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lundi 12 mai 2014

La Marseillaise ne se chante plus au gouvernement: Valls, solidaire de Taubira

Le premier ministre a mieux à faire que de défendre l'hymne national

Taubira exprime son mépris du 
"karaoké d'estrade" des Français
 qui entonnent la Marseillaise

Hollande ne chante pas la Marseillaise
"en entier". Et la franco-marocaine
Vallaud-Belkacem ?
Catalan d'origine, le Premier ministre n'est pas choqué et dénonce lundi des "polémiques absurdes"... Il a donc balayé d'un revers de manche l'insulte aux Français respectueux de l'hymne national et dit refuser d'accorder de l'attention à la provocation de sa ministre de la Justice. Tête dans le guidon et non sans légèreté, le chef du gouvernement mono-tâche a insisté, ajoutant que  "le pays crève de ces polémiques absurdes qui font perdre du temps et détournent nos compatriotes de l'essentiel". 

Indépendantiste un jour, indépendantiste toujours

Christiane Taubira assume ne pas avoir eu envie de chanter la Marseillaise 
La Française de Guyane a même argué qu'elle a préféré écouter les grandes voix que d'y mêler la sienne, bien qu'il s'agisse de la commémoration de l'abolition de l'esclavage. 
Louant les solistes qui chantaient l'hymne national et rappelant l'avoir chanté à d'autres reprises, Christiane Taubira a expliqué que "certaines circonstances appellent davantage au recueillement... qu'au karaoké d'estrade".

La garde des Sceaux de Hollande a récidivé  samedi 10 mai, confirmant deux fois n'avoir pas chanté la Marseillaise.  Au point que la présidente du FN, Marine Le Pen, a appelé au limogeage de Christiane Taubira.
Le président de l'UMP, Jean-François Copé s'est dit "extrêmement choqué", "comme des millions de Français" que la garde des Sceaux se justifie  de manière aussi outrageante.


Benoît Hamon a témoigné du même état d'esprit que Taubira
A l'antenne de RMC-BFM-TV, le ministre de l'Education s'est en effet vanté lundi de ne pas avoir desserré les dents, tandis que  l'ex-ministre millionnaire de Ayrault, la Guadeloupéenne, George Paul-Langevin ne fait que remuer les lèvres. Ce qui fait beaucoup de ministres socialistes.

L'AFP prend parti 

L'Agence française de presse juge incompréhensible la polémique
Images à l'appui,  l'AFP en veut pour preuve que ni Benoît Hamon, ni François Hollande n'a chanté l'hymne national (à partir de 2 min 12), samedi, à Paris, place du Général-Catroux (17e arrondissement). Pour des raisons à l'évidence  politiques et  contraires aux discours socialistes de réconciliation.

Tous ont l'oreille tellement musicale qu'ils laissent humblement aux autres le soin de rendre hommage 

Et puis on a BFMTV qui fournit un contre-exemple malin...
L'équipe de Ruth Elkrief argumente comme elle peu, croyant servir ses maîtres. Elle a présenté une video du président Sarkozy, place de l'Etoile. 


Qu'il soit seul face au drapeau ne plaide donc pas en sa faveur.

A l'avenir, BFMTV devra accorder ses violons avec Hamon: 



La franco-norvégienne Eva Joly chante-t-elle l'hymne national de la République qu'elle entendait gouverner depuis l'Elysée? Si elle n'a pas l'oreille musicale non plus, ne connaît-elle pas la musique?

Les socialistes renient La Marseillaise, chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté.
Le jour de commémoration de l'abolition de l'esclavage, les réfractaires sont très mal inspirés, s'ils sont Blancs. Mais que dire si elles sont Noires?
La dignité aurait dû leur inspirer de se faire porter pâles.

dimanche 12 mai 2013

Outre-mer: Taubira prône une "politique foncière" en faveur des descendants d'esclaves

Mais, au travail de la terre, le CRAN préfère l'argent 

Aux "artisans de la mémoire" Hollande avait adressé ses salutations
Où est Cricri Taubira ?

Le 10 mai est institué Journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage. 
Vendredi 10 mai, le chef de l'Etat devait donc faire des phrases sur le sujet et cela devait suffire à réparer symboliquement, comme chaque année, les horreurs de la traite négrière à laquelle la France , comme d'autres puissances européennes a participé du milieu du XVIIe à la fin du XIXe siècle, en déportant plus d'un million d'Africains.
En mai 2012, la député de Guyane, Christiane Taubira, auteur de la loi du 10 mai qui instaure cette journée commémorative depuis 2006, estima que la présence du président fraichement élu, François Hollande, est plus qu'un symbole : "Je pense que la présence, debout, du président de la République, donne toute la dimension solennelle d'un président de la République élu, pas encore en fonction, et qui par sa présence a montré à quel point il respectait ce moment de mémoire national ". Aujourd'hui ministre Garde des Sceaux, elle est absente à cette commémoration: elle a autre chose en tête....

Les belles paroles ne coûtant rien, ce vendredi 10 mai 2013, le chef de l'Etat a souhaité "marquer une nouvelle fois son intérêt pour la mémoire de l'esclavage", après son discours au cimetière des esclaves de Saint-Louis, à La Réunion, le 1er avril 2012, pendant la campagne présidentielle, puis sa visite de la Maison des esclaves de l'île de Gorée, au Sénégal, le 12 octobre 2012.
Mais c'est essentiellement sur la "dimension pédagogique" de la cérémonie du 10 mai qu'a insisté Hollande en inaugurant l'exposition "Les échos de la mémoire", conçue par l'artiste guadeloupéen Luc Saint-Eloy, au jardin du Luxembourg. Il parla abondamment des "artisans de la mémoire", assurant qu'il souhaite leur donner un "avenir", notamment en impliquant l'Etat dans le financement de certains projets, comme le "Mémorial ACTe", projet initié par l'ex-président de Région de la Guadeloupe (20004-2012), Victorin Lurel, et consacré au souvenir de la traite et de l'esclavage. Ce dernier doit ouvrir en 2015 sur le site de l'ancienne usine sucrière Darboussier, à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.

Mais son désir de mémoire de l'esclavage est troublé par l'appel à des réparations financières

Depuis plusieurs mois et bien que son combat soit loin de faire l'unanimité, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) émet des demandes de réparation financière pour des descendants d'esclaves. Or, le président socialiste est catégorique: "L'histoire ne s'efface pas. On ne la gomme pas. Elle ne peut faire l'objet de transactions au terme d'une comptabilité qui serait en tout point impossible à établir".

Christiane Taubira "n'a jamais souhaité s'inscrire" dans le débat sur les demandes de "compensation financière" de l'esclavage



Elle prône en revanche une "politique foncière" pour les descendants d'esclaves en outremer. Evoquant les discriminations et le racisme qui sont "les survivances de cette violence", la ministre de la Justice affirme que "nous sommes tous comptables des injustices qui s'entretiennent et se reproduisent, parce qu'elles sont enracinées dans cette période d'esclavage et de colonisation", dans un entretien au JDD paru dimanche.
"Je sais qu'il y a des demandes de compensation financière, mais c'est un débat dans lequel je n'ai jamais souhaité m'inscrire", ajoute-t-elle, précisant qu'elle maintient, "à cet égard, une position constante depuis une quinzaine d'années". 

Le  CRAN fait l'unanimité contre lui, mais a annoncé vendredi qu'il assigne en justice la Caisse des dépôts (CDC), l'accusant d'avoir tiré profit de la traite négrière.


En revanche, la garde des Sceaux évoque la "confiscation des terres" dans les territoires d'outre-mer qui "fait que, d'une façon générale, les descendants d'esclaves n'ont guère accès au foncier". "Il faudrait donc envisager, sans ouvrir de guerre civile, des remembrements fonciers, des politiques foncières. Il y a des choses à mettre en place sans expropriation, en expliquant très clairement quel est le sens d'une action publique qui consisterait à acheter des terres", affirme Christiane Taubira.
"En Guyane, l'État avait accaparé le foncier, donc là, c'est plus facile. Aux Antilles, c'est surtout les descendants des "maîtres" qui ont conservé les terres donc cela reste plus délicat à mettre en oeuvre", reconnaît-elle.

Tata Christiane compte-elle cultiver ses nouvelles terres au prochain remaniement ministériel ?
Ce serait un conflit d'intérêts, non ?

mercredi 6 avril 2011

L'esclavage en terre d'islam - Un Tabou Bien Gardé


Le regard d'un anthropologue

L'anthropologue Malek Chebel montre dans L'esclavage en terre d'islam (Fayard, septembre 2007, 496 pages) comment une culture esclavagiste s'est greffée sur l'islam. Il a justement sous-titré son ouvrage Un tabou bien gardé.
Il s'agit non d'un livre d'histoire mais d'un récit de voyage ethnographique émaillé de références littéraires.

Spécialiste du monde musulman, l'anthropologue Malek Chebel s'est penché sur un sujet rarement abordé : l'esclavage en terre d'islam, sans se limiter aux traites négrières.
Il évoque les anciens trafics d'esclaves blancs mais aussi les trafics humains qui perdurent dans maints pays sous des formes plus ou moins édulcorées.

Le livre fondateur de l'islam évoque l'esclavage dans pas moins de 25 versets sans le condamner formellement.
« Le Coran n'étant pas contraignant, l'abolition relève de la seule initiative personnelle du maître. Cette ambiguïté est constitutive de l'approche coranique : encourager ceux qui font le bien, mais ne pas alourdir la peine de ceux qui ne font rien, écrit Malek Chebel. Plusieurs versets entérinent au demeurant l'infériorité de l'esclave par rapport à son maître ».

Inhumanité de l'esclavage

Le calife Omar (581-644) est à l'origine d'une législation qui interdit de mettre en servitude un musulman. Cette législation va être très vite détournée par l'usage, les élites n'ayant de cesse de multiplier les restrictions à l'affranchissement des esclaves convertis à l'islam. Elle va d'autre part pousser les musulmans à chercher des esclaves hors de leurs terres, c'est-à-dire en Afrique noire et en Europe orientale.

Rapidement, l'esclavage devient un fait central des sociétés musulmanes, comme il l'a été des sociétés grecque et romaine. « Nulle part on ne trouve contre lui d'opposition ou de réprobation », note l'auteur en rappelant que les plus grandes figures intellectuelles de l'islam ont été comme les autres de grands propriétaires d'esclaves.

Malek Chebel rapporte in extenso trois codes régissant l'esclavage en terre d'islam. À travers des références littéraires, en premier lieu les Mille et une Nuits, ainsi que de nombreux récits de voyageurs, il dépeint aussi le statut des esclaves, leur déshumanisation par la privation de nom et leur exploitation à des fins sexuelles, qu'il s'agisse des concubines destinées à assouvir les plaisirs de leur maître ou des eunuques chargés de les garder.

Toujours d'actualité

Le monde musulman n'étant pas un bloc homogène, l'auteur analyse région après région les traces laissées par l'esclavage et ce qu'il en reste.

Dans beaucoup de régions perdure l'esclavage « de traîne » : il affecte les descendants d'esclaves qui portent le fardeau de leur hérédité ; ainsi ne peuvent-ils par exemple épouser une femme de classe supérieure.

Sur la côte sud de l'Iran subsiste une communauté issue des anciens esclaves noirs qui parle arabe, pratique le sunnisme et entretient des coutumes d'origine africaine.

En Arabie
, malgré la répétition des édits abolitionnistes, l'esclavage perdure de fait, avec une relative discrétion. Il concerne des ressortissants africains, sans parler des travailleurs asiatiques dont le sort est proche de la servitude.

L'esclavage demeure présent aussi dans les régions sahariennes (Libye, Niger, Tchad, Mali...) sans qu'on puisse en chiffrer l'importance. Cédant à la pression des ONG, un chef targui du Niger, Amrissal Ag Amdague, a accepté le 10 mars 2005 de libérer 7.000 esclaves coutumiers contre espèces sonnantes et trébuchantes ! En Mauritanie, l'esclavage des Noirs (Harratine) par les Bédouins est une réalité prégnante dont l'auteur a lui-même pris la mesure lors de ses voyages...

Autant dire que la lutte contre l'esclavage demeure d'actualité et cet ouvrage permet de s'en convaincre. Malek Chebel le rappelle avec justesse : « l'esclavage est la pratique la mieux partagée de la planète, c'est un fait humain universel ».

Pour une vision historique du phénomène particulier des traites négrières, on se reportera à l'ouvrage clé d'Olivier Pétré-Grenouilleau : Traites négrières.

André Larané (
lien Hérodote)

samedi 3 avril 2010

Le président Sarkozy offre Astérix aux filles Obama

Et une lettre de l'inventeur Franklin aux parents
On ne se moque pas du physique

Les Obama ont reçu les Sarkozy mardi dernier à la Maison Blanche

Le couple présidentiel français avait répondu à cette invitation exceptionnelle dans les appartements privés par des cadeaux protocolaires mais aussi amicaux.

Nicolas Sarkozy a offert au président Obama une lettre de créance de Benjamin Franklin,
fervent défenseur de l'abolition de l'esclavage et fameux savant américain, inventeur du paratonnerre... De délicates attentions et des allusions à la fois au passé et à l'avenir du président métis .

Et c'est les bras chargés d'albums d'Astérix que Nicolas Sarkozy a rencontré les filles du couple présidentiel
, Sasha, 8 ans, et Malia, 11 ans.
L'identité nationale française était à l'honneur.
L'histoire ne dit pas si le menu du dîner de banquet comportait du sanglier halal... Lire PaSiDupes

mardi 11 août 2009

Un collaborateur du Canard Enchaîné subventionné par le gouvernement

Alain Guédé mange à tous les rateliers

On ne le voit pas au Fouquet's et pourtant....
Voici la leçon de morale qui met en cause la probité de ce journaliste dénonciateur et vilipendeur, ce qui s'appelle par ailleurs l'éthique professionnelle et, pour ceux qui, de surcroît, ne bénéficient pas de toutes les libertés, la déontologie...
Document : Un investigateur du Canard reçoit des subventions gouvernementales
Posté par
Olivier de Granvil, le 2 décembre 2008

Alain Guédé, investigateur du Canard Enchaîné en compagnie du Président de la République, en une du Parisien : c’était le 11 mai 2008. C’est l’homme [bien mis] aux cheveux gris sur la photo. Alain Guédé était l’organisateur de la commémoration de l’abolition de l’esclavage aux jardins du Luxembourg, le 10 mai dernier.
Après avoir écrit un livre Monsieur de Saint-George, le Nègre des Lumières en 1999, retraçant l’histoire de celui qui fut, au 18e siècle, le premier compositeur noir de l’histoire de la musique occidentale, Alain Guédé a fondé l’association Le concert de M. Saint Georges. Il faut se rendre sur le site du Premier ministre pour apprendre que c’est Patrick Karam, le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’Outre-Mer – à gauche sur la photo – , « qui a choisi l’association Le Concert de Monsieur de Saint-George de M. Alain Guédé ».

Sur une
vidéo de la cérémonie, on peut suivre également Alain Guédé durant sa visite de l’exposition en compagnie de Nicolas Sarkozy et de Patrick Karam.
Spécialisé dans les affaires de financement du RPR [... chez Stock...], Alain Guédé a expliqué aux auteurs du vrai Canard qu’il s’agissait pour lui d’ « un engagement antiraciste et citoyen », et que son association travaillait « en totale indépendance. »

Son association a néanmoins reçu des subventions de l’Etat pour organiser la cérémonie du 10 mai.
L’appréciation de Patrick Karam dans un document de la délégation interministérielle est sans ambiguïté.

« C’est une grosse subvention. D’autant que l’association d’Alain Guédé n’avait pas l’intégralité des frais à sa charge. C’était une manifestation officielle. » a signalé un fonctionnaire aux auteurs. La demande de subvention évoquée dans ce document se rapporte au financement d’un opéra – écrit par Alain Guédé.
L’administration a été diligente, et le versement de la somme de 24.000 euros a été effectué pour Le Concert de Monsieur de Saint-George, et acté au second trimestre pour le financement de l’opéra. Un second versement a été effectué pour la prestation du 10 mai.

« La manifestation du 10 mai a été organisée à prix coûtant, commente Alain Guédé. Nous avons reçu une subvention spécifique, partagée entre les ministères de la Culture et de l’Outre-Mer. » Alain Guédé a refusé de divulguer aux auteurs le montant de cette seconde subvention. « Je suis tenu par une certaine forme de secret », a-t-il jugé.
[Le Canard Enchaîné a encore des divulgations à faire: il ne nous dit donc pas tout ? ]

Alain Guédé assure être resté « complètement étanche » avec le pouvoir politique.

L’organisation par Patrick Karam de la commémoration du 10 mai avait été très discutée, dans les milieux gouvernementaux, et au-delà. Le Comité pour la mémoire de l’esclavage (CPME), associé les années précédentes, avait été tenu à l’écart. « Nous n’avons pas compris pourquoi le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français de l’outre-mer s’est chargé de la commémoration, explique l’historienne Françoise Vergès, vice-présidente du CPME. Sa mission n’a rien à voir avec la mémoire de l’esclavage. Et cette commémoration dépasse la question de l’outre-mer. C’est une réflexion nationale sur l’histoire française. »
Incidemment, l’association d’Alain Guédé jouait donc les trouble-fête, dans le sillage de Patrick Karam, ancien porte-parole des comités de soutien de l’outre-mer à Nicolas Sarkozy.
Le site d’Alain Guédé, dont le travail historique fait par ailleurs débat chez les musicologues, est
ici.
(source:
http://www.nationspresse.info/?p=18801 )

Qui trompe qui, dans cette affaire ?
Et les lecteurs du Canard qui croyaient bénéficier de toutes les révélations de cette feuille de ragôts en ont-ils pour leur argent ?...

jeudi 10 mai 2007

Commémoration de l'abolition de l'esclavage

Harmonieuse passation de pouvoir Chirac-Sarkozy
Bonne humeur et cordialité.
Le chef de l’Etat sortant a associé son successeur à la commémoration de l’abolition de l’esclavage, au jardin du Luxembourg, à Paris.
Nicolas Sarkozy n’avait pas souhaité participer aux cérémonies du 8 mai. Mais il était bel et bien présent jeudi matin pour commémorer l’abolition de l’esclavage en France. A son côté, le président sortant Jacques Chirac. Il s’agit de la première apparition publique des deux hommes depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
Ensemble, ils ont inauguré une oeuvre de Fabrice Hyber célébrant l'abolition de l'esclavage par Victor Schoelcher en 1848.
Dans le cadre de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, la sculpure de Fabrice Hyber fut inaugurée dans le jardin du Palais du Luxembourg. Une sculpture de bronze signée de l'artiste français Fabrice Hyber, est devenu le symbole de l'abolition de l'esclavage dans le jardin du Palais du Luxembourg.
L'oeuvre polychrome de 3,70 m de haut constituée de trois anneaux est nommée "Le cri, l'écrit" car elle symbolise "le cri, marque de l'abolition de l'esclavage, un asservissement aboli par les textes, mais aussi la mise en garde contre l'esclavage moderne", a expliqué l'artiste âgé de 46 ans, Lion d'Or de la Biennale de Venise en 1997. Selon le plasticien, l'abolition de l'esclavage est symbolisée par "l'anneau de chaîne ouvert, l'anneau fermé c'est que tout peut recommencer et le piètement c'est le retour aux racines, mais c'est aussi la Terre qui est un boulet", écrit-il.
La voix profonde du musicien sénégalais Youssou N'Dour interprétant l'une de ses compositions, "New Africa" s'est élevée au cours de la cérémonie.
La sculpture a fait l'objet d'une commande publique. Fabrice Hyber, reconnu internationalement, est également l'auteur de L'Artère, monument "commémoratif et informatif" sur le virus du sida, qui a été inauguré le 1er décembre 2006 au Parc de la Villette à Paris. L'oeuvre, gigantesque puzzle composé de milliers de carreaux de céramique sur 1.001 m2 au sol, représente un ruban rouge dénoué, bordé de 120 bornes lumineuses. Fasciné par l'idée de rhizome et de prolifération, Fabrice Hyber s'est distingué par son travail qui procède par accumulations, utilisant toutes sortes de techniques et de matériaux. Il est ainsi l'auteur du "plus gros savon du monde" - 22 tonnes - dûment inscrit dans le Guinness des records.

A l’issue de la cérémonie, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac doivent maintenant s’entretenir avec Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire antisyrienne au Liban. Le chef de l'Etat a souhaité associer le président élu, qui doit lui succéder le 16 mai, à cet entretien en raison de l'importance des liens entre la France et le Liban, a fait valoir l'Elysée.