisé de combien). L'objectif restera à l'évidence que les Français soient peu à peu dissuadés de consommer les énergies contribuant au réchauffement climatique, en les rendant plus chères.
    Mais les gauches verte et rose auront tout fait pour alourdir la note: c'est toujours autant qu'ils n'auront plus à récupérer quand ils finiront par revenir au pouvoir...

    • Comment le système de compensation fonctionnait-il?

    Chaque foyer français devait recevoir une compensation qui aurait pondéré cette hausse que brandit l'opposition pour rendre indigeste la pillule déjà amère.
  • En 2010, elle aurait été de 46 euros par adulte dans les «périmètres de transports urbains» - les villes et leurs banlieues - et de 61 euros ailleurs. Ce zonage de la France existe déjà. Chaque enfant ou personne à charge aurait donné droit à 10 euros en plus. Le fisc se serait chargé du calcul.
  • Les ménages qui ne payent pas d'impôt sur le revenu auraient pu recevoir un «chèque vert» en février. Pour les autres, la somme aurait été déduite du premier tiers provisionnel, à la même époque. Ceux qui sont mensualisés verront-ils encore leurs premières mensualités allégées ou annulées ?
  • Le cas des familles - qui ont une voiture et un logement plus grands - et celui des ruraux - qui doivent se déplacer pour aller travailler - était pris en compte.
    Reste que les Français qui vivent dans une banlieue mal desservie craignaient de ne pas s'y retrouver, pas plus que ceux qui se chauffent au fioul et au gaz. Un célibataire urbain qui a besoin de 1 000 litres de fioul aurait payé 54 euros de taxe et n'aurait reçu qu'une compensation totale de 46 euros. Il fallait qu'il soit profondément écolo et pas seulement en paroles.
    Or, le caractère forfaitaire de la compensation était précisément fait pour rendre le dispositif incitatif et formateur aux économies d'énergie : autant faire des efforts pour moins consommer d'essence et de fioul ! Mais la propagande politique a pris le pas sur l'intérêt général. Elle a jeté le doute, voire créé des angoisses et fait craindre le pire chez les particuliers. Dans un pays qui se targue d'être un modèle de répartition sociale solidaire, la frilosité de l'opposition aura lourdement pesé sur le projet.
    Alors le solde entre le chèque et la taxe devenait pourtant avantageux. D'ailleurs, les dispositifs fiscaux favorisant les économies d'énergie resteront probablement en vigueur : éco-prêt à taux zéro, crédit d'impôt pour les équipements réduisant la facture énergétique, bonus-malus automobile. Mais la compensation augmentera-t-elle encore chaque année, parallèlement à la taxe carbone, comme promis à l'origine par Nicolas Sarkozy. Il faudrait qu'une volonté de consensus prévale malgré les élections régionales...
    Lire PaSiDupes

    • Les entreprises échapperont-elles à la taxe ?

    Non : leurs factures de gaz, d'essence, de pétrole s'alourdiront dans les mêmes proportions que celles des ménages. Elles espéraient bien, elles aussi, bénéficier d'une compensation et singulièrement les petites et moyennes entreprises. Suite au « retoquage », devront-elles encore se «contenter» de la suppression de la part investissement de la taxe professionnelle, déjà prévue par ailleurs.
    La propagande de la gauche aura-t-elle raison d'elles, qui au final n'étaient pas une nouvelle fois accablées.
    Pour ne pas pénaliser la «compétitivité» de l'agriculture, de la pêche et du transport routier, gros consommateurs de carburants, ces secteurs auraient pu recevoir des aides, qui ne sont plus garanties, d'autant que l'U.E. veille jalousement au respect de la concurrence européenne. Les industries très émettrices de CO2 ne payaient pas la taxe, puisqu'elles sont déjà soumises au système européen des quotas de carbone.

    Mais la désinformation de la gauche, hexagonale et internationale, a retoqué les retoqueurs.
  • vendredi 29 août 2008

    Eté chaud, en préambule à la rentrée sociale : incidents et incendies suspects

    Dans l’Aude, le plus grave incendie de l’été en cours
    En juillet dernier, 5.000 passagers de la SNCF ont subi des retards sur l’axe Paris-Bordeaux, et déjà pour des incendies : "plusieurs feux de talus en bordure des voies". Plusieurs ! Et jusqu’à trois heures de retard…
    Ca aurait aussi bien pu être un arrachage de caténaire comme au jour du grand retour du long week-end du 15 août : sur le coup de midi, au plus chaud de la journée du dimanche 18, dans les Bouches-du-Rhône, à proximité de la ville traditionnellement communiste d’Aubagne. Quelque 3.000 voyageurs, selon la SNCF, ont été victimes de ces retards. Après trois heures d'interruption totale, la circulation ne reprit progressivement que sur une seule voie, seulement trois heures plus tard, ce qui entraîna d'importants retards, jusqu'à dix heures pour certains trains.
    Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy sacrifia à la mode démagogique en vigueur et présenta ses plus plates excuses aux usagers au JT du dimanche soir sur France 2. Il annonça alors une "compensation à 100%" pour tous les voyageurs ayant subi des retards sur les lignes concernées. Mais le remboursement intégral de leur billet sous forme de bons de voyage" suscita un rebond de mécontentement. La Fédération des usagers des transports (du papa de Jean-Luc Delarue) et des services publics (FUT-SP) a aussitôt dénoncé cette décision de rembourser en bons de voyages et non en argent, la jugeant "inacceptable". Contrat rempli des responsables au-delà de toute espérance. Il ne fallait pas en rester là.

    C’est maintenant le début des grands retours des vacanciers de fin août et le hasard fait que des incendies démarrent dans le sud-est.
    Après Poitou-Charentes et les Bouches-du-Rhône, c’est dans l’Aude que quelque 600 hectares de végétation ont brûlé dans le département de Gérard SCHIVARDI, Conseiller Général du canton de Ginestas dans les Corbières, élu du Parti ouvrier indépendant (POI), ex-Parti des Travailleurs.
    Depuis jeudi après-midi, après DEUX départs de feu dans le massif des Corbières, où 400 hommes et neuf avions bombardiers d'eau continuaient vendredi matin de lutter contre les incendies. Les deux incendies, distants d'une quinzaine de kilomètres seulement et qui forment "le plus gros feu de l'été sur le bassin méditerranéen", se sont propagés rapidement, en raison "d'une forte sécheresse", a indiqué le lieutenant-colonel Alain Destainville, du Codis de l'Aude.
    Un premier incendie a été signalé jeudi vers 17H30 dans une zone inhabitée du massif des Corbières. Il a détruit quelque 450 hectares de pinède et était "toujours en cours", vendredi matin d’après le Codis.
    Le second incendie, qui s'est déclaré vers 22H30 à une quinzaine de kilomètres à l'ouest du premier foyer, a détruit 150 hectares pendant la nuit mais "l'évolution de la situation est favorable", a indiqué M. Destainville.
    Aucun blessé et aucun dégât « important » n'ont été enregistrés dans cette région peu habitée, à proximité du village de Saint-André-de-Roquelongue, à une quinzaine de kilomètres de Narbonne, lieu de naissance de Schivardi, en 1950.

    L’incendie reste donc un moyen privilégié de perturbations
    Le mécontentement des Français est garanti ! Ainsi, 12 TGV ont déjà été contraints à l’immobilisation entre Monts, en Indre-et-Loire et Châtellerault, en juillet dernier, dans la Vienne : c’est en région Poitou-Charentes, présidée par Sa Cynique Majesté Royal. Une coïncidence malheureuse de plus.

    samedi 10 novembre 2007

    SNCF - Négocier, c’est diviser, selon la CGT...

    Quand la direction parle salaires,
    la CGT comprend division des syndicats
    La culture marxiste n’est pas au dialogue, mais à ce point, c'est pathologique!

    Si la direction de la SNCF cherche à renouer le dialogue et propose des compensations à la perte des privilèges des cheminots en matière de régimes spéciaux de retraite et annonce des hausses salariales pour convaincre certains syndicats de renoncer à la grève d'ici mardi soir, la CGT repousse du pied les offres et les qualifie d’agitation "frénétique" visant à "diviser" les organisations syndicales. Il est vrai que d’autres sont moins obtuses et dialoguent quand s’ouvrent des négociations. Ainsi, la CFE-CGC se démarque et renoncerait à la politique du tout ou rien.

    Jeudi, la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, avait écrit aux 160.000 cheminots pour leur présenter des propositions "concrètes" sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, parmi lesquelles un "déblocage de la grille salariale".
    Malveillante et démagogique en voulant se montrer intraitable, la CGT considère que le but avoué de cette initiative rare est de "réduire le nombre de grévistes" et "qu'ils voient l'intérêt relatif d'une grève non payée" par rapport à des négociations. Le lendemain vendredi, le numéro deux de l'entreprise SNCF, Guillaume Pépy, a assuré que plusieurs syndicats souhaitaient désormais "réfléchir" avant de faire grève, citant précisément "CFDT, CFTC et CFE-CGC".
    La deuxième réunion de négociation à la SNCF sur la réforme des régimes spéciaux vendredi a rassemblé à la table des négociations les seules la Fgaac (conducteurs autonomes) et le très minoritaire Sncs (cadres supérieurs), comme pour la séance inaugurale du 6 novembre. Les grands syndicats s’obstinent et veulent aller jusqu’au bout de l’affrontement. Les enjeux de politique politicienne l’emportent donc sur l’intérêt des travailleurs.
    Direction et Fgaac sont "convenus ensemble" de permettre aux conducteurs de trains "d'obtenir l'équivalent de 1% par an à partir de 50 ans", a expliqué M. Pépy sur France Info. L'objectif est "très clair: il faut améliorer les salaires de ceux qui acceptent de s'engager dans la poursuite de carrière au-delà de 50 ans", a-t-il dit. "Et les autres cheminots, dont on espère que les organisations syndicales vont venir autour de la table, bien évidemment nous allons leur faire des propositions de la même nature", a-t-il assuré. Ils réclament le dialogue mais se dérobent quand il s’ouvre ! Le Reste n’apprécie pas ces mesures "d'accompagnement de la réforme". D’autres métiers n’ont pas été ménagés et non pourtant pas été aussi dédaigneux.
    Bien dans son rôle à l’ancienne, au temps de la machine à vapeur, Didier Le Reste, le leader ringard de la CGT-cheminots, s’est dit "estomaqué". A la veille d'une grève reconductible à laquelle sept syndicats de la SNCF sur huit appellent encore, dès mardi 13 à 20H00.

    Obsédé par Sarkozy et l'idée de revanche, le syndicat radical cherche à politiser le débat social en impliquant le Président de la République directement. Selon la CGT, le conflit ne peut être résolu qu'au plus haut niveau de l'Etat et "le gouvernement doit se mettre autour de la table avec les organisations syndicales et les entreprises concernées (SNCF, RATP, EDF et GDF) pour ouvrir une vraie négociation nationale sur l'avenir des régimes spéciaux". Le tout dans "la transparence", a exigé Didier Le Reste, qui est si peu sûr de ses troupes qu’il redoute les négociations individuelles et se prononce pour une sorte de … ‘globalisation’ des négociations. Inattendu !

    Vendredi, le président Nicolas Sarkozy a toutefois martelé qu'il irait "au bout" de la réforme pour laquelle les électeurs Français se sont prononcés. Le gouvernement a désormais passé le relais de la négociation aux directions des entreprises concernées. Réunie en séminaire à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes) jeudi et vendredi, la direction de la SNCF est restée en liaison constante, tant avec le gouvernement qu'avec des syndicats. La CGT s’est exclue. Avec elle, ses adhérents.
    Ces contacts devraient se poursuivre d'ici mardi. Un porte-parole de l'entreprise a assuré qu'aucune discussion n'était "programmée ce week-end", mais indiqué qu'une "audience de conciliation" avec la CFTC et la CFE-CGC aurait lieu lundi, notamment sur la question "des mises à la retraite d'office".

    Intelligente, la CFE-CGC serait prête à "renoncer à la grève" contre des "mesures concrètes" pour les salaires des agents des régimes spéciaux, a fait savoir samedi son président, Bernard Van Craeynest.